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EAN : 9782260006657
155 pages
Julliard (01/12/1989)
3.46/5   27 notes
Résumé :
Mon père se prénommait Louis. Ma mère se prénommait Jeanne. Le temps des verbes. éclaire : j'ai
mon père, ce qui s'appelle perdre, comme on perd un trousseau de clefs, et certaines portes en effet ne s'ouvrent plus ; j'ai gardé ma mère, je la garde, c'est une de mes chances.
Jeanne, Louis. Logique, non ? si le doux fruit de leur union se prénomme Jean-Louis.
Ma mère espérait une fille...
Cette fille indubitable, on la baptiserait Denise. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
L'écriture est accrocheuse, avec un style et un ton qui m'ont rappelé ceux de Jean-Louis Fournier dans ses récits autobiographiques. le commentaire de la 4ème de couverture, constitué des premières lignes du récit, en donne d'ailleurs un aperçu.

Après quelques dizaines de page, consacrées à son enfance et à sa famille, l'auteur aborde ses sentiments et émois d'adolescent, puis sa quête d'un être aimé (sa « moitié d'orange »). Il nous laisse deviner son homosexualité, de plus en plus explicitement, mais pas d'emblée. Malgré son sens de la formule, ses précautions oratoires sur le sujet m'ont beaucoup agacé. Il est vrai que cet ouvrage a été écrit et publié au début des années 1970, à une époque où ce sujet était encore plus tabou que de nos jours, à cause du conformisme et de l'intolérance de la société.

Ouvrage emprunté dans une Boîte à livre, puis restitué dans une autre.
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Qui se souvient encore de Jean-Louis Bory ? Moi: je l'écoutais avec grand plaisir à la radio dans l'émission "Le Masque et la Plume" et aussi je lisais ses chroniques de cinéma dans "Le Nouvel Observateur". J'appréciais énormément son engagement, la finesse de son goût et la sincérité dans ses convictions. Lorsque j'étais "fan" de ses critiques, il était politiquement à gauche, mais libre d'attaches partisanes. Auparavant, il avait obtenu le prix Goncourt alors qu'il était âgé de 26 ans seulement. Une de ses particularités était son homosexualité dont il n'a pas fait mystère, à une époque où le sujet était largement tabou. "Ma moitié d'orange", publié en 1973, est une brève autobiographie où l'auteur évoque son orientation sexuelle avec finesse et délicatesse. Je l'avais lu en temps réel et j'avais bien apprécié ce petit livre. On ne l'écrirait certainement pas ainsi aujourd'hui mais, l'ayant relu récemment, je considère qu'il n'a pas trop vieilli.
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Jean-Louis Bory évoque son enfance et sa recherche d'identité, notamment sexuelle. Une relation fusionnelle avec un frère pourtant très différent. La bienveillance d'un père pharmacien classique et rêveur-chercheur érudit.
Je pense que beaucoup de choses me sont passées au-dessus de la tête et que je n'ai pas compris de nombreuses références, allusions tant historiques que politiques mais j'ai apprécié suivre cette pensée en action.
Pour lutter contre la solitude, est-il possible de trouver sa moitié d'orange ou est-ce uniquement un mythe ?
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Récit initiatique de Jean-Louis Bory qui évoque en creux son homosexualité. Ce que j'ai trouvé très étonnant dans ce récit écrit au début des années 70, c'est l'optimisme de l'auteur concernant l'acceptation de l'homosexualité et aussi la bienveillance de ces parents et professeurs concernant sa propre homosexualité.

Le texte a un peu vieilli, certaines citations (surtout les poèmes) sont inutiles et alourdissent le texte. Dans l'ensemble, j'ai trouvé ce récit (pour moi qui ne connaît Jean-Louis Bory que très vaguement) intéressant sur l'époque (plus que sur le personnage).
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
Le but de la vie c'est la vie, il n'y a rien de mieux, c'est formidable, il n'y a que ça. faut-il parler de but ? Dans la vie le but ne compte pas, qui est la mort. Ce n'est pas l'arrivée le but du voyage, c'est le voyage. (p.37)
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Dans l'arrière-pharmacie, un soir : "Qui ou quoi que tu sois, n'aie pas peur. Si tu ne fais de tort à personne, tu n'as pas à en rougir. Regarde-toi bien en face, c'est le principal. Il se peut que le parti que tu prennes, en accord avec ce que tu sauras que tu es, te rende la vie difficile. Bon courage. Si tu as des ennuis, viens me les dire. Si je peux t'aider, je le ferai. Mais j'en doute. Ne compte que sur toi. L'expérience ne vaut que pour soi - et encore. Celle des autres est nulle et non avenue."
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Je crispais les poings de rage quand la très mamelue vieille fille qui nous serinait le "caté" nous assenait ces sornettes médiévales en riboulant des yeux.
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Toute cette humanité bedonnante (il y a une façon de bedonner de la cervelle) qui dégobille les slogans, les formules dont on l'a gavée comme on gave une oie de bouillie, et elle a le culot de baptiser pensée ce renvoi.
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Ces intermittences de la solitude, je réussis à me les aménager loin de mes arbres et de ma rivière, en société. Ce congé invisible que je prends en laissant derrière moi mon corps, les gens l'appellent distraction. (p.22)
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