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Note moyenne 3.87 /5 (sur 134 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : New York , le 16/01/1933
Mort(e) à : New York , le 28/12/2004
Biographie :

Susan Sontag est une essayiste et romancière américaine.

Elle passe son enfance et son adolescence à Tucson, Arizona puis à Los Angeles en Californie. Sa mère était une institutrice alcoolique, son père, un négociant en fourrures mort en Chine alors qu'elle avait 5 ans.

Lectrice précoce à 3 ans, elle fréquente l'université dès ses 16 ans en 1949. Elle épouse à 17 ans un assistant d'université de 28 ans, Philip Rieff. Elle donne naissance à un fils, David, à l'âge de 19 ans et divorce de Rieff en 1959. À 26 ans elle est un temps enseignante en philosophie des religions à l'université Columbia, puis participe à plusieurs magazines américains et britanniques comme Partisan Review, The New Yorker, Granta ou le supplément littéraire du Times.

Elle arrive à Paris en 1951.

Elle s'est fait connaître par ses essais sur la littérature et l'art. Elle est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages traduits dans plus de 30 langues; son premier roman, Le Bienfaiteur est paru en 1965.

Engagée à gauche, proche de Roland Barthes et compagne de la photographe Annie Leibovitz de la fin des années 1980 à sa mort, elle fut connue pour son engagement politique contre la guerre du Viêt Nam, puis plus tard contre la guerre contre l'Iraq et contre la torture pratiquée dans la prison irakienne d'Abu Ghraib.

En 2000, le National Book Award, l'un des plus prestigieux prix littéraires américains, lui a été attribué. Elle a également reçu le prix Jérusalem pour l'ensemble de son œuvre. Elle avait aussi tourné quatre films et mis en scène des pièces pour le théâtre.

Son essai Sur la photographie est considéré comme l'un des ouvrages de réflexion les plus importants sur le sujet. Laborieusement écrits en cinq ans (de 1973 à 1977), les six volumes ont fortement influencé toute la pensée sur la photographie avec notamment ce constat : « Écrire sur la photographie, c'est écrire sur le monde ».

Elle passe la fin de sa vie avec la photographe Annie Leibovitz et meurt d'une leucémie à l'âge de 71 ans à New York à l'hôpital Sloane Kettering en décembre 2004. Susan Sontag est enterrée à Paris, au cimetière du Montparnasse.
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Source : Wikipédia
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Dans ce nouvel épisode d'”Exceptionnelles”, Margaux Brugvin est au musée de la Libération de Paris pour nous raconter son expérience de l'exposition "Femmes photographes de guerre", à voir jusqu'au 31 décembre 2022. Deux ouvrages pour aller plus loin : Le catalogue de l'exposition, "Femmes photographes de guerre", édité par le musée de la Libération de Paris "Sur la photographie", l'essai de Susan Sontag, publié en 1979, disponible en français aux éditions Christian Bourgeois. N'hésitez pas à poser vos questions en commentaire ! Habillage graphique : @melanieguitton

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Citations et extraits (103) Voir plus Ajouter une citation
douzieme   28 août 2007
La maladie comme métaphore de Susan Sontag
"On estime en général que le cancer est déplacé chez un personnage romantique, à la différence de la tuberculose, peut-être parce que la dépression banale a remplacé la mélancolie romantique." (p. 67)
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lireanimes   06 mai 2014
Renaître : Journaux et carnets (1947-1963) de Susan Sontag
Une pensée m'est venue aujourd'hui - si évidente [...] : il n'y a rien, rien qui puisse m'empêcher de faire quoi que ce soit, à part moi.
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Alice_   17 février 2019
Tout et rien d'autre de Susan Sontag
Je crois au contraire que le monde devrait accueillir les marginaux. Une des premières vertus d'une société juste devrait être d'autoriser ses membres à être des marginaux. (...) D'une façon ou d'une autre, des gens devraient toujours avoir la possibilité de se tenir à l'écart, sur le bord de la route. D'ailleurs, avant, beaucoup de personnes choisissaient de vivre en marge sans que cela dérange les autres. C'était une bonne chose. Nous devons non seulement accepter les êtres et les états de conscience à la marge, mais aussi les déviants et ceux qui sortent du commun. Je suis à fond pour les déviants ! Evidemment, tout le monde ne peut pas être marginal. Il est clair que la plupart des gens doivent choisir des modes de vie centrés. Mais au lieu de devenir de plus en plus bureaucratique, standardisée, oppressante et autoritaire, pourquoi notre société n'autorise-t-elle pas davantage de gens à être libres ?
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bens_89   30 juillet 2022
Le sida et ses métaphores de Susan Sontag
Alors que c'était jadis le médecin qui faisait la guerre contre la maladie, bellum contra morbum, la société tout entière s'en charge désormais. De fait, la transformation de la guerre en occasion de mobilisation idéologique de masse en a fait une métaphore utile pour toutes sortes de campagnes d'amélioration dont on définit les buts comme la défaite d'un "ennemi" : nous avons connu la guerre contre la pauvreté, aujourd'hui remplacée par "la guerre contre la drogue", ainsi que des guerres contre des maladies spécifiques, tel le cancer. L'abus de la métaphore militaire est peut-être inévitable dans une société capitaliste, une société qui restreint régulièrement la portée et la crédibilité des appels aux principes éthiques, dans laquelle on juge stupide de ne pas soumettre ses actes aux calculs de l'intérêt personnel et de la loi du profit. La guerre constitue l'une de ces rares activités que l'on n'est pas censé considérer d'un point de vue "réaliste" ; c'est-à-dire en surveillant les dépenses et le résultat pratique. Dans la guerre totale, les dépenses sont totales, consenties sans la moindre prudence — la guerre étant définie comme un état d'urgence pendant lequel aucun sacrifice n'est excessif. Mais les guerres contre les maladies ne sont pas seulement des appels à davantage de zèle et à plus d'argent pour la recherche. La métaphore renforce la façon dont des maladies particulièrement redoutées sont envisagées comme un "autre" étranger, tel un ennemi dans la guerre moderne ; et le glissement, de la maladie transformée en maléfice à l'attribution de la faute au malade, est inévitable, même si les malades sont considérés comme des victimes. La victime suggère l'innocence. Et l'innocence, par cette logique inexorable qui gouverne les couples de termes duels, suggère à son tour la culpabilité.
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Susan Sontag
de   27 septembre 2015
Susan Sontag
Les photographies sont des pièces à conviction. Ce dont nous entendons parler mais dont nous doutons nous paraît certain une fois qu'on nous en a montré une photographie
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Annette55   28 juillet 2020
Sur la photographie de Susan Sontag
«  L’intelligence est une sorte de goût qui nous donne la possibilité de déguster des idées » ...
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charlit21   24 juillet 2021
Sur la photographie de Susan Sontag
Du fait que chaque photographie n'est qu'un fragment, sa charge morale et émotive dépend de son point d'insertion. Une photographie n'est pas la même suivant les contextes où elle est vue : c'est ainsi que les photos de Smith sur Minamata seront vues différemment sur une planche contact, dans une galerie, dans une manifestation politique, dans un dossier de police, dans une revue de photos, dans un magazine d'information, dans un livre, sur le mur d'un salon. Chacune de ces situations suggère une utilisation différente de ces photos, mais aucune ne peut en garantir le sens. Il en va pour chaque photographie comme pour les mots, dont Witgenstein soutenait que leur sens s'identifie à l'usage qu'on en fait. Et c'est ainsi que la présence et la prolifération de toutes les photographies contribue à l'érosion de la notion même de sens, à cette parcellisation de la vérité en vérités relatives qui est un des acquis de la conscience libérale moderne.



(P. 150)
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camillebc   08 août 2015
Renaître : Journaux et carnets (1947-1963) de Susan Sontag
Mon ambition - ou ma consolation - a été de comprendre la vie. (Idée erronée de la spiritualité de l'écrivain ?) Maintenant je veux juste apprendre à vivre avec.
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YANCOU   03 mai 2016
Tout et rien d'autre de Susan Sontag
"J.Cott : Comme l'a écrit Emily Dickinson, "des fleurs et des livres, ces consolations du chagrin".



S.Sontag : Oui, la lecture est un divertissement, une distraction, c'est ma consolation, mon petit suicide. Si je ne supporte plus le monde, je me pelotonne avec un livre et c'est comme si j'embarquais à bord d'un petit vaisseau spatial qui m'emmène loin de tout. Mais mes lectures n'ont rien de systématique. J'ai la chance de lire très vite, et comparé à d'autres personnes, je suppose que je lis comme un bolide, ce qui a l'avantage de me permettre de lire une grande quantité de livres, mais ce qui a aussi pour contrepartie que je ne m'attarde sur rien, je l'absorbe entièrement puis je le laisse reposer quelque part. Je suis bien plus ignorante que ce que pensent les gens. Si vous me demandiez de vous expliquer le structuralisme ou la sémiologie, j'en serais incapable. Je pourrais me souvenir d'une image dans une phrase de Barthes, ou comprendre le sens des choses, mais je ne m'y consacre pas plus que ça. J'ai beaucoup de centres d'intérêts, mais je sors aussi au CBGB et à d'autres endroits.

Je crois vraiment en l'histoire, alors que beaucoup n'y croient plus. Je sais que nos actions et nos pensées sont une création historique. Je crois en très peu de choses, mais en voilà une tout à fait certaine : presque tout ce que nous pensons être naturel est en réalité le produit de l'histoire et plonge ses racines essentiellement dans la période romantique et révolutionnaire de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle. Et, fondamentalement, nous continuons à négocier avec des attentes et des sentiments qui ont été formulés à cette époque-là, avec des idées comme le bonheur, l'individu, le changement social, le plaisir. Nous avons hérité d'un vocabulaire qui est né à une époque précise. Lorsque je me rends à un concert de Patti Smith au CBGB, je m'amuse, et j'en profite d'autant mieux que j'ai lu Nietzsche.



J.Cott : Ou Antonin Artaud.



S.Sontag : Oui, mais il est trop proche. J'évoquais Nietzsche parce qu'il parlait voilà cent ans de la société moderne et du nihilisme. C'était les années 1870. Que penserait-il s'il avait pu connaître les années 1970 ? Tant de choses aujourd'hui détruites existaient encore il y a un siècle."
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lireanimes   06 mai 2014
Renaître : Journaux et carnets (1947-1963) de Susan Sontag
Je m'intéresse seulement aux gens qui sont engagés dans un projet de transformation de soi.
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