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Note moyenne 3.5 /5 (sur 57 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Bronx (New York) , 1961
Biographie :

Après des études d’Histoire et littérature américaine à l’université de Harvard, Jake Lamar travaille comme journaliste au Time magazine pendant six ans avant de se consacrer entièrement à l’écriture. Nous sommes en 1991 et il vient de remporter un prix aux USA pour son premier ouvrage, Bourgeois blues.

Dès lors, il a la possibilité de réaliser enfin son rêve d’enfant, vivre de sa plume bien sûr, mais surtout partir un an à l’aventure : destination Paris. Il ne parle alors pas un mot de Français et pourtant, ce qui ne devait durer qu’un an est devenu permanent puisque, débarqué en 1993, il n’est jamais reparti. Et si aujourd’hui sa langue d’adoption n’a plus de secrets pour lui, il ne se sent pas pour autant prêt à écrire en Français.

Auteur à ce jour de six romans, Jake Lamar reste un auteur américain, écrivant sur son pays natal qu’il compare à un membre de sa famille « qu’il aime mais qui le rend fou ».

Les États-Unis pourtant ne sont pas sa seule source d’inspiration, en témoigne Rendez vous dans le 18ème, un thriller parisiens.

Loin des clichés de « l’Américain à Paris », Jake Lamar vient de publier Confessions d’un fils modèle, une autobiographie, ou plus exactement un travail de mémoire.
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Source : www.etonnants-voyageurs.com
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Un aller retour dans le noir 2018 - 10 ans - par Jake Lamar

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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
Julitlesmots   18 octobre 2021
Viper's Dream de Jake Lamar
On lui fait comprendre qu’il vaut mieux oublier son rêve. L’oublier dans les fumées de la marijuana… qui lui ouvre des horizons.
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Mousquetaire11   09 octobre 2021
Viper's Dream de Jake Lamar
Bon sang, j'adore la musique noir. C'est ton peuple qui chante l'histoire du mien. L'histoire de nos deux peuples. Le drame dans ce pays c'est que vous, les noirs, vous n'avez pas accès au capital. C'est pour ça que ça me plaît d'investir à Harlem, d'investir dans les Noirs. Les noirs et les Juifs. Ensemble, on peut faire de grandes choses dans cette ville.
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Julitlesmots   04 octobre 2021
Viper's Dream de Jake Lamar
Haarlem. Avec deux a. C’était Mr O qui avait appris au jeune Clyde Morton comment s’écrivait initialement ce nom. New York était alors un territoire tribal, avait expliqué Mr O à Clyde avant qu’il acquière sa renommée de Viper.



Les prairies du nord de Manhattan avaient initialement été peuplées par des tribus indigènes algonquines. Au dix-septième siècle, des tribus néerlandaises arrivèrent, s’emparèrent du territoire et donnèrent à la région le nom d’une ville des Pays-Bas.



Elle resta principalement agricole jusqu’au milieu du dix-neuvième siècle, quand des tribus d’aristocrates new-yorkais blancs, d’origine majoritairement britannique et protestante, se mirent à construire des demeures dans la campagne pour échapper au surpeuplement de Lower Manhattan.



Des courses de chevaux se tenaient sur la petite route qu’était alors Harlem Lane. Des messieurs en chapeaux hauts-de-forme et des dames à ombrelles s’assemblaient le dimanche sur les rives de la Harlem River pour regarder les défilés nautiques. Puis vinrent les tribus juives et l’urbanisation galopante, la construction d’enfilades d’immeubles et de maisons jumelles.



Au début du vingtième siècle, les tribus italiennes firent main basse sur Harlem. Little Italy, la « Petite Italie », s’implanta tout au nord avant d’être recréée à Lower Manhattan.



Vint ensuite la grande migration des Noirs fuyant le Sud profond, dont Clyde Morton faisait partie.



Des tribus latino-américaines arrivèrent ensuite et s’installèrent à l’est, dans ce qu’on appellerait alors Spanish Harlem.



Mais Viper Morton, lui, estimait que le vrai cœur de Harlem, le cœur battant du quartier, était noir.
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Julitlesmots   03 octobre 2021
Viper's Dream de Jake Lamar
Les commerçants blancs te craignent vu les corrections que tu leur a foutues en toute impunité. Les noirs t'adorent pour les mêmes raisons. Et ils te craignent aussi. Tous les dealers, ils sont noirs. Ils se disent que si tu peux cogner sur des blancs sans avoir d'ennuis, tu serais encore plus dur avec ceux du même peuple que toi.
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carre   19 février 2012
Nous avions un rêve de Jake Lamar
Nous ne savons pas qui nous sommes.En tant que Noirs, nous avons absolument besoin de savoir qui nous sommes.
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christinebeausson   25 juin 2013
Rendez-vous dans le 18è de Jake Lamar
Vous savez quelle est la grande différence entre la France et l'Amérique?

Si l'on parle du racisme officiel -c'est à dire celui de la police ou de certains milieux politiques,.....je dirais qu'en matière de racisme, la France suit l'Amérique de très près......Mais la grande différence, c'est ce que j'appellerai le racisme quotidien. L'attitude des individus lambda, que vous croisez dans la rue.....je peux vous dire que l'atmosphère générale d'insultes et de préjugés dans laquelle toute personne noire doit se résoudre à vivre en Amérique, ....n'existe pas à Paris. Les coups d'œil malveillants, la suspicion généralisée, le dédain, la condescendance, toutes ces rebuffades, subtiles ou moins, que les américains blancs font constamment subir à leurs concitoyens noirs....eh bien, ici,on n'en voit pas trace. Ça n'existe tout simplement pas.
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christinebeausson   25 juin 2013
Rendez-vous dans le 18è de Jake Lamar
Il y a trois catégories d'Afro-Américains à Paris....

Primo, vous avez les frères et les sœurs qui voudraient que Paris soit la réplique exacte de l'Amérique, qui s'imaginent qu'il peut le devenir....ils ne veulent fréquenter que d'autres noirs américains et s'ils se donnent la peine d'apprendre le français, c'est uniquement le minimum indispensable à leur survie....ils l'ont dans la peau, leur Amérique chérie....et, de fait, ils finissent tous par retourner aux États-Unis......

Secundo....vous avez les Noirs américains qui se dissolvent en France. Ils se confondent avec le paysage et font tout ce qu'ils peuvent pour couper les ponts avec l'Amérique. Ils se marient avec des français, ne fréquentent que des français et ne s'expriment qu'en français....ce sont des Français virtuels....

Et, enfin, il y a la troisième catégorie...la troisième voie. On peut aimer les États-Unis, et préférer ne pas y vivre. Revendiquer ses racines, mais apprécier la liberté de ne pas en avoir. ...Nous vivons dans ce pays spirituel, qui est à la fois le nôtre et pas le nôtre : c'est notre patrie d'élection.
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Charybde2   01 juillet 2017
Rendez-vous dans le 18è de Jake Lamar
Tous les présents – les deux Arabes, le jeune couple, le barman algérien et Ricky lui-même – levèrent le nez dès que la silhouette de Cassius Washington s’encadra dans l’embrasure de la porte. Cash marqua une pause sur le trottoir ensoleillé, explorant d’un regard incertain la pénombre du bistrot. Il était splendide, dans son costard croisé anthracite qui avait dû coûter une fortune et qu’il portait sur une impeccable chemise jaune beurre, avec une cravate en soie bleue. Un attaché-case de cuir fauve à la main gauche, il leva sa main libre en visière pour scruter l’intérieur du café. Dès qu’il repéra Ricky, son visage s’illumina d’un large sourire, explosant d’assurance et d’autosatisfaction. Sous l’œil surpris du barman et des autres clients, il s’avança dans la salle en souriant de toutes ses dents, et mit le cap sur Ricky. Il était rarissime qu’un type tel que Cash, un Noir aussi ostensiblement américain, touriste et bourré de fric, se pointe dans un café de Barbès. Mais tandis que tous les occupants de l’établissement lorgnaient Cash sans vergogne, Ricky discerna dans leur regard autre chose que de la surprise. Tous semblaient se demander où ils avaient déjà vu cet élégant Afro-Américain. Ça, c’était l’effet de cette aura de célébrité que son cousin irradiait par tous les pores de sa peau. Il avait toujours eu l’allure de quelqu’un de célèbre.
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rkhettaoui   12 mai 2020
Le Caméléon noir de Jake Lamar
J’étais un piètre journaliste, soit. Je n’ai jamais aspiré à rien d’autre qu’à la médiocrité. Quoi qu’il en soit, nous autres, gens de couleur, disons toujours que lorsqu’on est noir, il faut être deux fois meilleur qu’un Blanc pour réussir deux fois moins bien. Possible. Mais il se pourrait aussi que ce soit faux. Tout ce que je veux, c’est défendre mon droit à la médiocrité. Il est très difficile d’être un excellent journaliste, et beaucoup plus facile d’en être un médiocre. Oui, je n’ai jamais aspiré qu’à une chose : être un journaliste médiocre. Je rejette catégoriquement le principe selon lequel il me faudrait être deux fois plus médiocre que mes confrères de race blanche pour être jugé à moitié aussi médiocre qu’eux. Pourquoi devrais-je, sous prétexte que je suis noir, être soumis à des critères d’excellence rigides ? Bon sang, regardez-les, un peu, tous ces Blancs médiocres – et je ne vous parle même pas des journalistes blancs ! Je ne tire aucune gloire de ma médiocrité. Disons que je n’en ai pas honte non plus. Mais le droit à la médiocrité, la liberté d’être aussi médiocre que n’importe quel médiocre de race blanche, n’est-ce pas l’une des fins ultimes du progrès racial ?
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Charybde2   01 juillet 2017
Rendez-vous dans le 18è de Jake Lamar
« Je suis anti-succès, anti-technologie, anti-fitness, anti-développement personnel, anti-marché à terme et anti-« santé-sobriété » – mais je ne suis pas anti-américain. Je peux même dire que je les aime, mes compatriotes. A quelques exceptions près… Ce que je ne supporte pas, c’est de vivre en Amérique. »

C’est ainsi que Ricky Jenks répondait généralement à ceux qui voulaient savoir pourquoi il avait choisi la France, et pourquoi, au bout de neuf ans, il n’avait toujours pas la moindre envie de rentrer au pays. Et comme presque tout ce qu’il disait, ça avait l’air d’une boutade. Lorsque les gens lui demandaient si c’était l’exemple de ses illustres aînés qui l’avait décidé à se fixer en France, ça le faisait marrer : comparé à ces géants du jazz qu’avaient été Bud Powell, Sidney Bechet ou Kenny Clarke, répondait-il d’un ton léger, il n’était qu’un joueur de piano modèle courant, et n’avait jamais aspiré à une gloire quelconque. Et là, devant cet aveu de médiocrité et de manque d’ambition, il voyait les visages de ses compatriotes se fermer, avec une expression catastrophée. En Amérique, Ricky Jenks aurait été estampillé « raté ». En France, il était tout simplement lui-même.
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