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Note moyenne 3.47 /5 (sur 39 notes)

Nationalité : France
Né(e) le : 17/03/1961
Biographie :

Jacques Arnould est un philosophe, historien des sciences et théologien français. Entré dans l'ordre des Dominicains à 25 ans, il le quitte en 2011.

Ingénieur agronome, docteur en histoire des sciences et docteur en théologie, Jacques Arnould s'intéresse aux relations entre sciences, cultures et religions, avec un intérêt particulier pour deux thèmes : celui du vivant et de son évolution, celui de l'espace et de sa conquête.

Au premier, il a consacré plusieurs ouvrages et articles d'histoire ou de théologie. Sur le second, il travaille comme chargé de mission au Centre National d'Études Spatiales sur la dimension éthique, sociale et culturelle des activités spatiales (CNES).

Jacques Arnould est l’auteur entre autres de « Les avatars du gène » (1996), « La théologie après Darwin » (1998), « La seconde chance d’Icare » (2001), « Caïn a-t-il rencontré Neandertal ? » (2008).
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Source : wikipedia
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Historien des sciences et théologien, Jacques Arnould est chargé des questions éthiques au Centre national d?études spatiales (CNES) depuis 2001. Il parle ici de son ouvrage engagé dans lequel il rappelle que s?il n?est pas raisonnable d?espérer fuir notre planète, il est nécessaire de la considérer comme un précieux patrimoine commun à notre humanité.
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Citations et extraits (95) Voir plus Ajouter une citation
Achillevi   07 janvier 2018
Par des terres inconnues de Jacques Arnould
la conception teilhardienne de l'origine de l'homme : la réalisation d'une tendance très précise du développement organique, dont tout l'effort est orienté vers la formation de la conscience réfléchie.
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enkidu_   29 avril 2016
Sous le voile du cosmos : Quand les scientifiques parlent de dieu de Jacques Arnould
Einstein l’a dit sans détour à son étudiante Esther Salaman : dans ses équations, il ne cherchait rien d’autre qu’à connaître la pensée de Dieu. Ses contemporains, pour leur part, manifestèrent en maintes occasions leur désir de connaître la pensée d’Einstein sur Dieu ; parmi elles, celle du 14 février 1927. Ce soir-là, à Berlin, avec Einstein, l’éditeur Samuel Fischer a invité à sa table l’écrivain Gerhart Hauptmann et le critique Alfred Kerr. La conversation tourne un instant autour de l’astrologie. Soudain, Kerr s’emballe : « Comment ? Ce n’est pas possible ! Je dois lui poser la question sans attendre. Professeur ! J’apprends que vous êtes supposé être profondément religieux ? » Avec calme et dignité, Einstein répond : « Oui, vous pouvez dire cela. Essayez de pénétrer, avec nos capacités limitées, les secrets de la nature et vous découvrirez que demeure, derrière les concaténations observables, quelque chose de subtil, d’intangible et d’inexplicable. Sentir que derrière tout ce que peut appréhender l’expérience, se trouve un quelque chose que notre esprit ne peut saisir et dont la beauté et le sublime ne nous touchent qu’indirectement sous la forme d’un faible reflet, c’est le religieux. Dans ce sens, je suis religieux. » Une confession, un credo parmi tant d’autres que prononça et écrivit Einstein qui souligne, non pas pour s’opposer à sa réponse à Esther Salaman mais plutôt pour la compléter, comment son attitude, qu’il qualifie de religieuse, trouve ses racines dans la démarche scientifique, dans la recherche des secrets de la nature.

(...)

La vision d’Einstein n’est donc pas dénuée de matérialisme, ni, nous l’avons vu, d’un profond déterminisme ; cependant, à l’école de Spinoza, proche aussi de Démocrite et d’Épicure, le savant reconnaît dans la structure même du monde l’empreinte d’une volonté supérieure et divine. Une empreinte si profonde qu’il ne reste pour seule issue à l’être humain que le renoncement à toute prétention à la liberté : « Je me refuse à croire en la liberté et en ce concept philosophique. Je ne suis pas libre, mais tantôt contraint par des pressions étrangères à moi ou tantôt par des convictions intimes. Jeune, j’ai été frappé par la maxime de Schopenhauer : “L’homme peut certes faire ce qu’il veut mais il ne peut pas vouloir ce qu’il veut” ; et aujourd’hui face au terrifiant spectacle des injustices humaines, cette morale m’apaise et m’éduque. » S’il existe une liberté, il s’agit de celle acquise vis-à-vis des désirs égoïstes ; s’il existe une libération, seule la reconnaissance d’un Être suprême permet de l’opérer et non l’adhésion à une religion.
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Achillevi   16 janvier 2018
Par des terres inconnues de Jacques Arnould
J'ai pris la lampe, et quittant la zone, claire en apparence, de mes occupations et mes relations journalières, je suis descendu au plus intime de moi-même, dans l'abîme profond d'où je sens confusément qu'émane mon pouvoir d'action. Or, à mesure que je m'éloignais des évidences conventionnelles dont est superficiellement illuminées la vie sociale, je me suis rendu compte que je m'échappais à moi-même.
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AuroraeLibri   25 juin 2017
L'Eglise et l'histoire de la nature de Jacques Arnould
Le judaisme et l'islam n'échappent pas au débat entre créationnisme et évolutionnisme. Dans les milieux orthodoxes juifs, certains rabbins n'hésitent pas à rejeter une science qui met en doute une création de l'univers et de l'être humain directement à l'âge adulte. (...)

Le monde arabe présente la particularité suivante : le darwinisme y a constitué, depuis le début du XXe siècle, un élément important des luttes engagées pour moderniser la pensée et la société, en particulier dans les écrits de Sibli Sumayyil et de Salam Moussa. Aujourd'hui encore, si plusieurs universitaires de l'université d'Al-Azhar, au Caire, prônent pragmatisme, prudence et ouverture à l'égard des idées évolutionnistes (...), ces positions sont condamnées par les autorités religieuses et valent à leurs auteurs d'être accusés d'anarchie.
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AuroraeLibri   14 juillet 2017
Dieu, le singe et le big-bang de Jacques Arnould
Je préfère le dire sans retard ni détour : il me paraît impossible de prétendre discerner, au sein de l'évolution du vivant, telle que les sciences nous permettent aujourd'hui de l'approcher (voire de le "comprendre"), l'existence d'un déterminisme, d'un sens, d'une finalité. du moins, à une échelle globale et à priori. Une telle affirmation peut paraître surprenante, surtout sous la plume d'un croyant, qui plus est théologien. Je m'en expliquerai, au long des pages qui suivent ; pour l'instant, je la qualifierai de nécessaire.
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AuroraeLibri   22 juillet 2017
Dieu, le singe et le big-bang de Jacques Arnould
Comprenons bien le sens à donner à l'idée de contingence, afin de mieux l'aborder ensuite d'un point de vue théologique. (...)

Les organismes ne sont pas des boules de billard sous la queue d'un joueur, ni même des cubes, mais bien des dés qui reposent de manière stable sur l'une de leurs six faces. Parler de contingence, c'est reconnaître l'existence de subtiles interactions entre la capacité des êtres vivants à modifier l'histoire (à quelque niveau que ce soit : génétique, morphologique, environnemental) et les contraintes imposées par la réalité biologique elle-même. de même qu'un polyèdre repose de façon stable sur une face plutôt que sur une arête, de même existe-t-il des possibilités génétiques et ontogénétiques qui influencent considérablement les mutations, jusqu'à leur imposer, au moins momentanément, un sens défini. Parce que l'évolution n'est pas un jeu de billard ou de cube mais de dés, ses fruits peuvent présenter une signification, un projet, une finalité a postériori. (...)

Et le biologiste Van Bruecke n'est plus le seul à reconnaître que, " au fond, la finalité est une dame sans laquelle aucun biologiste ne peut vivre, mais qu'il est honteux de montrer avec lui en public " !
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Xian_Moriarty   10 novembre 2012
L'abbé Breuil : Le pape de la préhistoire de Jacques Arnould
Ainsi, en 1644, John Lightfoot [...] a-t-il recours aux textes de la Bible pour conclure que la création à commencé le matin du 17 septembre 3938 avant Jésus-Christ, à neuf heure.

Six ans plus tard, en 1650, James Usher, [...], élabore son propre système de chronologie et propose pour date de la création celle du 23 octobre 4004 avany Jésus-Christ ; vers neuf heures du soir, tient-il à préciser.
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enkidu_   29 avril 2016
Sous le voile du cosmos : Quand les scientifiques parlent de dieu de Jacques Arnould
René Descartes est donc l’un de ces premiers théologiens séculiers. En 1633, lorsqu’il apprend la condamnation de Galilée, il préfère différer la parution de l’ouvrage dont la rédaction l’a occupé durant les quatre années précédentes, son propre Traité du monde. Sa décision est sage : trente années plus tard et quinze après sa mort, le livre, enfin imprimé, est immédiatement mis à l’Index, autrement dit jugé et déclaré interdit aux catholiques. Si la perspective astronomique de Descartes est sans nul doute trop héliocentrique au goût du magistère romain, le vrai motif de cette condamnation est probablement plus théologique que scientifique : la physique de Descartes, résolument mathématique et hypothétique, n’a que faire des notions de cause finale et de but, elle expulse de l’univers les esprits en même temps que Dieu. Dès lors, il est impossible d’assimiler le Dieu de Descartes avec le Dieu des chrétiens : le premier ne peut être saisi que par l’âme humaine qui a recours à sa propre essence spirituelle, à sa propre intelligence ; le second invite les croyants à le chercher, à le dénicher, à le contempler dans ses reflets, dans ses vestiges que sont ses créatures, enfin dans sa Révélation historique. Le Dieu de Descartes est un Dieu pour les philosophes et non pour les croyants, un Dieu dont seule compte l’immutabilité à laquelle le savant français a recours pour fonder les lois d’inertie et de conservation du mouvement, et non un Dieu qui pourrait avoir un quelconque intérêt pour ses créatures.



Le Dieu de Descartes paraît trop fainéant pour Henry More qui reproche au philosophe français son athéisme.

(...)

Qu’ils paraissent étranges, ces théologiens séculiers : s’ils ne nient pas l’existence de Dieu et entretiennent à son égard une forme de respect, ils n’hésitent pas à le plier aux mesures des mondes qu’ils entreprennent de bâtir et de représenter. Au point de ne pas hésiter à recourir à ses divins pouvoirs pour combler les lacunes de leurs connaissances, pour franchir les murs contre lesquels butent leurs explications ; ainsi, le Dieu de Newton a-t-il toutes les allures d’un God-of-the gaps, d’un Dieu-bouche-trous qui offre une réponse à ce que le savant anglais ignore encore. Voilà une solution dangereuse, une pratique délicate, dénoncées par ceux qui craignent de voir cette méthode de colmatage apaiser trop facilement la soif de comprendre et rassasier à bas prix la faim de connaître dont aime à s’enorgueillir l’être humain.
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AuroraeLibri   10 août 2017
La Théologie après Darwin de Jacques Arnould
Pourtant, loin d'espérer ou de craindre une révolution scientifique suffisamment puissante pour entraîner l'émergence d'un nouveau paradigme biologique, il convient plutôt de prendre conscience que le paradigme évolutionniste n'a pas encore achevé sa propre révolution. J'use à dessein de ce dernier terme, car il s'agit bien d'une révolution, que les théories de Darwin et de ses successeurs ont déclenchée au sein du monde des idées et de la culture occidentale ; une révolution encore inachevée mais qui, dès à présent, n'a rien à envier à celle déclenchée par Nicolas Copernic et dont je dois maintenant rappeler quelques caractéristiques majeures.
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AuroraeLibri   20 juin 2017
L'Eglise et l'histoire de la nature de Jacques Arnould
L'idée d'un déluge universel ou celle d'une création du monde en six jours finissent par lui paraître impossible à admettre : face à une description de la nature qui contraint à y reconnaître l'existence d'une véritable histoire, faite de continuité et de changement, Linné éprouve une difficulté croissante à admettre la vérité historique des premiers chapitres du livre de la Genèse. Il n'avoue rien publiquement, mais, dans certains milieux, il est suspecté d'athéisme, sans être cependant inquiété. Ce n'est pas le cas de Buffon.
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