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Note moyenne 3.64 /5 (sur 28 notes)

Nationalité : Autriche
Né(e) le : 03/04/1880
Mort(e) le : 04/10/1903
Biographie :

Otto Weininger est un philosophe et écrivain autrichien d'origine juive.

Étudiant doué, il s'inscrit à l'université de Vienne une fois son baccalauréat en poche. Il étudie surtout la philosophie et la psychologie mais aussi les sciences naturelles et la médecine.

Il apprend également de nombreuses langues étrangères (l'italien, le français et le norvégien).

À l'automne 1901, Weininger essaye de trouver un éditeur pour Eros et Psyché, ouvrage qu'il soumet pour l'obtention de sa thèse en 1902. Sa thèse est acceptée et Weininger reçoit son titre de Docteur. Le 21 juin 1902, il se convertit au protestantisme.

Après avoir voyagé quelque temps à travers l'Europe, il retourne à Vienne, où il commence à souffrir de dépression. En juin 1903, après deux ans et demi de travail acharné, son livre Sexe et Caractère - une investigation fondamentale est publié par Braumüller & Co, éditeurs viennois.

Il se suicide quelques mois plus tard à l'âge de 23 ans.
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Source : Wikipédia
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Bibliographie de Otto Weininger   (4)Voir plus

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Citations et extraits (141) Voir plus Ajouter une citation
JustinLapostolle   28 janvier 2023
Sexe et caractère de Otto Weininger
La mère est non pas moins sensible que la courtisane, mais l'est différemment. Son comportement est plutôt de consentement et d'accueil, tandis que la courtisane n'a d'autre souci que de goûter son plaisir sans en rien perdre. La mère (et donc toute femme au moment de la conception) ressent la semence masculine pour ainsi dire comme un dépôt : il y a déjà dans le sentiment que lui procure l'acte sexuel, ce moment de la rétention et de la conservation caractéristiques de son essence. La courtisane veut au contraire se perdre, s'anéantir, dans la réalité même du coït, s'enivrer de plaisir jusqu'à l'inconscience. Le coït est pour la mère le commencement d'un cycle, la courtisane y cherche sa propre fin, elle veut s'y consumer. Ainsi le cri de la mère est bref, celui de la courtisane long, exprimant toute la vie qu'elle voudrait concentrée dans ce moment. Et c'est parce que cela est impossible que la courtisane n'est jamais satisfaite, irait-elle avec tous les hommes de la terre.
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colimasson   28 janvier 2023
Sexe et caractère de Otto Weininger
La normativité de la logique fournit la preuve que la pensée de l’homme est libre et que son but est atteignable.
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JustinLapostolle   26 janvier 2023
Sexe et caractère de Otto Weininger
Notre temps, qui n’est pas seulement le plus juif, mais le plus féminin de tous les temps ; ce temps pour lequel l’art n’est plus qu’un moyen d’exprimer les humeurs, qui a vu l’origine du besoin artistique dans les jeux d’animaux ; ce temps de l’anarchisme le plus crédule, ce temps auquel ni l’idée de l’État ni celle du droit ne disent plus rien, ce temps de la conception historique la plus plate qu’on ait jamais imaginée, le matérialisme historique, ce temps du capitalisme et du marxisme, ce temps pour lequel l’Histoire, la vie, la science ont été réduites à l’économie et à la technique ; ce temps qui a cru pouvoir expliquer le génie comme une sorte de folie, mais qui ne possède plus un seul grand artiste ni un seul grand philosophe, ce temps si peu original alors qu’il recherche tant l’originalité ; ce temps qui a remplacé l’idéal de la virginité par le culte de la demi-vierge : ce temps a également la gloire douteuse d’être le premier à avoir non seulement affirmé le coït comme une valeur et l’avoir adoré, mais encore à en avoir fait un devoir : non dans l’idée de se perdre, comme le Romain ou le Grec dans les bacchanales, mais dans celle de trouver et de donner enfin un contenu à son propre vide.

Mais ce nouveau judaïsme appelle un nouveau christianisme ; l’humanité attend le nouveau fondateur de religion, et le combat va vers une décision comparable à celle qui a eu lieu en l’an un de notre ère.
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colimasson   26 janvier 2023
Sexe et caractère de Otto Weininger
Là où cette conscience [de ce que la vérité est la valeur suprême de la logique comme de l’éthique] manque, on ne saurait parler d’erreur ou de mensonge, mais tout au plus d’égarement et de fausseté ; et non d’être immoral mais simplement d’être amoral. La femme est amorale.
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colimasson   23 janvier 2023
Sexe et caractère de Otto Weininger
Les femmes […], lorsqu’elles pensent à leur vie passée, non seulement ne se comprennent jamais, mais n’en éprouvent aucun besoin, comme on le voit déjà par le peu d’intérêt qu’elles accordent à ce qu’un homme peut leur dire sur elles. La femme ne s’intéresse pas à elle-même –d’où il n’y a pas de femme psychologue, ni de psychologie de la femme […].
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colimasson   19 janvier 2023
Sexe et caractère de Otto Weininger
Ni la profondeur inauthentique (Angelus Silesius, Philon, Jacobi), ni l’authenticité sans profondeur (Comte, Feuerbach, Hume, Herbart, Locke, Carnéade) ne sont le génie.
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colimasson   27 mars 2017
Sexe et caractère de Otto Weininger
Tout porte à croire que les individus entre lesquels a lieu l’attraction sexuelle la plus forte sont, comme chez l’homme, ceux qui sont dans une relation telle entre eux que l’un possède autant de H que l’autre de F.
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enkidu_   11 février 2015
Sexe et caractère de Otto Weininger
La relation de l’homme à la femme n’est autre que celle du sujet à l’objet. C’est à la perfection même de l’objet que la femme cherche à atteindre. Elle est la chose de l’homme ou la chose de l’enfant et ne veut être en tout et malgré tous les déguisements dont cette volonté se couvre considérée que comme une chose. On ne saurait méconnaître plus gravement ce qu’est la volonté profonde d’une femme qu’en prêtant intérêt à ce qui lui arrive, en essayant d’entrer dans ses espoirs et dans ses sentiments, de pénétrer sa vie et son être. La femme ne veut pas être traitée comme un sujet, son but est la passivité, qui ne fait qu’un avec la féminité même ; elle veut pouvoir sentir qu’une volonté est dirigée sur elle et se soucie peu qu’on la craigne ou qu’on la ménage : elle ne veut pas compter. Son besoin est d’être désirée comme un corps, possédée comme un bien. De même que la sensation pure n’acquiert de la réalité qu’au moment où elle est conçue, c’est-à-dire où on la pose en face de soi, la femme ne vient à exister et à avoir le sentiment de son existence qu’au moment où elle est élevée au rang d’objet par ces sujets que sont l’homme ou l’enfant, c’est-à-dire que dans la mesure où elle reçoit cette existence d’autrui.



Ce qu’exprime, sur le plan de la théorie de la connaissance, cette opposition du sujet et de l’objet est ce qu’exprime ontologiquement l’opposition de la forme et de la matière. Celle-ci n’est que la traduction de celle-là du langage de la transcendantalité dans celui de la transcendance, du langage de la critique de l’expérience dans celui de la métaphysique.



La matière, l’absolument non-individualisé, ce qui peut recevoir toute forme sans posséder soi-même aucune qualité définie et durable, est aussi dépourvue d’essence que la sensation pure, matière de l’expérience, l’est d’existence. Ainsi l’opposition sujet-objet est-elle une opposition d’existence (en ce que la sensation n’acquiert de réalité que comme objet et par rapport à un sujet), tandis que l’opposition forme-matière est une opposition d’essence (la matière non encore informée étant absolument dépourvue de qualités).

(…)

C’est abaisser Platon au niveau d’un penseur superficiel que de vouloir assimiler ce non-étant à l’espace, comme on le fait souvent. Jamais un philosophe n’aura l’idée d’accorder à l’espace une existence métaphysique, mais jamais non plus il ne l’identifiera au non-étant en soi. Il est même caractéristique du bavard insolent et ignorant de voir dans l’espace vide un « rien du tout » ou un « néant » et sa réalité n’est perceptible et n’apparaît comme un problème qu’à partir d’un certain degré de réflexion.

(…)

Ainsi, cette dualité de l’homme et de la femme se révèle être en fait un dualisme, celui de la vie supérieure et de la vie inférieure, du sujet et de l’objet, de la forme et de la matière, du quelque chose et du rien. Tout être métaphysique, tout être transcendantal est un être logique et moral. La femme est alogique et amorale. Elle n’est pas négation, elle est néant, elle n’est pas oui, mais elle n’est pas davantage non.



L’homme a en lui la possibilité et de l’absolu quelque chose et de l’absolu néant et toute son action orientée soit dans un sens, soit dans l’autre. La femme, elle, ne pèche pas, car elle est elle-même, le péché, comme possibilité en l’homme. L’homme absolu a été fait à l’image de Dieu, qui est l’absolu quelque chose ; la femme, et aussi bien la femme dans l’homme, est le symbole du rien. C’est là la signification de la femme dans l’univers, ce qui fait que l’homme et la femme se complètent et se conditionnent l’un l’autre.

(…)

Tout ce que la femme a de qualités se rapport à son non-être, à son défaut d’essence : c’est parce qu’elle n’a pas de vie vraie et inaltérable, mais une vie uniquement terrestre, qu’en tant qu’entremetteuse elle se met au service de la procréation et de la propagation de l’espèce et que l’homme qui a de l’ascendant sur elle la transforme et la modèle. (pp. 238 & 241-242)
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steka   15 juin 2014
Sexe et caractère de Otto Weininger
(...) Ce temps pour lequel l'Histoire, la vie, la science ont été réduites à l'économie et à la technique ; ce temps qui a cru pouvoir expliquer le génie comme une sorte de folie, mais qui ne possède plus un seul grand artiste ni un seul grand philosophe, ce temps si peu original alors qu'il recherche tant l'originalité.
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colimasson   09 mai 2017
Sexe et caractère de Otto Weininger
Lorsque deux individus dont la formule que nous avons posée permettrait de dire qu’ils se conviennent mal mutuellement s’unissent et que, plus tard, le complément réel de l’un des deux apparaît, la tendance qui surgit chez ce dernier et qui le pousse alors à rejeter ce qui, à ce moment précis, se révèle subitement n’avoir été pour lui qu’un pis-aller, a le caractère de nécessité d’une loi de la nature. C’est là qu’est l’adultère, celui-ci survenant alors comme quelque chose qui se produit au niveau le plus élémentaire et se présentant donc comme un pur phénomène naturel, tout comme, lorsque FeSO4 entre en combinaison avec 2KOH, les ions SO4 se séparent des ions Fe pour rallier les ions K.
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