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Note moyenne 3.36 /5 (sur 290 notes)

Nationalité : États-Unis
Biographie :

Jami Attenberg est écrivain et journaliste.

Elle écrit entre autres pour The New York Times et The Wall Street Journal.

Best-seller du New York Times, l'un des meilleurs livres de l'année selon de nombreuses publications, La Famille Middlestein (The Middlesteins, 2012) est son troisième roman, le premier publié en France, et a été traduit dans une quinzaine de pays.

Originaire de Chicago, elle vit aujourd'hui à New York.

son site:
http://www.jamiattenberg.com/

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Jami Attenberg, interviewée lors de sa venue au Festival America, nous parle de la Famille Middlestein, l'un des romans les plus remarqués de cette rentrée littéraire 2014.

Citations et extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
Kittiwake   09 août 2015
La Famille Middlestein de Jami Attenberg
Les aliments sont faits d'amour. Manger, c'est aimer. Aimer, c'est manger. Et si un gros morceau de pain peut apaiser les pleurs d'un enfant, en quoi est-ce un problème?
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Ziliz   26 février 2018
La Famille Middlestein de Jami Attenberg
Daniel était son voisin, son ami, et Robin avait vraiment de l'affection pour lui, mais elle ne voulait pas s'engager dans une relation à long terme. Plus jamais. Parce que le couple était un cauchemar. Tant de contraintes. Tant de compromis. Tant de disputes. Il y en avait toujours un qui morflait à la fin. Dans le pire des cas, les deux morflaient, et il ne restait rien.

(p. 125)
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iris29   11 août 2020
La Famille Middlestein de Jami Attenberg
Ce qui est sûr, c'est qu'elle n'était pas préparée à ça. Même après une enfance et une adolescence passée à biberonner la quintessence de la culture populaire, qui montrait volontiers les collèges des quartiers pauvres sous un jour déplorable. Non, vraiment, rien dans la vie - pas un film, pas une chanson, pas un épisode de New York Police Judiciaire, pas un cours de lycée, pas un conseiller d'orientation - ne l'avait préparée à cette année d'enseignement dans un bahut rempli de gamins à risques.
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Ziliz   04 mars 2018
La Famille Middlestein de Jami Attenberg
Bon sang, ce qu'elle pensait à la bouffe, ces temps-ci.

Il faut dire qu'elle était épuisée par sa journée de boulot et heureuse de ne pas avoir à y penser jusqu'au lendemain (alors qu'elle aimait bien son travail [d'avocate] et n'avait jamais rechigné à la tâche, bien faire son travail étant à ses yeux, comme ses parents le lui avaient appris, le signe d'un comportement à la fois très juif et très américain). En théorie, elle aurait dû se réjouir de passer du temps avec ses enfants. En pratique, elle les trouvait un peu barbants. Jouer avec eux l'ennuyait. Ils n'y pouvaient rien, les pauvres ! Le fait même de JOUER lui posait problème. Même enfant, elle n'avait jamais vraiment compris l'intérêt d'une telle activité. Pour s'immerger complètement dans l'univers du jeu, il fallait être capable d'adopter une autre personnalité. Edie avait déjà du mal à supporter la sienne. Pourquoi en endosser une autre ?

(p. 101-102)
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iris29   10 août 2020
La Famille Middlestein de Jami Attenberg
Elle ne rentrait plus dans ses tailleurs, ni dans ses vestes, ni dans ses chemisiers, ni dans ses jupes, ni dans ses pantalons, ni dans ses collants, ni même dans ses chaussures. Pourtant elle ne pouvait se résoudre à renouveler sa garde-robe. L'heure était peut- être venue de suivre sérieusement le régime Weight Watchers. La perspective oscillait dans son esprit, asses vague pour être sans cesse repoussée.
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Ziliz   08 mars 2018
La Famille Middlestein de Jami Attenberg
Nous avions assisté à quantité de divorces, parmi nos enfants, nos frères et soeurs, nos collègues, mais nous pensions qu'à partir d'un certain âge [après 60 ans], les couples ne se défont plus. Alors quand Richard a quitté Edie après sa première intervention chirurgicale (c'est à dire au pire moment possible), nous sommes restés stupéfaits. Incapables d'interpréter sa décision, voire de la juger. Edie n'était pas facile à aimer, nous l'admettions volontiers, mais elle était digne d'amour. Richard estimait-il qu'il n'avait pas à se soumettre à la morale classique - celle qui régissait tacitement notre vie à tous ? Etait-il un individualiste forcené déterminé à saisir sa dernière chance de bonheur ? Ou un lâche incapable d'affronter la maladie de sa femme ? Avait-il perdu son âme ?

(p. 241)
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Ziliz   20 février 2018
La Famille Middlestein de Jami Attenberg
Jusqu'à présent, Middlestein avait rencontré quinze [internautes] divorcées. Certaines se montraient plus amères que d'autres, et même plus amères que sa femme, mais c'était aussi, et de loin, les plus drôles de toutes : endurcies par la souffrance, aguerries par la pesanteur de la paperasse et des démarches juridiques, contraintes par quelques séances de thérapie de se livrer à un minimum d'introspection, elles avaient appris à rire d'elles-mêmes et de leur situation (en toute spontanéité ou avec une pointe de cynisme). En matière de premier rendez-vous, ces femmes étaient de vieux routiers. Elles se jetaient à l'eau. Elles se pliaient en quatre pour trouver un nouveau partenaire.

(p. 77-78)
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pyrouette   26 mai 2015
La Famille Middlestein de Jami Attenberg
La lâcheté était un choix comme tant d'autres.
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iris29   10 août 2020
La Famille Middlestein de Jami Attenberg
Puis la nourriture arriva sur la table. Fumante, bouillonnante, décadente. Des dizaines de plats remplis de mets trop riches, gorgés de sel et de sucre. Brioches bien dodues fourrées à la viande de porc, brocolis vert vif couverts d'une épaisse sauce d'huîtres, nouilles au sarrasin agrémentées de crevettes à l'aigre-douce, poulet laqué, palourdes charnues nageant dans une délicieuse sauce au haricots noirs ; beignets de poireaux et à la coriandre. raviolis garnis d'un fruit de mer ou d'un mollusque étrangement, mais délicieusement pimenté - (...).

Tout était succulent. Là-dessus, rien à dire. M Song avait du talent. Mais il y avait beaucoup, beaucoup trop à manger. Et tout, absolument tout , était mauvais pour sa mère. Ces gens ne voyaient- ils pas de quoi souffrait Edie ? Ignorait-ils que chaque bouchée de brocolis ou de poulet en sauce la rapprochait d'une mort certaine ?
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Ziliz   28 février 2018
La Famille Middlestein de Jami Attenberg
Sur le moment, elle serait tout de même bouleversée par la séparation. Elle fondrait en larmes en l'annonçant à sa fille et à son fils (bien qu'une petite partie de ces larmes soient destinées à les emplir de haine envers leur père). Un peu plus tard, elle cesserait de pleurer son départ parce qu'elle s'apercevrait qu'il ne lui manquait pas. Ensuite, elle recommencerait à pleurer, effarée d'avoir passé sa vie entière avec un homme qui ne lui manquait même pas, puis horrifiée de constater qu'il lui manquait, en fin de compte. Ou du moins, qu'elle regrettait sa présence, même s'ils ne se parlaient plus guère.

(p. 177)
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