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Note moyenne 3.92 /5 (sur 321 notes)

Nationalité : Suisse
Né(e) à : Meilen, Suisse , le 10 avril 1944
Mort(e) à : Zurich, Suisse , le 2 novembre 1976
Biographie :

Fritz Zorn est le nom de plume de Fritz Angst, un écrivain suisse de langue allemande.

Fils d’une famille patricienne très austère, il a passé son enfance et jeunesse sur la « Rive dorée » de Zurich. Après le lycée, il a étudié la philologie allemande et les langues romanes. À l’université, il obtient le titre de docteur.

Pendant une brève période, il a été professeur dans un lycée, jusqu'à ce que son cancer le force à abandonner cette profession. Il commence une psychothérapie et commence à écrire ses mémoires.

Il a terminé d'écrire Mars en 1976 (paru en allemand en 1977 et en français en 1979), histoire de son cancer, de sa vie névrotique, de son impossibilité à aimer et à communiquer; il y décrit également tout l'ennui de la Suisse, lui qui était issu de la grande bourgeoisie zurichoise.

Il s'agit d'une des œuvres majeures des années 1970, choisie par la rédaction du magazine Lire comme le meilleur livre de l'année 1979. Le livre a gagné beaucoup d'admirateurs dans les années 1980 parce qu’il était très radical.
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Source : Wikipédia
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Extraits de l'adaptation théâtre de "Mars", d'après Fritz Zorn, crée au théâtre Océan Nord à Bruxelles, mars 2009,
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patrick75   15 septembre 2012
Mars de Fritz Zorn
Le médecin scolaire fît projeter sur le mur une série de schémas des organes génitaux des deux sexes et, pour couronner le tout, la reproduction gigantesque en couleurs atroces des parties sexuelles de la femme, puis il déclara d'une voix émue: Hélas oui, mes enfants, tel est en réalité l'horrible aspect de la femme; aucun de vous n'aura sans doute envie d'entrer là-dedans, pas vrai ?



note du lecteur: toutes récriminations devront être adressées au dénommé Fritz Zorn

( je suis en train de chercher son adresse).







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colimasson   03 juin 2011
Mars de Fritz Zorn
A la sérénité du Bouddha l’agitation du monde paraît ridicule, car lui-même n’a plus rien à voir avec cela. Au cynique les sentiments du prochain paraissent ridicules parce que lui-même n’a plus de sentiments. A celui qui ne joue pas au football il paraît ridicule de courir pendant des heures après un petit ballon de cuir ; il ne se demande pas si ce jeu ne serait pas follement amusant, il ne voit que le côté ridicule de ces hommes adultes qui jouent comme de petits garçons. Sans doute celui qui fait quelque chose se rend-il toujours ridicule aux yeux de celui qui ne fait rien. Celui qui agit peut toujours prêter le flanc ; celui qui n’agit pas ne prend même pas ce risque. On pourrait dire que ce qui est vivant est toujours ridicule car seul ce qui est mort ne l’est pas du tout. […] Comme nous ne nous rendions jamais ridicules, nous étions tributaires des autres qui le faisaient à notre place et nous divertissaient de cette manière. Voilà pourquoi nous trouvions les clowns si sympathiques, les autres nous faisaient rire, ce dont nous étions par nous-mêmes incapables. Il va sans dire que nous n’étions pas en peine de trouver des ridicules dans notre entourage car plus on est soi-même un magasin de porcelaine, plus n’importe qui, venu de l’extérieur, y prend pour vous l’aspect d’un éléphant.»
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colimasson   03 juin 2011
Mars de Fritz Zorn
[…] Beaucoup de mes camarades étaient déprimés parce qu’ils avaient raté un examen, mais moi, j’étais déprimé quoique j’eusse brillamment passé le même examen. Je ne voulais voir que ce que nous avions de commun, que chacun de nous était déprimé, je ne voulais pas voir la différence, à savoir que le chagrin de l’un avait un sens, et que le chagrin de l’autre en était dépourvu. Qu’on broie du noir parce qu’on a été collé à un examen qu’on a préparé très longtemps et à fond, c’est normal. Mais qu’on soit tout à fait incapable de se réjouir de l’avoir si bien réussi et qu’on passe la soirée assis sans rien faire, aussi déprimé que celui qui a échoué, n’est pas normal.
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patrick75   18 septembre 2012
Mars de Fritz Zorn
-" Quand il ne peut pas vivre son rêve, il rêve de sa vie".
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colimasson   03 juin 2011
Mars de Fritz Zorn
Si l’on jette un coup d’œil sur ce qui a été écrit jusqu’ici, l’impression pourrait facilement se dégager que ce qui compte, pour moi, c’est uniquement de dénombrer avec malveillance les faiblesses de mes pauvres parents afin de les faire passer ensuite pour les méchants qui m’auraient détraqué et auxquels il faudrait donc attribuer tout mon malheur. Mais j’ai tendance à croire qu’il y a davantage, dans ce récit, que la simple intention de rendre mes parents responsables de ce que j’aurais dû mieux savoir et mieux faire. Aujourd’hui, mes parents sont beaucoup moins, à mes yeux, les « coupables » que les covictimes de la même situation faussée. Ils n’étaient pas les inventeurs de cette mauvaise façon de vivre ; ils étaient bien davantage –tout comme moi- dupes de cette vie mauvaise, acceptée sans esprit critique.
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patrick75   15 septembre 2012
Mars de Fritz Zorn
Comme il est dit dans la fable du renard et des raisins : celui à qui il est trop difficile d'atteindre quelque chose dit volontiers qu'au fond il n'en a aucune envie.
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milado   08 mai 2012
Mars de Fritz Zorn
Je n'ai pas encore vaincu ce que je combats ; mais je ne suis pas encore vaincu non plus et, ce qui est le plus important, je n'ai pas encore capitulé. Je me déclare en état de guerre totale.
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Alice_   02 juillet 2017
Mars de Fritz Zorn
De même qu'autrefois - et aujourd'hui encore, à l'opéra - on mourait d'amour, de même, aujourd'hui encore, on peut manifestement mourir du contraire, c'est-à-dire du manque d'amour. Je crois que ce n'est pas la pire cause de mort.
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Myriam3   13 mai 2020
Mars de Fritz Zorn
Je crois que ne-pas-vouloir-déranger est quelque chose de mauvais parce qu'il faut justement qu'on dérange. Il ne suffit pas d'exister; il faut aussi attirer l'attention sur le fait qu'on existe. Il ne suffit pas simplement d'être, on doit également agir. Mais qui agit dérange - au sens noble du terme.
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Shan_Ze   30 juin 2019
Mars de Fritz Zorn
Personne n'en parle mais tout le monde le sait. Personne n'en parle et pourtant, depuis la nuit des temps, il n'et pas question d'autre chose : depuis que l'écriture a été inventée, la littérature ne connaitt pas d'autre thème que celui-là, que la sexualité compte plus que tout le reste. [...]

Pourtant ce n'est seulement moi, manifestement, qui ai refusé d'admettre cette antique vérité, toute la société se refuse à reconnaitre cette vérité. Au début du siècle, lorsque Freud rendit publique la théorie selon laquelle la vie entière n'est faite que de sexualité, tout le monde fut horrifié d'entendre énoncer ce fait, bien que tout le monde connût ce fait depuis longtemps déjà.
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