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Note moyenne 3.8 /5 (sur 759 notes)

Nationalité : Japon
Né(e) à : Uchiko , le 31/01/1935
Biographie :

Kenzaburô Oé est un écrivain japonais.

Né dans un village entouré par la forêt de l’île de Shikoku, il s’intéresse, dès l’école primaire. Son ouverture se renforce par la connaissance du travail de Kazuo Watanabe. À 18 ans, admis à l’université de Tokyo, il quitte pour la première fois son île pour étudier la littérature française et soutient une thèse sur Jean-Paul Sartre. Ce qui n'ira pas sans un certain mal du pays.

Fortement influencé par la littérature contemporaine occidentale, il s'essaie à l'écriture dès 1957 et publie son premier récit, "Un drôle de travail", qui fait de lui le porte-parole de la jeune génération japonaise dont il incarne le désarroi. Il remporte, l'année suivante, le Prix Akutagawa pour son récit "Gibier d'élevage", nouvelle qui sera publiée dans le recueil "Dites-nous comment survivre à notre folie".

En 1960, il épouse Yukari, fille du réalisateur Mansaku Itami et sœur du réalisateur Juzo Itami. L'année suivante, paraît "Ainsi mourut l'adolescent politisé", inspiré de l'assassinat de Inejirō Asanuma par Otoya Yamaguchi. En 1963, la naissance de son fils handicapé, Hikari, bouleverse sa vie. Dans le prolongement immédiat de cet événement, il écrit deux ouvrages : "Une affaire personnelle", premier d’une série de récits dont le personnage central est le père d’un enfant handicapé mental puis "Notes de Hiroshima", recueil d’essais sur les survivants d’Hiroshima. Ces expériences modifient définitivement sa vocation d’écrivain.

Dans les années 1980, Oe Kenzaburo s'intéresse à la littérature latino-américaine et séjourne au Mexique où il enseigne à l'université.

Après avoir reçu le Prix Nobel de littérature en 1994, Ōe annonce qu’il n’écrira plus de romans, arguant que son fils, compositeur, a désormais sa propre voix et qu’il n’a donc plus besoin de lui apporter une possibilité d'expression par son œuvre de fiction.

Défenseur du pacifisme et de la démocratie, il milite avec d’autres intellectuels pour que le Japon ne remette pas en cause l’article 9 de sa constitution. Il a ainsi fondé en 2004 avec Shūichi Katō et d’autres, une association de défense de la Constitution pacifique. Il reprend la plume à la suite de la catastrophe nucléaire de Fukushima, en 2011 et prend activement part aux manifestations antinucléaires.

En 2012, il présente au Premier Ministre japonais une pétition de plus de 7 millions de signataires pour l'abandon de l'énergie nucléaire.
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Citations et extraits (207) Voir plus Ajouter une citation
Kenzaburo Oé
Iansougourmer   17 avril 2013
Kenzaburo Oé
Il faut réfléchir attentivement aux problèmes importants, même si c'est fatiguant.
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Sachenka   19 septembre 2017
M/T et l'histoire des merveilles de la forêt de Kenzaburo Oé
«Quelqu'un de trop célèbre, disait ma grand-mère, on finit par ne pas l'appeler par son vrai nom...»
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Sachenka   15 septembre 2017
M/T et l'histoire des merveilles de la forêt de Kenzaburo Oé
Pour penser la vie d'un homme, il est nécessaire de tracer un plan qui ne se contente pas de partir de sa naissance, mais qui remonte plus haut encore et qui ne s'arrête pas non plus le jour de sa mort, mais qui s'étende au-delà. La venue d'un homme au monde ne devrait pas se réduire à sa naissance et à sa mort. Il naît dans le grand cercle des gens qui l'englobent et, encore après sa mort, il devrait y avoir quelque chose qui subsiste.
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le_Bison   08 mars 2016
Seventeen de Kenzaburo Oé
Je suis maintenant un branleur hors pair ; j’ai même inventé une technique qui consiste, au moment de l’éjaculation, à prendre le bout du prépuce, comme on resserre le haut d’un sac, pour conserver tout le sperme à l’intérieur du prépuce. Depuis, il suffit que je porte un pantalon avec une poche trouée pour que je me branle, même en classe. Ainsi, je me branle en me rappelant la confession d’un mari – que j’ai lue dans le cahier spécial en couleurs d’une revue féminine – qui a provoqué chez sa femme une péritonite la nuit de leurs noces, en perforant la paroi vaginale. En bandant, ma queue, enveloppée d’un prépuce souple et blanc bleuté, rayonne d’une beauté vigoureuse, comme une fusée, et le bras dont je me serre pour me caresser, je ne m’en aperçois que maintenant, commence à être musclé.
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le_Bison   04 février 2016
Seventeen de Kenzaburo Oé
Je suis allé fermer à clé la porte de la salle de bains. On dirait que j’ai une érection chronique ; j’aime ça, parce que j’ai le sentiment que la force envahit tout mon corps et j’aime aussi regarder ma queue qui bande. Je me suis rassis : de nouveau, je me suis savonné jusque dans les moindres coins et je me suis branlé. C’est la première fois depuis que j’ai dix-sept ans. Avant, je croyais que la masturbation, c’était mauvais pour la santé. Mais, j’ai feuilleté dans une librairie un livre de sexologie qui expliquait que seule la culpabilité accompagnant l’onanisme était néfaste, et ça m’a complètement libéré.
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le_Bison   25 mars 2016
Seventeen de Kenzaburo Oé
Avant de m’endormir, je fus assailli par la peur. C’était la peur de la mort. J’ai peur de la mort à en vomir. Je suis littéralement en proie à des crises de vomissement, chaque fois que je suis terrassé par la peur de mourir. Ce qui me terrifie dans la mort, c’est de devoir, après cette vie brève, l’endurer pendant des millions d’années, dans l’inconscience, dans le néant. Pendant que ce monde, cet univers et les autres univers vont continuer à exister des millions d’années, je ne serai qu’un zéro durant tout ce temps. Pour l’éternité ! Dès que je pense à l’écoulement du temps infini après ma mort, je crois m’évanouir.
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Erik35   24 avril 2019
Le faste des morts de Kenzaburo Oé
Lorsque, au quartier général de l'Action Impériale, j'eus prêté serment pour l'adhésion, Kunihiko Sakakibara me dit que je serais ainsi le membre le plus jeune. En effet, à l'époque où je commençais à fréquenter le quartier général, il m'a semblé que j'étais le seul mineur. Plus tard, j'ai fini par en repérer trois de dix-neuf ans, mais ils étaient à mille lieues de l'image que je me formais d'un jeune militant. Ces adolescent de "droite" ne se départaient jamais d'une expression hautaine, compassée et pesante. Si jamais je leur parlais de cinéma, de jazz ou de musique pop, ça les mettait en fureur comme si je les avais méprisés, et commençaient à m'insulter en me traitant de «déliquescent». Chaque fois qu'ils se plaisent à employer ce type d'expressions, j'avais l'impression d'engranger ma déception à l'égard de la "droite", telle une fourmi faisant rouler sa boule de boue jusqu'à la fourmilière. Car ces jeunes militants ressemblaient comme deux gouttes d'eau à la caricature de bande-dessinée que je m'étais figurée avec amusement avant d'adhérer au parti.
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le_Bison   12 juin 2016
Seventeen de Kenzaburo Oé
J'avais alors conscience que mon corps malingre, aux muscles naissants, était protégé, comme un blindé, d'une épaisse armure, d'une armure de droite : je bandai violemment. C'était moi, cet homme pourvu d'un phallus (comme disait Kunihiko Sakakibara), tel une broche de fer brûlante, qui avait perforé la paroi vaginale de sa jeune épouse virginale. Je banderais toute ma vie. Comme j'avais souhaité ce miracle à mon dix-septième anniversaire en versant des larmes pathétiques, j'aurais un orgasme qui durerait ma vie entière. Mon corps, mon âme, tout ce qui m'appartenait resterait en érection.
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Myriam3   22 septembre 2015
Seventeen de Kenzaburo Oé
Dès que je prenais conscience de moi, j'avais la sensation que tous les regards du monde se portaient sur moi avec malveillance, mes mouvements devenaient maladroits comme si toutes les parties de mon corps se mutinaient et se désolidarisaient entre elles. J'en serais mort de honte. A la seule idée qu'existât,en ce monde une conjonction de corps et d'esprit, appelée moi, j'en serais mort de honte. J'aurais préféré opter pour une existence solitaire de troglodyte, comme un homme de Cro-Magnon devenu fou dans sa grotte. J'aurais voulu supprimer le regard des autres. Ou carrément me supprimer moi-même.
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le_Bison   16 mars 2012
Dites-nous comment survivre à notre folie de Kenzaburo Oé
A l’approche de la naissance de son fils, tout son corps avait été parcouru d’étranges spasmes dus à l’attente et à l’anxiété, au point qu’il ne pouvait rester une minute tranquille. A y repenser depuis, il avait le sentiment d’avoir compté sur la venue eu monde de se fils pour commencer une nouvelle vie, soustraite à l’influence de l’ombre de son père mort. Mais quand, très amaigri alors, il avait questionné fébrilement le docteur à sa sortie de la salle d’accouchement, l’autre lui avait répondu d’une voix neutre :

« Ton petit présente une grave anomalie. Même si on l’opère, je crains qu’il ne meure ou qu’il ne reste idiot - l’un ou l’autre. »

A cet instant, quelque chose en lui s’était brisée, irréparablement. Puis la présence de ce bébé voué à mourir ou à rester idiot avait très vite colmaté la fracture, comme le cancer s’installe à la place des cellules détruites et continue à proliférer.

[...]

Au jour limite pour déclarer le nouveau-né, il s’était rendu à la mairie de son quartier, où l’employée lui avait demandé quel prénom il voulait donner à l’enfant ; mais il n’avait encore aucunement réfléchi à la question. A ce moment l’opération était en cours, et l’enfant allait être sommé de choisir entre la mort et l’imbécillité : une telle existence mériterait-elle de recevoir un prénom ?
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