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ISBN : 9791030700657
Éditeur : Au Diable Vauvert (02/05/2016)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 159 notes)
Résumé :
"Comment, au fil de hasards qui n'en sont pas, Ambroise, le thanatopracteur amoureux des vivants et sa grand-mère Beth vont rencontrer la jolie Manelle et le vieux Samuel, et s'embarquer pour un joyeux road trip en corbillard, à la recherche d'un improbable dénouement?Un conte moderne régénérant, ode à la vie et à l'amour des autres. Tout lecteur fermera heureux, ému et réparé, ce deuxième roman qui confirme le talent de Jean-PaulDidierlaurent."
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Critiques, Analyses & Avis (58) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
19 juillet 2016

Encore un roman qui fait du bien, qui se déguste comme un apéro léger, sous un parasol, avec les glaçons qui vont bien, en compagnie de personnages plutôt sympathiques.
Ils sont moins typés, moins décalés que dans le premier roman de Jean Didierlaurent, plus banals. La seule originalité de l'un deux est sa profession , thanatopracteur, qu'il pratique avec application et respect pour donner un semblant d'humanité à ce qui sera la dernière image que les proches garderont de leurs défunts.
On suit parallèlement et alternativement les pérégrinations de Manelle, qui facilite la vie quotidienne de personnes âgées qui manquent d'autonomie, mais font preuve de beaucoup d'imagination pour compliquer la roche de la jeune femme.
On a donc deux êtres qui se consacrent au bien-être d'autrui, avec beaucoup d'abnégation. Bien entendu, le lecteur, ce petit malin, se doute bien que ces deux- là se rencontreront avant la dernière page...pour le meilleur et pour le pire.
Il y a bien quelques grincheux et quelques empêcheurs de tourner en rond, mais ils sont le faire- valoir de nos chevaliers de la compassion.
Honnêtement, si je n'avais pas eu connaissance de l'identité de l'auteur avant de parcourir le livre, je l'aurais volontiers attribué à Legardinier ou à Agnès Leydig : des bons sentiments, de l'humour, de l'émotion et un style simple sans prétention.

Très bien pour les vacances ou des temps troublés qui donnent envie de positif, fut-il naïf.
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domisylzen
13 septembre 2016
Mon métier n'est pas reconnu à sa juste valeur, les gens n'aiment pas ce qui touche à la mort (ceux qui touchent à la mort ?). Portant lorsque la famille éplorée vient rendre visite au défunt, quoi de plus rassurant de voir son visage apaisé. Je suis Ambroise et je suis thanatopracteur, J'aime mon métier, je l'ai choisi, même si mon père, prix Nobel de Médecine, m'a tourné le dos.
J'aide les personnes qui ont des difficultés dans la vie, même si la plupart des gens pensent que c'est un sous-métier. Certains bénéficiaires ont le culot de nous mettre à l'épreuve, heureusement nous sommes le rayon de soleil de ceux qui nous ouvrent grand leurs coeurs. Quoi de plus gratifiant ! Je suis Manelle et je suis aide à domicile.
En compagnie de Beth et de Samuel, nous allons nous retrouver embarquer dans un voyage étonnant, pour une destination qui ne l'est pas moins.
Un bouquin original même s'il est un peu cousu de fil blanc. C'est un roman à l'optimisme débordant et qui fait la part belle à des métiers indispensables, malheureusement non reconnus. Surtout en ces temps de fortes agitations planétaires, un brin de respect et d'amour fait du bien. Un deuxième roman tout aussi passionnant que le premier "le liseur du 06h27".
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orbe
06 mai 2016
Ambroise pratique la thanatopraxie. Il s'occupe de rendre aux morts une apparence paisible pour leur dernière apparition en public.
En froid avec son père Prix Nobel de médecine, il vit une vie simple à côté de sa grand-mère maternelle, spécialiste en gâteaux bretons de toute sorte.
Sa route tranquille va croiser celle de la bouillonnante Manelle, assistante à domicile et petite fée d'une ribambelle de personnes âgées.
Ils vont se retrouver quatre à traverser une partie de la France afin d'amener Samuel Brinsky, un octogénaire marqué par les camps de concentration vers ce qu'il souhaite être sa dernière demeure.
Mais rien ne va se passer comme prévu…
Un livre tendre sur la mort. Alors qu'elle est quasi absente de notre société, l'auteur la met au centre de son oeuvre. Il décrit avec exactitude mais aussi sérénité un métier qui consiste à rendre un bel aspect au corps pour aider ceux qui restent.
De la même façon l'écrivain tente de nous réconcilier avec la vieillesse, qui est aussi au coeur de l'intrigue. La vie, le destin ne sont pas rectilignes mais dépendants du hasard et de nos rencontres.
Un récit qui sans occulter la réalité des tracas de la fin de vie interroge le lecteur et l'invite à vivre pleinement le présent. Il ressort plus riche de cette lecture qui n'éloigne pas la mort mais la transforme en une simple étape d'un voyage.
A découvrir après le succès du roman “Le liseur du 6h27”
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Saiwhisper
21 juin 2016
"Le reste de leur vie", c'est tout à fait le genre de livre que je recherche lorsque je participe au club des lecteurs : un bouquin que je n'emprunterai jamais alors qu'il est génial au point que je le qualifie de coup de coeur ! J'adore prendre ce genre de claque littéraire.
L'histoire m'a fait songer au roman "Les oubliés du dimanche" de Valérie Perrin, un autre petit bijou à découvrir au plus vite. Dans les deux récits, on assiste à des rencontres intergénérationnelles très intéressantes, tout en parlant de la mort et de la vieillesse sans que ce soit glauque ! Les deux "jeunes" protagonistes, Manelle et Ambroise exercent une profession que tout oppose : l'une aide les vivants (aide-soignante) et l'autre s'occupe des morts en les préparant avant l'enterrement (thanatopracteur). Ce sont deux métiers peu valorisés, et pourtant, ils sont exercés dans le plus grand respect et avec beaucoup de passion par nos deux héros. Ces derniers ne font pas ça pour le salaire : ils s'épanouissent grâce à leur travail. C'est une véritable vocation et ça se sent !
Par contre, si ce cher "embaumeur" n'a pas toujours su me toucher, ce n'est pas le cas de Manelle dont le dynamisme, la franchise et l'impulsivité ont su me conquérir ! J'ai adoré la suivre au quotidien, lors de sa "tournée". Ceux dont elle s'occupe ont tous des tocs, mais sont très touchants. L'auteur a su me faire rire avec Ghislaine de Montfaucon qui invente des mots ou triche au Scrabble, grâce à la déclaration de Manelle annonçant le menu à Samuel, avec la scène des bonbons avec la gérante du supermarché, ... Mais ma préférence va à Marcel Mauvinier, ce vieux maniaque qui place tous les jours un billet de cinquante euros à vue pour que son aide-soignante cède à la tentation et soit prise sur le fait... D'ailleurs, j'ai beaucoup aimé la conclusion de cette histoire de billet !
Deux "seniors" vont également prendre une place importante dans le récit : il y a Beth, la touchante grand-mère d'Ambroise, et Samuel, un homme dont s'occupe Manelle. Ensemble, ils vont partir dans un road-movie loufoque avec un but bien précis : mettre fin aux jours de Samuel atteint d'une tumeur multiforme. En effet, le vieil homme souffre et souhaite partir en douceur, grâce à une association spécialisée... Mais ce voyage vers l'au-delà se déroulera-t-il réellement comme il l'avait prévu ?
Malgré le sujet, sachez que vous n'allez pas déprimer. Même si on s'attend à la romance et à la fin (qui est un peu trop rose, mais bon, qu'importe), le hasard va jouer une grande place dans l'intrigue. Cet ouvrage est plein de tendresse et d'humour. C'est une lecture qui fait "du bien" au moral. Jean-Paul Didierlaurent a réussi son pari : parler d'un sujet lourd, mais le rendre doux grâce à des personnages vraiment humains (même le "griffu" m'a amusée). Une belle histoire d'amitié et de romance à découvrir ! E. C.
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Melisende
05 décembre 2016
Troisième et dernier titre lu à l'occasion du Prix du Livre numérique 2016 organisé par Youboox, le Reste de leur vie était sans doute le plus léger, malgré des thématiques pas franchement marrantes. Si j'ai aimé le côté « feel good » proposé par Jean-Paul Didierlaurent – que je découvrais pour l'occasion – il m'a manqué un peu de profondeur pour que la lecture dépasse le simple bon moment et me marque durablement.
C'est malgré tout avec le sourire et la bonne humeur que j'ai tourné la dernière page du Reste de leur vie… finalement, est-ce qu'on a besoin de plus ?
Court roman à plusieurs voies, le Reste de leur vie met principalement en scène Manelle et Ambroise.
La première est une jeune aide à domicile dont le travail n'est pas toujours une partie de plaisir… sauf avec Samuel, un vieil homme attachant mais mourant. Les journées de la jeune femme sont ponctuées par ses nombreuses visites à des personnes âgées, très différentes les unes des autres mais l'heure qu'elle passe quotidiennement auprès de Samuel est devenue une habitude dont aucun des deux ne peut plus se passer.
Ambroise est quant à lui un bourreau des coeurs mais malgré son physique de jeune premier, son métier – thanatopracteur – ne cesse de faire fuir ses conquêtes. Gentil garçon élevé par une grand-mère – Beth – bienveillante et protectrice, il effectue toujours son travail avec attention, tentant d'offrir aux morts le plus digne des départs.
Jean-Paul Didierlaurent profite de la première moitié de son récit pour nous présenter ses personnages et poser les bases de l'intrigue. On pourrait trouver cette centaine de pages un peu longuette, mais pas du tout, j'ai même apprécié son sens du détail lorsqu'il dépeint le quotidien de ses héros (assez passionnant ce métier méconnu de thanatopracteur !). Ceux-ci n'en ressortent que plus touchants et attachants.
Les personnages, c'est d'ailleurs, à mon avis, le gros point positif de ce roman. Chacun a sa personnalité propre et tous ont une place bien distincte et indispensable dans l'histoire. Manelle, Ambroise, Samuel et Beth vivent et l'on vit avec eux.
Evidemment, vous vous en doutez, les deux duos vont finir par se croiser. le récit se transforme alors en spectaculaire road-trip, dans un corbillard roulant vers la Suisse. C'est parfois un peu loufoque, souvent tendre… et finalement très peu crédible.
Alors la ronchon désabusée en moi a parfois levé les yeux au ciel face à tant de facilité et finalement si peu d'originalité (Manelle-Ambroise, c'était couru d'avance !), il faut dire quand même que la fin style « happy end » est un peu grosse. Tous les éléments se rejoignent évidemment (le père d'Ambroise ne pouvait pas exercer un autre métier), concordent finalement (le timing est impeccable) pour que tout soit bien qui finisse bien. Bon, niveau crédibilité on repassera.
Et en même temps, en cette période de Noël pendant laquelle fleurissent des dizaines de téléfilms un peu niais basés sur le même concept du hasard/destin/coïncidence, lire une histoire qui fait sourire, ça fait du bien. Parce qu'on affronte tous un quotidien plus ou moins difficile, avec son lot de chagrins, de maladies, de morts… et voir que parfois – même si ce n'est pas toujours très réaliste – beaucoup de positif et d'espoir peuvent ressortir de ça… c'est bon pour le moral !
Jean-Paul Didierlaurent est assez fort en cela. Il parvient à traiter de sujets graves de façon assez sensible mais sans jamais s'appesantir sur le négatif. La mort, la vieillesse, la maladie, le suicide assisté… autant de thèmes qui apparaissent dans le Reste de leur vie et qui sont heureusement contrebalancés par l'espoir, la guérison, l'Amour avec un grand -A (forcément) et, ce que j'ai préféré, l'humour de Beth, la grand-mère cuisinière.
Le style de l'auteur n'est pas extraordinaire mais on ne peut pas nier sa fluidité et les quelques émotions qu'il arrive à faire passer. Quelques dialogues m'ont beaucoup amusée et certaines scènes, un brin rocambolesques, sont dignes des meilleurs road-trip du cinéma. La plume est simple mais efficace, je n'hésiterai pas à lire l'autre roman de Jean-Paul Didierlaurent – le Liseur du 6h27 – si j'en ai l'occasion.
Alors encore une fois, le discours est peut-être un peu simpliste, l'intrigue pas crédible pour un sou, l'ensemble finalement un peu rapide et, je n'y ai personnellement pas trouvé un caractère très marquant… mais après quelques rebondissements bien sentis, tout est bien qui finit bien, j'ai passé quelques belles heures de lecture et j'en suis ressortie avec le sourire. Une petite douceur à déguster en période de Noël.
Lien : http://bazardelalitterature...
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Citations & extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
nelly76nelly7626 septembre 2016
Quelque peu excédé, Ambroise avait fini par lui servir la célèbre formule qu'avait coutume de déclamer Maître Thanato du haut de son estrade à ses élèves: "aucun client ne s' est jamais plaint de moi".Contre toute attente, la vieille femme avait explosé de rire.De ce moment où la glace s' était trouvée rompue, l'échange s' était poursuivi de la plus amicale des manières. Isabelle De Morbieux attendait de lui qu'il procède comme un artiste avec son modèle. " je veux que vous appreniez mes rides de mon vivant, lui avait -elle avoué. Que vous vous imprégniez de moi maintenant afin de me restituer au mieux le jour venu." Elle lui avait dévoilé les produits de maquillage qu'elle utilisait, sa manière de se coiffer.Puis lui avait raconter sa jeunesse, son existence de femme avant que l'automne ne vienne flétrir ses chairs et ses sens.Son mari parti trop tôt, sa fille qui venait tous les dimanches et l'emmenait manger en ville, ses petits-enfants et ses même arrière -petits-enfants dont les dessins colorés couvraient tout un mur de la chambre.Une heure et demie plus tard le temps d'un soin avait pensé Ambroise- , elle avait pris congé du jeune homme, non sans manquer de lui faire promettre de revenir l'année suivante, même jour, même heure, moyennant paiement.La vieille femme prenait rendez-vous avec son thanatopracteur comme elle le faisait avec son cardiologue, son ophtalmologue, son pédicure ou son dentiste. " Pour la visite de contrôle " avait elle ajouté, espiègle.
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LadydedeLadydede12 juin 2016
Alors, et pour la première de sa vie, Samuel se mit à raconter Sobibor. Ce fut comme si les vannes d'un immense barrage venaient de céder. Il décrit la survie du petit animal apeuré qu'il était devenu en quelques semaines au sein du camp. Le travail ignoble, la faim, les maladies, les poux, les coups, et la mort partout, à tourner autour, à frapper à l'aveugle. Au fur et à mesure qu'il parlait, la jeune femme pouvait voir la peur revenir au fond de ses yeux.
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SaiwhisperSaiwhisper20 juin 2016
Profitez, mes tourtereaux. Oh, oui, profitez. L'amour, c'est comme les bonbons, c'est pas en les regardant qu'on les apprécie, répliqua-t-elle en ponctuant sa phrase d'un clin d'œil appuyé à l'adresse du jeune couple.
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PlumettePlumette14 mai 2016
Mais qu’est-ce que vous croyez ? s’emporta Ambroise. Qu’il y a deux catégories de gens dans la vie, les bons et les méchants, ceux qui s’occupent des vivants et ceux qui s’occupent des morts, ceux à sang chaud et ceux à sang froid. Que parce que je soigne, oui mademoiselle, on dit soigner aussi pour ça, parce que soigne des défunts, des dépouilles, des cadavres, des macchabées, appelez ça comme vous voulez, je ne vaux pas plus que la vermine qui les envahit si je n’interviens pas.
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domisylzendomisylzen13 septembre 2016
Manelle enfila sa blouse vert pâle et parcourut l'écriture serré de Marcel Mauvinier, une écriture de radin qui ne débordait pas des lignes. Des mots tracés à l'économie.
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Vidéo de Jean-Paul Didierlaurent
SMEP 2016 - En tête à tête avec Jean-Paul Didierlaurent
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