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Citations de Gwenael Le Guellec (67)


Qui se remet au hasard, prend un aveugle comme guide.
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Tout autour de lui, derrière le voile trouble de cette réalité alternative qu’il ne parvenait plus à quitter, il devinait les lanternes dansant dans les courants d’air et les enseignes luminescentes sublimant la nuit , comme autant de sirènes cherchant à attirer à elles les voyageurs perdus et les âmes égarées.
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Gwenael Le Guellec
La vie est impermanence. Au Japon nous employons le terme "mujo"... Il s'agit d'un concept hérité du bouddhisme selon, lequel rien n'est figé, rien ne dure. Seul compte l'instant. C'est de là que découle la résilience si caractéristique du peuple japonais. C'est aussi la conscience de la dimension éphémère et imparfaite des choses qui nous incite à apprécier la nature et ses saisons. J'y ajoute pour ma part un certain sentiment de mélancolie...
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Foutus réseaux sociaux...Ce monde me dégoûte...
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Je comprends. Certaines femmes japonaises ont quelque chose de ... magnétique.
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Après tout, les migrants ne pouvaient-ils pas servir, en un sens, de race inférieure utile à une fraction plus élevée de l'humanité ?
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"Collaborateur"... J'adore ce mot, pas vous ? Le dévouement ultime dans son expression la plus absolue...
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- Vous êtes une balise de détresse dansant dans un raz-de-marée, monsieur Rosko.
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Exceptionnellement, il s'autorisa à déroger partiellement à ses standards et il choisit non pas un mais deux Sex on The Beach. Vodka, liqueur de pêche, canneberge et orange.
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Vous êtes une balise de détresse dansant dans un raz-de-marée, monsieur Rosko.
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Son équipier était le portrait type du marin breton, casquette vissée sur le tête, pattes grisonnantes, visage buriné et le regard d'un vieux loup de mer.
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Yoran était venu au monde avec une pathologie visuelle, qui répondait au doux nom d'achromatopsie. Cette anomalie de la vision le contraignait à voir le monde en noir et blanc et en nuances de gris, et il craignait la lumière du jour plus que tout, au point d'en faire une obsession. Il vivait presque exclusivement dans le noir. Son acuité visuelle diminuait en effet fortement en cas de luminosité vive. A l'inverse, ses yeux s'adaptaient plus rapidement que la moyenne à l'obscurité.
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- Certains chemins de vie sont faits de souffrance. C'est inévitablement douloureux, mais bien souvent nécessaire. Et l'on ne s'en rend compte que bien plus tard...
- Que voulez vous dire ?
- Nous portons tous en nous des sentiments. Ces sentiments sont notre force, mais ils peuvent également devenir vecteurs de tristesse. C'est ainsi qu'ils donnent un sens à nos vies.
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— Avez-vous déjà entendu parler de Nils Olav, monsieur Rosko ?
Face au silence de son interlocuteur, le policier, toujours absorbé par l’activité sur la glace, continua sans se retourner, sûr de lui.
— Sir Nils Olav était un manchot royal vivant au zoo d’Édimbourg. Il est devenu la mascotte de la Garde royale norvégienne, et a été décoré plusieurs fois.
— Dois-je comprendre que vous tenez un suspect ? répliqua cyniquement Yoran en enfilant ses lunettes, sans ébaucher le moindre sourire.
Ne s’attendant pas à une telle salve, le policier se retourna, et fixa Yoran, non sans un sourire forcé.
— Nils Olav est mort, monsieur Rosko. En 1987. Comme notre type là-bas, Andresen. D’après vous, que faisait un capitaine de cargo norvégien chez M. Garrec, à Brest même ?
— J’ai bien peur de ne pas avoir de réponse à cette question. J’espérais, en venant ici, que vous auriez appris quelque chose. Est-ce le cas ?
— Nous cherchons, monsieur Rosko. Enfin, je cherchais, pour être exact. Mais il y a eu un autre meurtre.
Un lourd silence s’installa.
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— On a l’identité du type retrouvé mort chez Garrec.
Yoran était tout ouïe. Le policier relâcha son attention de la glace et le regarda dans les yeux.
— Riulf Andresen.
L’information était essentielle mais, en l’état, elle n’apportait pas grand-chose à Yoran, hormis que leur homme n’était probablement pas du coin, et vraisemblablement d’origine nordique. La sirène indiquant la fin de la phase d’entraînement retentit.
— Norvégien et capitaine de cargo jusqu’en 1995, année à laquelle il est… hum… était censé avoir disparu en mer. On n’en sait pas beaucoup plus. L’identification a été possible grâce à l’ADN, mais on avait été mis sur la piste par la présence de tatouages en langue nordique sur le corps.
— Du norvégien, donc ?
— Du høgnorsk, en fait, corrigea le policier.
Répondant au silence de Yoran, il précisa.
— Du haut norvégien, si vous préférez. Je vous concède que ça ne se devine pas…
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Alors qu’il posait ses lèvres sur le verre, son attention fut retenue par un détail étrange. La porte de la chambre était ouverte, et à l’intérieur de la pièce, il entrevit ce qui ressemblait à un sac. Il reposa son verre, les lèvres désespérément sèches, puis se leva et se rapprocha. Dans la chambre, un grand sac en toile de jute était bien posé contre le lit.
— C’est quoi, ça ? lâcha-t-il, incrédule.
Il n’avait aucune idée de la provenance de ce sac, qu’il n’avait jamais vu jusqu’alors. Qu’y avait-il là-dedans ? Il allait bientôt le savoir.
Une lanière refermait le sac. Il s’agenouilla et commença à défaire le nœud.
Le vent s’engouffra dans la cabine, telle une lame affûtée.
Il finit par enlever la lanière, sans remarquer l’ombre qui passait sur son verre, derrière lui.
Il ne s’expliqua pas ce qu’il découvrit à l’intérieur du sac. Il entrevit juste du blanc, puis une immense douleur le plongea dans le noir.
Son blouson était constellé de gouttelettes. Des gouttelettes de sang.
Ce ne fut que bien plus tard que Laurent Le Naour atteignit la lumière blanche.
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Le Delher 38 quitta son emplacement. Le claquement des cordages sur les mâts l’accompagnait.
Debout sur le pont, il salua un couple de promeneurs sur la berge, puis son bateau quitta rapidement la rade de Brest.
Peu après, il était seul sur la mer. Sa mer d’Iroise. Au loin, juste au-dessus de l’horizon, il distinguait une ligne de lumière blanche. C’était là qu’il voulait aller.
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Il retourna la photo. Un dernier élément lui avait échappé dans l’obscurité de l’appartement de Claude. Il y avait une phrase, écrite au crayon à papier. Une phrase dont il ne saisissait pas le sens, mais qui lui fit froid dans le dos.
« L’hiver, je fais souvent des rêves. »
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En repassant devant la salle de bains, au moment où il s’apprêtait à quitter les lieux, Yoran remarqua une litière. La litière du chat. Une question lui traversa alors l’esprit. Où était passé le chat ? Il se souvenait que Claude avait recueilli un chat errant l’été de la canicule. Le pauvre avait été trouvé dans une poubelle de la rue de Siam, avec un œil crevé et le corps tout éraflé. Un peu comme l’« homme de la cuisine », sauf que lui avait eu la chance de ne pas être transformé en saumon fumé. Il supposa que la voisine avait dû l’adopter à son tour, d’autant que c’était elle qui le nourrissait en cas d’absence prolongée de Claude.
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La photographie était de format carré. À la faible lumière dont il disposait, il sembla à Yoran que c’était un visage de femme qui s’y trouvait. Yoran la glissa dans la poche intérieure de sa veste. Le mal était fait. Il sortit de la pièce préférée de son mentor, estimant avoir achevé son tour de nuit.
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