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Note moyenne 3.96 /5 (sur 124 notes)

Nationalité : Allemagne
Né(e) à : Crailsheim , le 11/08/1917
Mort(e) à : Leutkirch im Allgäu , le 04/09/1998
Biographie :

Inge Aicher-Scholl est une essayiste allemande.

Née d'une famille de six enfants, elle est la fille de l'homme politique Robert Scholl, maire de Forchtenberg, et la sœur aînée de Hans (né en 1918) et Sophie (née en 1921).

Étudiants à l'Université de Munich, Inge, Hans et Sophie étaient membres de Die Weiße Rose (La Rose blanche), groupe de résistants allemands, fondé au printemps 1942 dans un atelier de peinture de Munich, par Hans Scholl et Alexander Schmorell.

Les jeunes étudiants refusent d’accepter le totalitarisme sous la coupe duquel se trouve alors l’Allemagne du Troisième Reich et veulent sauvegarder leur indépendance face à la menace nazie.

Le 18 février 1943, Hans et Sophie Scholl sont arrêtés par la Gestapo. Ils sont guillotinés dans la prison de Stadelheim, près de Munich, le jour même de leur condamnation, le 22 février 1943.

Dès 1949, avec le designer Otl Aicher (1922-1991), qu'elle épouse en 1952, et l'architecte Max Bill, le projet de création de la fondation de la Hochschule für Gestaltung d'Ulm (l'École d'Ulm de design) est activé et la pose de la première pierre a lieu en 1953.

En 1946, Inge Scholl a fondé avec Otl Aicher le Ulmer Volkshochschule, l'un des premiers centres d'éducation des adultes dans l'Allemagne d'après-guerre, qu'elle dirigea également jusqu'en 1974.

En 1955, elle a publié "La Rose blanche" où elle raconte l'histoire de sa sœur et de son frère.

Inge Scholl a été fortement impliqué dans le mouvement pour la paix dans la seconde moitié du XXe siècle.
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Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
PhilippeCastellain   05 décembre 2018
La Rose blanche de Inge Scholl
Qui a compté les morts ? Hitler ? Goebbels ? Certes, ni l'un ni l'autre. Des milliers d'hommes tombent chaque jour en Russie. C'est le temps des moissons, mais le moissonneur s'est fait soldat, et il roule à plein gaz dans les blés mûrs. Le deuil entre dans les chaumières. Il n'est personne pour sécher les pleurs de la mère. Hitler lui a pris ce qu'elle avait de plus cher, il a mené son enfant à une mort absurde, et maintenant il lui ment encore.

Chaque parole qu'Hitler prononce est un mensonge. Quand il dit : paix, il pense : guerre, et s'il cite, en blasphémant, le nom du Tout-Puissant, il ne songe qu'à la force du mal, à l'Ange déchu, à Satan. Sa bouche est la gueule puante de l'enfer, réprouvée est sa puissance.
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lonesloane   30 août 2011
La Rose blanche de Inge Scholl
Héros ? Peut-on leur donner ce nom ? Ils n’ont rien entrepris de sublime, n’exigeant qu’un droit élémentaire, celui de vivre, librement, dans une monde qui soit humain.
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lonesloane   30 août 2011
La Rose blanche de Inge Scholl
La vraie grandeur est sans doute dans cet obscur combat où, privés de l’enthousiasme des foules, quelques individus, mettant leur vie en jeu, défendent, absolument seuls, une cause autour d’eux méprisée.
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MurielT   07 février 2016
La Rose blanche de Inge Scholl
"Alors, on les emmena, d'abord la jeune fille. Elle marcha dans un calme absolu. Nous ne pouvions pas comprendre que cela fût possible. Le bourreau avoua qu'il n'avait encore vu personne mourir ainsi."

Et Hans, avant de poser la tête sur le billot, cria, d'une voix si forte qu'on l'entendit dans toute la prison : "Vive la liberté!"
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Jacyer   16 février 2018
La Rose blanche de Inge Scholl
Ferme l'oeil un moment, ferme l'oreille

au vacarme du temps.

Tu ne guéris ce mal ni ne te sauves

si ton coeur tout entier ne se donne.



A toi de préserver, d'espérer, de voir

dans le jour l'éternité.

Tu es déjà dans le destin du monde

Si prisonnier et si libre.



L'heure vient où l'on t'appelle.

Sois prêt alors absolument,

et dans le feu qui palpite,

lance-toi comme une dernière bûche.



P.35
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Pseudo   16 juin 2016
La Rose blanche de Inge Scholl
Quel beau jour, quel soleil magnifique, et moi je dois mourir. Mais combien de jeunes gens, de garçons pleins d'espoir, sont tués sur les champs de bataille… Qu'importe ma mort si, grâce à nous, des milliers d'hommes ont les yeux ouverts.





Page 97
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Pseudo   17 mai 2016
La Rose blanche de Inge Scholl
De sa caverne sombre

le larron part rôder ;

il veut voler de l'or

et trouve mieux encore :

une vaine querelle,

des théories de fou,

des drapeaux déchirés,

un peuple à la dérive.



Partout sur son chemin

c'et famine et disette,

il peut marcher sans honte,

il se sacre prophète ;

le voici qui s'avance

dans l'ordure et la fange

et salue à voix basse

un monde abasourdi.



Vautré dans la bassesse

comme dans un nuage,

mentant devant le peuple

il conquiert le pouvoir.

Des complices nombreux

placés à tous les postes,

guettent les occasions

et s'offrent à son choix.



Ils sèment sa parole

tels les anciens apôtres

les grains miraculeux ;

leurs discours se répandent.

L'exemple du mensonge

par tous est bien suivi.

En tempête s'élève

la puissance du mal.



La mauvaise herbe couvre

les terres désolées.

Le peuple est dans la honte

le criminel triomphe.

On reconnaît trop tard

la vérité perdue :

les bons ont disparu

les méchants sont légion.



Quand enfin les criminels

seront chassés du pays,

on en reparler longtemps

ainsi que de la mort noire.

Sur la lande, nos enfants

brûleront un mannequin :

Joie s'élève des souffrances,

le jour a vaincu la nuit.



Pages 53-54
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Pseudo   16 juin 2016
La Rose blanche de Inge Scholl
Notre « État » actuel est la dictature du mal. On me répond peut-être : « Nous le savons depuis longtemps, que sert-il d'en reparler ? » Mais alors, pourquoi ne vous soulevez-vous pas, et comment tolérez-vous que ces dictateurs, peu à peu, suppriment tous vos droits, jusqu'au jour où il ne restera rien qu'une organisation étatique mécanisée dirigée par des criminels et des salopards ? Êtes-vous à ce point abrutis pour oublier que ce n'est pas seulement votre droit, mais aussi votre devoir social, de renverser ce système politique ? Qui n'a plus la force de faire respecter son droit, doit, en toute nécessité, succomber. Nous mériterons de nous voir dispersés sur la terre, comme la poussière l'est par le vent, si nous ne rassemblons pas nos forces et ne retrouvons, en cette douzième heure, le courage qui nous a manqué jusqu'ici. Ne cachez pas votre lâcheté sous le couvert de l'intelligence. Votre faute s'aggrave chaque jour, si vous tergiversez et cherchez des prétextes pour éviter la lutte.





Page 134
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Zino   29 mai 2014
La Rose blanche de Inge Scholl
"En temps d'extrême misère (.......) tout ce qui est mauvais prend le dessus. (.....) Et quand l'existence d'un homme devient impossible, qu'il ne voit en son avenir qu'un mur gris, infranchissable, il prête attention aux promesses, on le dupe, peu lui importe qui lui tient ces discours insensés."
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Pseudo   17 mai 2016
La Rose blanche de Inge Scholl
[...] "Il n'y a rien de plus beau, avait dit Hans, que de s'occuper ainsi des malades. Je trouve là des instants où je suis parfaitement heureux.

Mais, demanda quelqu'un, n'est-ce pas un non-sens de rester dans nos chambres à apprendre comment guérir les hommes quand l'Etat envoie, sans relâche, tant de jeunes gens à la mort ? Qu'est-ce que nous attendons ? Qu'un jour, la guerre soit terminée et que tous les peuples nous accusent d'avoir supporté un tel gouvernement sans résistance ?"



Page 56
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