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ISBN : 2253007595
Éditeur : Le Livre de Poche (31/05/1997)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 22 notes)
Résumé :
A voir Mme Laure Bernardini prendre le frais avec ses amies sur la terrasse de sa maison sise au bord de la grande place de la ville, on a du mal à se représenter ce que dut être dans sa jeunesse cette vieille femme vêtue de noir, à l'embonpoint majestueux, au visage figé par l'âge.

Vieille aussi est Mme Thérèse, sa dame de compagnie, moitié servante moitié amie.

Parfois, sous leurs paupières lourdes, les yeux de Mme Thérèse s'allumen... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
uzun
  04 juin 2014
A peine entrée dans ce livre, j'avais déjà envie de dire : sublime !
Vous ne lisez pas des lettres noires sur des pages blanches, des idées abstraites. C'est une voix qui vous parle tout près de vous. Une voix couleur brique d'une terrasse, une voix couleur ocre des feuilles d'automne. Elle vous enveloppe dans son timbre mystérieux… L'absence totale de dialogues est frappante ! Forme et écriture originales
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oran
  05 juillet 2018
La terrasse « longue et étroite » d'une grande bastide cossue en province, dans le Midi très certainement ( on imagine aisément une petite localité proche d'Aix-en-Provence), accueille les soirs d'été la propriétaire Laure Bernardini, une vieille dame, veuve de Paul , le fils Bernardini , Thérèse Reboul, sa dame de compagnie. Se joignent à elles d'autres femmes : les soeurs Cygnes, Madame Constantin, Mademoiselle du Fleuriel, des commères à la fois rivales et complices . Tout en partageant une infusion, soir après soir, la terrasse, sous la voûte étoilée, devient témoin de leurs conciliabules, des papotages qui sous l'apparence de propos bénins sont autant de flèches vitriolées échangées par ces "vieilles corneilles babillardes" . Et le temps passe, inexorablement, et chacune d'entre elles se rapproche, chaque jour un peu plus de la mort programmée « elles ont été, elles ne sont plus gère, demain elles ne seront plus ».
Un narrateur omniscient (la fille d'une des convives qui observe, assemble les bribes recueillies, comble les vides , « classe, imagine, reconstitue ») raconte leur passé, leur présent, le ressenti de chaque personnage, peu à peu il nous dévoile leurs ténébreux secrets . Des mamies respectables en apparence, dignes, en apparence seulement, perverses, chafouines, dangereuses ,
en réalité !
L'atmosphère de ce huis-clos est parfaitement décrit par un vocabulaire précis, sans fioriture.
Lors de son édition, j'avais commencé à lire ce roman abandonné très vite parce que je n'y trouvais aucun intérêt. le temps a passé, j'ai aimé sa compagnie !
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riccell
  03 juillet 2016
'La Terrasse des Bernardini' est un roman qui célèbre la vie et nous attire l'attention sur l'inévitable avenir qui se réserve tôt ou tard à chacun de nous. Il nous montre comme la vie peut être immense, gigantesque et délicieusement imparable, même si vraiment simple avec tous ses orages. C'est un roman qui dialogue aussi avec nos conceptions de ce qui « peut être » la joie, de ce qui « peut être » la gloire de vivre. Qu'est-ce que c'est vraiment ? de quoi s'agit la matière de la bonheur ? à quoi cela sert, pour qui, et en quoi ? Apparemment le roman s'agit seulement de la narrative intermittente de quelques vieilles babillardes qui ricanent au même temps qui gémissent et pleurent leur finitude; peut-être il s'agit d'un roman qu'explore la vie des vieilles corneilles désuètes qui accrochent les épaisseurs guère flous de leur passé reflété sur le miroir d'un étang glauque et silencieux. Poutant, cette narrative qui parle à l'amê nous montre les tensions qui sont toujours au présent: au présent du passé, au présent du présent, au présent du fûtur; puisque tout ce qui nous avons et tout ce qui nous sommes est ici devant le maintenant. Alors, 'La terrasse des Bernardini' n'est pas une narrative qui s'enfouie dans les velours pourris de la mort. Cette narrative plutôt nous invite à classer, à imaginer, à reconstituer les faits et les vérités des senses présentés dans le roman. 'La terrasse des Bernardini' avec un langage direct et objectif nous provoque et nous enchante. Il est un recit emblématique et plein de vivacité. Vive la littérature ! Vive Suzanne Prou !
Angelo Riccell Piovischini:
Université d'État de Feira de Santana - Brésil
Université de Cergy-Pontoise - France)

https://www.youtube.com/watch?v=mNl2WB7E96E
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blandine5674
  21 septembre 2014
Le roman débute sur une terrasse bourgeoise où se retrouvent quelques vieilles dames. Elles papotent de tout et de rien. Les chapitres sont alternés du présent et du passé, qui reconstituent le puzzle de leur passé.
On dit que Paul, le mari de Madame Bernardini s'était retiré de bonne heure, emportant son fusil dans sa chambre pour le nettoyer.
Bon descriptif de petites vieilles charmantes, en apparence.
Belle plume.
Dans le même genre Lady l'De Romain Gary.
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araucaria
  04 mai 2012
Une excellente plume. Un climat assez pesant dans ce livre. Un auteur que je découvrais, un livre que j'ai beaucoup apprécié. Bon roman.
Lien : http://araucaria.20six.fr/
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
uzunuzun   24 juin 2014
Il est pareil à un vieux livre fermé Théodore, à un album d'un autre âge : de ceux qui se verrouillent à l'aide d'une patte d'argent. L'ivresse a soulevé le fermoir, le livre s'est ouvert.
Il se dit que les jeux sont faits; mais la vie n'est pas la même, selon qu'on la regarde par un bout ou par l'autre, du côté du commencement ou du côte de la fin.
Tout change et se déforme, les choses et les gens. Une place, on la garde pour peu qu'on en prenne soin, tandis qu'une femme, on est sûr de la perdre : fidèle ou infidèle, aimante ou cruelle, elle vous échappe, elle se défait, là, devant vous; chaque seconde pourrit un peu le beau fruit. Si on y réfléchissait, on prendrait en horreur cette chair qui se décompose.
Il se dit que rien ne vaut la peine de rien, et que le monde est mal fait, puisqu'on mange son pain blanc le premier ; quand on a du pain blanc, bien sûr.
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uzunuzun   24 juin 2014
Il l'a prise sur les draps défaits, fripés. Les yeux clos, il imaginait le corps de Thérèse comme une longue rivière frissonnante dans laquelle il eût nagé, n'en finissant plus d'aller au long des membres d'eau claire, qui s'étiraient toujours. Puis, Thérèse était un poisson vif, au ventre doux qui se tordait et fuyait sous ses mains; une grotte aquatique encombrée d'herbes fluides et mouillées, dont il forçait l'entrée, et qu'il découvrait toute tapissée d'algues rétractiles suantes de mucus, fleurant la vase et le coquillage. La rivière était froide, la grotte parcourue de larges courants chauds; l'eau s'y gonflait en tourbillons qui saisissaient le nageur et l'entrainaient dans une giration folle. Et le bruit des flots bourdonnait sans relâche, envahissait les oreilles de Paul qui avait envie de s'accrocher aux parois de la caverne, de se hisser hors de son plaisir.
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uzunuzun   06 août 2014
L'idée de chien plaisait à Laure sans doute,
mais non sa réalité : elle ne pouvait aimer que des images bien propres, inodores et dépourvues de saveur. On l'avait habituée à détester le vulgaire, à admirer les moutons enrubannés des Bergeries plutôt que les troupeaux, les bons pauvres reconnaissants, les accordées de village toutes pures, les portraits exhaustifs de familles riches et unies. Aveuglée par des représentations toutes faites, elle demeurait séparée de la vie par une espèce de vitre glacée.
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araucariaaraucaria   16 mars 2014
La grosse lapine tachetée a mis bas plus tôt que Théodore ne l'espérait. L'un de ses petits est mort.
Théo contemple le petit cadavre allongé sur sa paume : corps glabre, bleuâtre, tête aux oreilles molles, au museau aplati, aux yeux fermés. Il semble résumer les espoirs avortés de toute vie.
Le vieil homme dépose la chose inerte à terre, et il entreprend de consoler la mère qui se tasse contre le mur, apeurée, cachant sous son ventre sa progéniture enfouie dans la paille. Théo fouille dans la cage, plonge sa main, dans la litière salie souillée de glaires et de sang. Sous ses doigts, il sent le grouillement tiède des petites bêtes à la peau trop fine. Il se met à caresser le flanc de la lapine.
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uzunuzun   12 juillet 2014
Laure, délivrée des assiduités de son mari, a commencé de s'épanouir. Comme on avait mis sa pâleur sur le compte de nuits voluptueuses, on a attribué sa mine florissante à sa grossesse. Et, de même qu'elle n'avait pas démenti la première explication, elle a par son silence, avalisé la seconde. Elle a commencé de goûter le plaisir d'être la femme de Paul au moment où elle cessait de lui appartenir.
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