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Note moyenne 4.19 /5 (sur 457 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Queens, New York , le 10/09/1941
Mort(e) à : Manhattan, New York , le 20/05/2002
Biographie :

Stephen Jay Gould est un paléontologue américain.

Professeur de géologie et d'histoire des sciences à l'Université Harvard, il a beaucoup œuvré à la vulgarisation de la théorie de l'évolution en biologie et à l'histoire des sciences depuis Darwin.

Ses propres travaux de recherche l'ont conduit à formuler la théorie des équilibres ponctués, selon laquelle les transitions évolutives entre les espèces au cours de l'évolution se font brutalement et non graduellement. Par la suite, il en viendra à insister sur le rôle du hasard dans l'évolution (la "contingence"), contre la vision adaptationniste naïve qu'il critique pour ses "just-so stories" (histoires ad hoc). Il a aussi développé le concept d'exaptation (une adaptation sélective dans laquelle la fonction actuellement remplie par l'adaptation n'était pas celle remplie initialement) avec la chercheuse Elisabeth Vrba.

Il est connu pour son immense travail de vulgarisation, notamment ses "réflexion sur l'histoire naturelle", publiées mensuellement pendant plus de vingt-cinq ans dans le magazine Natural History. Il a aussi mené la campagne contre les créationnistes, avec le procès visant à démontrer que la "science" de ces derniers, principalement représentée par le dessein intelligent (en anglais intelligent design), ne répondait pas aux critères fondamentaux de la méthode scientifique, et n'était qu'un moyen détourné de contourner la loi afin d'imposer l'enseignement du créationnisme à l'école en lui donnant un visage pseudo-scientifique.

Diagnostiqué d'un cancer de la paroi abdominale en 1982 dont il fait un rétablissement complet, Stephen Jay Gould est mort d'un adénocarcinome métastatique (une forme de cancer du poumon, qui s'était étendu à son cerveau).

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Source : wikipedia
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Citations et extraits (147) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-B   09 mai 2016
La Vie est belle : Les Surprises de l'évolution de Stephen Jay Gould
Vingt ans d'un travail de méticuleuse description anatomique par trois paléontologues anglais et irlandais — qui n'ont pas eu, en s'y attaquant, le moindre soupçon de sa portée révolutionnaire — ont […] mis en question nos conceptions traditionnelles sur le progrès et la prédictibilité dans l'histoire de la vie, pour faire face à une notion bien connue des historiens : la contingence ; de sorte que l'on est obligé à présent de regarder l'imposant spectacle de l'évolution de la vie comme un ensemble d'événements extraordinairement improbables, parfaitement logiques en rétrospective et susceptibles d'être rigoureusement expliqués, mais absolument impossibles à prédire et tout à fait non reproductibles. Si l'on pouvait rembobiner le film de l'évolution de la vie jusqu'à ses débuts à l'époque du Schiste de Burgess, et recommencer son déroulement à partir d'un même point de départ, il y aurait bien peu de chance pour que quelque chose de semblable à l'intelligence humaine vienne agrémenter la nouvelle version de l'histoire.
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Nastasia-B   03 décembre 2012
Le Pouce du panda de Stephen Jay Gould
En tant qu'admirateur inconditionnel, dans mon enfance, d'Andy le panda et ex-propriétaire d'un jouet en peluche gagné à une kermesse locale un jour où, par chance, j'avais renversé toutes les bouteilles d'un seul coup, je ne me tins plus de joie lorsque les premiers signes de notre dégel avec la Chine se concrétisèrent, au-delà du ping-pong, par l'envoi de deux pandas au zoo de Washington.
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PiertyM   12 octobre 2014
Le Pouce du panda de Stephen Jay Gould
Je suis, de toute façon, moins intéressé par la taille et les circonvolutions du cerveau d'Einstein que par la quasi-certitude que des individus d'un talent égal ont vécu et sont morts dans les champs de coton et dans les mines.

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Nastasia-B   29 novembre 2013
L'éventail du vivant : Le mythe du progrès de Stephen Jay Gould
LA " MARCHE DE L'IVROGNE " : Un homme sort d'un bar complètement saoul et titube sur le trottoir, entre le mur du bar et le caniveau. S'il atteint le caniveau, il s'écroule ivre mort et le jeu s'arrête. Supposons que le trottoir ait trois mètres de large et que notre ivrogne marche au hasard, avec un pas moyen de cinquante centimètres, en avant ou en arrière. [...]

Où va-t-il aboutir si on le laisse tituber suffisamment longtemps ? Dans le caniveau, inéluctablement, et pour la raison suivante : chaque pas, en avant ou en arrière, a une probabilité égale de 1/2. Le mur du bar constitue un " barrière infranchissable ". [...] Autrement dit, son mouvement ne peut se développer que dans une seule direction : vers le caniveau. [...]

J'ai exhumé ce vieil exemple pour illustrer un point capital : [...] L'ivrogne tombe à chaque fois dans le caniveau, mais son mouvement ne témoigne d'aucune tendance à cette forme de perdition. D'une manière similaire, une mesure moyenne ou extrême de la vie peut progresser dans une direction donnée même si aucun avantage évolutif ou aucune tendance intrinsèque ne favorise ce mouvement.
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Luniver   15 septembre 2013
Darwin et les grandes énigmes de la vie de Stephen Jay Gould
On ne peut pas juger un individu par rapport à la moyenne de son groupe.
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petch   28 janvier 2013
Le Pouce du panda de Stephen Jay Gould
J'espère que personne ne tenterait de nos jours de classer les races et les sexes par la taille moyenne des cerveaux. Mais la fascination qu'exerce sur nous la base physique de l'intelligence est toujours aussi vive et l'espoir naïf demeure dans certains milieux que la taille ou quelque autre caractéristique extérieure dépourvue d'ambiguïté puisse traduire cette complexité interne. Cette doctrine liant quantité et qualité est toujours en nous sous sa forme la plus grossière consistant à utiliser une quantité aisément mesurable pour évaluer abusivement une qualité beaucoup plus complexe et difficile à saisir. Cette méthode, que certains hommes emploient pour estimer la valeur de leur pénis ou de leur automobile, est toujours utilisée pour le cerveau.
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odin062   02 avril 2014
Comme les huit doigts de la main de Stephen Jay Gould
Je n’ai jamais pu lui faire comprendre que les diplômes supérieurs [...] ne garantissaient pas le niveau élevé de la sagesse, et qu’en définitive il n’y avait rien de mieux que la lecture soigneuse, selon la mode ancienne. [...] Il avait, en effet, les bases nécessaires en matière d’intelligence et de connaissance du jargon technique ; et il possédait, en outre et en abondance, deux choses rarement rencontrées chez les universitaires en activité : du temps pour lire soigneusement et une absence de préjugés qui déforment.
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Luniver   06 octobre 2013
La mal-mesure de l'homme. L'intelligence sous la toise des savants de Stephen Jay Gould
Dans une autre étude, Terman a rassemblé un échantillon de 256 « vagabonds et chômeurs », provenant d'un centre d'accueil pour sans-logis de Palo Alto. Il s'attendait à ce que leur Q.I. fût le plus bas de toute sa liste [des différentes professions] ; cependant, bien que la moyenne de 89 obtenue par les clochards ne témoignât pas de dons prodigieux, elle plaçait tout de même ceux-ci au dessus des conducteurs de tramway, des vendeuses, des pompiers et des policiers. Pour venir à bout de cette situation gênante, Terman présenta son tableau de résultats de manière curieuse. La moyenne des clochards était désespérément élevée, mais, au sein de celle-ci, on enregistrait aussi des variations plus importantes que dans aucun autre groupe et on y trouvait un bon nombre de notes assez basses. Terman fit donc figurer sur son tableau les notes de 25% les plus faibles de chaque groupe, ce qui eut pour effet de faire redescendre les vagabonds dans les bas-fonds.
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Nastasia-B   12 juin 2012
Le Pouce du panda de Stephen Jay Gould
Lorsque j'avais quatre ans je voulais être éboueur. J'aimais le bruit des poubelles qui s'entrechoquaient et le vrombissement du compresseur ; je pensais que toutes les poubelles de New York pouvaient tenir dans un seul gros camion-benne. Puis, à l'âge de cinq ans, mon père m'emmena voit le tyrannosaure au Muséum américain d'histoire naturelle. Alors que nous nous trouvions devant le dinosaure, un homme éternua ; la gorge serrée, je m'apprêtais à prononcer la prière des derniers instants, le Shema Yisrael. Mais le grand animal ne broncha pas, impavide dans sa noblesse osseuse, et à la sortie du musée, je déclarai tout de go que quand je serais grand, je serais paléontologue.
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PiertyM   21 octobre 2014
La Vie est belle : Les Surprises de l'évolution de Stephen Jay Gould
Le darwinisme conventionnel continue, à juste titre, d'exercer une grande influence ; mais sa domination n'est plus exclusive, et de nouvelles conceptions se sont récemment répandues, telles que celles qui attribuent aux organismes un rôle actif dans l'imposition de limites aux directions pouvant être prises pour leur changement évolutif. L'évolution est le résultat d'une dialectique entre l'interne et l'externe, et ne se borne pas à l'action de facteurs écologiques amenant en douceur des structures malléables à prendre des configurations adaptées.
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