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3.96/5 (sur 90 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Bruxelles , le 28/06/1963
Biographie :

Olivier Houdé est un psychologue français, professeur de psychologie du développement à l'Université Paris Descartes.

Instituteur de formation initiale, il réalise un doctorat à l'Université Paris 5 en 1991 et une habilitation universitaire en 1994. Il est nommé professeur en 1995.

Il dirige le Laboratoire de psychologie du développement et de l’éducation de l’enfant (LaPsyDé) de la Sorbonne, depuis 2000. Il travaille notamment dans le domaine des neurosciences cognitives.

Olivier Houdé est membre senior de l’Institut universitaire de France de 2007 à 2017 et en devient l'administrateur en 2018.

Le 3 décembre 2018, il est élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques.

Il est l'auteur ou le co-auteur aux PUF de "Catégorisation et développement cognitif" (1992), "L'Homme en développement" (1993), "Pensée logico-mathématique" (1993), "Rationalité, développement et inhibition" (1995), "Vocabulaire de sciences cognitives" (1998), "L'esprit piagétien" (2000) et "Cerveau et psychologie" (2002).

site officiel : http://olivier.houde.free.fr/
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Extrait Conférence Olivier Houdé et Grégoire Borst - 21 septembre 2017


Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
Des bébés aux adultes, on découvre aujourd'hui qu'apprendre à résister aux conflits intracérébraux est important pour notre développement cognitif, c'est-à-dire pour l'acquisition des connaissances et la capacité de raisonnement. C'est un signe d'intelligence.
Comme l'avaient déjà bien pressenti les penseurs grecs de l'Antiquité depuis Aristote, avec les sophismes et paralogismes (écarts à la logique), suivis par les philosophes de la Renaissance qui ont souligné le poids des coutumes et des habitudes égocentrées (Montaigne) ou l'action des "puissances trompeuses" (Pascal), ce sont nos propres impulsions, intuitions, croyances, stéréotypes et erreurs cognitives auxquels il faut apprendre à résister. Et c'est la partie avant de notre cerveau, le cortex préfrontal, qui doit s'exercer à bien les inhiber. Or cela ne va pas de soi, car sa maturation est lente au cours de l'enfance. (P 17)
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Les sciences cognitives confirment aussi l'importance du geste d'écriture : tracer chaque lettre du mot au tableau, sur une ardoise ou sur une feuille (voire sur une tablette tactile), tout en l'épelant renforce son organisation spatiale et temporelle. Montessori l'avait bien pressenti avec ces lettres rugueuses alliant les formes alphabétiques à la restauration tactile fine.
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La pédagogie est un art qui doit s'appuyer sur des connaissances scientifiques actualisées.
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Ce qui comptait pour Freinet, c'était le " bain de la vie ", de l'action, l'apprentissage par la pratique et le projet concret, contre l'idée illusoire, mais commune, de l'éducation classique formelle et verbale. " C'est en forgeant qu'on devient forgeron", rappelait-il.
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La sécurité affective était également assurée, dans l'école l'Ermitage (pédagogie Freinet, après-guerre), par la confiance faite aux enfants via des responsabilités qui leur étaient confiées au sein du groupe.
C'était, résolument, l'éducation précoce à l'autonomie, encouragée par tous les tenants de L'école nouvelle.
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Avec le psychologue Suisse Jean Piaget c'est le regard porté sur l'enfant qui a changé. Il est devenu un " petit savant " qui s'interroge sur le réel, bricole, expérimente et, ainsi, découvre les lois du monde.

Selon lui le développement de ces comportements, et donc de l'intelligence sous-jacente, passe de façon incrémentale par une série de stades.
C'est ce qu'on appelle le modèle de l'escalier : chaque marche correspond à un grand progrès, un stade bien défini ou à une structure unique de pensée dans la jeunesse de l'intelligence logico-mathématique
La théorie dit constructiviste de Piaget montre aussi que l'interaction entre l'individu et son environnement prend appui sur les objets ( exploration - manipulation – expérimentation), conception totalement opposée à l'idée d'un apprentissage passif propre à l'empirisme.

Cette idée au cœur de la psychologie piagétienne reste évidemment très actuelle.
Elle est aujourd'hui toujours défendue en neurosciences cognitives.
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Avec ce matériel montessorien précieux, l'éducation des petits passait par les sens, les gestes et l'attention. Le but était de leur proposer des tâches cognitives un peu difficiles, sans qu'elles n'excèdent trop leurs possibilités, en les aidant avec bienveillance à trouver leur autonomie : " être aidé et non servi ". Du point de vue social, La vie scolaire devait se dérouler dans l'ordre et le calme, avec un seul principe : donner à sa propre liberté (ses choix, ses envies d'apprendre) la limite de l'intérêt collectif.
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(ajout à la réédition de 2017)

J’avais aussi cela à l’esprit en publiant en 2016 mon Histoire de la psychologie où un chapitre s’intitulait « L’inconstance de l’humain ». J’y consacrais plusieurs pages à Montaigne, prince des psychologues à la Renaissance. Son souci, le seul véritable, était une éducation au contrôle de l’esprit, dès l’enfance, pour lutter contre le conflit d’opinions religieuses qui dévastait le XVIe siècle en France et en Europe : les guerres de Religion entre catholiques et protestants. Ce conflit a jadis été initié et amplifié via une fabuleuse innovation technologique : l’imprimerie. La nouvelle guerre de Religion que nous connaissons aujourd’hui est conduite via Internet et mondialisée : le radicalisme islamiste contre l’Occident. Les époques se ressemblent ; la fragilité des cerveaux et des esprits demeure.
Ce sont les plus faibles et les plus manipulables d’entre eux – ceux qui résistent cognitivement le moins –, à un moment donné de leur vie, souvent à l’adolescence et au début de l’âge adulte. Ces cerveaux, fragilisés par un décrochage scolaire ou une déception affective, un traumatisme familial et (ou) tout simplement une quête de sens, deviennent alors durs, rigides, radicalisés ! Même s’ils étaient, pour certains d’entre eux, auparavant a priori « bien éduqués ».
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Le raisonnement logique.
3. Les erreurs (ou biais) de raisonnement.

"Voici un exemple à propos d'une règle conditionnelle (toujours le Si-Alors), c'est-à-dire hypothético-déductive.
Pour vous aider à comprendre le test logique qui suit et son explication, il peut être utile de vous munir d'un crayon, même de crayons de couleurs si vous en avez à proximité, et d'un bloc de papier (un peu comme si vous étiez un enfant).
Imaginez qu'on vous demande de lire sur un écran d'ordinateur la règle "s'il y a un carré rouge à gauche, alors il y a un cercle jaune à droite", puis de sélectionner avec la souris deux forment qui rendent cette règle vraie parmi diverses figures affichées (des formes géométriques simples de couleurs variées) : vous allez, comme tout le monde, placer un carré rouge à gauche et un cercle jaune à droite (c'est juste !).
On peut aussi introduire une négation dans le conséquent (la partie "alors...") : "s'il y a un carré rouge à gauche, alors il n'y a pas de cercle jaune à droite." Dans ce cas aussi, tout le monde donne une bonne réponse : par exemple, un carré rouge à gauche et un losange bleu à droite.
Un peu plus difficile maintenant : rendre la dernière règle fausse. Pas de problème non plus, tout le monde place un carré rouge à gauche et un cercle jaune à droite. Autant de jeu d'esprit que permet notre logique mentale, acquise à l'adolescence, et qui semble donner raison à Piaget et à Braine.

Cependant, si on avait plutôt introduit la négation dans l'antécédent (la partie "si..."), ce qui du point de vue de la logique n'est pas techniquement plus compliqué, au moins 90% d'entre nous auraient échoué (donc presque tout le monde) ! En effet, Evans a découvert que, si l'on demande aux gens de rendre fausse la règle "s'il n'y a pas de carré rouge à gauche, alors il y a un cercle jaune à droite", il répondent aussi (toujours en croyant répondre juste) : un carré rouge à gauche et un cercle jaune à droite (en se disant quelque chose du type "je dois rendre la règle fausse, il y a une négation au début, donc si j'apparie exactement ma réponse avec les deux formes citées dans la règle, ça doit être bon") ! Or, ce n'est pas la bonne réponse, c'est une erreur de logique appelé par Evans le "biais d'appariement".

Pourtant, il s'agit d'un problème élémentaire de déduction. En fait, les gens se laissent piéger par la perception des éléments cités dans la règle (ici carré rouge et cercle jaune), alors que, s'il raisonnaient selon la table de vérité logique, ils choisiraient une situation où l'antécédent de la règle est vrai (pas un carré rouge) et le conséquent faux (pas un cercle jaune) : par exemple, un carré vert à gauche et un losange bleu à droite (d'autres réponses logiques sont possibles ; ce qu'il faut choisir, c'est tout sauf un carré rouge à gauche et tout sauf un cercle jaune à droite). C'est cela qui rend la règle fausse comme l'exige la consigne du problème. Être logique consiste donc ici à aller contre la perception des éléments cités dans la règle, à s'en abstraire, c'est-à-dire à inhiber le biais d'appariement perceptif."
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Déjà Montaigne, dans ses Essais, se disait effaré par l’égocentrisme et le sociocentrisme des adultes, dont l’ancrage est d’abord physiologique et corporel. « Nos yeux ne voient rien en arrière » écrivait-il ! Et cet égocentrisme corporel devient rapidement cognitif et moral. Apprendre à inhiber dès l’enfance cet égocentrisme du cerveau, par des jeux de rôle et de coordination des points de vue spatiaux et sociaux (se mettre à la place d’un autre), ou encore par du théâtre, c’est éduquer à la tolérance, à la pluralité des opinions. On éveille ainsi la sympathie et l’empathie. Il s’agit de se construire une « théorie de l’esprit » (pensées, émotions, croyances) du cerveau de l’autre et, surtout, de l’exercer en permanence.
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