AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet

Note moyenne 4.12 /5 (sur 1407 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 26/07/1939
Biographie :

Jean-Claude Grumberg est un dramaturge, scénariste et écrivain français.

Avant de devenir auteur dramatique, il exerce plusieurs métiers, dont celui de tailleur, milieu qu'il prend pour cadre de sa pièce "L'Atelier" (1979). Il découvre le théâtre en étant comédien dans la compagnie. Il devient écrivain en signant en 1968 "Demain, une fenêtre sur rue", puis des textes courts, comme "Rixe", qui sera joué à la Comédie-Française.

Il écrit sur ce qui le hante depuis tout petit : la disparition de son père dans les camps d'extermination nazis : "Maman revient pauvre orphelin, Dreyfus" (1974) et "Zone libre" (1990).
En 1998, "L'Atelier", pièce reprise au Théâtre Hébertot à Paris, connaît un grand succès et reçoit en 1999 le Molière de la meilleure pièce du répertoire.

Au cinéma, il est scénariste de : "Les Années Sandwiches", codialoguiste avec François Truffaut et Suzanne Schiffman pour "Le Dernier Métro" (1980), "La Petite Apocalypse" (1993) de Costa-Gavras, "Le Plus Beau Pays du monde" de Marcel Bluwal (1999), "Faits d'hiver" de Robert Enrico (1999), "Le Couperet" (2005) de Costa-Gavras.

Pour la télévision, il écrit les scénarios de "Thérèse Humbert", "Music Hall" de Marcel Bluwal, "Les Lendemains qui chantent" de Jacques Fansten et "Julien l'apprenti" de Jacques Otmezguine.

En 1999, il se tourne vers un nouveau public avec "Le Petit Violon", pièce de théâtre destinée aux enfants. C'est un auteur de littérature jeunesse qui figure sur la liste officielle des œuvres destinées au cycle 3 éditée par le ministère de l’Éducation Nationale.

Jean-Claude Grumberg a reçu le Grand prix de l'Académie française en 1991 et le Grand prix de la SACD 1999 pour l'ensemble de son œuvre ; le Molière du meilleur auteur dramatique en 1991 pour "Zone libre", et en 1999 pour "L'Atelier".

Il est le père de l'actrice Olga Grumberg (1970).

Après une cinquantaine de textes écrits pour le théâtre plus quelques scénarios de cinéma, Jean-Claude Grumberg publie un conte qui s’intitule «La Plus précieuse des marchandises» , forme singulière pour évoquer la déportation.
+ Voir plus
Ajouter des informations
Bibliographie de Jean-Claude Grumberg   (52)Voir plus

étiquettes
Videos et interviews (29) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de
Jean-Claude Grumberg était présent sur le plateau de la grande librairie pour la sortie de son livre “De Pitchik à Pitchouk - un conte pour vieux enfants”, aux éditions du Seuil et qui sera disponible en librairie à partir du 7 avril 2023. Au cours de ses 160 pages, Jean-Claude Grumberg fait un excellent travail de mémoire et de transmission avec des histoires racontées par une héroïne qui ne jure que par les contes. Cela commence par l'histoire de Rosette qui vient de perdre son mari et qui décide de se rendre dans sa cheminée, dans le conduit et rencontre le Père Noël du quartier de l'Odéon. Au premier abord un peu ronchon, elle décide de l'inviter dans son appartement.  Un livre qui met à l'honneur les histoires, et des histoires, Jean-Claude Grumberg qui se qualifie souvent comme “un conteur tragique qui cherche à faire rire” en a entendu pléthore durant ses 18 années en tant que tailleur dans un atelier.  Retrouvez l'intégralité de l'interview ci-dessous : https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/la-grande-librairie-saison-15/4744966-emission-du-mercredi-5-avril-2023.html
+ Lire la suite
Podcasts (3) Voir tous


Citations et extraits (214) Voir plus Ajouter une citation
Les chants, les drapeaux, les discours, les pétards même, toute cette folie, toute cette joie lui rappelaient qu'il était seul, qu'il serait seul à jamais, seul à respecter le deuil, à porter le deuil de l'humanité, le deuil de tous les massacrés, le deuil de son épouse, de ses enfants, de ses parents à lui, de ses parents à elle. Il traversait les villes et les villages, tel un spectre, témoin des libations, de la liesse, des saluts, des serments : plus jamais ça, plus jamais.
Commenter  J’apprécie          440
Sans ciseaux, armé d'une simple tondeuse, le père des jumeaux, le mari de Dinah, notre héros, après avoir vomi son cœur et ravalé ses larmes, se mit à tondre et à tondre des milliers de crânes, livrés par des trains de marchandises venant de tous les pays occupés par les bourreaux dévoreurs d'étoilés.
Commenter  J’apprécie          440
En vérité, les jumeaux s’étaient manifestés au pire instant, au printemps 1942. Était-ce le moment de mettre au monde un enfant juif ? Pire, deux enfants juifs d’un coup ? Fallait-il les laisser naître ainsi sous une bonne étoile jaune ?
Commenter  J’apprécie          370
Toujours dans la rubrique nécrologique, section internationale cette fois, on annonce le décès de Kirk Douglas, à cent trois ans. Tu l’aimais, tu l’adorais, je l’aimais, je l’adorais, itou. Et comme nous étions fiers, fiers de savoir qu’il était des nôtres ! Au même titre que Johnny Weissmuller, le premier Tarzan, et Fred Astaire, le merveilleux, de son vrai nom Austerlitz, et Tony Schwartz dit Curtis, l’autre viking.
Oui oui oui oui, nous vivions ainsi, cherchant à savoir qui l’était et qui ne l’était pas parmi les plus grands, les phénix, les géants de ce monde. Nous avions tant besoin, après ce déferlement de haine, de crachats, de mensonges, de meurtres, d’humiliations, de ragots, toutes ces années passées à courir, à se cacher, à se faire prendre par la police de notre propre pays pour être livrés aux assassins d’enfants, de mères, de malades, nous avions tant besoin de victoires. Oui, nous sortions le dos plus droit après avoir vu Kirk à cheval, ou mis en croix dans Spartacus.
Commenter  J’apprécie          350
J’en étais là quand Nadia, à l’âge de cinq mois, fut frappée par la mort subite des nourrissons. Dans la nuit qui suivit j’écrivis Chez Pierrot. Une pièce où ma douleur, ma rage, mon désespoir et mon dégoût s’exprimèrent sans retenue, comme malgré moi. Ce fut cette nuit-là que je découvris qu’on n’écrivait pas pour gagner sa vie, qu’on écrivait pour exprimer ce qu’on ne pouvait dire, qu’on écrivait pour crier sa douleur ou son amour, sa joie ou son désespoir, ou les deux. Et depuis je n’ai jamais pu revenir en arrière et écrire quoi que ce soit « pour gagner ma vie », ou presque la tienne.
Commenter  J’apprécie          340
Revivre, se souvenir à chaque instant de l’horreur du monde interdit toute vie sur terre.
Commenter  J’apprécie          320
Moi j’écris comme d’autres édifient des monuments pour honorer la mémoire de leurs disparus. Je tente ainsi d’ériger du bout de ma plume un palais de papier accessible à tous ceux qui n’ont pas eu la chance de te connaître, donc de t’aimer.
Commenter  J’apprécie          310
Mais si je prétends écrire pour que toi tu continues à vivre, je mens. Je te mens et je me mens. C’est pour moi, pour moi seul que j’écris. Pour te faire continuer à vivre, oui, mais pour moi, pour mon usage personnel et privé, exclusif en tout cas. Je suis, reconnais-le, la principale victime de la catastrophe qui t’a emportée, arrachée à moi, la principale victime avec Olga bien entendu, et Rosette, ta sœur, que tu n’avais pour ainsi dire jamais quittée durant quatre-vingts ans. Sans parler de tous ceux et toutes celles qui t’ont connue donc aimée.
Commenter  J’apprécie          300
Voilà la seule chose qui mérite d’exister dans les histoires comme dans la vie vraie. L’amour, l’amour offert aux enfants, aux siens comme à ceux des autres. L’amour qui fait que, malgré tout ce qui existe, et tout ce qui n’existe pas, l’amour qui fait que la vie continue.
Commenter  J’apprécie          300
Tu te demandes sans doute, pourquoi je m’échine à t’écrire chaque jour des mots qu’à coup sûr, à moins d’un peu probable miracle, tu ne liras jamais ? Disons que je t’écris pour te retenir. Je te vois, ou plutôt je te sens, t’éloigner de moi chaque jour, comme chaque jour, hélas, je m’éloigne de toi. Chaque jour, chaque jour qui passe, ton visage s’éloigne du mien, mes lèvres ne trouvent plus tes lèvres, mes mains perdent jusqu’au contour des formes de ton corps, je n’entends plus ta voix si grave et si prenante murmurer des mots d’amour à mon oreille. Chaque jour, chaque jour, tu te défais davantage, comme un puzzle somptueux dont on jetterait au rebut une à une toutes les pièces.
Commenter  J’apprécie          293

Acheter les livres de cet auteur sur
FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Lecteurs de Jean-Claude Grumberg (1869)Voir plus

Quiz Voir plus

Le bourgeois gentilhomme

Quel est le vrai nom de l'auteur ?

Jean-Baptiste Poquelin
John-Baptiste Poquelain
Jean-Baptiste Molière
John-Baptiste Molière

30 questions
302 lecteurs ont répondu
Thème : Le Bourgeois Gentilhomme de MolièreCréer un quiz sur cet auteur

{* *} .._..