AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.77 /5 (sur 1103 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Saint-Cloud , le 14/12/1955
Mort(e) à : Clamart , le 27/12/1991
Biographie :

Hervé Guibert est un journaliste, romancier et photographe.

Au départ, il rêvait d'être cinéaste. A 17 ans, recalé au concours de l'Idhec, il se rabat sur la photo, expose et publie plusieurs ouvrages.

Après quelques faux pas vers la carrière de comédien, qui lui font rencontrer Patrice Chéreau - plus tard, il écrira avec lui le scénario de L'Homme blessé - à 21 ans, il intègre la rédaction du Monde, critique à la rubrique photographie pendant huit ans.

Petit prince aux dons multiples, il n'a que 21 ans quand il publie, en 1977, grâce à Régine Deforges, son premier livre, "La Mort propagande".

Écrivain précoce, il est remarqué très vite par la critique et suivi par un noyau de lecteurs qui saluent son audace et sa férocité.

Après plusieurs livres au succès d'estime, il atteint la gloire en 1990 en révélant son sida dans A l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie. Ce roman sera le premier d'une trilogie, composée également du Protocole compassionnel et de l'Homme au chapeau rouge. Dans ces derniers ouvrages, il décrit de façon quotidienne l'avancée de sa maladie.

Homosexuel, atteint du sida, suicidé à 36 ans, Hervé Guibert a placé la maladie au cœur de son œuvre.
+ Voir plus
Source : www.lexpress.fr
Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de
Mathieu Bermann "Un coup d'un soir" suivi de "Dans le lit de Marin": où Mathieu Bermann tente de dire de quoi et comment sont composés les deux livres qui en forment qu'un: "Un coup d'un soir" suivi de "Dans le lit de Marin", et où il est question d'une histoire d'amour née sur Instagram et des réseaux sociaux, des fragments d'un discours amoureux et d'une nuit passée à Rennes, du décalage du désir et de sa variation, du genre des personnages et du making-of d'un récit, de l'autofiction et de la question du narrateur, de Hervé Guibert, d?Annie Ernaux et de Christine Angot, du consentement et d'une deuxième nuit, à l'occasion de la parution de "Un coup d'un soir" suivi de "Dans le lit de Marin" aux éditions P.O.L, à Paris le 11 octobre 2019 "C?est l?histoire d?un désir. Je rencontre Marin sur Instagram, qui n?est pourtant pas un site de rencontres. À l?évidence, on se plaît. Il y a du désir de part et d?autre. Et il y a la réalité : des centaines de kilomètres nous séparent. Et puis ça, aussi : Marin, qui a vingt ans, aimerait être en couple, et je le suis déjà avec un autre garçon. Au fond, c?est un désir qui n?a aucune chance, pour le meilleur ou pour le pire. Mais j?ai écrit "Un coup d?un soir". En toute logique, ce livre n?aurait jamais dû exister. Et encore moins celui d?après : "Dans le lit de Marin", qui en est la suite et, aussi bien, l?envers ou la contradiction. C?est le désir poussé à bout. Mais, soudain, cela n?a pas le même sens pour Marin que pour moi. Et, après coup, je ne sais plus ce qui s?est passé. Et si je dois en avoir honte. Ce que je sais, c?est que je n?avais pas du tout envie d?écrire ce deuxième livre, parce que j?avais peur de ce que j?écrirais."
+ Lire la suite
Podcasts (10) Voir tous

Citations et extraits (190) Voir plus Ajouter une citation
cicou45   30 novembre 2012
A l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie de Hervé Guibert
"L'homosexualité dans ce monde, c'est possible tant qu'on n'en parle pas."
Commenter  J’apprécie          290
Fabinou7   17 février 2019
Les aventures singulières de Hervé Guibert
“Trouvant la narration ennuyeuse, il décida de résumer ainsi leur rencontre:

En fait, je m’étais enflammé sur sa proposition, du désir qu’il avait de ma bouche, de l’éventualité d’un sentiment amoureux.”
Commenter  J’apprécie          260
Hebephrenie   08 avril 2012
A l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie de Hervé Guibert
David n'avait peut-être pas compris que soudain, à cause de l'annonce de ma mort, m'avait saisi l'envie d'écrire tous les livres possibles, tous ceux que je n'avais pas encore écrits, au risque de mal les écrire, un livre drôle et méchant, puis un livre philosophique, et de dévorer ces livres presque simultanément dans la marge rétrécie du temps, et de dévorer le temps avec eux, voracement, et d'écrire non seulement les livres de ma maturité anticipée mais aussi, comme des flèches, les livres très lentement mûris de ma vieillesse.
Commenter  J’apprécie          230
julienraynaud   21 décembre 2014
Mauve le vierge de Hervé Guibert
le lacet défait d'un rêve ne peut faire sérieusement trébucher.
Commenter  J’apprécie          251
Hervé Guibert
saphira44   13 décembre 2013
Hervé Guibert
à l'envoûtement de l'écriture succède un désenvoûtement, le vide. Quand je n'écris plus je me meurs.



Le Paradis
Commenter  J’apprécie          211
Spilett   28 avril 2018
A l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie de Hervé Guibert
Le jeune médecin me demanda qui j'étais, il me dit, allusivement, comme si j'étais parfaitement au courant de ce qu'il évoquait, ce qui n'était pas du tout le cas: "Vous savez, avec une maladie de ce type, dont on ne sait pas grand-chose pour être franc, il vaut mieux être prudent." Il me refusa la permission de revoir Muzil vivant, il invoqua la loi du sang qui privilégiait les membres de la famille par rapport aux amis, ce n'était pas du tout qu'il remît en cause que j'étais un de ses proches, j'avais envie de lui cracher à la gueule.

Commenter  J’apprécie          190
Spilett   30 avril 2018
A l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie de Hervé Guibert
Le plus douloureux dans les phases de conscience de la maladie mortelle est sans doute la privation du lointain, de tous les lointains possibles, comme une cécité inéluctable dans la progression et le rétrécissement simultanés du temps.
Commenter  J’apprécie          190
Gwordia   22 mars 2011
A l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie de Hervé Guibert
(...) toutefois je restais le plus hésitant sur cette démarche, non que je n'avais pas une confiance absolue en Bill, que je craignais de voir bouleversé par un nouveau pacte avec le sort cet état progressif, plutôt apaisant en définitive, de mort inéluctable. Jules, à un moment où il ne croyait pas que nous étions infectés, m'avait dit que le sida était une maladie merveilleuse. Et c'est vrai que je découvrais quelque chose de suave et d'ébloui dans son atrocité, c'était certes une maladie inexorable, mais elle n'était pas foudroyante, c'était une maladie à paliers, un très long escalier qui menait assurément à la mort mais dont chaque marche représentait un apprentissage sans pareil, c'était une maladie qui donnait le temps de mourir, et qui donnait à la mort le temps de vivre, le temps de découvrir le temps et de découvrir enfin la vie, c'était en quelque sorte une géniale invention moderne que nous avait transmis ces singes verts d'Afrique. Et le malheur, une fois qu'on était plongé dedans, était beaucoup plus vivable que son pressentiment, beaucoup moins cruel en définitive que ce qu'on aurait cru. Si la vie n'était que le pressentiment de la mort, en nous torturant sans relâche quant à l'incertitude de son échéance, le sida, en fixant un terme certifié à notre vie, six ans de séropositivité, plus deux ans dans le meilleur des cas avec l'AZT ou quelques mois sans, faisait de nous des hommes pleinement conscients de leur vie, nous délivrait de notre ignorance. Si Bill, avec son vaccin, remettait en cause ma condamnation, il me replongerait dans mon état d'ignorance antérieur. Le sida m'avait permis de faire un bond formidable dans ma vie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
Marti94   23 mai 2020
Mon valet et moi de Hervé Guibert
Nous partons en forêt de Rambouillet, j’y ai découvert par hasard une usine qui pilonne les livres de Marguerite Duras, un auteur des années quatre-vingt. Je fais garer la Skoda devant l’usine, portières et vitres ouvertes pour mieux entendre ce bruit divin du papier écrabouillé dans des mâchoires d’acier, qui le ressortent en pâte pour refaire du bon papier vierge. J’ai l’impression d’entendre hurler le vice-consul de Lahore sur les bords du Gange. Cette occupation ne distrait pas mon valet, il la trouve malsaine, il dit : « Qu’est-ce que vous avez contre cette pauvre femme ?
Commenter  J’apprécie          70
wellibus2   19 juin 2016
L'Autre Journal: Articles intrépides 1985-1986 de Hervé Guibert
Je crois à ce qu'on appelle journal, ou à ces notes qu'on prend sans croire écrire.

Quelquefois je me dis : ne publie pas, mais ne cesse jamais d'écrire un moment, d'écrire ce papillon jaune qui traverse le jardin et qui, en volant, devient un archéologue du jardin, laisse mieux voir l'herbe et les arbres.

Toute ma vie, je la voudrais faite de petits poèmes , ou de descriptions sans ces cohésions auxquelles on s'applique dans les romans.

Je crois à la poésie du chaque jour qui est toujours présente dans les journaux des poètes



(Entretien avec Peter Handke)
Commenter  J’apprécie          171
Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Effeuillons la marguerite

Pour Pierre Desproges, cette Marguerite n'a pas écrit que des conneries. Elle en a aussi filmé.

Marguerite de Navarre
Marguerite Monnot
Victor Margueritte
Marguerite Duras
Marguerite Gauthier
Marguerite de France

12 questions
20 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature française , musique , chanson , écrivain , demi-mondaines , histoireCréer un quiz sur cet auteur
.. ..