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Note moyenne 3.67 /5 (sur 3050 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : La Bresse, Vosges , le 02/03/1962
Biographie :

Jean-Paul Didierlaurent est un romancier et nouvelliste.

Après des études à Nancy (D.U.T de publicité), il est monté travailler quelques temps à Paris avant de retourner dans les Vosges

Il a découvert le monde de la nouvelle en 1997 avec un premier concours, avant de remporter de nombreux prix: prix de la ville de Nanterre en 2004 et 2005, prix de la communauté Française de Belgique en 2005 et de la Libre Belgique en 2006, prix de la nouvelle gourmande de Périgueux en 2008.

Il a vu ses nouvelles publiées dans les recueils "Corrida de muerte", "Arequipa" et "Le Frère de Péret" avant de remporter le prix Hemingway 2010 avec "Brume" et le Prix Hemingway 2012 avec sa nouvelle "Mosquito".

Son premier roman, "Le liseur du 6h27" (2014), édité au Diable Vauvert, connait un succès aussi fulgurant. Il reçoit le Prix du Roman d’Entreprise et du Travail, le prix Michel Tournier, le prix du Festival du Premier Roman de Chambéry, du CEZAM Inter CE, du Livre Pourpre et de nombreux prix de lecteurs.

En 2015 sort le recueil de nouvelles "Macadam", qui rassemble des nouvelles de Jean-Paul Didierlaurent, pour la plupart primées. En 2016 paraît son deuxième roman "Le Reste de leur vie".

En janvier 2018, il publie aux éditions Au diable vauvert son troisième roman "La fissure".

page Facebook : https://www.facebook.com/jeanpaul.didierlaurent

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Source : bonnesnouvelles.net + 20 minutes...
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Vidéo de
Jérémy Laniel reçoit Jean-Paul Didierlaurent. Les libraires en coulisses, une initiative de l?Association des libraires du Québec (ALQ) et de la coopérative des Librairies indépendantes du Québec (LIQ), ont présenté des rencontres passionnantes lors du Salon du livre de Montréal 2014 avec des écrivains, notamment Janette Bertrand, Michel Tremblay, Katherine Pancol, Gabriel Nadeau-Dubois et Emmanuel Carrère. Réalisation et montage : Jessica Gélinas
Citations et extraits (450) Voir plus Ajouter une citation
ninosairosse   13 juillet 2017
Le liseur du 6h27 de Jean-Paul Didierlaurent
Yvon pouvait rester de longues minutes sans dire un mot, tout entier accaparé par ses lectures. Ses silences étaient pleins. Guylain pouvait s'y glisser comme dans un bain tiède.



P39
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marina53   04 septembre 2014
Le liseur du 6h27 de Jean-Paul Didierlaurent
Les gens n'attendent en général qu'une seule chose de vous: que vous leur renvoyiez l'image de ce qu'ils veulent que vous soyez. Et cette image que je leur proposais, ils n'en voulaient surtout pas. C'était une vue du monde d'en haut, une vue qui n'avait rien à faire ici. Alors s'il y a une leçon que j'ai bien apprise en près de vingt-huit ans de présence sur cette Terre, c'est que l'habit doit faire le moine et peu importe ce que cache la soutane.
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ninosairosse   14 juillet 2017
Le liseur du 6h27 de Jean-Paul Didierlaurent
14 717. Je rêve toujours d'un nombre plus chaleureux, plus rondouillard, plus agréable à l'œil. Un nombre avec en son sein quelques zéros bien ventru, voire des huit, des six ou des neufs pansus à souhait. Un beau trois, généreux comme une poitrine de nourrice, suffirait amplement à mon bonheur. 14 717, c'est tout en os, un nombre pareil. Ça vous exposé sa maigreur sans détour, vous agresse la rétine de l'aigu de ses angles. Quoi que vous fassiez, une fois posé sur le papier, ça reste toujours une suite de droites facturées.



P109
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genou   14 août 2016
Le liseur du 6h27 de Jean-Paul Didierlaurent
"N'oublie jamais ça, petit : on est à l'édition ce que le trou du cul est à la digestion, rien d'autre !"
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cicou45   18 septembre 2014
Le liseur du 6h27 de Jean-Paul Didierlaurent
"C'est dans les cicatrices des gueules cassées que l'on peut lire les guerres, Julie, pas dans les photos des généraux engoncés dans leurs uniformes amidonnés et tout repassées de frais [...]."
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ninosairosse   21 septembre 2018
La fissure de Jean-Paul Didierlaurent
Comment avaient-ils pu transformer une passion torride en cette relation normalisée qui les liait aujourd'hui, un foyer dans lequel ne brasillaient plus que quelques escarbilles à condition d'y remuer les cendres ?

p110
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joedi   15 septembre 2014
Le liseur du 6h27 de Jean-Paul Didierlaurent
Alors s'il y a une leçon que j'ai bien apprise en près de vingt-huit ans de présence sur cette Terre, c'est que l'habit doit faire le moine et peu importe ce que cache la soutane.
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Tandarica   11 février 2020
Le liseur du 6h27 de Jean-Paul Didierlaurent
Son aquarium de substitution avait dû lui paraître un peu trop exigu pour pouvoir s'y dégourdir les nageoires dignement et l'animal avait préféré faire le grand saut dans l'inconnu, histoire d'aller voir ailleurs si le monde n'était pas meilleur. Son dernier rêve de liberté se sera brisé sur l'inox froid de mon évier, pense Guylain avec tristesse.

(p. 145 de l'édition folio)
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paroles   05 juin 2014
Le liseur du 6h27 de Jean-Paul Didierlaurent
Se fondre dans le paysage jusqu'à se renier soi-même pour rester un ailleurs jamais visité.
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Eric76   02 octobre 2016
Le liseur du 6h27 de Jean-Paul Didierlaurent
Tapotant de ses doigts nerveux sur la vitre, le type reprit plus méprisant que jamais : " Il va se décider quand, à la bouger sa barrière ? "

Un nouveau, pensa Guylain. Seul un nouveau pouvait se permettre une telle liberté de ton avec Yvon Grimbert ! Après avoir glissé un marque-page dans son édition du Cid de 1953, Yvon indiqua à Guylain le coffret entreposé sur l'étagère qui courait le long de la guérite. Il y avait là, précieusement conservées, des années de versification de son invention. La caisse sur ses genoux, le gardien passa en revue le répertoire à sa disposition devant le regard courroucé du chauffeur. La moustache frémissante de contentement, Yvon se saisit de la fiche n°24 intitulée " Retards et châtiments". Tout en réajustant sa cravate d'une main experte, il jeta un bref coup d'œil au texte, le temps de s'imprégner du rôle. Il lissa du plat de la main sa chevelure argentée, s'éclaircit la voix d'un ultime raclement de gorge. Alors, Yvon Grimbert, ancien élève du cours Alphonse Daubin de Saint-Michel-sur-l'Ognon, promotion de 1970, abonné au Français depuis 1976, tira une première salve :



" Il est passé midi, voyez la grande horloge.

Déjà sur la demie, la grande aiguille se loge !

Quittez cette arrogance, rengainez ce dédain,

Il reste une petite chance que je vous ouvre enfin. "



L'hébétude qui se dessinait sur le visage du chauffeur avait balayé toute sorte de colère. Son menton persillé d'une barbe naissante s'affaissa au fur et à mesure qu'Yvon scandait le quatrain de sa voix puissante. Guylain sourit. C'était bien un nouveau. Ca leur faisait souvent ça la première fois. L'alexandrin les prenait de court. Les rimes leur tombaient dessus, les asphyxiant aussi sûrement qu'une volée de coups portée en plein plexus. " C'est droit comme une épée, un alexandrin, lui avait un jour expliqué Yvon, c'est né pour toucher au but, à condition de bien le servir. Ne pas le délivrer comme de la vulgaire prose. Ca se débite debout. Allonger la colonne d'air pour donner souffle au mot. Il faut l'égrener de ses syllabes avec passion et flamboyance, le déclamer comme on fait l'amour, à grands coups d'hémistiches, au rythme de la césure. Ca vous pose son comédien, l'alexandrin. Et pas de place à l'improvisation. On ne peut pas tricher avec un vers de douze pieds, petit. " A 59 ans, Yvon était passé maître dans l'art de les décocher. Déployant son mètre quatre-vingt-cinq, le gardien était sorti de sa guérite :



" Nombreux sont les livreurs qui affrontent mon courroux.

Arrivez donc à l'heure et vous me verrez doux.

Livrez ce chargement, quittez cet air hagard,

Effacez le tourment qu'à causé ce retard.



Tachez à l'avenir de respecter l'horaire,

Ne laissez pas tarir ma patience légendaire.

Quelle que soit l'heure passée, il n'est plus grand outrage

Que de réceptionner un nouvel arrivage.

[...]



L'inquiétude avait pris possession du camionneur. Il n'avait plus soudain devant les yeux Yvon Grimbert, insignifiant gardien d'usine, mais le grand prêtre tout-puissant du temple.
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