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Note moyenne 4.01 /5 (sur 140 notes)

Nationalité : Canada
Né(e) à : Saint-Élie-de-Caxton , le 22/11/1976
Biographie :

Fred Pellerin est un conteur québécois originaire de Saint-Élie-de-Caxton, dans la région de la Mauricie, et diplômé de l'Université du Québec à Trois-Rivières. Ses histoires ont comme cadre son village natal de Saint-Élie et mettent en scène des personnages de l'endroit : Toussaint Brodeur, Ésimésac Gélinas. Il dit tenir ses contes, ou du moins s'être inspiré, des histoires de sa grand-mère ou des autres habitants de Saint-Élie-de-Caxton.

Fred Pellerin travaille actuellement avec Les productions Micheline Sarrazin Inc., société fondée en 1994, spécialisée dans le développement de carrières d’auteurs-compositeurs-interprètes.

A l'automne 2007, il a sorti avec son frère Nicolas, un album de musique à cachet folklorique.
Un de ses contes, tiré du livre "Il faut prendre le taureau par les contes", est porté à l'écran par le réalisateur Luc Picard,("Babine", du nom de son personnage central).

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Source : Wikipédia
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Citations et extraits (116) Voir plus Ajouter une citation
Iboo   21 décembre 2016
Dans mon village, il y a belle lurette de Fred Pellerin
Ah ! N'importe qui vous l'aurait confirmé : le forgeron avait le pouce vert pour la chamaille. Il était de ce genre d'homme à vous faire pousser une plante de chicane avec un pépin de rien !
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Iboo   21 décembre 2016
Dans mon village, il y a belle lurette de Fred Pellerin
Le meilleur ami de Lurette, c'était Dièse (Surnommé ainsi parce qu'il parlait toujours un demi-ton plus haut que tout le monde). Jeune chiqueux de tabac, rempli au bord des mêmes rêves et passions que la belle, Dièse fleuretait Lurette depuis l'enfance, sur les carreaux de la marelle. Il trouvait la fille en or tellement de son goût qu'il avait les yeux gercés d'avoir trop regardé ses lèvres.
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Iboo   24 décembre 2016
Dans mon village, il y a belle lurette de Fred Pellerin
À la messe du dimanche, dans sa robe à manches longues, monsieur le curé lança son venin.

- Il y a un coupable parmi nous, chers paroissiens !

Hein ? Un coupable...

Lentement, pour faire durer le suspense (comme s'il savait que ça allait devenir une histoire, qu'il fallait que ce moment-là s'étire pour faire saliver ceux qui écoutaient), il s'allongea le bras. Au bout de son geste, il s'ouvrit la main, se referma quatre doigts, puis garda son index pointé vers la salle.

(Un doigt béni qui pointe, ça fait tourner les têtes !)

- Babine ?

Des gros yeux enlignèrent Babine. Le fou pâlissait.

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Le jour de la pendaison, une petite corde de balles de foin se balancignait au bout de la poutre. Sur la tête à Babine, faute de cagoule, on avait enfilé une paire de caleçons. (Ça ajoutait à l'effet tragique !)

Tout le village était attroupé dans la cour de l'église pour assister au spectacle ! On s'attendait à un bon show. Tout un événement ! (En plus, il faut savoir que, dans le temps, c'est à peu près tout ce qui se faisait en frais de prestation culturelle dans le milieu rural.)

La foule était nombrable.

Le public criait puis tapait des mains.

Tout le monde était heureux, sauf Lurette. Avant de le pendre, Lurette pensait qu'il vaudrait mieux d'aller jeter un coup d'œil, creuser pour voir. On ne sait jamais !

- Vas-y toute seule ! Nous autres, on veut pas manquer le dénouement.

Pendant que les dernières minutes s'écoulaient, que des hommes faisaient un nœud solide dans la corde, que Babine suait à grosses gouttes avec ses bobettes sur la tête, le curé faisait le sermon des pendus. Le fou se laissait mener, docile. Il espérait en vain, comme un serrurier, une clé des champs, une clé de l'énigme, ou seulement une clé mence.
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Iboo   26 décembre 2016
Dans mon village, il y a belle lurette de Fred Pellerin
De deux choses lune

L'autre c'est le soleil

(Jacques Prévert)



Ma grand-mère disait que l'histoire s'est passée dans le temps où c'est qu'il y avait encore des étoiles.

"Aujourd'hui, avec les lumières électriques trop nombreuses, avec la fumée d'usines trop ombreuses, on est aveuglé. C'est rendu que le ciel est observé à la lumière de la raison puis du progrès. Lumière qui fait pas briller grand-chose !"
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rkhettaoui   09 juillet 2013
L'Arracheuse de temps de Fred Pellerin
S’il existe mille façons de mourir, il faut surtout trouver une façon de vivre.
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TiriNoiret   16 octobre 2020
Dans mon village, il y a belle lurette de Fred Pellerin
Ma grand-mère est morte, il y a quelques années. Sur les derniers jours de sa vie, elle m’a confié qu’elle n’avait pas peur de la mort.

- Quand on sait que le souvenir reste, la fin est belle. La mémoire est le seul lieu où on demeure pour l’éternité.

Ma grand-mère défuntisa. D’un coup, passant de simple « ma’me Pellerin» à «feue ma’me Pellerin», sans flamme, ni étincelle. Elle expira d’un soufre.
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Dixie39   01 novembre 2014
Dans mon village, il y a belle lurette de Fred Pellerin
Éclat de sanglots ! Pour la première et seule fois de ma vie, je vis ma grand-mère pleurer. Ce n’était pas un petit pleurage pour la forme, sur la pointe des cils ! Non ! Plutôt un braillage de barrage qui s’effondre. (Ça me fait encore drôle d’en parler.)
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Danieljean   07 août 2020
Un village en trois dés de Fred Pellerin
Il était une fois

Une bande de courageux

Qui avaient reçu un appel de l’horizon

Et qui avaient décidé de partir,

Portés par un mélange de rêve

Et d’insouciance,

Un mélange d’instinct

Et de volonté.

Partir,

Pour aller repousser plus loin

Les limites du paysage.
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Dixie39   01 novembre 2014
Dans mon village, il y a belle lurette de Fred Pellerin
Ma grand-mère disait que l’histoire s’est passée dans l’antan où c’est que l’amour durait.

« Il faut jamais dire « j’aimais » qu’ils pensaient. On préférait conjuguer l’amour au présent de l’infini. « Je t’aime ! » Ce n’étaient pas des paroles à s’envoyer en l’air. Aujourd’hui, avec l’avancement, l’amour prend du recul. C’est devenu un sentiment intouchable, un sentiment qu’on approche juste avec des gants de plastique. C’est devenu l’amour avec armure. Une illusion qui va comme elle vient. On est en train de capoter ! »

Ma grand-mère disait que l’histoire s’est passée dans l’antan où c’est que l’amour durait. Toujours. Puis même après.
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Cielvariable   02 juin 2013
Comme une odeur de muscles de Fred Pellerin
Le bébé boum



... ils se marièrent, vécurent heureux et eurent de nombreux enfants. Et ça se passait à côté. Dans le village. En ce temps où les rêves de colonisation se transposaient en taux de natalité explosifs. La mitraillette utérine. Les familles débordaient de futur jusqu'à se bâtir le pays. Les bébés apparaissaient entre les jambes de leur mère à la queue leu leu. Pas le temps d'une sieste entre les contractions de l'un que le suivant donnait déjà des coups de pied. Un éternuement subit, et ça vous roulait en-dessous de la table. C'était en ce temps où les curés veillaient aux grains de chapelet. Et ça revolait comme des pop-corn sur le feu.

Cette famille qui nous concerne, elle exemplait par le nombre. Pas loin de cinq cents rejetons. Quatre cent soixante-treize, pour être exact. Des promesses gigoteuses accumulées dont ils prenaient soin comme à autant de prunelles s'ils avaient eu assez de yeux pour fournir. Ils les aimèrent, bercèrent, lavèrent, consolèrent, élevèrent et nourrissèrent. Jusqu'à s'en démancher les passés simples. Une ribambelle d'avenirs. Comme une démographie à domicile.



Des parents à plaindre ? On dit qu'au-delà les trente douzaines, il devient plus difficile de les baptiser que de les accoucher. À cause des prénoms. Usuels usés à la corde. Suspendus au mince fil de l'alphabet Parce que les initiales ont des limites connues. Les papes qui ont compris ont fini par se donner des chiffres.
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