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3.56/5 (sur 1239 notes)

Nationalité : Chine
Né(e) à : Gaomi (Shandong) , le 17/02/1955
Biographie :

Guan Moye dit "Mo Yan" est un écrivain chinois.

Né dans une famille de paysans pauvres du Shandong, Mo Yan a longtemps vécu au cœur de la campagne chinoise, dont le souvenir nourrit son œuvre. Il quitte l'école pour travailler aux champs dès la fin de ses études primaires. En 1979, il s'enrôle dans l'armée.

Il commence à écrire en 1981 et entre en 1984 à l'Institut de l'art de l'armée de libération. Il atteint la notoriété avec "Le Clan du sorgho", qui est porté à l'écran sous le nom "Le Sorgho rouge" par Zhang Yimou en 1986. Ce dernier adaptera aussi "Le maître a de plus en plus d'humour" (1999) en 2000.

Après ses deux grands romans "Les Treize pas" (1989) et "Le Pays de l'alcool" (1993), la publication de "Beaux seins, belles fesses" (1995) confirme de manière éclatante son génie singulier.

"Grenouilles" reçoit le prix Mao Dun en 2011.

Le prix Nobel de littérature a été attribué en 2012 à Mo Yan, «qui avec un réalisme hallucinatoire unit conte, histoire et le contemporain».

Il a publié plus de quatre-vingt nouvelles et romans, des reportages, des critiques littéraires et des essais.
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Présentation de l'album "La Bourrasque" de MO Yan, prix Nobel de littérature, illustré par ZHU Chengliang. Publié aux éditions HongFei, septembre 2022. Après une belle journée au champ, un enfant et son grand-père résistent ensemble à l'adversité.


Citations et extraits (429) Voir plus Ajouter une citation
_ Oncle, maintenant on peut le dire sans crainte. Après ma naissance, ma mère m'a confiée en cachette à sa sœur aînée, elle a prétendu que j'étais morte prématurément, puis elle a eu mon frère.
_ Avec le planning familial, il fallait du courage pour faire ça, mais le jeu en valait la chandelle, dis-je avec émotion.
_ Qu'est-ce que tu crois ? Partout sur terre c'est comme ça, quelle que soit la hauteur de la montagne, il y a des oiseaux qui la franchissent ; si serré que soit le filet, il y a des poissons qui passent au travers. Bon, voilà la ciboule avec la sauce, le ciel est grand, la terre est grande, mais notre appétit encore plus, on aime son père, on aime sa mère, mais pas autant que les agapes, allons, mangeons, frère, ne fais pas de manières ! »
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La façon grossière et acharnée de manger de Chang Lin ouvrit sans doute des horizons nouveaux à la bande de jeunes instruits. Ils n'avaient jamais dû voir quelqu'un comme ça. Il y avait parmi eux une fille qui s'est acquis par la suite une petite réputation d'auteur, j'ai lu une fois un morceau de sa prose intitulé ½Le mangeur de feuilles de mauves», dans lequel elle narrait avec piquant cet épisode «Était-ce bien un homme ? Il est clair que c'était un bélier affamé ! En voyant le jus verdâtre couler de sa bouche et ses yeux révulsés par la taille de ses bouchées, j'ai eu subitement l'impression que des cornes lui poussaient sur la tête...»
Après avoir avalé plusieurs poignées de feuilles et de capsules, Chang Lin se leva, se frotta le ventre, se frappa la poitrine, fit quelques mouvements pour se décoincer les articulations, poussa un rugissement et avança vers Shan Xiongfei.
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Vous aurez beau employer chiens-loups, couteaux de parachutiste, grenades à mains, lance-flammes, bombes lacrymogènes, bombes roses, DDVP, Fenvalérate, vermifuge, appareils d’écoute sans fil, télégraphe Morse, séduction féminine, ligatures des trompes, hypnotisme, intimidation, poulet croustillant, bière de Yimengshan, lunettes cerclées d’or, votre femme en mal d’amour, votre misérable père qui va tirer un coup au bordel, potions magiques haut de gamme, perquisitions et gendarmes, lampes de poche et bracelets de fer, complots et intrigues, belles paroles et phrases bien tournées, voue et serments, corruption et racolage, putain et putassiers, holothurie et nids d’hirondelles, sabots de chameau et pattes d’ours, concombre et aubergines… vous aurez bien du mal à ébranler ma volonté de fer.
(Points, p. 68)
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Maître, si l'usine en est là, qu'elle aille se faire foutre, si les vers ne meurent pas de faim sous terre, jamais nous autres de la classe ouvrière ne mourrons de faim...
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C'est vrai, l'argent ne peut pas tout, mais sans lui on ne peut rien.
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Deux compagnons – Deng Yiguang

Par cette température glaciale, même l'oiseau craint de s'envoler, de peur que ses ailes ne se glacent et que ses plumes ne se réduisent en poudre sous l'effet du froid.
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Dans le fracas de l'eau, il demanda doucement : "Pourquoi faut-il payer pour aller aux toilettes ?
- Maître, on dirait que vous débarquez de la planète Mars, vous croyez que de nos jours il y a encore des choses gratuites ? dit l'apprenti en haussant les épaules. Mais payer a aussi son avantage. Si c'était gratuit, même en rêve, des petites gens comme nous n'iraient pas dans des W.-C. luxueux comme ceux-ci !".
L'apprenti le guida pour se laver les mains et les passer sous le sèche-mains, puis ils sortirent des toilettes.
Assis dans le triporteur, frottant ses mains rugueuses adoucies par le séchage, il dit en soupirant : "Xiaohu, on s'est fait une pisse de luxe tous les deux.
- Vous ne manquez pas d'humour maître !
- Je te dois un yuan, je te le rendrai demain !
- Vous avez de plus en plus d'humour, maître !"
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Mo Yan
S'il est difficile d'affirmer qu'un sein est laid, on peut facilement dire lequel est beau.
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[...] vu de dos, son corps était incomparable, il vous mettait l'eau à la bouche à vous faire crever de désir, vu de face, son visage grêlé avait de quoi vous faire crever de peur.
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- (...) Je te le dis, Xiangqun, mon cher enfant, il ne faut pas que cela suscite en toi admiration ou bien envie, l’argent, les belles femmes ne sont que choses passagères, tel un nuage flottant, ou de la fumée, seuls sont précieux la patrie, l’honneur, la famille.
- Troisième oncle, dit mon jeune neveu, comme vous pouvez être drôles, vous autres ! Les temps ont changé et toi tu es là à me dire encore des choses pareilles. »
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Mo Yan

Mo Yan est , à ce jour, le seul prix Nobel de littérature chinois. Mais en quelle année a -t-il obtenu ce prix ?

1955
2010
2019
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