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3.66/5 (sur 699 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Gand , le 10/12/1870
Mort(e) à : Paris , le 06/06/1925
Biographie :

Pierre Félix Louis dit Pierre Louÿs est un poète et romancier français. Il est également connu sous les noms de plume de Pierre Chrysis, Peter Lewys et Pibrac.
Il fait ses études à l'Ecole Alsacienne à Paris où il a André Gide pour condisciple et ami. Dès l'adolescence, il écrit ses premiers textes, tient un journal et s'intéresse au mouvement littéraire du Parnasse, fréquentant les poètes emblématiques de ce mouvement Leconte de Lisle, José-Maria de Heredia.

En 1891, il fonde la revue littéraire La Conque, où sont publiées les œuvres d'auteurs parnassiens et symbolistes, des maîtres servant de modèles, comme Mallarmé, Moréas, Leconte de Lisle ou Verlaine, mais également de jeunes poètes encore inconnus comme Valéry, André Gide et Louÿs lui-même.

Il se fait d'abord connaître par «les Chansons de Bilitis», oeuvre poétique empreinte de saphisme, très sulfureuse pour l'époque, qu'il fait passer pour la traduction d'une poétesse grecque, contemporaine de Sappho.
Le scandale se poursuit avec le succès pour ses romans : "Aphrodite" (1896), "la femme et le pantin" (1898) et "les aventures du roi Pausole" (1901), ironique et grivois.

"La Femme et le Pantin" inspiré des mémoires de Casanova, a été adapté plusieurs fois au cinéma, en particulier par Luis Buñuel (Cet obscur objet du désir, avec Carole Bouquet). Soulignant les aspects dramatiques de la sensualité, il est souvent considéré comme le chef-d'œuvre de Louÿs, avec Trois filles de leur mère.

Son "Oeuvre érotique" heureusement rééditée en 2012 dans la collection Bouquins, rassemble ses oeuvres que lui-même jugeait impubliables, extrêmement audacieuses et d'un érotisme raffiné, qu'il a composées tout au long de sa vie.

Avec François Coppée, et bien d'autres artistes et hommes de lettres (dont José-Maria de Heredia, Jules Verne, les peintres Edgar Degas, Auguste Renoir, le compositeur Vincent d'Indy, etc ...), il est membre de la Ligue de la patrie française, ligue anti-dreyfusarde modérée.

La fin de sa vie est difficile ; ruiné, paralysé et atteint de cécité partielle, il vit ses dernières années retiré dans la solitude. Il meurt d’une crise d’emphysème; il est inhumé à Paris, au cimetière du Montparnasse.
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Vidéo de

Pierre LOUŸS – Le prince irrésolu : Relecture de l'œuvre poétique (France Culture, 1978) L'émission "Relecture", par Hubert Juin, diffusée le 3 février 1978 sur France Culture. Présence : Robert Fleury, Paul Dumont, Alain Kahn Sriber et Jean Louis Meunier.


Citations et extraits (273) Voir plus Ajouter une citation
Pierre Louÿs
Les Filles du Dieu

À André Walckenaer.

Elles avaient piqué des lotus dans leurs boucles
Et mouillé leurs cheveux avec des parfums lourds
Leurs flancs souples roulaient des houles de velours
Leurs longs yeux palpitaient comme des escarboucles.

Des couleuvres d’argent tournaient sur leurs bras nus
Des colliers descendaient sur leurs mamelles grises
Leurs souffles délicats erraient comme des brises
Dans leurs voix tristes et leurs rires ingénus.

Et les rougeurs des fleurs sur leurs bouches nocturnes
Tremblaient avec des somnolences taciturnes
Au bout de leurs doigts blancs ongulés de carmin

Et les sourds tapis bleus déroulaient le chemin
Où les filles du dieu, sur des fleurs de verveines,
Se charmaient l’une l’autre au cours des heures vaines.

Novembre 1890.
(« Astarté », 1891)
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Je suis satisfait quand je referme un livre en emportant le souvenir d'une ligne qui m'ait fait penser. Jusqu'ici, tous ceux que j'ai ouverts contenaient cette ligne-là. Mais aucun ne m'a donné la seconde. Peut-être chacun de nous n'a-t-il qu'une seule chose à dire dans sa vie, et ceux qui ont tenté de parler plus longtemps furent de grands ambitieux. Combien je regrette davantage le silence irréparable des millions d'âmes qui se sont tues !
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Ne crayonnez pas des boucles noires sur le pubis des Vénus nues. Si l’artiste représente la déesse sans poils, c’est que Vénus se rasait la motte.
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Pierre Louÿs
Hyacinthe ! Ô mon cœur ! Jeune dieu doux et blond !
Tes yeux sont lumière de la mer ! Ta bouche,
Le sang rouge du soir où mon soleil se couche...
Je t'aime, enfant câlin, cher aux bras d'Apollon.

Tu chantais, et ma lyre est moins douce, le long
Des rameaux suspendus que la brise effarouche
À frémir, que ta voix à chanter, quand je touche
Tes cheveux couronnés d'acanthe et de houblon.

Mais tu pars ! Tu me fuis pour les Portes d'Hercule ;
Va ! Rafraîchis tes mains dans le clair crépuscule
Des choses où descend l'âme antique. Et reviens,

Hyacinthe adoré ! Hyacinthe ! Hyacinthe !
Car je veux voir pour toujours les bois syriens
Ton beau corps étendu sur la rose et l'absinthe.

« Une lettre écrite en vers libre par Mr Oscar Wilde à un ami et traduite en vers rimés par un poète sans importance », 1893.
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Une femme qu'on n'a pas encore eue a quelque chose d'une vierge ; mais quel bon résultat, quelle surprise attendre d'un deuxième rendez-vous ? C'est déjà presque le mariage.
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“Il fait déjà grand jour. Je devrais être levée. Mais le sommeil du matin est doux et la chaleur du lit me retient blottie. Je veux rester couchée encore.”
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On s'agite, on lutte, on espère, quand une seule chose est précieuse : savoir titrer de l'instant qui passe toutes les joies qu'il peut donner, et ne quitter son lit que le moins possible.
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Pierre Louÿs
PÉGASE
À José Maria de Heredia.

De ses quatre pieds purs faisant feu sur le sol,
La Bête chimérique et blanche s'écartèle,
Et son vierge poitrail qu'homme ni dieu n'attelle
S'éploie en un vivace et mystérieux vol.

Il monte, et la crinière éparse en auréole
Du cheval décroissant fait un astre immortel
Qui resplendit dans l'or du ciel nocturne, tel
Orion scintillant à l'air glacé d'Éole.

Et comme au temps où les esprits libres et beaux
Buvaient au flot sacré jailli sous les sabots
L'illusion des sidérales chevauchées,

Les Poètes en deuil de leurs cultes perdus
Imaginent encor sous leurs mains approchées
L'étalon blanc bondir dans les cieux défendus.
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Eh bien, vous êtes vif! dit-elle. Nous emménageons hier, maman, mes soeurs et moi. Vous me rencontrez aujourd'hui dans l'escalier. vous m'embrassez, vous me poussez chez vous, la porte se referme... Et voilà. (incipit).
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Au catéchisme, si le jeune vicaire vous demande ce que c’est que la luxure, ne lui répondez pas en rigolant : « Nous le savons mieux que vous ! »
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