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Note moyenne 3.37 /5 (sur 262 notes)

Nationalité : États-Unis
Biographie :

Jami Attenberg est écrivain et journaliste.

Elle écrit entre autres pour The New York Times et The Wall Street Journal.

Best-seller du New York Times, l'un des meilleurs livres de l'année selon de nombreuses publications, La Famille Middlestein (The Middlesteins, 2012) est son troisième roman, le premier publié en France, et a été traduit dans une quinzaine de pays.

Originaire de Chicago, elle vit aujourd'hui à New York.

son site:
http://www.jamiattenberg.com/

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Jami Attenberg, interviewée lors de sa venue au Festival America, nous parle de la Famille Middlestein, l'un des romans les plus remarqués de cette rentrée littéraire 2014.
Citations et extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
Kittiwake   09 août 2015
La Famille Middlestein de Jami Attenberg
Les aliments sont faits d'amour. Manger, c'est aimer. Aimer, c'est manger. Et si un gros morceau de pain peut apaiser les pleurs d'un enfant, en quoi est-ce un problème?
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Ziliz   26 février 2018
La Famille Middlestein de Jami Attenberg
Daniel était son voisin, son ami, et Robin avait vraiment de l'affection pour lui, mais elle ne voulait pas s'engager dans une relation à long terme. Plus jamais. Parce que le couple était un cauchemar. Tant de contraintes. Tant de compromis. Tant de disputes. Il y en avait toujours un qui morflait à la fin. Dans le pire des cas, les deux morflaient, et il ne restait rien.

(p. 125)
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Ziliz   04 mars 2018
La Famille Middlestein de Jami Attenberg
Bon sang, ce qu'elle pensait à la bouffe, ces temps-ci.

Il faut dire qu'elle était épuisée par sa journée de boulot et heureuse de ne pas avoir à y penser jusqu'au lendemain (alors qu'elle aimait bien son travail [d'avocate] et n'avait jamais rechigné à la tâche, bien faire son travail étant à ses yeux, comme ses parents le lui avaient appris, le signe d'un comportement à la fois très juif et très américain). En théorie, elle aurait dû se réjouir de passer du temps avec ses enfants. En pratique, elle les trouvait un peu barbants. Jouer avec eux l'ennuyait. Ils n'y pouvaient rien, les pauvres ! Le fait même de JOUER lui posait problème. Même enfant, elle n'avait jamais vraiment compris l'intérêt d'une telle activité. Pour s'immerger complètement dans l'univers du jeu, il fallait être capable d'adopter une autre personnalité. Edie avait déjà du mal à supporter la sienne. Pourquoi en endosser une autre ?

(p. 101-102)
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Ziliz   08 mars 2018
La Famille Middlestein de Jami Attenberg
Nous avions assisté à quantité de divorces, parmi nos enfants, nos frères et soeurs, nos collègues, mais nous pensions qu'à partir d'un certain âge [après 60 ans], les couples ne se défont plus. Alors quand Richard a quitté Edie après sa première intervention chirurgicale (c'est à dire au pire moment possible), nous sommes restés stupéfaits. Incapables d'interpréter sa décision, voire de la juger. Edie n'était pas facile à aimer, nous l'admettions volontiers, mais elle était digne d'amour. Richard estimait-il qu'il n'avait pas à se soumettre à la morale classique - celle qui régissait tacitement notre vie à tous ? Etait-il un individualiste forcené déterminé à saisir sa dernière chance de bonheur ? Ou un lâche incapable d'affronter la maladie de sa femme ? Avait-il perdu son âme ?

(p. 241)
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pyrouette   26 mai 2015
La Famille Middlestein de Jami Attenberg
La lâcheté était un choix comme tant d'autres.
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Ziliz   20 février 2018
La Famille Middlestein de Jami Attenberg
Jusqu'à présent, Middlestein avait rencontré quinze [internautes] divorcées. Certaines se montraient plus amères que d'autres, et même plus amères que sa femme, mais c'était aussi, et de loin, les plus drôles de toutes : endurcies par la souffrance, aguerries par la pesanteur de la paperasse et des démarches juridiques, contraintes par quelques séances de thérapie de se livrer à un minimum d'introspection, elles avaient appris à rire d'elles-mêmes et de leur situation (en toute spontanéité ou avec une pointe de cynisme). En matière de premier rendez-vous, ces femmes étaient de vieux routiers. Elles se jetaient à l'eau. Elles se pliaient en quatre pour trouver un nouveau partenaire.

(p. 77-78)
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Ziliz   27 février 2018
La Famille Middlestein de Jami Attenberg
Le plan de départ en préretraite qu'Edie avait accepté de signer avec le cabinet d'avocats pour lequel elle avait travaillé pendant trente-trois ans lui permettait de conserver sa mutuelle à un prix extrêmement modique jusqu'à la fin de sa vie (ou même au-delà, si l'au-delà existait). Elle avait également droit à sa retraite à taux plein et à une somme d'argent substantielle, obtenue en échange de son silence quant au véritable motif de son départ : son poids perturbait les trois nouveaux directeurs du cabinet, descendants de ceux qui avaient embauché Edie des années auparavant, une Edie fraîchement émoulue de la faculté de droit, récemment mariée, pas encore enceinte et nettement plus mince qu'aujourd'hui. Elle avait été, à diverses périodes de sa vie, une femme plus intègre, plus prompte à se battre, à crier au scandale, et cette femme aurait estimé que la somme d'argent proposée était absolument indécente en regard des discriminations subies ; elle aurait même affirmé que tout l'or du monde n'aurait pas suffi à dédommager une personne qui s'entend dire - sans que les mots soient effectivement prononcés : 'Tu es beaucoup trop grosse. Peux-tu t'en aller, s'il te plaît ?'

Mais Edie était épuisée. Le monde entier l'épuisait. Elle avait ravalé son orgueil et accepté leur proposition, allant même jusqu'à leur sourire lorsqu'ils avaient échangé une poignée de main scellant la transaction.

(p. 174-175)
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Ziliz   19 février 2018
La Famille Middlestein de Jami Attenberg
Elle mangeait tout ce que les hommes mangeaient, et même davantage. Ils fumaient, elle mangeait. Ils buvaient du café, elle buvait du Coca-Cola. La nuit, elle mangeait les restes. Quelle importance ? Les stocks étaient reconstitués chaque jour. Elle mangeait pour Golda [Meir], qui se remettait d'un cancer. Elle mangeait pour Israël. Elle mangeait parce qu'elle adorait manger. Elle le savait, parce qu'elle sentait son coeur et son âme se gonfler quand elle était repue [...].

(p. 32)
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Ziliz   22 février 2018
La Famille Middlestein de Jami Attenberg
[ Robin, fille ado, et Edie, sa mère ]

- Dis... T'en as pas marre, toi, des fois ? reprit Robin.

- Marre de quoi ?

- De ÇA, répondit Robin en désignant son propre corps.

Edie la fixait sans comprendre.

- D'être grosse, quoi ! Allez, maman. Toi et moi. On est grosses, tu le sais bien.

- Je n'aime pas ce mot, murmura Edie.

- Si tu savais de quoi on me traite au lycée, poursuivit Robin.

Soudain, l'adolescente était mue par autre chose que la tristesse, quelque chose de nouveau et de cruel, au goût plus délectable que tous les sucres raffinés du monde : l'amertume.

- T'y aurais droit, toi aussi, mais dix fois pire.

Sur ce, Robin engloutit un autre cookie. Il fut à peine mâché avant de disparaître.

- Parce que t'es dix fois plus grosse que moi.

- Je suis désolée de te décevoir, marmonna Edie.

Elle s'était décomposée, ratatinée sur elle-même. Elle le savait et ne faisait rien pour se ressaisir, préférant couler à pic.

- Tu ne me déçois pas, répliqua Robin. Tu te déçois toi-même.

(p. 136-137)
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Ziliz   28 février 2018
La Famille Middlestein de Jami Attenberg
Sur le moment, elle serait tout de même bouleversée par la séparation. Elle fondrait en larmes en l'annonçant à sa fille et à son fils (bien qu'une petite partie de ces larmes soient destinées à les emplir de haine envers leur père). Un peu plus tard, elle cesserait de pleurer son départ parce qu'elle s'apercevrait qu'il ne lui manquait pas. Ensuite, elle recommencerait à pleurer, effarée d'avoir passé sa vie entière avec un homme qui ne lui manquait même pas, puis horrifiée de constater qu'il lui manquait, en fin de compte. Ou du moins, qu'elle regrettait sa présence, même s'ils ne se parlaient plus guère.

(p. 177)
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