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Note moyenne 3.32 /5 (sur 95 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Port Grimaud (Var) , le 11/07/1920
Mort(e) : 1995
Biographie :

Suzanne Prou est née le 11 juillet 1920 à Port Grimaud (Var). Elle a suivi son père, officier, jusqu'en Provence où elle passe une licence d'histoire et de géographie. Elle se marie et s'installe à Paris après la guerre.

C'est à l'âge de 46 ans qu'elle écrit son premier livre "Les Patapharis" en 1966. En 1972, elle reçoit le Prix Cazes pour "Méchamment les oiseaux" et en 1973, le Prix Renaudot pour avoir écrit "La terrasse des Bernadini". En 1981, elle entre au jury Femina.

C'est en 1995 qu'elle écrit son dernier livre, "L'Album de famille". C'est cette même année, après 29 ans d'écriture et 25 livres qu'elle nous quitte à l'âge de 75 ans. Elle est enterrée au cimetière Montparnasse de Paris.

Source : www.livres-a-gogo.be
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Les plantes et les petites bêtes
Les invites réunis par Bernard PIVOT ce soir, ont choisi de parler des plantes et des animaux. Avec Paul VINCENT pour "Le bonheur sur terre" dans lequel il évoque sa vie en Haute-Savoie et donne des conseils ; Suzanne PROU pour "Le cygne de Fanny" ouvrage dans lequel elle parle des jardins de son enfance. Dans "Le pays sous l'écorce" Jacques LACARRIERE devient insecte pour pouvoir mieux les...
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Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
Wiewowas   06 août 2014
La terrasse des Bernardini de Suzanne Prou
L'idée de chien plaisait à Laure sans doute,

mais non sa réalité : elle ne pouvait aimer que des images bien propres, inodores et dépourvues de saveur. On l'avait habituée à détester le vulgaire, à admirer les moutons enrubannés des Bergeries plutôt que les troupeaux, les bons pauvres reconnaissants, les accordées de village toutes pures, les portraits exhaustifs de familles riches et unies. Aveuglée par des représentations toutes faites, elle demeurait séparée de la vie par une espèce de vitre glacée.
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Wiewowas   16 juillet 2014
La terrasse des Bernardini de Suzanne Prou
Le vie ressemble à une longue promenade qu'on fait sur une route bordée de cercueils vides. La cohorte qui avance, nombreuse d'abord, diminue à mesure que ses membres, sans ordre d'âge d'ailleurs, se couchent l'un après l'autre dans les sépulcres préparés. Chacun sait que le sien est là, quelque part au bord du chemin. Il vaut mieux n'y pas trop penser.
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Wiewowas   12 juillet 2014
La terrasse des Bernardini de Suzanne Prou
Laure, délivrée des assiduités de son mari, a commencé de s'épanouir. Comme on avait mis sa pâleur sur le compte de nuits voluptueuses, on a attribué sa mine florissante à sa grossesse. Et, de même qu'elle n'avait pas démenti la première explication, elle a par son silence, avalisé la seconde. Elle a commencé de goûter le plaisir d'être la femme de Paul au moment où elle cessait de lui appartenir.
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Wiewowas   26 juin 2014
La terrasse des Bernardini de Suzanne Prou
On ne saluait Paul que si on y était obligé, par surprise, avant d'avoir eu le temps de changer de trottoir.

Bien des gens sans doute affectaient une réprobation qu'ils ressentaient à peine; leurs airs scandalisés représentaient pour eux surtout une revanche; ils profitaient de l'occasion qui leur permettait de mépriser avec bonne conscience une famille qu'ils avaient été tenus jusque-là de respecter.
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Suzanne Prou
milamirage   25 février 2013
Suzanne Prou
" Il me semble que mon héros, quand il évoque l'enfant assassiné, pense à sa propre enfance, à l'enfant qu'il a été et qu'on a tué. "

[préface de "Méchamment les oiseaux" Editions Rombaldi, 1975]
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Wiewowas   24 juin 2014
La terrasse des Bernardini de Suzanne Prou
Il est pareil à un vieux livre fermé Théodore, à un album d'un autre âge : de ceux qui se verrouillent à l'aide d'une patte d'argent. L'ivresse a soulevé le fermoir, le livre s'est ouvert.

Il se dit que les jeux sont faits; mais la vie n'est pas la même, selon qu'on la regarde par un bout ou par l'autre, du côté du commencement ou du côte de la fin.

Tout change et se déforme, les choses et les gens. Une place, on la garde pour peu qu'on en prenne soin, tandis qu'une femme, on est sûr de la perdre : fidèle ou infidèle, aimante ou cruelle, elle vous échappe, elle se défait, là, devant vous; chaque seconde pourrit un peu le beau fruit. Si on y réfléchissait, on prendrait en horreur cette chair qui se décompose.

Il se dit que rien ne vaut la peine de rien, et que le monde est mal fait, puisqu'on mange son pain blanc le premier ; quand on a du pain blanc, bien sûr.
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Wiewowas   01 juillet 2014
La terrasse des Bernardini de Suzanne Prou
Il dit qu'il connaît ses sales petits secrets : comment elle renverse les casseroles de pâtée, comment elle sème les épingles dans le creux des coussins, comment elle enferme les mouches dans le sucrier de porcelaine, comment elle vide chaque matin le contenu de son pisse-pot au pied des rosiers.
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Wiewowas   28 juin 2014
La terrasse des Bernardini de Suzanne Prou
Elle se gorge de tartines comme on se venge.
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Wiewowas   24 juin 2014
La terrasse des Bernardini de Suzanne Prou
Il l'a prise sur les draps défaits, fripés. Les yeux clos, il imaginait le corps de Thérèse comme une longue rivière frissonnante dans laquelle il eût nagé, n'en finissant plus d'aller au long des membres d'eau claire, qui s'étiraient toujours. Puis, Thérèse était un poisson vif, au ventre doux qui se tordait et fuyait sous ses mains; une grotte aquatique encombrée d'herbes fluides et mouillées, dont il forçait l'entrée, et qu'il découvrait toute tapissée d'algues rétractiles suantes de mucus, fleurant la vase et le coquillage. La rivière était froide, la grotte parcourue de larges courants chauds; l'eau s'y gonflait en tourbillons qui saisissaient le nageur et l'entrainaient dans une giration folle. Et le bruit des flots bourdonnait sans relâche, envahissait les oreilles de Paul qui avait envie de s'accrocher aux parois de la caverne, de se hisser hors de son plaisir.
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araucaria   16 mars 2014
La terrasse des Bernardini de Suzanne Prou
La grosse lapine tachetée a mis bas plus tôt que Théodore ne l'espérait. L'un de ses petits est mort.

Théo contemple le petit cadavre allongé sur sa paume : corps glabre, bleuâtre, tête aux oreilles molles, au museau aplati, aux yeux fermés. Il semble résumer les espoirs avortés de toute vie.

Le vieil homme dépose la chose inerte à terre, et il entreprend de consoler la mère qui se tasse contre le mur, apeurée, cachant sous son ventre sa progéniture enfouie dans la paille. Théo fouille dans la cage, plonge sa main, dans la litière salie souillée de glaires et de sang. Sous ses doigts, il sent le grouillement tiède des petites bêtes à la peau trop fine. Il se met à caresser le flanc de la lapine.
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