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Note moyenne 3.7 /5 (sur 199 notes)

Nationalité : Italie
Né(e) à : Kiev,Ukraine , le 27/07/1911
Mort(e) à : Milan , le 27/10/1969
Biographie :

Giorgio Scerbanenco est né de mère italienne et de père ukrainien. Son père est fusillé par les bolcheviks et il est contraint de fuir avec sa mère qui décèdera à Rome peu de temps après. À l'âge de 16 ans, il émigre à Milan. Orphelin et sans argent, pour subsister, il travaille pour des journaux féminins, d'abord comme correcteur, puis comme auteur de nouvelles et de romans à l'eau de rose.

Il se tourne vers le polar dans les années 50, en écrivant d'abord des nouvelles. Puis il a l'idée de créer "un type de flic italien et non pas seulement une version gauchement italianisée d'un Spade ou d'un Maigret". C'est ainsi que naît Duca Lamberti, ancien médecin radié de l'ordre pour euthanasie, qui collabore avec la police dès sa sortie de prison dans le premier roman de la série Vénus Privée, adapté à l’écran par Yves Boisset sous le titre Cran d’arrêt en 1970.

Quatre romans mettent en scène ce personnage et c'est avec eux que Scerbanenco atteint à la reconnaissance internationale. Il obtient le grand prix de littérature policière en 1968, pour À Tous les Râteliers (titre original : Tradittori di Tutti), second de la série des Duca Lamberti.

Scerbanenco est mort à 58 ans à Milan, alors qu'il commençait tout juste à atteindre à la renommée méritée de père du roman noir italien.
En 1996 en Italie a été créé un prix portant son nom, décerné au meilleur roman policier italien chaque année.

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Source : www.polarnoir.fr
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Giorgio Scerbanenco : Les Enfants du massacre
Olivier BARROT, dans une salle de classe, présente le livre de Giorgio SCERBANENCO, "Les Enfants du massacre". Né à Kiev en 1911, Seerbanenco fait tous les métiers avant de se spécialiser dans le polar.
Citations et extraits (64) Voir plus Ajouter une citation
Charybde2   24 mai 2020
Les enfants du massacre de Giorgio Scerbanenco
– Le plan, demanda Duca Lamberti, arrêté devant le tableau noir. Mascaranti, qui fouillait déjà dans sa serviette, lui tendit presque aussitôt une feuille de papier blanc dactylographiée : le « plan » demandé.

Immobile, à deux pas de la porte, Duca Lamberti se détourna du tableau noir et regarda les autres traces que l’identité judiciaire avait laissées derrière elle et qui donnaient à la classe un aspect assez insolite. C’étaient des cercles de peinture blanche, quelques-uns guère plus grands que ceux qu’un fond de verre laisse parfois sur une table, d’autres bien plus importants et qui atteignaient la dimension de la circonférence d’une grosse dame-jeanne. Dans chacun de ces cercles, et toujours tracé à la peinture blanche, se voyait un numéro. Il y en avait une vingtaine ou, plutôt, très exactement vingt-deux, ainsi qu’il était dit sur la feuille dactylographiée. Le plan n’était, en fait, rien d’autre qu’une nomenclature de tout ce qui avait été trouvé dans la classe, aussitôt après la découverte du crime, avec l’indication de l’endroit précis où chacune des découvertes avait été faite.

Il y avait des cercles blancs un peu partout : sur la petite table de la maîtresse ; près du tableau noir ; sur le sol ; sur les quatre longues tables réservées aux élèves. Un peu partout, sauf sur les murs – où on les avait tracés à la peinture noire.

– Passe-moi une cigarette, dit Duca en tendant la main vers Mascaranti, mais sans cesser de regarder les cercles et, plus spécialement, celui où se lisait le n°19.

– Tenez, docteur.

Mascaranti lui tendit la cigarette et la lui alluma.

Duca Lamberti chercha le n°19 sur le plan. L’ayant trouvé, il lut dessous : Bouteille liqueur. Il regarda un autre cercle, sur le dallage cette fois, et qui entourait le n°4. Le plan portait : N°4 – Petite croix d’or, appartenant probablement à l’un des élèves. Le n°4 se trouvait tout près d’un dessin également tracé sur le dallage, et toujours à la peinture blanche, lequel n’était pas un cercle mais reproduisait des contours humains, ceux de Mathilde Crescenzaghi, la petite institutrice.
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andreas50   17 mars 2020
Les nymphettes meurent aussi de Giorgio Scerbanenco
- Hé ! fillette, roule un peu moins vite, parce que, si on se fend le crâne en deux, personne ne voudra jamais croire que c'était parce que tu voulais être à l'heure au bureau..., dit Carpuccio, toujours à demi somnolent.

Et de fait, personne ne le crut : un hebdomadaire à fort tirage, qui publia la photographie de la voiture fracassée, écrivit dessous que l'héritière, autrement dit la fille unique du Dottore, revenait d'un mariage, à Pise, où elle avait beaucoup bu.
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Charybde2   24 mai 2020
Les enfants du massacre de Giorgio Scerbanenco
Le Cours du soir André et Maria Fustagni était installé, à deux pas de la place Loreto, dans une vieille villa de deux étages, et de ce style « castel médiéval » qui fit jadis fureur et se retrouve dans beaucoup de villas construites alors au fin fond des faubourgs de la ville, autant dire en pleine campagne, là même où s’élèvent aujourd’hui des blocs d’immeubles de dix, quinze et vingt étages. La villa était un peu en retrait, et la rue prenait devant sa porte des allures de petite place. La camionnette était là, près de l’entrée, en plein brouillard, tous phares allumés et qui faisaient étinceler la plaque de cuivre où se lisait : Cours du soir André et Mario Fustagni. Elle avait amené quatre agents. Un photographe de presse, assis sur le bord du trottoir, somnolait, les revers de son pardessus remontés jusqu’aux oreilles, et il y avait aussi trois ou quatre jeunots : le public. « Il n’est point de spectacle, aussi répugnant soit-il, qui n’ait son public », se dit Duca en descendant de voiture.
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andreas50   21 décembre 2019
Tendres tueurs de Giorgio Scerbanenco
Il sortit en refermant la porte. Doucement. Car s'il était violent, il ne l'était jamais que quand il le fallait. Pas avec les portes.
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andreas50   28 janvier 2020
Milan calibre 9 de Giorgio Scerbanenco
C'était alors l'été frais et quelque peu agité de 1966. C'était l'époque où les villes se vidaient et où les femmes se découvraient autant qu'elles le pouvaient, soulignant d'étoffes lumineuses et brillantes le peu qu'elles dissimulaient encore ; et c'était peut-être à cela qu'il fallait attribuer les affaires d'or que faisaient les maisons de rendez-vous et autres bordels clandestins, étant donné l'état d'extrême nervosité dans lequel ce demi strip-tease permanent jetait l'hypersensible mâle italien.
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andreas50   23 décembre 2019
Tendres tueurs de Giorgio Scerbanenco
Elle alla s'asseoir dans un petit fauteuil près de la fenêtre, pour attendre le lendemain. Le temps passa très lentement. Un lendemain n'arrive jamais tout de suite, c'est toujours un lendemain.
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andreas50   03 février 2020
Milan calibre 9 de Giorgio Scerbanenco
- Bien sûr, vous devez déjà avoir pensé au prénom que vous allez donner à cet enfant ?

Et la mère de Luca lui avait répondu toute fière :

- Si c'est un garçon, on l'appellera Duca.

- Et si c'est une fille ?

- Alors on lui donnera le nom de sa grand-mère, Evelina. Mais il faut que ce soit un garçon, ou mon mari pourrait se fâcher.
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andreas50   01 février 2020
Milan calibre 9 de Giorgio Scerbanenco
Il descendit l'escalier et gagna le salon de l'hôtel, où se trouvait une cabine téléphonique. La pièce était encombrée d'une incroyable quantité de vieillards, dont les divers âges additionnés donnaient un total égal à celui des années qui se sont écoulées de la fondation de Rome à nos jours.
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andreas50   24 décembre 2019
Tendres tueurs de Giorgio Scerbanenco
Dès qu'il déboucha sur la vieille route des Bourbons, ce qui devait arriver arriva : deux agents de la police de la route brandirent devant lui leur petit disque exaspérant et lui firent signe de s'arrêter, avec leurs casques exaspérants, leurs motos exaspérantes appuyées contre un mur et leurs sales têtes exaspérantes.
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andreas50   11 décembre 2019
Vénus privée de Giorgio Scerbanenco
Nous trouverons cet individu et vous l'étranglerez. Ce ne sera pas difficile, avec les mains que vous avez. Je vous expliquerai une autre fois en tant que médecin, quel genre de craquement vous devez entendre pour être sûr que l'homme est mort. Après ce craquement vous pourrez relâcher l'étreinte : il n'y aura plus rien à faire.
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