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3.94/5 (sur 68 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Lyon , le 02/09/1955
Biographie :

Lucien Bély est un historien moderniste, spécialiste des relations internationales.

Ancien élève de l'École normale supérieure de la rue d'Ulm (promotion 1974), il obtient l'agrégation d'histoire en 1977. À sa sortie de l'ENS, il devient pensionnaire de la Fondation Thiers. En 1987, il obtient son doctorat ès lettres sur le sujet Diplomates et diplomatie autour de la paix d'Utrecht (1713), sous la direction de Daniel Roche.

Il enseigne d'abord dans le secondaire avant de devenir professeur d'histoire moderne à l'Université de Lille III, puis à Paris XII. En 1997, il est élu professeur des Universités à l'Université de Paris IV, poste qu'il occupe toujours actuellement. Il appartient également au Centre Roland Mousnier (UMR 8596 du CNRS).

En 1998, il devient secrétaire général de l'Association des historiens modernistes des Universités françaises. Pendant le troisième gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, il est nommé conseiller aux sciences humaines et sociales de François Fillon, ministre de l'Éducation nationale.

Lucien Bély a été fait chevalier de la Légion d'honneur, en raison de sa contribution à l'histoire de la diplomatie en Europe à l'époque moderne, et de son rôle prépondérant dans le renouveau de l'étude des relations internationales entre les XVIe et XVIIe siècles.

Depuis 1997, il coordonne la troisième livraison de la Revue d'histoire diplomatique. Il est également l'auteur de nombreux livres de voyages.
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Source : Wikipédia
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Elisabeth, impératrice de Russie.


Citations et extraits (53) Voir plus Ajouter une citation
Louis XI, ce roi tortueux, fit de l'abbaye une prison d'État. La forteresse devenait un lieu de réclusion et d'exil. L'"universelle aragne" y fit installer, lors d'un de ses pieux pèlerinages, une de ses "fillettes". Le nom du cardinal Jean Balue y reste attaché : il les inventa et y fut enfermé. Cette cage est un assemblage de grosses pièces de bois que renforçaient, à l'intérieur, des barres de fer. Le condamné devait vivre dans cet espace exigu : un cube de moins de trois mètres de côté. Ce cachot était suspendu : des crampons de fer, scellés dans la voûte de pierre, le retenaient. Ainsi, au moindre mouvement du prisonnier, le pendule oscillait et c'était un supplice. Une porte d'entrée y était ménagée, et deux trous : par l'un, les gardiens faisaient passer la nourriture de l'"encagé" ; par l'autre, un bassin pour ses besoins naturels.
[...]
Au milieu du XVIIIe siècle, le monastère cessa d'être une maison d'études : c'était désormais une maison de force. Trente détenus y étaient enfermés en 1759. Les prisonniers d'État étaient mal nourris et mal logés. Un agent du roi en Normandie, le subdélégué de Coutances, fait son rapport en 1770 : "... il est certain que les fous renfermés dans l'exil sont dans un état de malpropreté et d'abandon qui révolte l'humanité..." Dans les recoins de l'abbaye, des cellules furent aménagées. Le Mont est devenu un lieu inquiétant. Les fous hurlent à la fenêtre de leurs cellules. Les religieux se querellent à propos des femmes. De nobles débauchés et de mauvais prêtres errent à travers la ville. La violence, l'amertume et la démence règnent là.
[...]
La Révolution de 1789 libéra les derniers prisonniers de l'Ancien Régime. Elle ne tarda pas à remplir à nouveau la prison. Bien des prêtres refusèrent la Constitution civile et ne prêtèrent pas serment au nouveau régime politique. Trois cent d'entre eux furent entassés au Mont.
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FUNÉRAILLES ROYALES.
A partir de la Renaissance, la culture politique a redécouvert les apothéoses de l'Empire romain qui plaçaient l'empereur au rang des dieux. L'Eglise reste réticente face à des fastes qui feraient oublier que le roi est un mortel, donc un pécheur. A Saint-Denis, les funérailles sont marquées de plus en plus par une relative simplicité. Plutôt que l'apothéose du roi défunt pour mieux diviniser sa lignée,la monarchie française choisit une cérémonie plus discrète. En général, le cortège parcourt Paris la nuit pour porter le corps du prince ou de la princesse dans la nécropole royale, puis son cœur et ses entrailles dans les églises qu'il a choisies - le Val-de Grâce, dont Anne d'Autriche a fait un magnifique monastère, accueille après elle le cœur de nombreuses princesses dans un meuble destiné à cet effet. A Saint-Denis, les rois et les reines n'ont plus de sépultures magnifiques avec des gisants.
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Le « prophète », comme certains l’appellent, est bel et bien rentré chez lui et dans l’ombre. Son souvenir ne s’inscrit pas dans l’histoire politique du pays puisque l’aventure n’a pas eu en apparence de conséquence visible et claire. De plus, l’Église semble écartée de cette affaire ou bien elle n’apparaît pas en première ligne. Il n’y a pas de miracle digne de foi, qu’il faudrait célébrer et commémorer. La monarchie n’a pas fait de cet artisan un héros ni l’Église un saint. Si le maréchal-ferrant révèle les sensibilités, les croyances, les convictions de ce temps-là (ce qui nous intéressera ici), il ne fait pas naître de légende dorée, semblable à celle qui entoure Nostradamus.

Prologue
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Le temps du soupçon.
Les archives de la Bastille, la prison d'Etat où l'on enferme les suspects, semblent indiquer que les alertes demeurent fréquentes. Il suffit de les parcourir pour découvrir les inquiétudes des policiers et les enquêtes qu'ils mènent, par exemple pendant la guerre de Succession d'Espagne, de 1701 à 1714. Le long conflit entre les Bourbons et l'Europe crée un climat de suspicion qui laisse craindre des attentats. Pour les prévenir, une surveillance s'exerce sur toutes les paroles imprudentes qui conduisent à de longues vérifications.
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L’Ancien Régime est né au moment où il disparaissait. Parce qu’ils avaient le sentiment qu’il fallait tout reconstruire, les acteurs de la Révolution de 1789 prirent conscience que tout un monde et tout une vison du monde avaient disparu en quelques mois. Bien sûr, depuis Tocqueville, nous savons que les réalités sont rebelles et que nombre d’entre elles ont survécu bien au-delà de la nuit du 4 août. Néanmoins elles prirent alors un autre visage.
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La France est le fruit de son histoire qui est d'abord une rencontre entre des données naturelles et le travail millénaire des hommes.
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Au passage, tous ceux qui ont écrit sur cette aventure se révèlent en en cherchant la clef : ils montrent un peu de leur âme en imaginant ce qui a bien pu se passer de décembre 1696 au printemps 1697. Nous rencontrerons au passage la belle-sœur de Louis XIV, Madame Palatine, et le philosophe allemand Leibniz, le diplomate François de Callières et Pierre Bayle, haute figure de la France huguenote persécutée, la journaliste Madame Dunoyer, Courtilz de Sandras, l’auteur des Mémoires de D’Artagnan qui ont inspiré Alexandre Dumas, un général déserteur, Langalerie, fondateur d’une secte, le duc de Saint-Simon bien sûr et un autre duc, le duc de Luynes. Nous suivrons aussi des écrivains qui ont voulu célébrer un modeste artisan, et qui parfois s’en sont moqué un peu. Nous aurons affaire à des historiens sérieux et à d’autres plus imaginatifs, à des journalistes et à des romanciers, mais aussi aux amateurs de sciences occultes qui s’emparèrent de cet épisode étrange.

Prologue
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Pierre Bayle (1647-1706) est l’une des figures essentielles de l’histoire intellectuelle de l’Europe et il a écrit sur l’apparition de Salon. Professeur en France, il a dû se réfugier en Hollande. Il écrit à propos de la comète de 1680 pour lutter contre les superstitions. (...)
Journaliste lui-même, le philosophe esquisse une déontologie de ce nouveau métier. Ayant passé sa vie à dégonfler les erreurs et les fausses croyances, il se désole d’en voir naître de son vivant qui encombreront les générations futures. (...) Ayant lui-même lutté contre les superstitions, Bayle n’accorde bien sûr aucun crédit à de tels phénomènes, d’autant plus que le monde réformé (il est protestant) nie l’existence du Purgatoire et des revenants, et se méfie de ce type de surnaturel.

Première partie. Salon en Provence
Chapitre 1. Beaucoup de bruits parmi le peuple
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Henri III, qui aimait rédiger des règlements, établit de sa propre main de nouvelles règles pour la cour: il tentait de donner une organisation nouvelle à l'appartement royal et de rendre plus solennels les rapports entre le roi et ses courtisans, qui renâclèrent devant ces "nouveautés".
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Je proposerai donc des lectures historiques qui partent du fantôme pour découvrir la place de ces apparitions au temps de Louis XIV et, en général, du surnaturel et de l’étrange. La mission de François Michel invite aussi à comprendre les relations que peut avoir le monarque avec ses sujets les plus modestes, la tension qui naît aussi des nouveaux impôts, la culture des artisans dans la société d’autrefois. Toutes ces approches m’amènent à poser une dernière question : si le maréchal-ferrant a porté un message au roi, celui-ci n’était-il pas politique ? Ne parlaitil pas, au nom d’un peuple qui n’avait plus la parole ? Le fantôme n’est-il pas un intercesseur nécessaire pour qu’un sujet puisse parler à son roi ?

Prologue
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