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Note moyenne 3.61 /5 (sur 14 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1967
Biographie :

Stéphane Giocanti, né en 1967, est un historien, essayiste, professeur et écrivain français. Il s'est intéressé à divers écrivains comme T. S. Eliot, Jules Laforgue, Frédéric Mistral, et Charles Maurras1 auquel il a consacré sa thèse de doctorat en 19942, puis en 2006 une volumineuse biographie, Maurras : le chaos et l'ordre, chez Flammarion.

On lui doit par ailleurs un ouvrage sur le poète et dramaturge anglais T. S. Eliot récompensé par un prix de l'Institut décerné par l'Académie Française (2003) et un essai de philosophie politique intitulé Les Enfants de l’utopie (1998) qui lui valut l'estime du philosophe chrétien Pierre Boutang. Giocanti a écrit la préface de la réédition des Abeilles de Delphes (Éditions des Syrtes, 1999) et édité La Source sacrée (Éditions du Rocher, 2003), ouvrages de critique littéraire et philosophique de Boutang. Il a également édité Les Mémoires et souvenirs du comte de Lavalette au Mercure de France (1994), et Le Hussard du général, entretiens avec le gaulliste de gauche Jacques Dauer (La Table Ronde, 1995).
Spécialiste de Vincent d'Indy, auquel il a consacré de nombreux articles et des conférences, il a collaboré à la revue L'Éducation musicale et participé à différents colloques de musicologie et de littérature.
Giocanti a publié le roman Kamikaze d'été en 2008 (Éditions du Rocher), dont l'intrigue se déroule entre 1945 et la fin des années soixante, au Japon. Il y fait notamment apparaître l'écrivain Yukio Mishima.
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Source : Wikipédia
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Vidéo de
Stephane Giocanti, invité de l'emission "2000 ans d'Histoire" (France-Inter) sur Charles Maurras
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
cathcor   02 février 2013
C'était les Daudet de Stéphane Giocanti
"La patrie, je lui dit merde quand il s'agit de littérature" dira un jour Léon Daudet.
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stef6534   01 janvier 2015
C'était les Daudet de Stéphane Giocanti
Ô politique, je te hais ! Je te hais parce que tu es grossière, injuste, criarde et bavarde; parce que tu es l'ennemi de l'art, du travail; parce que tu sers d'étiquette à toutes les sottises, à toutes les ambitions, à toutes les paresses. Aveugle et passionnée, tu sépares de braves cœurs faits pour être unis; tu lies, au contraire, des êtres tout à fais dissemblables. Tu es un grand dissolvant des consciences, tu donnes l'habitude du mensonge, du subterfuge et, grâce à toi, on voit des gens devenir amis de coquins, pourvu qu'ils soient du même parti.
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rkhettaoui   23 novembre 2016
Une histoire politique de la littérature de Stéphane Giocanti
La contre-utopie défie l'utopie. La révolution bouscule la tradition. La morale cherche à se soumettre le politique. Émile Zola défend un humanisme social qui s'appuie sur les droits de l'homme. À travers Dreyfus, Clemenceau – homme politique et romancier abondant – vise l'ennemi intérieur : « L'affaire Dreyfus est bien plus qu'une affaire judiciaire, elle est une révolution qui va nous permettre de heurter de front et de vaincre des forces comme la haute armée, le clergé, les classes conservatrices de notre pays, [...] de faire jaillir de la France autre chose, d'autres idées que celles d'une tradition royale et chrétienne, de dégager des forces neuves et de briser des traditions périmées.
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rkhettaoui   23 novembre 2016
Une histoire politique de la littérature de Stéphane Giocanti
Au commencement des temps furent Victor Hugo et Émile Zola.

Telle est du moins la légende qu'on leur a forgée. Situés au zénith de la conscience républicaine et au firmament de l'imagination scolaire, ces écrivains d'abord libres connurent un enrégimentement étatique particulièrement soigné, dont Hugo eut l'heur de connaître les bénéfices dès son vivant.

Ces monstres sacrés fixent les limites. À eux deux, sortes de Charybde et Scylla – ou bien, si l'on préfère, d'alpha et d'oméga –, ils représentent la borne absolue, l'étroit passage que tous leurs successeurs ont à franchir pour trouver quelque place : suiveurs, imitateurs, repreneurs, héritiers, rebelles, ennemis, calomniateurs, tous auront à se définir face à ces deux monstres pour faire comprendre quelle attitude ils adoptent face à l'État, à la société, ou à toute autre composante naturelle de la politique.
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rkhettaoui   23 novembre 2016
Une histoire politique de la littérature de Stéphane Giocanti
Aujourd'hui encore, un homme politique se doit de publier au moins un livre, de se revendiquer de quelque écrivain marquant, et de respecter les classiques – s'il vient à soupçonner que ses concitoyens n'ont pas tous besoin de lire La Princesse de Clèves, le scandale est vertigineux. De Gaulle trouve chez Corneille le modèle de son éloquence ; Pompidou est l'ami de Léopold Sédar Senghor, Mitterrand celui de Marguerite Duras ; à Médan, le président Chirac célèbre Émile Zola ; François Bayrou, Jack Lang, Xavier Darcos et Nicolas Sarkozy ont donné dans le genre biographique. Tout nouveau président se cherche un Malraux et redoute un Chateaubriand.

Mais l'imaginaire français ne concerne pas seulement des individus, ni même une élite.
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rkhettaoui   23 novembre 2016
Une histoire politique de la littérature de Stéphane Giocanti
Dans la sphère politique, Hugo tient également une position suréminente. Dès le début du règne de Louis-Philippe, il a institué Quasimodo dans la conscience française comme un monstre aimable, incarnant le peuple en devenir. Près d'un demi-siècle après, lui assure la jeune République, le peuple est enfin éduqué, il dépasse Quasimodo, peut voter, etc. Selon les républicains, le poète des Châtiments est celui qui a su se dresser fièrement contre Napoléon III en le décrédibilisant par une poésie pamphlétaire que l'on espérait digne des Tragiques d'Agrippa d'Aubigné.
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rkhettaoui   23 novembre 2016
Une histoire politique de la littérature de Stéphane Giocanti
L'histoire politique de la littérature consiste-t-elle à distribuer Hugo, Zola, Barrès, Gide, Jarry, Montherlant, Breton dans les cases tellement attendues du démocratisme, du socialisme, du nationalisme, de l'anarchisme et de tous les autres mots en -isme ? En méditant sur nos grands aînés, de Victor Hugo à Richard Millet, il m'a semblé que ces catégories autorisaient de trop faciles rapprochements, qu'elles occasionnaient des histoires collectives remplies de clichés, de pièges et de trompe-l'œil, pour ne rien dire des étiquetages.
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rkhettaoui   23 novembre 2016
Une histoire politique de la littérature de Stéphane Giocanti
On sait le rôle fondamental que les écrivains ont joué dans l'affaire Dreyfus. Au-delà de l'événement, ils ont tracé des lignes de partage à la fois philosophiques et politiques dont le poids demeure pleinement aujourd'hui, dans des conditions historiques très différentes. À l'Affaire remonte la ligne de partage très franco-française entre les moralistes et les réalistes, entre ceux qui croient dans la supériorité de l'individu sur l'État et ceux qui mettent en avant les devoirs de l'individu envers cet État.
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rkhettaoui   23 novembre 2016
Une histoire politique de la littérature de Stéphane Giocanti
Heureusement pour ses œuvres, Zola outrepasse les limites scientifiques de son projet : ses romans sont poétiques malgré ses ambitions rationalistes. Ils sont souvent polémiques, partisans, injustes. Derrière l'anéantissement de l'individu par la nécessité sociale, et par-delà l'ancrage socialiste, on retrouve la vérité humaine dans ce qu'elle a de plus universel.

Zola reflète et renforce non seulement les idées sociales de la gauche, mais aussi la clé psychologique de celle-ci : la compassion.
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rkhettaoui   23 novembre 2016
Une histoire politique de la littérature de Stéphane Giocanti
De La Fontaine à Molière, jusqu'à Racine et Boileau, nombreux ont été les écrivains courtisans, et cela, pour la plus grande gloire de la France. « Les poètes de cour, observe Roger Caillois, de Pindare à Virgile, de Ronsard à Racine, tous se montrent souvent les plus artistes, et de l'aveu de beaucoup, les plus poètes. [...] Valets galonnés, habillés de pourpre et d'or, ils composent dans les palais, à l'ombre des puissants, de délicats chefs-d'œuvre.
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