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Note moyenne 3.93 /5 (sur 496 notes)

Nationalité : Italie
Né(e) à : Naples , le 31/03/1958
Biographie :

Maurizio De Giovanni est un écrivain italien de roman policier.

Banquier, il remporte en 2005 le prix national Tiro Rapido avec la nouvelle "I vivi e i morti" (Je vis et je meurs) qui servira de base à "L’hiver du commissaire Ricciardi" (Il senso del dolore. L'inverno del commissario Ricciardi), publié en 2007.

Depuis, auteur de plusieurs romans policiers se déroulant à Naples, il partage un temps sa vie entre ses occupations professionnelles à la banque et l’écriture. La série ayant le commissaire Ricciardi pour héros compte une dizaine de titres.

Il est également devenu commentateur des grands journaux nationaux et de productions au théâtre. Grand sportif et partisan de l'équipe de football de Naples, il publie plusieurs ouvrages sur son équipe. Il travaille maintenant pour des journaux de sa ville natale et est régulièrement invité par le réseau des sports de la Rai.

En 2012, il fait paraître "La Méthode du crocodile" (Il metodo del coccodrillo), lauréat du prix Scerbanenco et premier roman d'une série consacrée aux enquêtes du commissaire Lojacono.

En janvier 2017, la Rai 1 diffuse "I bastardi di Pizzofalcone", une mini-série en 6 épisodes réalisée par Carlo Carlei, avec Alessandro Gassmann dans le rôle du commissaire Lojacono.
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Maurizio De Giovanni, "Il metodo del coccodrillo" - I personaggi del libro


Citations et extraits (222) Voir plus Ajouter une citation
santorin   02 novembre 2020
L'été du commissaire Ricciardi de Maurizio de Giovanni
Le vendredi après-midi, la ville se moque de la chaleur, comme elle se moque du froid, de la pluie ou du vent.

La ville, le vendredi après-midi, a une ambiance qui n'appartient qu'à ce jour-là. C'est l'ambiance de l'attente délicieuse de deux journées dans lesquelles l'emprise du travail se relâche, dans lesquelles chacun peut enfin penser un peu à soi. Des jours pour les rencontres, la messe et le bal... La ville, le vendredi après-midi, comble ses rues par l'attente : c'est tellement mieux d'attendre le samedi tous ensemble, au lieu de rester enfermés à la maison. La via Toledo se remplit de voix et de bruits : le vendeur de pastèques qui promet la fraîcheur de sa marchandise, le marchand de café qui roule son pot géant sur un chariot, le marchand de citrons avec ses fruits qui pendent du décor de feuillage de son éventaire. Et les fouaces aux anchois frais, les fruits de mer, les jolies paysannes tenant d'une main une chèvre en laisse et de l'autre un broc en fer pour y recueillir le lait.

La ville, le vendredi après-midi ne veut pas entendre parler de pauvreté ou de faim.
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santorin   28 mars 2021
L'automne du commissaire Ricciardi de Maurizio de Giovanni
Le premier matin de froid a une saveur et une couleur qui n'appartiennent qu'à lui. Parce que le froid arrive toujours la nuit, quand les gens dorment, pour les prendre par surprise ; et il arrive juché sur les ailes du vent.

Il arrive en changeant le goût de la pluie, qui sentait un peu la mer et qui, maintenant , sent la glace ; il la transforme en aiguilles qui pénètrent les vêtements et les regards, et modifie la lumière jusque-là noire et jaune, en un mélange gris et uniforme.

Le premier jour de froid, on s'habille au lit : et il en sera ainsi durant tout l'hiver. On se tortille sous les couvertures pour retenir jusqu'à la dernière goutte de chaleur nocturne, on se bat contre la résistance de la chemise de flanelle qui s'accroche aux draps, on garde ses longues culottes de laine qui tombent jusqu'aux genoux, et on enfile bas et jarretières laissés prudemment auprès du lit, la veille au soir.

Et puis, c'est la course vers la cuisine, par les couloirs glacés, pour se débarbouiller à l'évier. Pendant ce temps, mères et épouses apportent en courant les autres vêtements réchauffés sur le poêle enviant les quelques bienheureux qui possèdent des toilettes à la maison ...

Les mères sortent les mitaines qui permettront aux doigts engourdis d'écrire et réveillent les enfants. Elles laveront les plus petits, encore endormis, découvrant juste le bout de frimousse à nettoyer, en prenant le savon de Marseille qui sert aussi à la lessives...

Les poêles marchent à plein régime. Le bois mis de côté ces derniers jours va finalement être brûlé. On se réchauffe les mains en les posant sur le tuyau, à travers un morceau de laine dont la bonne odeur se répand dans la maison...

Le premier matin de froid, même si on s'y est préparé, arrivera sans qu'on s'y attende et cueillera par surprise les anciens avec de nouvelles douleurs et la certitude qu'ils vont vivre leur dernier hiver. Avec un châle noir attaché autour du cou par une épingle, un chapeau usé porté même à la maison, une mélancolie nouvelle se lira dans les regards. Et ce n'est pas seulement à cause du temps qu'il fait qu'un frisson courra le long de la colonne vertébrale.

La première matinée de froid est porteuse d'idées noires.
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Pecosa   23 mars 2018
Les Pâques du commissaire Ricciardi de Maurizio de Giovanni
Rosaria était belle, et chaque jour elle devenait encore plus belle. Aucun de ceux qui passaient par les fermes, les commerçants qui venaient acheter les brocolis, les bouchers qui amenaient les cochons à élever, arrivait à la regarder sans tendre la main vers elle. J'avais seize ans et elle quatorze, et je peux pas vous dire combien de fois j'ai retenu mon couteau pour la défendre, de peur de me retrouver en prison. Mais aujourd'hui, j'ai compris qu'une femme aussi belle, elle devrait pas naître dans un endroit comme celui-là. C'est pas sa place. La beauté, commissaire, il faut pouvoir se la permettre.
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Pecosa   24 octobre 2020
Des phalènes pour le commissaire Ricciardi de Maurizio de Giovanni
Romualdo Palmieri di Roccaspina aurait voulu rêver de son grand amour, mais il rêva de sa femme.
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santorin   02 novembre 2020
L'été du commissaire Ricciardi de Maurizio de Giovanni
Assise dans son fauteuil, occupée à tricoter, Rosa regardait Ricciardi dîner. Ou plutôt, elle le regardait pignocher dans son assiette et s'amuser avec la nourriture...

Sans interrompre le cliquètement de ses aiguilles, elle lui lançait des regards par dessus ses lunettes.

Elle soupira : le bonheur est un oiseau rare, qui se pose parfois, mais rarement là ou on l'attend.
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santorin   04 mai 2019
Le printemps du commissaire Ricciardi de Maurizio de Giovanni
Au milieu de la matinée, à mesure que forcissait le vent du sud, arriva un parfum indéfinissable, et plus qu'un parfum, une sorte d'arrière-goût, de senteur. Il était fait de fleurs d'amandiers et de pêchers, d'herbe nouvelle, d'écume de mer brisée sur les rochers lointains.

Personne ne le remarqua, pas d'emblée, mais quelqu'un s'aperçut qu'il avait ouvert le col de sa chemise, en avait déboutonné les poignets, avait rejeté son chapeau en arrière. Et une sorte de bonne humeur, comme lorsqu'on attend quelque chose de positif, on ne sait pas quoi au juste, ou qu'il est arrivé une chose agréable, même minime, à un ami : on se sent bien, mais on ne saurait pas dire pourquoi.

C'était le printemps…….
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Bardane   21 mars 2014
Le printemps du commissaire Ricciardi de Maurizio de Giovanni
Les files de marins et d'ouvriers s'allongeaient devant les portes des bordels : la saison nouvelle brouillait le sang comme par magie.

Quelques jeunes femmes pleuraient leur amour perdu. Et le printemps riait, narquois, de toutes les promesses qui ne seraient pas tenues.
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santorin   20 mai 2019
Le printemps du commissaire Ricciardi de Maurizio de Giovanni
Le destin. Encore lui, le maudit, l'impénétrable destin. Le rempart derrière lequel se cachent les peurs, les responsabilités : "c'est le destin", "laisse faire le destin", "ça se passera comme le veut le destin". Dans les chansons, dans les contes. Dans la tête des gens.

Comme si tout était ordonné ou écrit et que rien n'était laissé au libre arbitre des hommes. Mais non, il n'y a pas de destin, pensait Ricciardi en arrivant, flanqué de Malone, devant la porte du divisionnaire, il n'y a que le mal et la douleur.
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Bazart   27 décembre 2017
Le Noël du commissaire Ricciardi de Maurizio de Giovanni
Au fond pensa-t-il, cette ville n’est qu’une immense crèche que l’amour, la faim, la haine et les rancœurs font vibrer, qui se protège du mieux qu’elle peut de la chaleur et du froid et réfléchit à la manière d’améliorer sa triste condition. Une crèche dans laquelle les bergers sont prêts à tout.
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cardabelle   10 février 2017
La méthode du crocodile de Maurizio de Giovanni


L'aube d'un jour de pluie.



Les jours de pluie, on ne voit pas l'aube naître.

Tout à coup, elle est déjà là ,qui vous regarde ,elle est arrivée tandis que vous pensiez à autre chose.



Vous la sentez dans l'air.



Vous voyez la nuit abandonner les gouttes, peu à peu, et soudain il y a une lumière pâle, translucide comme un drap de soie mouillé.



Elle descend doucement ,telle une maladie.



Elle s'appuie sur les arbres gris fumée, couvre les murs de larmes, opacifie les pierres luisantes des rues.



L'aube d'un jour de pluie coupe la respiration et ajoute de la douleur à la tristesse de ceux qui sont encore éveillés.
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