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Note moyenne 3.64 /5 (sur 597 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Gand , le 10/12/1870
Mort(e) à : Paris , le 06/06/1925
Biographie :

Pierre Félix Louis dit Pierre Louÿs est un poète et romancier français. Il est également connu sous les noms de plume de Pierre Chrysis, Peter Lewys et Pibrac.
Il fait ses études à l'Ecole Alsacienne à Paris où il a André Gide pour condisciple et ami. Dès l'adolescence, il écrit ses premiers textes, tient un journal et s'intéresse au mouvement littéraire du Parnasse, fréquentant les poètes emblématiques de ce mouvement Leconte de Lisle, José-Maria de Heredia.

En 1891, il fonde la revue littéraire La Conque, où sont publiées les œuvres d'auteurs parnassiens et symbolistes, des maîtres servant de modèles, comme Mallarmé, Moréas, Leconte de Lisle ou Verlaine, mais également de jeunes poètes encore inconnus comme Valéry, André Gide et Louÿs lui-même.

Il se fait d'abord connaître par «les Chansons de Bilitis», oeuvre poétique empreinte de saphisme, très sulfureuse pour l'époque, qu'il fait passer pour la traduction d'une poétesse grecque, contemporaine de Sappho.
Le scandale se poursuit avec le succès pour ses romans : "Aphrodite" (1896), "la femme et le pantin" (1898) et "les aventures du roi Pausole" (1901), ironique et grivois.

"La Femme et le Pantin" inspiré des mémoires de Casanova, a été adapté plusieurs fois au cinéma, en particulier par Luis Buñuel (Cet obscur objet du désir, avec Carole Bouquet). Soulignant les aspects dramatiques de la sensualité, il est souvent considéré comme le chef-d'œuvre de Louÿs, avec Trois filles de leur mère.

Son "Oeuvre érotique" heureusement rééditée en 2012 dans la collection Bouquins, rassemble ses oeuvres que lui-même jugeait impubliables, extrêmement audacieuses et d'un érotisme raffiné, qu'il a composées tout au long de sa vie.

Avec François Coppée, et bien d'autres artistes et hommes de lettres (dont José-Maria de Heredia, Jules Verne, les peintres Edgar Degas, Auguste Renoir, le compositeur Vincent d'Indy, etc ...), il est membre de la Ligue de la patrie française, ligue anti-dreyfusarde modérée.

La fin de sa vie est difficile ; ruiné, paralysé et atteint de cécité partielle, il vit ses dernières années retiré dans la solitude. Il meurt d’une crise d’emphysème; il est inhumé à Paris, au cimetière du Montparnasse.
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Vidéo de

Pierre LOUŸS – Le prince irrésolu : Relecture de l'œuvre poétique (France Culture, 1978) L'émission "Relecture", par Hubert Juin, diffusée le 3 février 1978 sur France Culture. Présence : Robert Fleury, Paul Dumont, Alain Kahn Sriber et Jean Louis Meunier.

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Citations et extraits (270) Voir plus Ajouter une citation

L'âme féminine est d'une simplicité à laquelle les hommes ne peuvent croire. Où il n'y a qu'une ligne droite ils cherchent obstinément la complexité d'une trame: ils trouvent le vide et s'y perdent. C'est ainsi que l'âme de Chrysis, claire comme celle d'un petit enfant, parut à Démétrios plus mystérieuse qu'un problème de métaphysique.

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Cette chevelure était éclatante et profonde, douce comme une fourrure, plus longue qu'une aile, souple, innombrable, animée, pleine de chaleur. Elle couvrait la moitié du dos, s'étendait sous le ventre nu, brillait encore auprès des genoux, en boucle épaisse et arrondie. La jeune femme était enroulée dans cette toison précieuse, dont les reflets mordorés étaient presque métalliques et l'avaient fait nommer Chrysis par les courtisanes d'Alexandrie.

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«Elle est comme une fleur de pourpre, pleine de miel et de parfums.

«Elle est comme une hydre de mer, vivante et molle, ouverte la nuit.

«Elle est la grotte humide, le gîte toujours chaud, l'Asile, où l'homme se repose de marcher à la mort.»

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Je suis satisfait quand je referme un livre en emportant le souvenir d'une ligne qui m'ait fait penser. Jusqu'ici, tous ceux que j'ai ouverts contenaient cette ligne-là. Mais aucun ne m'a donné la seconde. Peut-être chacun de nous n'a-t-il qu'une seule chose à dire dans sa vie, et ceux qui ont tenté de parler plus longtemps furent de grands ambitieux. Combien je regrette davantage le silence irréparable des millions d'âmes qui se sont tues !

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Ne crayonnez pas des boucles noires sur le pubis des Vénus nues. Si l’artiste représente la déesse sans poils, c’est que Vénus se rasait la motte.

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- Qui est-ce, Phrasilas ?

- C'est un sot.

- Alors, que ne le laisses-tu passer ?

- C'est que d'autres le tiennent pour éminent.

- Et que dit-il ?

- Il dit tout avec un sourire, ce qui lui permet de faire entendre ses erreurs pour volontaires et ses banalités pour fines. Il y a tout avantage. Le monde s'y est laissé tromper.

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Une femme qu'on n'a pas encore eue a quelque chose d'une vierge ; mais quel bon résultat, quelle surprise attendre d'un deuxième rendez-vous ? C'est déjà presque le mariage.

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Pierre Louÿs

Hyacinthe ! Ô mon cœur ! Jeune dieu doux et blond !

Tes yeux sont lumière de la mer ! Ta bouche,

Le sang rouge du soir où mon soleil se couche...

Je t'aime, enfant câlin, cher aux bras d'Apollon.

Tu chantais, et ma lyre est moins douce, le long

Des rameaux suspendus que la brise effarouche

À frémir, que ta voix à chanter, quand je touche

Tes cheveux couronnés d'acanthe et de houblon.

Mais tu pars ! Tu me fuis pour les Portes d'Hercule ;

Va ! Rafraîchis tes mains dans le clair crépuscule

Des choses où descend l'âme antique. Et reviens,

Hyacinthe adoré ! Hyacinthe ! Hyacinthe !

Car je veux voir pour toujours les bois syriens

Ton beau corps étendu sur la rose et l'absinthe.

« Une lettre écrite en vers libre par Mr Oscar Wilde à un ami et traduite en vers rimés par un poète sans importance », 1893.

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Pierre Louÿs
PÉGASE
À José Maria de Heredia.

De ses quatre pieds purs faisant feu sur le sol,
La Bête chimérique et blanche s'écartèle,
Et son vierge poitrail qu'homme ni dieu n'attelle
S'éploie en un vivace et mystérieux vol.

Il monte, et la crinière éparse en auréole
Du cheval décroissant fait un astre immortel
Qui resplendit dans l'or du ciel nocturne, tel
Orion scintillant à l'air glacé d'Éole.

Et comme au temps où les esprits libres et beaux
Buvaient au flot sacré jailli sous les sabots
L'illusion des sidérales chevauchées,

Les Poètes en deuil de leurs cultes perdus
Imaginent encor sous leurs mains approchées
L'étalon blanc bondir dans les cieux défendus.
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On s'agite, on lutte, on espère, quand une seule chose est précieuse : savoir titrer de l'instant qui passe toutes les joies qu'il peut donner, et ne quitter son lit que le moins possible.

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