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3.87/5 (sur 191 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Neuilly-sur-Seine , le 19/06/1929
Biographie :

Olivier Todd est un écrivain et journaliste français.

Abandonné avant sa naissance par son père, Julius Oblatt, un architecte juif austro-hongrois, il est élevé par sa mère, une Britannique immigrée en France dans les années 1920. Elle-même fille naturelle de Dorothy Todd, lesbienne et rédactrice en chef de Vogue des années 1920, elle ne réussit pas à rejoindre le Royaume-Uni en 1940 et doit vivre de cours privés sous l’Occupation. C'est en préparant son second baccalauréat qu’il se lie d’amitié avec Patrick Nizan, le fils de l’écrivain Paul Nizan. Il lui présente sa sœur, Anne-Marie (qui devient publicitaire), qu’il épouse en 1948 après son succès au baccalauréat. Le couple a deux enfants: Emmanuel (1951), future démographe et essayiste, et Camille (1955).

De 1948 à 1951, il suit des études de philosophie qui lui font découvrir la tradition empirique anglo-saxonne. S’il obtient à la Sorbonne sa licence et son DES, il échoue par deux fois au concours (1953 et 1954). Il doit alors se soumettre à ses obligations militaires, d’abord au sein du service de presse de l’armée, ensuite au Maroc. Il en tire son premier livre, "Une demi-campagne" (Julliard, 1956) À partir de 1956, il enseigne au lycée international du SHAPE à Saint-Germain-en-Laye tout en y occupant des responsabilités locales au sein du PSU. En 1963, il est nommé au poste d’assistant à l’Institut audiovisuel de l’ENS Saint-Cloud. En 1964, il entre à L'Obs qu'il quitte en 1969, pour intégrer l'équipe Desgraupes comme responsable du magazine d'actualités Panorama.
Parallèlement, il collabore à différentes publications britanniques et américaines (The Times Literary Supplement, New Statesman, Hudson Review) ainsi qu’à diverses émissions de la BBC (Europa, Twenty Four Hours).
En juin 1977, il se décide à rejoindre Jean-François Revel à L'Express, il devient rédacteur en chef en 1978.

Après avoir publié chez Grasset des romans comme "La Négociation" (1989) et "La Sanglière" (1992), il s’en détache à la fin des années 1990 comme le montre son roman "Corrigez-moi si je me trompe" (1998). Il se recentre alors sur la biographie en publiant, dans la prestigieuse collection “NRF Biographies” de Gallimard, celles d’Albert Camus (1996) et d’André Malraux (2001).

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Source : Wikipédia
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Audrey Pulvar reçoit Olivier Todd, Ecrivain, journaliste, auteur de "J'ai vécu en ces temps" publié chez Grass Paru le 20 avril 2011.


Citations et extraits (71) Voir plus Ajouter une citation
J'arrive -Paroles

De chrysanthèmes en chrysanthèmes
Nos amitiés sont en partance
De chrysanthèmes en chrysanthèmes
La mort potence nos dulcinées
De chrysanthèmes en chrysanthèmes
Les autres fleurs font ce qu'elles peuvent
De chrysanthèmes en chrysanthèmes
Les hommes pleurent, les femmes pleuvent
J'arrive, j'arrive
Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé
Encore une fois traîner mes os
Jusqu'au soleil, jusqu'à l'été
Jusqu'au printemps, jusqu'à demain
J'arrive, j'arrive
Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé
Encore une fois voir si le fleuve est encore fleuve
Voir si le port est encore port
M'y voir encore
J'arrive, j'arrive
Mais pourquoi moi, pourquoi maintenant
Pourquoi déjà et où aller
J'arrive bien sûr, j'arrive
Mais ai-je jamais rien fait d'autre qu'arriver
De chrysanthèmes en chrysanthèmes
À chaque fois plus solitaire
De chrysanthèmes en chrysanthèmes
À chaque fois surnuméraire
J'arrive, j'arrive
Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé
Encore une fois prendre un amour
Comme on prend le train pour plus être seul
Pour être ailleurs, pour être bien
J'arrive, j'arrive
Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé
Encore une fois remplir d'étoiles
Un corps qui tremble et tomber mort
Brûlé d'amour, le cœur en cendres
J'arrive, j'arrive
C'est même pas toi qui es en avance
C'est déjà moi qui suis en retard
J'arrive, bien sûr j'arrive
Mais ai-je jamais rien fait d'autre qu'arriver
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Ay Marieke, Marieke
Il y a longtemps
Entre les tours de Bruges et Gand
Zonder liefde, warme liefde
Waait de wind, de stomme wind
Zonder liefde warme liefde
Lijdt het licht, het donker licht
En schuurt het zand over mijn land
Mijn platte land, mijn Vlaanderenland ... page 114
Extrait de la chanson Marieke que J. Brel chantait en mêlant le français et le flamand. Voici un lien pour la lire en entier :
https://www.lacoccinelle.net/1212254-jacques-brel-marieke.html
et celui-ci pour l'écouter :
https://www.youtube.com/watch?v=wfGDpzL9H7Y
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En 1923, le cours moyen deuxième année est mené par un instituteur réputé, Louis Germain. L’instituteur, personnage important à Belcourt, Carpentras ou Lille, enseigne toutes les matières. M. Goulesque, le directeur, donne, lui, des rudiments d’arabe à ses élèves. Germain appartient à une élite d’instituteurs connus, Nizard, Goran, Ceccaldi, Cazalet, même si tous ne sortent pas de l’école normale de la Bouzaréah. Grand, raide, l’élocution précise, Germain joue de la clarinette et respecte la partition. « Germain ne connaît que le métronome », disent certains. Collectionneur de cartes postales, l’instituteur distribue des calottes et coups sur les fesses avec son « sucre d’orge », grosse règle de bois rouge. Intransigeant sur l’orthographe, la ponctuation, la présentation des devoirs d’arithmétique ou des rédactions, il organise des concours de calcul mental. Avec sa lanterne magique, il offre deux fois par mois à ses gamins ébaubis des projections de géographie ou d’histoire naturelle.
Les instituteurs ont une mission, élever les enfants, ouvrir l’esprit critique et les préparer au certificat d’études primaires, premier grade de l’enseignement français qui permet de postuler dans la fonction publique. Les instits croient au progrès. En Algérie, comme en métropole, beaucoup sont militants, radicaux, socialistes ou communistes. Louis Germain lit La Libre Pensée. Sans bouffer du curé, il se méfie de l’Église. Pendant ses cours d’instruction civique, lorsqu’il est « question de Dieu [dans le programme] », il explique que « certains y croient, d’autres non ». Et que dans la plénitude de ses droits, « chacun fait ce qu’il veut ». Pour les religions, il se borne à indiquer celles qui existent. Il ajoute qu’il y a « des personnes ne pratiquant aucune religion ».
Les instituteurs imprègnent les enfants d’un ordre social républicain. Ils ont en tête la « lettre aux instituteurs » de Jules Ferry : « En matière d’éducation morale, vous n’avez à enseigner […] rien qui ne soit familier à tous les honnêtes gens […] Vous êtes l’auxiliaire et, à certains égards, le suppléant du père de famille. » Germain est un second père pour Albert ― ou le premier. Après quatre ans de guerre, il se sent des devoirs envers les pupilles de la nation : « Ton pauvre papa, que j’ai toujours considéré comme mon camarade. » À la fin du trimestre, l’émotion en sourdine, Germain lit à voix haute le roman de Roland Dorgelès, Les Croix de bois, qui décrit la vie des tranchées, les assauts à la baïonnette, les blessés, l’horreur de la guerre, beaux sujets de dictée : « …Une rumeur monta vers la droite, des cris ou une chanson : ‘’Les zouaves sont sortis !‘’ Une rafale de 105 éclata, cinq coups de cymbale… ‘’En avant la troisième !’’ cria le capitaine. »
Albert sait que son père fut zouave. Dans ses instructions, Ferry poursuivait : « Ce que vous allez communiquer à l’enfant, […] c’est la sagesse du genre humain. » Camus et ses camarades l’apprennent, la France incarne toujours des valeurs universelles, après la Grande Guerre comme avant. (P. 30, 31)
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L' avenir du Vietnam ? Version pessimiste : tant que la Chine Rouge, même en mutation, durera, elle ne laissera pas ce pays ami-ennemi à se libérer.
On peut espérer aussi qu'il imposera : c'est l'hypothèse optimiste d'un homme comme Bui Tin.
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... Quand on n'a que l'amour
Pour parler aux canons
Et rien qu'une chanson
Pour convaincre un tambour
Alors sans avoir rien
Que la force d'aimer
Nous aurons dans nos mains
Amis le monde entier.
Extrait de la chanson "Quand on a que l'amour" page 121
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Il n'y a pas de soleil sans ombre et il faut connaître la nuit.
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Olivier Todd
Malraux a attaqué dans une veine lyrique :
Depuis dix ans, le fascisme étend sur la moitié de l'Europe ses grandes ailes noires. Si nous exceptons la France et l'Angleterre , nous pouvons dire qu'il tient presque la totalité du monde, sauf la Russie.
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A ses amis très proches, Camus montre son irritation, sa peine et ses doutes. Revenu rue Madame, à Jeanne Terracini, Camus parle de Sartre, avec exaspération:
- Que veux-tu que je fasse? Que j'aille lui casser la gueule? Il est trop petit!
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Décembre 1943. Draps de lin frais. Hanna s'étirait dans un lit à l'hôtel. Elle profitait de l'aube d'hiver, un des plus froids du siècle.
Sept heures sonnèrent du côté de l'Opéra. Les occupants allemands contrôlaient le temps et l'espace. Seuls les cadrans solaires leur échappaient.
Horloges, pendules, cloches des églises s'alignaient sur l'Heure de Berlin.
Un bijoutier de Besançon avait placé une horloge comtoise à lheure anglaise dans sa vitrine. On le condamna à une amende, puis, pour récidive, à deux mois de prison.
D'autres protestataires gardaient leur montre à l'heure de Londres dans leur gousset.
Ils résistaient.
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Dans sa vie privée et ses engagements publics, un Camus inattendu - souvent inconnu - surgit à travers ses prises de position politiques ou artistiques, ses amitiés, ses amours. Camus reste inclassable, solitaire et solidaire, un frère ennemi de Sartre.. Communiste puis anti-communiste, il connaissait le prix humain des idéologies. Il ne voulait être ni victime, ni bourreau. Pour lui, la souffrance n'avait pas de frontière mais les tyrans avaient toujours la carte d'un parti.
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