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3.91/5 (sur 17 notes)

Nationalité : Italie
Né(e) à : Florence , le 20/10/1914
Mort(e) à : Florence , le 28/02/2005
Biographie :

Mario Luzi est un écrivain italien, membre des Giubbe Rosse.

Avec Giorgio Caproni, Vittorio Sereni, Attilio Bertolucci et Piero Bigongiari, Mario Luzi appartient à ce que l'on a appelé la "troisième génération" poétique italienne, qui regroupe des écrivains nés dans les années qui précèdent immédiatement la Première Guerre mondiale.

Très empreint de religion, il a composé une poésie que l'on pourrait qualifier de poésie chrétienne.

Le 14 octobre 2004, il a été nommé sénateur à vie par le président de la république italienne Carlo Azeglio Ciampi.

Poète, nouvelliste, essayiste, auteur d’écrits pour le théâtre et traducteur de nombreux poètes français, anglais, espagnols, Mario Luzi est une figure intellectuelle de premier plan.

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Source : Wikipédia
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Citations et extraits (57) Voir plus Ajouter une citation
Amour difficile à offrir,
difficile à recevoir. S'il ose
il se trouble, il éprouve le froid du serpent;
mais s'il n'ose pas, il erre inassouvi,
plus pressant d'âge en âge, de vie en vie.
Le fleuve coule, et ses remous tournoient.
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Vague

C’est ici le combat de la mer avec elle-même,
elle se tord dans les criques livides,
s’arrache à sa continuité,
se soulève, frémit toute et retombe.
La mer, sais-tu, m’unit à son tourment,
la mer vient, prend la fuite, vient,
conjugue temps et espace dans cette voix
qui souffre et prie, brisée sur les écueils.
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Mario Luzi
Comme il se doit

Que veux-tu, toi qui viens de si loin
et pénètres d'un vol aveugle dans le brouillard
jusqu'ici où même les oisillons de nid
de branche en branche perdent leur chemin?

La vie comme il se doit se perpétue,
s'éparpille en mille ruisseaux. La mère
rompt le pain aux petits, alimente
le feu; la journée s'écoule pleine
ou maussade, un étranger arrive, s'en va,
la neige tombe, il y a une éclaircie , ou bien une bruine
de fin d'hiver estompe les couleurs,
imprègne souliers et vêtements, il fait nuit.

C'est peu, d'autre chose point de signe.
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Je t’invoque pour la nuit
qui vient et pour le sommeil ;
toi qui souffre, toi seul peut me secourir
dans ce passage aveugle du temps
au temps, dans cet âpre voyage
de ce que je suis à ce que je serai
vivant une vie dans la vie,
dormant un sommeil dans un sommeil.
Toi, adorée, qui souffre comme moi,
qui me donne vertige à penser
que le temps, ce froid
entre les astres et sur les tempes et plus encore, contient
la naissance, la maladie, la mort,
la présence de mon ciel et la perte.
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Je me trouve ici à l’âge que tu sais,
ni jeune ni vieux, j’attends, je regarde
cette incertitude suspendue ;
je ne sais plus ce que j’ai voulu ou ce qui me fût imposé,
tu entres dans mes pensées et tu en sors sauvé.
Tout ce qui doit encore être est toujours,
le fleuve s’écoule, la campagne se transforme,
il grêle, il pleut, des chiens aboient,
et la lune émerge, rien ne bouge,
rien de ce long sommeil aventureux.
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Ville lombarde

Claire ville qui sombres dans un miroir,
cet au-delà de l'âme qui meurt,
dans chaque geste le glacial appareil
de tes murs l'enflamme, et tes canaux.

Et que reste-t-il d'autre, que la douleur
n'ait pas rendu parfait?Dans le reflet
des opales pesantes hésite la vieille
horreur de ma vie, à contrecœur

derrière d'éternels cristaux des yeux de mica
rayonnent une funèbre intégrité,
montant des sables livides et de l'ortie

la nuit exulte, érodée par la brise
vacillante une lune se dégage
des saules, et ton gel ne se brise pas.
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Prémices du désert III


Chant

Où vas-tu, toi qui dans le vent aride cours
par une de ces rues sans saisons
derrière des murs lumineux de laquelle
un pas qui vient à retentir excite les chiens
et éveille l’écho ? Vus de la maison
d’où je te regarde, où le corps est vivant,
mouvement et quiétude se défont.

Je t’invoque pour la nuit
qui vient et pour le sommeil ;
toi qui souffres, toi seule peut me secourir
dans ce passage aveugle du temps
vers le temps, dans cet âpre voyage
de celui que je suis à celui que je serai,
vivant une vie dans la vie,
dormant un sommeil dans le sommeil.
Toi, adorée, qui souffres comme moi,
toi dont cela me donne le vertige de penser
que le temps, ce froid
parmi les astres et sur les tempes et autre chose encore, contient
la naissance, la maladie, la mort,
la présence de mon ciel et la perte.

p.225
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Quelqu'un sur le feuillet de la mer
trace un signe de vie, inscrit un point.
De loin en loin un goéland paraît

( extrait de " La nuit lave l'esprit")
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Mario Luzi
Elle qui songe à l'automne des parcs
et dans ses yeux ses cheveux retient
un peu de la tendresse des arbres
tandis qu'il vieillit devant elle
par-delà une cascade silencieuse
sent que je la devine, moi
qui dans le roulement du train la regarde,
et ne trouve pas indiscret mon sourire
mais l'accueille en elle, me le rend
Réfracté à l'infini dans le sien.

(" Dans l'oeuvre du monde")
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Noir


Mais voici l'heure de la nuit, lorsque
des profondeurs de l'espace se penche
le visage de la terre, échevelé,
inaccessible, qu'il nous faut consoler,
nous avec nos veilles tristes et les lumières
pâles d'un firmament de ville.

Le vent des abîmes noirs et violets
agite les jardins desséchés, emporte
par les rues la plainte des chats,
fait battre les volets décrochés, celui qui
se risque hors de chez lui voit
le vent, le réverbère, les ivrognes.

Tu dis, que m'a donné cette journée ?
Rien ou guère plus que ne laisse
apparaître et disparaître
dans les jours obstinément gris
le rideau de pluie ouvert et refermé :
arbres, pans de ville, charrois,
gens, pluie dans la pluie, fumée.

p.242
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