AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.9 /5 (sur 64 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 10/12/1942
Biographie :

Claude Gauvard, membre de l'Institut universitaire de France, est professeur d'Histoire du Moyen Age à l'Université de Paris I - Panthéon Sorbonne. Auteur de plusieurs ouvrages, elle a notamment co-dirigé la publication du monumental Dictionnaire du Moyen Age (PUF, 2002). Elle co-dirige également aux PUF la collection "Le nœud gordien" et la publication de la Revue historique.

Source : PUF
Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

À l'occasion de la sortie de Générations historiennes, dirigé par Yann Potin et Jean- François Sirinelli, les intervenants explorent les lignes de forces qui traversent le champ historien depuis la Révolution française jusqu'à nos jours, et interrogent leurs propres itinéraires à la lumière de leurs générations respectives. MODÉRATION : Emmanuel LAURENTIN, de France Culture. INTERVENANTS : Guillaume CALAFAT, Maître de conférences à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Claude GAUVARD, Professeur émérite de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Pascale GOETSCHEL, Professeur à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Bibia PAVARD, Maître de conférences à l'Université Paris 2 Panthéon-Assas, Yann POTIN, Archiviste historien, maître de conférences associé à l'Université Paris Nord- Paris 13, Jacques REVEL, Directeur d'études à l'EHESS, Jean-François SIRINELLI, Professeur émérite de l'IEP Sciences Po de Paris.

+ Lire la suite

Citations et extraits (10) Ajouter une citation
Pavlik   10 janvier 2017
Dictionnaire du Moyen Age de Claude Gauvard
Nous savons depuis longtemps que nos connaissances sont fragiles, qu'elles s'inscrivent dans la durée et que la référence aux concepts ne suffit pas à créer la substance de l'histoire. Mais l'histoire commence avec les mots. Notre connaissance du passé commence avec eux. Leur sens est indispensable à la compréhension des faits et des hommes du Moyen-Age, ne serait-ce que parce que certains ont pratiquement disparu de notre langue ou que d'autres ont vu leur signification changer. Qui parle encore de faide ou de colée ? Que signifie pour nous la vengeance, sinon un acte répréhensible et brutal, alors que sa pratique médiévale était cohérente et nécessaire dans une société où le partage de l'honneur était indispensable à la survie morale et sociale ?
Commenter  J’apprécie          250
DocIdoine   20 février 2019
Dictionnaire de l'historien de Claude Gauvard
Chez les historiens médiévistes, qui en restent les principaux utilisateurs, la notion de féodalité renvoie schématiquement à trois usages différents. Un usage traditionnel (François-Louis Ganshof, Robert Boutruche), politique et juridique, désigne par féodalité les liens féodo-vassaliques, c'est-à-dire les relations hiérarchisées internes à l’aristocratie, fondées sur la fidélité (manifestée par le serment, auquel s'ajoute parfois le rituel de l'hommage), l'échange de services (la protection, l'aide et le conseil) et la possession partagée d'un fief (à la fois bien foncier et ensemble de droits seigneuriaux), entre seigneurs et vassaux. Cette organisation de la classe dominante constituerait la caractéristique majeure de la société européenne médiévale, pour certains dès l'époque carolingienne, pour d'autres plus tard, à l'âge justement désigné comme féodal. C'est cet usage traditionnel de la notion qui a fait l'objet du plus grand nombre de critiques, d'abord de la part d'historiens plus sensibles à la primauté du rapport de domination seigneurial sur les paysans (Rodney Hilton, Georges Duby, Robert Fossier), ensuite de la part d'historiens influencés par l'anthropologie et plus attentifs aux modalités non féodales de la régulation sociale à l'échelle des sociétés locales (Fredric Cheyette, Patrick Geary, Stephen White, Dominique Barthélemy) ou aux solidarités coutumières à l'échelle des royaumes (Susan Reynolds). Un deuxième usage, plus large et plus fréquent depuis les travaux de Marc Bloch et Georges Duby recourt au terme féodalité ou à l'expression société féodale pour définir une société où la domination sur la terre et les hommes est exercée à l'échelle locale au profit d'une aristocratie à la fois foncière et guerrière, laïque et ecclésiastique, à l'écart de toute souveraineté de type étatique. Dans ce cadre, la féodalité au sens traditionnel n'est plus que l'un des instruments de la reproduction de la domination aristocratique parmi d'autres, telles que la guerre vicinale, la culture de la faide ou l'élaboration de systèmes de représentations spécifiques comme « l'idéologie des trois ordres”. Un troisième usage (Guy Bois, Ludolf Kuchenbuch. Chris Wickham), souvent d'inspiration marxiste, emploie indifféremment féodalité ou féodalisme pour caractériser un régime social fondé sur l'appropriation du surproduit paysan par la classe aristocratique (laïque et ecclésiastique) à travers le grand domaine puis la seigneurie. Dans ce cadre aussi la féodalité au sens traditionnel est généralement considélée comme la principale modalité de redistribution de la « rente seigneuriale » au sein du groupe dominant (Pierre Bonnassie). Des considérations chronologiques variées sont associées à chacune de ces conceptions de la féodalité, les unes englobant l'ensemble de la période médiévale. de la chute de l'Empire romain à l'avènement des États modernes (tantôt situé aux XIVe- XVIe siècles, tantôt repoussé au XVIIIe siècle), les autres une période plus restreinte censée correspondre à la dissolution maximale de l'autorité publique entre l’effondrement de l’Empire carolingien et le renouveau monarchique capétien au XIIe siècle.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
Pavlik   08 mars 2015
Le temps des Capétiens de Claude Gauvard
Qui sont ces premiers Capétiens, qui, comme les autres princes territoriaux, ont assuré leur succession mais les ont dépassés en construisant une royauté nouvelle ? Ils sont mal connus, malheureusement. Ce sont tout d'abord des rois sans visages. N'oublions pas qu'il faut attendre le milieu du XIV siècle pour disposer du portrait d'un roi de France - et encore, on ne sait s'il représente Jean le Bon ou Charles V.
Commenter  J’apprécie          90
Dionysos89   21 février 2016
La France du Moyen Âge, du Ve au XVe siècle de Claude Gauvard
[Au sujet des « invasions barbares »]

L’anarchie ne règne pas pour autant et la violence ne se développe pas de façon débridée. La violence est jugulée par des lois naturelles ou tacites, au cœur desquelles se trouve l’honneur. Il est donc vain d’opposer le calme d’une société romaine policée par les lois au désordre d’une société germanique barbare parce que de type tribal et sans État.

Commenter  J’apprécie          90
Blackbooks   21 mai 2020
Le Temps des Valois 1328-1515 de Claude Gauvard
Le pouvoir royal est renforcé par les victoires de Charles V. Le roi se fait d’abord appeler « très chrétien ». Le titre n’est pas officiel avant Louis XI, mais il est révélateur du comportement de Charles et de l’image qu’il renvoie. Soucieux de prendre ses décisions politiques au sortir de sa chapelle, mêlant ainsi harmonieusement activités profanes et sacrées, il rend inextricables, dans l’État moderne naissant, les liens entre le laïc et le religieux. Le roi gouverne en étroite collaboration avec les papes installés en Avignon, pour désigner les prélats et récompenser ses fidèles. Son pouvoir sacré ne cesse de grandir. Il émet ainsi, en 1365, un nouvel Ordo, c’est-à-dire une nouvelle organisation du sacre pour son successeur ; il favorise l’écriture du Traité du sacre par Jean Golein, un carme, qui, finalement, rédige les légendes concernant les insignes royaux, le sceptre, l’oriflamme, les fleurs de lys. L’origine de ces attributs régaliens est rattachée à Charlemagne et à Clovis et l’entourage du roi se charge de diffuser cette nouvelle figure royale. Le pouvoir thaumaturgique du roi s’affirme d’ailleurs parallèlement, certains sous-entendant même parfois que c’est le roi qui fait le miracle, ne se restreignant ainsi pas au rôle d’intercesseur ; ce ne serait donc plus Dieu qui accomplit un miracle par l’intermédiaire du roi, mais le roi qui accéderait à un pouvoir divin. La nuance est de taille. 
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Malachite   21 mai 2019
La France du Moyen Âge, du Ve au XVe siècle de Claude Gauvard
[Sur la faide royale (561-613)]



La politique autoritaire menée par la vieille reine Brunehaut accroît le conflit [luttes pour le pouvoir entre les parties du royaume de France suite à la mort de Clotaire, fils de Clovis]. Elle prétend régner à la place de ses petits-fils, qui deviennent des frères ennemis, puis elle tente d'écarter ses arrières-petits-fils. Elle prétend surtout dominer l'aristocratie austrasienne ; elle devint alors impopulaire, ce qui facilite la reconquête que mène Clotaire II depuis la Neustrasie. Celui-ci défend ses intérêts, tout en vengeant sa mère Frédégonde [qui en passant, est à l'origine d'un certain nombre d'assassinats]. En 613, sa vengeance est terrible : il fait tuer les petits princes, héritiers de la lignée adverse, et, après trois jours de supplices, condamne Brunehaut à être traînée par les cheveux à la queue d'un cheval fougueux.
Commenter  J’apprécie          40
Pavlik   04 mars 2015
Le temps des Capétiens de Claude Gauvard
Il faut également essayer de ne pas se référer à nos propres valeurs pour comprendre comment fonctionne cette société politique médiévale, par exemple en opposant public et privé, pouvoir laïque et pouvoir religieux, tant ces domaines sont alors mêlés. Les acteurs politiques, nobles ou non-nobles, se réfèrent à leurs valeurs propres : l'honneur et la renommée, le don et la largesse, et une acceptation de la violence qui n'exclut pas la valorisation de la paix et de la justice. Profondément chrétiens, il vivent aussi dans une temporalité différente de la notre, celle de l'instant et de l'éternité.
Commenter  J’apprécie          40
Piling   20 juillet 2008
Dictionnaire du Moyen Age de Claude Gauvard
Avant-propos :

Le Moyen Âge occidental, auquel est consacré ce dictionnaire, est une époque qui a pensé et organisé son propre savoir sous la forme de dictionnaires. Ainsi, le présent ouvrage peut se réclamer d'un long passé, celui qu'inaugure Isidore de Séville quand, au début du VII° s., il rédige ses Etymologies pour le roi wisigoth Sisebut.
Commenter  J’apprécie          40
Pavlik   04 mars 2015
Le temps des Capétiens de Claude Gauvard
On insiste donc actuellement sur la grande continuité que présente l'avènement des Capétiens avec la période carolingienne. Entre les deux époques, il y a bien continuité plus que révolution : une continuité dont rend mal compte l'archéologie, certes, et à plus forte raison les écrits. N'oublions pas la prééminence de l'oralité dans une société alors fondée sur la parole, le serment, la foi jurée, qui prend Dieu à témoin et accorde une importance vitale au sacré.
Commenter  J’apprécie          30
5e4defimoyenage   17 décembre 2017
Louis XI de Claude Gauvard
Philippe le Bon l'entretient sans prévoir
Commenter  J’apprécie          00

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Listes avec des livres de cet auteur


Quiz Voir plus

LNHI-49992

Où se déroula la journée des Barricades, le 12 mai 1588?

à Londres
à Paris

10 questions
12 lecteurs ont répondu
Thèmes : révolutionCréer un quiz sur cet auteur