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ISBN : 2021414191
Éditeur : Seuil (10/01/2019)

Note moyenne : 4.35/5 (sur 221 notes)
Résumé :
Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron. Non non non non, rassurez-vous, ce n'est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout.
Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons... Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s'abattait sur ce bois et ch... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (76) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  10 août 2019
Pour écrire un conte, la recette est intemporelle. Un décor, une masure, une forêt dense et inquiétante, et un élément qui va relier ces éléments au reste du monde, le plus souvent porteur de malheur. Ici c'est une ligne de chemin de fer, sur laquelle passe un train, qui transporte des marchandises. Il faut peu de pages pour comprendre de quel type de marchandises il s'agit.
Et puis il faut des personnages, le couple qui loge dans la masure, pauvre, sans enfant, au grand regret de l'épouse.
Il faut des méchants, des êtres maléfiques, traquant l'ennemi désigné. L'Autre, le différent selon des codes réinventés à l'envie, le « sans-coeur » , pointé du doigt par la vindicte populaire, comme responsable de tous les maux du monde.
Le hasard, la chance qui exauce les veux de la femme, n'est jamais sans conséquence, dans un conte. Pour tout cadeau du ciel il y a un prix à payer.
D'autres personnages, des gentils qui se font passer pour méchants, des méchants qu'il faut éviter de croire quand ils prétendent agir pour le bien de tous, entreront sur la scène de l'histoire.

C'est une bien poétique façon de conter une fois de plus l'horreur de cette tranche de notre Histoire, pas la première, et sans doute pas la dernière, tant la nature humaine est prévisible et imparfaite.
Pas de suspens dans le déroulement de la narration, on connait les faits, mais il en est ainsi pour tous les contes, qu'ils parlent d'un royaume lointain, isolé , inaccessible ou d'un conflit qui oppose les grands de ce monde, forts de la main d'oeuvre sans qu'ils envoient en leur nom au casse pipe.
La question primordiale est abordée à la fin : histoire vraie ou pas? C'est par une pirouette que l'auteur répond, en écrivant peut-être le plus beau passage du récit .

C'est vite lu, mais sans doute assez fort pour laisser une trace durable dans une mémoire de lecteur.

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ibon
  21 février 2019
Sorti en janvier 2019, ce conte a déjà une vocation universelle. Comme un indispensable.
Pourquoi? Parce qu'il touche à l'enfance, aux drames de la seconde guerre mondiale et au dénuement de toutes les populations victimes de la guerre et ici , de la barbarie nazie.
La forme est naïve. Un conte. Il commence comme "Le Petit Poucet" de Charles Perrault avec un bûcheron et sa femme pauvres comme des épouvantails. Ils n'ont rien.
Pourtant un petit train, qui s'en va dans la campagne et traverse la forêt emmenant des gens dans des wagons à bestiaux, va créer les conditions d'une rencontre et bouleverser leurs vies.
Cette rencontre improbable va réveiller ce monde devenu inhumain. Je n'en révèlerai pas davantage car il mérite votre curiosité.
Même si l'aspect du conte peut rebuter certains, Jean-Claude Grumberg s'est prémuni d'un premier degré trop enfantin par un ton ironique.
Ce conte a même du mordant. Il se saisit des dires antisémites pour mieux les tordre.
Pour moi, un indispensable pas seulement à cause des titres de l'actualité qui passeront sans doute dans deux jours car ce que nous révèle Jean-Claude Grumberg porte un message qui ne s'oublie pas: un devoir de mémoire pour ne plus laisser se reproduire l'impensable. Dans la lignée de "Si c'est un homme" de Primo Levi.
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hcdahlem
  25 janvier 2019
Comment dire l'indicible, comment raconter l'inhumanité, comment expliquer l'inexplicable? On sait qu'au retour des camps, nombre de victimes de la Shoah ont été confrontées à ce problème, préférant fort souvent le silence au témoignage leur faisant revivre le drame dont ils venaient d'être extirpés. Jean-Claude Grumberg a choisi la forme du conte pour nous rappeler au devoir de mémoire. Un conte très réussi, un conte qui devrait figurer au programme de tous les établissements scolaires.
Tout commence comme dans un grand bois où vivent une bûcheronne et son mari. Alors que lui est réquisitionné pour couper le bois, elle essaie de trouver de quoi manger. L'hiver est rude et il n'est pas rare que le faim s'invite à leur table tant son maigres les provisions qu'elle peut trouver. La grande saignée dans la forêt pour faire passer une voie ferrée apporte un peu de distraction, surtout pour la pauvre bûcheronne qui prend pour habitude de regarder passer le train. Son mari lui a expliqué qu'il s'agissait de convoi de marchandises, aussi espère-t-elle qu'un jour peut-être une partie du chargement tombera du convoi.
Pour l'heure, elle ne récolte que des petits bouts de papier sur lesquels on a griffonné un message qu'elle ne peut déchiffrer, ne sachant ni lire, ni écrire. Et puis un beau jour le miracle a lieu. Dans un tissu brodé d'or un petit paquet est jeté vers elle. Cette «marchandise» est un bébé!
Le lecteur aura compris qu'il s'agit d'un geste désespéré de prisonniers partant vers les camps de la mort et qui confient ainsi l'un de leurs enfants à une inconnue pour le sauver d'une issue mortelle plus que probable. Il va suivre en parallèle la famille arrivant dans ce sinistre endroit où les chambres à gaz fonctionnent déjà à plein régime et la famille de bûcherons essayant de sauver le bébé. Avec dans chaque couple ces mêmes questions et ce même sentiment de culpabilité. « le père des ex-jumeaux souhaitait mourir, mais tout au fond de lui poussait une petite graine insensée, sauvage, résistant à toutes les horreurs vues et subies, une petite graine qui poussait et qui poussait, lui ordonnant de vivre, ou tout au moins de survivre. Survivre. Cette petite graine d'espoir, indestructible, il s'en moquait, la méprisait, la noyait sous des flots d'amertume, et pourtant elle ne cessait de croître, malgré le présent, malgré le passé, malgré le souvenir de l'acte insensé qui lui avait valu que sa chère et tendre ne lui jette plus un regard, ne lui adresse plus une seule parole avant qu'il ne se quittent sur ce quai de gare sans gare à la descente de ce train des horreurs. » le bûcheron, après avoir résisté aux suppliques de son épouse, va laisser son épouse tenter de sauver cet enfant, de le nourrir, de le cacher aux yeux des occupants. Mais la nasse se referme sur eux avant qu'ils ne parviennent à fuir.
L'épilogue de ce conte aussi terrible que précieux va vous secouer.
Si, comme le rappelle Raphaëlle Leyris dans le Monde, Jean-Claude Grumberg est «est l'un des auteurs les plus étudiés dans les écoles, pour ses pièces et livres jeunesse», elle nous rappelle aussi «l'arrestation, sous ses yeux, de son père, Zacharie, emmené à Drancy puis déporté par le convoi 49, parti pour Auschwitz le 2 mars 1943». D'où sans doute la force de ce livre d'orphelin et la transcendance qui s'en dégage. Précipitez-vous toutes affaires cessantes chez votre libraire!
Lien : https://collectiondelivres.w..
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ValerieLacaille
  24 mars 2019
Jean Claude Grumberg utilise la forme du conte pour enfants, « le Petit Poucet » au départ de l'histoire pour évoquer un sujet qui n'a rien de naïf, la Déportation.
Deux personnages ; un pauvre bûcheron et sa femme, la pauvre bûcheronne, survivent tant bien que mal au milieu d'une forêt jouxtant une voie ferrée. Pendant que monsieur travaille pour apporter une bien maigre pitance au foyer, madame ramasse du bois pour en faire des fagots à revendre quelques sous ou à échanger contre des denrées comestibles.
La femme est des plus naïves. Chaque jour, un convoi passe, et celle-ci accoure vers lui, espérant un signe de la main, un petit mot même si elle ne sait pas lire, ou encore mieux, un cadeau peut être ? Où donc vont ces gens par milliers ? Elle n'en a aucune idée. Et un beau matin, son voeu le plus cher se réalise, une main passant par la lucarne d'un wagon va jeter au sol le cadeau que la pauvre bucheronne n'osait plus espérer de la vie : un bébé. Une petite fille. le père de celle-ci a espéré sauver son frère jumeau ; leur mère n'arrivant plus à les nourrir tous deux…
Comment faire quand la nourriture manque et quand ceux qui sont appelés « sans coeurs » sont chassés puis éliminés ? Nos pauvres bûcherons sont bien contrariés…
L'auteur brode une histoire onirique basée sur de bien tristes réalités historiques. Il maîtrise le sujet : son père et son grand père ne sont pas revenus des camps où ces wagons les ont amenés. L'arrivée dans le camp d'extermination est racontée avec ironie : « Après réception de la marchandise, il fut aussitôt procédé à son tri. Les experts trieurs, tous médecins diplômés, après examen, ne conservèrent que dix pour cent de la livraison. Une centaine de têtes sur mille. le reste, le rebut, vieillards, hommes, femmes, enfants, infirmes, s'évapora après traitement en fin d'après-midi dans la profondeur infinie du ciel inhospitalier de Pologne. »
Ce ton railleur est utilisé dans tout le récit, alternant avec des passages où la naïveté paraît régner. Parfois, cet aspect enfantin de l'écriture m'a un peu agacée, j'avoue. Mais c'est un petit livre qu'il faut lire et faire lire ; à ce sujet, aucun doute.
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visages
  04 février 2019
Ce petit livre est un conte. Les contes sont souvent cruels et, s'ils font appel à l'imaginaire c'est fréquemment pour mettre en garde contre un danger. Si on désobéit, le danger approche et peut nous engloutir! Ce conte çi ne respecte pas tout à fait la trame. Oh ! la peur est bien là du début à la fin et elle nous prévient bien d'un terrible danger: celui de l'oubli qui pourrait alors redonner vie au monstre. ICe conte nous oblige à regarder le train passer et à ouvrir nos yeux sur la marchandise qu'il transporte. Mais dans ce conte çi,il est indispensable de désobéir lorsque l'Autorité asséne des idées et des ordres inentendables...La désobéissance devient alors la seule façon de sauver La plus précieuse des marchandises "l'Amour".
Ainsi, J.C Grumberg réussit en une centaine de pages et gràce à la pauvre bûcheronne et son mari à perpétrer le devoir de mémoire sous une forme originale et émouvante qui mèle lnnocence des sentiments et regard cru et intransigeant sur les abominations de la dernière guerre mondiale et la déportation.
Je remercie vivement Babelio et La librairie du XXIe siècle pour ce très beau livre offert dans le cadre de la dernière Masse critique. J'ajoute que le format de ce livre est très agréable et qu'il est vraiment à mettre entre toutes les mains dés l'adolescence.
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critiques presse (4)
Lexpress   31 mai 2019
Avec ce petit livre en forme de conte, le dramaturge Jean-Claude Grumberg prend les jurés par le coeur pour les plonger dans les tréfonds de la grande Histoire. En pleine Seconde Guerre mondiale, un train qui mène vers l'enfer, une petite fille recueillie par un couple de bûcherons... Le décor est planté. Au-delà de l'horreur, un merveilleux message d'espoir et d'amour.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeSoir   15 avril 2019
Jean-Claude Grumberg signe un bijou intemporel, inspiré par le drame de sa petite enfance.
Lire la critique sur le site : LeSoir
LaLibreBelgique   14 mars 2019
Récit admirable sur la Shoah et son opposé : la survie et l’amour.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeMonde   10 janvier 2019
jusqu’à quand cette mémoire pourra-t-elle perdurer ? Pour la maintenir, pour lutter contre l’oubli, Jean-Claude Grumberg a fait le beau pari du conte.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
hcdahlemhcdahlem   25 janvier 2019
Le père des ex-jumeaux souhaitait mourir, mais tout au fond de lui poussait une petite graine insensée, sauvage, résistant à toutes les horreurs vues et subies, une petite graine qui poussait et qui poussait, lui ordonnant de vivre, ou tout au moins de survivre. Survivre. Cette petite graine d’espoir, indestructible, il s’en moquait, la méprisait, la noyait sous des flots d’amertume, et pourtant elle ne cessait de croître, malgré le présent, malgré le passé, malgré le souvenir de l’acte insensé qui lui avait valu que sa chère et tendre ne lui jette plus un regard, ne lui adresse plus une seule parole avant qu’il ne se quittent sur ce quai de gare sans gare à la descente de ce train des horreurs.
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hcdahlemhcdahlem   25 janvier 2019
INCIPIT
Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron.
Non non non non, rassurez-vous, ce n’est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir? Allons…
Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s’abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale.
La guerre mondiale, oui oui oui oui oui. Pauvre bûcheron, requis à des travaux d’intérêt public – au seul bénéfice des vainqueurs occupant villes, villages, champs et forêts –, c’était donc pauvre bûcheronne qui, de l’aube au crépuscule, arpentait son bois dans l’espoir souvent déçu de pourvoir aux besoins de son maigre foyer.
Fort heureusement – à quelque chose malheur est bon – pauvre bûcheron et pauvre bûcheronne n’avaient pas, eux, d’enfants à nourrir.
Le pauvre bûcheron remerciait le ciel tous les jours de cette grâce. Pauvre bûcheronne s’en lamentait, elle, en secret.
Elle n’avait pas d’enfant à nourrir certes, mais pas non plus d’enfant à chérir. Elle priait donc le ciel, les dieux, le vent, la pluie, les arbres, le soleil même quand ses
rayons perçaient le feuillage illuminant son sous-bois d’une transparence féerique. Elle suppliait ainsi toutes les puissances du ciel et de la nature de bien vouloir lui accorder enfin la grâce de la venue d’un enfant.
Peu à peu, l’âge venant, elle comprit que les puissances célestes, terrestres et féeriques s’étaient toutes liguées avec son bûcheron de mari pour la priver d’enfant.
Elle pria donc désormais pour que cessent au moins le froid et la faim dont elle souffrait du soir au matin, la nuit comme le jour.
Pauvre bûcheron se levait avant l’aube afin de donner tout son temps et toutes ses forces de travail à la construction de bâtiments militaires d’intérêt général et même caporal.
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hcdahlemhcdahlem   25 janvier 2019
La pauvre bûcheronne, qu’il vente, qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il règne cette chaleur suffocante dont je vous ai déjà parlé, cette pauvre bûcheronne donc, arpentait son bois en tous sens, recueillant chaque brindille, chaque débris de bois mort, ramassé et rangé comme un trésor oublié et retrouvé. Elle relevait aussi les rares pièges que son bûcheron de mari posait le matin en se rendant à son labeur.
La pauvre bûcheronne, vous en conviendrez, jouissait de peu de distractions. Elle marchait, la faim au ventre, remuant dans sa tête ses vœux qu’elle ne savait plus désormais comment formuler. Elle se contentait d’implorer le ciel de manger, ne serait-ce qu’un jour, à sa faim.
Le bois, son bois, sa forêt, s’étendait large, touffu, indifférent au froid, à la faim, et depuis le début de cette guerre mondiale, des hommes requis, avec des machines puissantes, avaient percé son bois dans sa longueur afin de poser dans cette tranchée des rails et depuis peu, hiver comme été, un train, un train unique passait et repassait sur cette voie unique.
Pauvre bûcheronne aimait voir passer ce train, son train. Elle le regardait avec fièvre, s’imaginait voyager elle aussi, s’arrachant à cette faim, à ce froid, à cette solitude.
Peu à peu elle régla sa vie, son emploi du temps sur les passages du train. Ce n’était pas un train d’aspect souriant. De simples wagons de bois avec une sorte d’unique lucarne garnie de barreaux dont était orné chacun de ces wagons. Mais comme pauvre bûcheronne n’avait jamais vu d’autres trains, celui-ci lui convenait parfaitement, surtout depuis que son époux, répondant à ses questions, avait déclaré d’un ton péremptoire qu’il s’agissait d’un train de marchandises.
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DartemisDartemis   04 août 2019
Après réception de la marchandise, il fut aussitôt procédé à son tri. Les experts trieurs, tous médecins diplômés, après examen, ne conservèrent que dix pour cent de la livraison. Une centaine de têtes sur mille. Le reste, le rebut, vieillards, hommes, femmes, enfants, infirmes, s’évapora après traitement en fin d’après-midi dans la profondeur infinie du ciel inhospitalier de Pologne.
C’est ainsi que Dinah, dit Diane sur ses papiers provisoires, et son tout nouveau livret de famille, et son enfant, Henri, frère jumeau de Rose, s’affranchirent de toute pesanteur en joignant les limbes du paradis promis aux innocents.
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ValerieLacailleValerieLacaille   24 mars 2019
Après réception de la marchandise, il fut aussitôt procédé à son tri. Les experts trieurs, tous médecins diplômés, après examen, ne conservèrent que dix pour cent de la livraison. Une centaine de têtes sur mille. Le reste, le rebut, vieillards, hommes, femmes, enfants, infirmes, s'évapora après traitement en fin d'après midi dans la profondeur infinie du ciel inhospitalier de Pologne.
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Comme vous allez pouvoir le constater ci-dessous, le jury du Prix Orange du Livre 2019 rassemble des passionnés, qu?ils soient auteurs, libraires ou lecteurs issus de la communauté de ce site. Le 10 mai, tous les membres se sont réunis sous la présidence de Jean-Christophe Rufin afin de désigner les 5 finalistes de cette 11e édition. Voici une vidéo qui va vous donner envie de lire ces livres si ce n?est pas encore fait? et de voter à votre tour pour votre roman favori, ce que vous pouvez faire ici : https://www.lecteurs.com/article/revivez-les-deliberations-du-prix-orange-du-livre-2019-et-votez-pour-votre-roman-favori/2443599
? Bénédicte Belpois, Suiza, Gallimard ? Franck Bouysse, Né d'aucune femme, La manufacture de livres ? Harold Cobert, Belle-Amie, Les Escales ? Jean-Claude Grumberg, La plus précieuse des marchandises, Seuil ? Jean-Baptiste Maudet, Matador Yankee, le Passage
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