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3.53/5 (sur 187 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Nice , 1947
Biographie :

Ecrivain poète français

Il contribue à de nombreuses formations pour les maîtres, les éducateurs et les animateurs sur le thème des ateliers d'écriture. Il est à l'origine de nombreuses expériences d'écriture depuis 1972, dans les quartiers sensibles, cités, ZEP.

Cet écrivain poète écrit aussi bien pour les adultes que pour les enfants.

Il habite près de Cannes.

Source : www.ricochet-jeunes.org
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Jean Siccardi
Si je t'aime
c'est pour la seule chose
que je n'ai pu expliquer
le bonheur.

(Equinoxes du silence)
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Dans ce chaos monstre, ou les orateurs, les pleutres gouvernants accumulaient les énormités et démontraient leur inépuisable incompétence, une sourde angoisse bousculait a la fois l'âme et l'esprit de Louis.
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«  La montagne était une éponge qui déversait son trop - plein sur les plaines et la vallée .
La brume se levait . Une malicieuse clarté glissait sous l’horizon , le temps se remettait au beau . Le ciel se colora de zébrures sanguines .
Les rayons du soleil glissèrent sur l’échancrure des cols .
La forêt détrempée s’ébrouait . »
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«  Il y a dans le cœur humain la passion de l’autre , de celui que l’on vénère ,le juste , le sage.
Son départ vers l’infini ne permet pas de l’oublier » ….
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«  La vie en ce pays était ainsi ,simple,sans prétention.
Lors des banquets républicains, les participants s’attablaient autour de longs tréteaux recouverts de nappes blanches, écoutaient les orateurs ,applaudissaient ,ripaillaient, trinquaient, chantaient le temps d’une trêve méritée .
Ensuite ,ils regagnaient leurs pénates , le col de la chemise ouvert la veste sur l’épaule , le regard dans les brumes , le corps soulagé des courbatures. »
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L’apparence n’a aucune importance. Après des années, lorsque la trogne n’est plus qu’un bouquet de rides et que tu ressembles à une pomme reinette tombée de l’arbre, tu n’y penses même plus. Attention, fils, je n’ai pas dit trop moche ! Veille à ce qu’elle soit travailleuse, qu’elle ait des hanches larges pour te pondre de beaux fils, qu’elle sache coudre, te préparer la soupe, qu’elle réchauffe les draps avant que tu ne te couches, qu’elle soit disponible quand tu en ressens le besoin… L’amour, ce n’est pas plus compliqué. Mais reste toujours sur tes gardes, car une femme, si elle veut te faire tourner en bourrique, elle le fera que tu le veuilles ou non ! Quand tu t’y attendras le moins, qu’elle te semblera docile et soumise, elle te versera une goutte de poison dans la camomille !
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Dans le monde de la goutte, il représentait l’image de la réussite, de celui qui défiait en permanence une administration déficiente qui ne s’attaquait qu’aux faibles. Il avait monté nombre d’habiles subterfuges : véhicules automobiles à double fond, sièges de carrioles truqués, camions-citernes à faux compartiments, mulets dressés, capables de se diriger sans meneur sur les sentes alpines… Il employait des passeurs aussi rusés que des fauvettes, des aigrefins sans foi, des niais endettés, et Émile Guigue était tombé dans le panneau. Les autorités désignaient ce secteur comme le triangle d’or de l’escroquerie, dont l’épicentre se trouvait à Saint-Cabraire. À présent qu’il pourrissait six pieds sous terre, la chance tournait dans le bon sens.
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La coque craque…



La coque craque, gémit, hurle.
Le buveur d'étoiles
emporté dans l'abîme guette
le sens du vent.

Il lève la tête
pour apercevoir le hasard.
Ce fut l'océan.
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L’humeur contagieuse de François emplissait la ferme. Ses plaisanteries habillaient les murs d’une joie intense. Jamais un mot plus haut que l’autre, aucune plainte, il transformait le moindre souci en banalité et se moquait des tracas quotidiens. Tout paraissait si simple… Les soirées s’achevaient sous la tonnelle, à point d’heure lorsque leurs visages ne devenaient que des ombres. Ils sirotaient un petit vin léger et naïf qui irriguait le palais de langoureux effluves. Des années de mutisme s’effritaient dans une sublime délivrance. Jésus trouvait un écho à ses peines et à ses chicanes. Agrippée aux basques de son nouveau béguin, Lola n’en perdait pas une miette. L’harmonica accompagnait par des polkas et des valses de délicieuses agapes.
Un après-midi, François surprit Jésus par une question inattendue :
— Depuis quand suis-je au Clos Martel ?
— Je ne compte pas.
— Le temps défile si vite… Tu as le cœur plus gros que les montagnes qui t’entourent.
— Tu prêches comme un capelan.
— À quand la pleine lune ?
Jésus décrocha le calendrier où figurait en première page la photographie de la fanfare des pompiers en uniforme. Ce bréviaire relatait mois après mois l’état du ciel, le lever et le coucher du soleil, les quartiers lunaires, la température, les changements de saisons.
— Dans une dizaine tout au plus. Elle se révélera le soir de la Sainte-Marie-Madeleine et suivra un cycle de deux nuits sans se cacher. On la verra du crépuscule à minuit. L’année des treize lunes… Faudra veiller sur les brebis pleines.
— Elle couvrira l’étoile du berger.
— Comment tu sais ça ?
— Tu auras un automne très pluvieux.
Jésus laissa tomber lourdement sa main sur la table.
— En octobre ou en novembre, je n’ai pas besoin de pluie !
— La première nuit, nous la passerons dans la chapelle Sainte-Marguerite et la seconde à Sainte-Marie-Madeleine. J’espère arriver au bout du voyage.
— Nous y voilà…
— Je ne peux t’en dire plus pour l’instant, tu me prendrais pour un simplet.

François savait faire mijoter Jésus à feu doux. Son silence mystérieux élevait la défiance, mais d’un compliment ou d’une plaisanterie, il balayait les doutes et renouait de cordiales relations. Ce supplice mettait l’homme à mal et lui ôtait le sommeil. Pouvait-il lui accorder une pleine confiance ? Qui abritait-il sous son toit ? Le hasard n’avait pas conduit un étranger jusqu’au Clos Martel pour qu’il se recueille à la chapelle, connaisse le dernier des Bon et reparte vers d’autres horizons ! Jésus se levait le matin barbouillé, les paupières flasques. Il avait du mal à se mettre en train. Sa fierté en prenait un sérieux coup lorsque son hôte, le travail journalier assumé, patientait sur le muret. Il avait l’impression amère que le finaud occupait sa place et le poussait hors de sa propriété.
— Quelles nouvelles aujourd’hui ? demanda-t-il.
— Un cataplasme sur un boulet de Marcel. L’articulation était irritée. Il a dû riper et se tordre une patte dans la calade17. Nous devons changer les fers.
— Au lieu de m’attendre, tu aurais dû arracher les clous, râper la corne, niveler, nettoyer le sabot, ensuite préparer le charbon. Le brochoir et la tricoise sont juste en entrant dans la remise. Faut vraiment tout te dire !
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Le distingué fut honoré de poser son séant sur la prestigieuse chaise et de poursuivre les parties acharnées de contrée, de participer au jeu de boules à la provençale, de s’adonner des journées durant à l’oisiveté et la beuverie. N’était pas abruti qui le voulait ! Il fallait posséder une certaine dose d’ignorance, de désespoir et de dégoût de sa personne !
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