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Note moyenne 3.72 /5 (sur 56 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Responsable de l’Unité d’Archéozoologie du Laboratoire de Préhistoire du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris et responsable des collections ostéologiques (faune) de l'Institut de Paléontologie Humaine.

Vice-présidente de la Commission des Spécialistes (N°20, Sciences de l'Homme) du Muséum.
Spécialité : Préhistoire, Archéozoologie

Dans «Mangeurs de viande» (Perrin), elle raconte comment l'homme, successivement cannibale, charognard, chasseur, s'est progressivement détaché de la nature pour devenir un être de société.


Source : http://www.mnhn.fr
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http://www.librairiedialogues.fr/ Numéro 94 de l'émission Dialogues littéraires de septembre 2018, filmée à l'abbaye de Daoulas à l'occasion de l'exposition "Hairstyle". L'émission est produite par la librairie Dialogues et réalisée par Ronan Loup. Invités : dans le cadre du programme de conférences de l'été les Éclaireurs, Edwy Plenel, Gauthier Chapelle, Rebecca Amsellem et Marylène Patou-Mathis suivi de la chronique d'Élise sur la rentrée littéraire au rayon Littérature. Présentation : Delphine le Borgne. Interviews par Charles Kermarec, Laurence Bellon et Contance Lecat. Retrouvez-nous aussi sur : Facebook : https://www.facebook.com/librairie.dialogues Twitter : https://twitter.com/dialogues Instagram : https://www.instagram.com/librairiedialogues

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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
finitysend   29 décembre 2016
Neanderthal : Une autre humanité de Marylène Patou-Mathis
Tous les passés n'ont pas eu d'avenir .
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zenzibar   04 août 2015
Neanderthal : Une autre humanité de Marylène Patou-Mathis
Il n'y a pas d'histoire « brute » indépendante de ce que nous sommes aujourd'hui,



Notre propre histoire et le contexte social dans lequel nous vivons influencent, voire orientent, nos interprétations, La question qui se pose à nous est : comment accepter une humanité plurielle?



Peut-être ne pouvons-nous pas interpréter les témoins laissés par Neanderthal parce que nos sociétés modernes ne sont plus capables désormais d'imaginer un autre mode de vie, une autre conception du monde que les nôtres,



Contrairement aux peuples traditionnels, nous n'aspirons qu'à dominer les êtres et les choses qui nous entourent.



Nous ne sommes plus en symbiose avec la nature, nous sommes, comme l'a écrit Vercors, « des animaux dénaturés », Pour être cap ab le de connaître le

mode de fonctionnement des sociétés passées, il faut accepter de comprendre comment les choses se font.



Malheureusement, la perte, et ici plutôt l' absence, de la connaissance et du ressenti des pratiques symboliques, qui n'ont laissé aucune trace matérielle, entraîne la perte du sens,
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PATissot   12 août 2015
Neanderthal : Une autre humanité de Marylène Patou-Mathis
Sit tibi terra levis.

" Que la terre te soit légère ".



Epitaphe romaine à des êtres chers.



Durant près de trois cent mille ans, en Europe et au Proche-Orient, Neanderthal a évolué dans différents biotopes et sous différents climats. Au fil du temps, grâce à son anatomie, son métabolisme, mais aussi et surtout ses aptitudes comportementales, il a su parfaitement s'adapter à des environnements parfois hostiles et aux changements climatiques, même de forte intensité.

L'ancêtre de Neanderthal se situe parmi des migrants venus d'Afrique, des descendants d'Homo ergaster, il y a 700 000 ou 500 000 ans. C'est à partir de cette population ancestrale qu'au fil des générations les caractères propres aux Néanderthaliens se sont développés, peut-être à cause de cet isolat géographique que représente la partie occidentale de l'Europe. Aux alentours de 300 000 ans, seuls les Pré-Néanderthaliens vivent en Europe ; ils continueront d'évoluer et donneront naissance aux Néanderthaliens classiques.

[ . . . ]

. . . la disparition de Neanderthal il y a environ 29 000 ans . . .

Leur disparition semble coïncider avec l'arrivée en Europe de groupes d'hommes modernes, il y a environ 45 000 ans.

Ils ont " cohabités " pendant environ 12 000 ans.

[ . . . ]

Les Néanderthaliens n'ont pas tous disparu en même temps et au même endroit. Leur disparition résulte d'un processus relativement long et de la conjonction de plusieurs facteurs. L'hypothèse d'une démographie insuffisante paraît la plus convaincante ; ses conséquences ont été plus ou moins rapides selon les régions. Des raisons d'ordre social ou culturel peuvent également avoir eu une influence. L'arrivée d'une espèce qui lui ressemble a probablement bouleversé la conception qu'avait Neanderthal du monde qui l'entourait ; c'est le choc. Pour les hommes modernes, il en allait différemment : ils connaissaient, eux, au moins par transmission orale de génération en génération, l'existence d'autres hommes, notamment les Néanderthaliens du Proche-Orient. Comment Neanderthal a-t-il réagit ? Il a évité le conflit ! Or, lui étant plus fort et les premiers hommes modernes ni nombreux ni mieux armés, il aurait pu facilement chasser ces intrus de son territoire. Il a préféré s'éloigner, peut-être pour des raisons spirituelles - le meurtre étant, en liaison avec ses mythes, tabou. A-t-il parfois voulu ressembler aux " autres ", en adoptant leurs comportements techniques et sociaux ? Ou bien encore le stress, provoquant une mortalité plus élevée, a-t-il accéléré une baisse démographique qui lui fut fatale ? Cependant, les Néanderthaliens du Proche-Orient ont également disparu. Alors ? Neanderthal, comme d'autres espèces avant lui, était-il arrivé au terme de son évolution biologique ?

[ . . . ]

Puis le 7 mai 2010, une nouvelle extraordinaire est tombée. Une équipe internationale de chercheurs, menée par Svante Pääbo de l'Institut Max Planck d'anthropologie évolutionniste ( Leipzig, Allemagne ) et Richard Green, professeur à l'université de Californie, a mis en évidence l'existence de croisements entre des Néanderthaliens et des premiers Hommes anatomiquement modernes. Ils ont montré que génétiquement, leur génome était à 99,7 % identique, comme celui de l'homme actuel l'est à 98,8 % de celui du chimpanzé. Cette découverte signifie que certains d'entre nous possèdent quelques gênes néanderthaliens, en moyenne moins de 4 % du génome. Mais seuls les Européens et les Asiatiques sont concernés, ce qui signifie que ce croisement a eu lieu hors d'Afrique, probablement au Proche-Orient, il y a entre 50 000 et 80 000 ans.

Cette découverte est une vraie révolution, [ . . . ]
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Blackbooks   28 mai 2020
Neandertal de A à Z de Marylène Patou-Mathis
 Longévité



En 1995, le paléo-anthropologue américain Erik Trinkaus détermine les âges de 206 Néandertaliens provenant de 77 sites d’Europe et du Proche-Orient et conclut à une espérance de vie relativement courte. Environ 40 % de ces individus sont morts entre 20 et 40 ans, un peu moins de 10 % dépassent 40 ans et quelques-uns 50 ans. Parmi les individus dont le sexe a été identifié, il constate qu’aucune femme ne dépasse les 35 ans. Ceci est sans doute à mettre en relation avec les grossesses et les accouchements. Il est très probable que de nombreuses femmes mouraient en couches. La surmortalité des adultes dans la force de l’âge, qui ne se retrouve dans aucune population d’Hommes modernes, est due sans doute à plusieurs facteurs, comme des découvertes différentielles, des erreurs d’estimation de l’âge ou bien encore une durée de vie plus courte. La longévité d’un individu est liée à la taille relative de son cerveau, rapportée à sa masse corporelle. Pour le paléo-anthropologue espagnol Juan Luis Arsuaga, les Néandertaliens ayant un cerveau proche de la taille d’un cerveau d’Homme moderne fossile, ils devaient avoir une durée de vie similaire, soit autour de 40 ans. La surmortalité des individus en âge de procréer est probablement une des causes de la faible densité des populations néandertaliennes. 
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Malachite   07 avril 2019
Préhistoire de la violence et de la guerre de Marylène Patou-Mathis
Si la guerre apparaît tardive, l'usage de la violence semble plus ancien, comme l'attestent les marques observées sur des restes humains du Paléolithique. En effet, dans plusieurs sites préhistoriques, des marques de désarticulation, de décharnement, de fracturation et de calcination ont été observée sur des ossements humains. Mais ces témoins de l'action d'un Homme sur le corps d'un autre Homme suscitent de nombreuses questions. Sont-ils les restes de repas cannibaliques, les témoins de rites sacrificiels ou bien encore ceux de la pratique de rites funéraires particuliers, comme le pensaient les premiers préhistoriens français de la fin du XIXe siècle ?



p.33
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