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3.6/5 (sur 182 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Méréville , le 25/06/1919
Mort(e) à : Méréville , le 12/06/1979
Biographie :

Il naît à Méréville le 25 juin 1919 d’une mère institutrice et d’un père pharmacien qui, dans ses temps libres, préfère à sa pharmacie de la rue Jean-Jacques Rousseau le jardinage, le violon, la peinture ou l’écriture de vaudevilles pour la troupe théâtrale du village. Ses études littéraires le mènent à Paris, puis à Haguenau lorsqu’il devient enseignant.

Heureusement, une bonne surprise l’arrache rapidement à cette région qui n’est pas la sienne : en 1945, son roman Mon village à l’heure allemande est récompensé par le Prix Goncourt, un an après qu’il ait été attribué à Elsa Triolet. Les deux auteurs ont abordé les mêmes thèmes : la seconde guerre mondiale, l’occupation allemande, la collaboration, la résistance. Le Prix permet à Jean-Louis Bory de racheter la propriété acquise en 1880, à Méréville, par ses grands-parents et qui avait ensuite appartenu à la comtesse Cally, sa tante : la Villa des Iris, qu’il rebaptise La Calife.

Entre 1946 et jusqu’à sa mort en 1979, sa vie se déroule entre Paris et Méréville. Il tente de poursuivre à travers différents livres le récit de l’histoire de Jumainville. L’accueil froid du public le contraint à reprendre l’enseignement… pour le bonheur de ses élèves du lycée Voltaire et du lycée Henri IV. Sa prise de position contre la guerre d’Algérie et pour l’insoumission en 1960 le rend indésirable au sein de l’Education Nationale. Il retourne à sa plume, comme journaliste, critique (acerbe), scénariste, auteur d’études et de biographies (sur Balzac, Eugène Sue,…).
Son entrée à l’émission Le Masque et la Plume, en 1964, assure à Jean-Louis Bory une audience qui contribue à son succès de critique.
Il renoue avec ses passions d’enfance : le cinéma et le théâtre. Mais pour lui, les plus belles "toiles" du quartier latin ne remplacent pas les paysages de la Beauce. À Méréville, il prend soin de son jardin comme de sa bibliothèque (quarante mille titres !).
Il révèle son homosexualité en janvier 1975.

Le 11 juin 1979, vaincu par une dépression, il met fin à ses jours. L’écrivain repose là où il est né, à Méréville.

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Source : www.terresdecrivains.com
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1 029 vues 2 juil. 2012 Abonnez-vous http://bit.ly/inaculture 28 mai 1977 Festival de Cannes : Interviews de Jean-Louis BORY et de Benoîte GROULT sur les thèmes qui ont hanté ce festival ; avec des images de la croisette bondée, de façades de cinémas, de plages avec des estivants sous des parasols, des baigneuses sur des matelas et des images d'une longue file d'attente devant le palais des festivals.In Bruno MASURE commentant le festival. Images d'archive INA Institut National de l'Audiovisuel http://www.ina.fr Abonnez-vous http://www.youtube.com/subscription_c...


Citations et extraits (58) Voir plus Ajouter une citation
- Qu'est-ce qu'on t'a fait ? murmura maman.
Sans relever la tête, il répond :
- La prison.
Puis il répète :
- La prison, ça ne te suffit pas ?
- Il y a de la prison méritoire, intervient Pierre.
- La prison, c'est la prison, dit-il. La prison méritoire est aussi sale, aussi froide et aussi humide que celle qui n'est pas méritoire. Des blagues. J'ai été en prison, voilà tout ce que je vois. En prison, oui. Là où on met les gens dangereux, les malhonnêtes.
- Papa...
- On m'a interrogé. On m'a traîné à coups de coude et à coups de bottes. Moi.
Il a un petit rire sec :
- Il paraît que j'étais accusé d'écouter la radio anglaise. Je n'ai pas de poste. Ce que je leur ai dit. Alors, ils ont essayé de me convaincre de marché noir.
Il relève le menton, il secoue ses mains tombantes, elles sont fanées.
- J'ai juré sur mon honneur, j'ai engagé ma foi d'honnête homme. Vous entendez, d'honnête homme ; l'honnêteté, tout ce que ça veut dire, vous comprenez ?... Tout ça.
Il écarte les bras, dans le geste d'embrasser un tronc énorme.
- Ils ont ri.
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Les nuages poussaient des flaques d’ombre bleue sur les trottoirs. Par la porte ouverte et par toute la devanture, le friselis des tilleuls venait papilloter autour du comptoir. L’odeur de luzerne s’amenait par paquets depuis les champs.
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La demie de minuit sonne ; le silence, après, paraît plus profond. Je prête l’oreille. Pas le moindre bruit ; personne ne souffle ; pas de lumière. Le couvre-feu tient le village coincé : il est oppressé comme une poitrine sous un genou ; ça le serre. L’heure allemande. Je n’ai pas entendu sonner minuit ; l’heure boche ! Il est minuit et demi à Berlin.
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Elle se demandait quelle couleur pouvait avoir le soleil maintenant qu'on lui volait son fils.
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- Et moi, je recule, dis-je. Je suis faible, je suis lâche sans doute. Je répugne à cette violence. Elle est certainement nécessaire, mais ma conscience se refuse à l’accepter. Je ne veux pas me conduire en brute parce que les Allemands se conduisent en brutes.
- Et tu te laisses égorger ! crie Marcel. Il faut agir.
- Et devenir, comme eux, des partisans aveugles, les poings en avant, abrutir les gens par une propagande identique à la leur, à cela près qu’elle affirme le contraire, forcer au mensonge, exécuter sommairement ! C’est tout cela, agir, comme tu dis. C’est passer dans leur camp tout en ayant l’air de les combattre, tout en luttant contre eux. C’est cesser d’être un homme... ça me gêne de les entendre appeler Boches.
- Tu exagères tes scrupules, dit-il. C’est de la faiblesse.
(...)
- J’admets qu’il faille purifier par le fer et par le feu, mais combien faut-il être pur soi-même pour se charger de l’exécution !
- Le Meur, dit Tattignies – il se polit le crâne à pleines mains – vous jugez comme si vous étiez au-dessus de la mêlée. Il arrivera un jour où vous n’aurez plus le droit de conserver cette attitude.
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A George May
mon ami qui fut obligé à l'exil
le temps qu'à nos clochers
sonnait l'heure allemande.
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L’attaque à main armée que venait de subir la ferme avait achevé la mise en déroute de ses conceptions les plus solides. Voilà des gens qui avaient eu cent mille francs au moins dans les mains(...) et ils se contentaient de cinquante billets de mille qu’ils n’emportaient même pas ! Ils les brûlaient... cinquante billets, ça faisait ça, au moins, d’épaisseur entre le pouce et l’index. Toutes les idées qui, jusqu’ici, n’avaient jamais prêté à l’ombre d’une discussion, des idées universellement reçues, des articles de foi – qu’un sou était un sou ; que l’argent, s’il ne faisait pas le bonheur, y contribuait largement, et que cent mille francs avaient deux fois plus de valeur que cinquante mille – toute cette construction était jetée à bas. Il en concevait de l’inquiétude.
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Je crispais les poings de rage quand la très mamelue vieille fille qui nous serinait le "caté" nous assenait ces sornettes médiévales en riboulant des yeux.
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Je traverse tout Jumainville, au milieu d’une troupe d’Allemands plus bruyants que tout un charroi de betteraves. Et qui puent. (...) Ca pue le cuir, la chaussette, le drap militaire, le suint. J’avance dans l’odeur solide de la patrouille. On dirait un bateau. Ca fait refluer la fraîcheur de la nuit comme une onde, de chaque côté.
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Sacrée Germaine ! Elle est la première à s’appeler Cuisse-Hospitalière. Comme dit mon grand-oncle : « C’est peau de mère en fille, dans cette famille ; mais c’est de braves peaux. » Les femmes de Jumainville, elles devraient lui être reconnaissantes de leur renvoyer un mari tout remonté et de bonne humeur.
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