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Note moyenne 3.56 /5 (sur 141 notes)

Nationalité : Japon
Né(e) à : Umejima, Adachi, Tōkyō , le 18 janvier 1947
Biographie :

Takeshi Kitano (北野 武, Kitano Takeshi?), également connu sous le pseudonyme de Beat Takeshi (ビートたけし, Bīto Takeshi?), est un cinéaste, acteur, animateur de télévision, humoriste, artiste-peintre et plasticien, écrivain et poète, chanteur et designer de jeux-vidéo japonais, né le 18 janvier 1947 à Umejima, Adachi, Tōkyō.

Il a reçu les acclamations des critiques, tant dans son pays natal qu'à l'étranger pour son travail cinématographique très singulier. À l'exception de son travail comme réalisateur il est connu presque exclusivement sous son pseudonyme de Beat Takeshi.

Depuis avril 2005, il est professeur à l'école universitaire des arts (Visual Arts) de Tokyo. Il possède sa propre société, Office Kitano, qui a lancé le Tokyo Filmex en 2000.

Certains de ses premiers films sont des drames sur les yakuzas ou sur la police, remarqué par les critiques pour son humour pince-sans-rire. Cinématographiquement, il est friand de plans-séquence où rien ne semble pouvoir arriver et de scènes immédiatement coupées la fin de l'action arrivée. Beaucoup de ses films font preuve d'une philosophie morne voire nihiliste mais non sans humour et affection pour les personnages. Les films de Kitano semblent laisser des impressions controversées auprès du public. Ses films, formellement déguisés en comédies sombres, ou films de gangsters, soulèvent des questions morales.

Il est connu en premier lieu du public japonais pour ses rôles de comédien de télévision, mais est reconnu également pour son rôle en tant qu'acteur principal dans la comédie "Oretachi Hyōkin-zoku" (1981–1989) et pour le jeu Takeshi's Castle (1986–1989). Son portrait audacieux de Zatoichi en 2003, qui est un personnage culte au Japon et maintes fois utilisé dans des films ou des séries TV, est son plus gros succès commercial national. Il dirige un programme de télévision hebdomadaire appelé Beat Takeshi's TV Tackle, regroupant un panel de politiciens et de comiques discutant des évènements d'actualité.
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Source : Wikipédia
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Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
le_Bison   31 janvier 2019
La vie en gris et rose de Takeshi Kitano
Les jours où le paternel rentrait bourré, je peux te dire qu'on les entendait de loin, ses kaaa. En pleine nuit. Parce qu'en chantant, il rajoutait toujours un ka au cul des mots dans ses chansons : les larmes kaaa...

Et les voisins de s'exclamer : "Encore ce Kikujirô qui a bu ! Décidément , c'est un bon à rien."

Quand elle le voyait débarquer dans cet état, ma mère râlait :

- Qu'est-ce qui t'arrive ? T'en fais un boucan, espèce de vieux détraqué ! Tu t'es encore saoulé, hein ?

- Détraquée toi-même ! Qu'est-ce que t'as à hurler comme ça ? répliquait-il en la tabassant.

Alors, elle se mettait à pleurer et immanquablement, elle nous appelait :

- Takeshi ! Masaru ! Venez près de moi. Venez par ici, mes petits.

Moi, je n'en avais aucune envie, mais ma mère me tenait par le cou et j'étais bien obligé de la suivre. Je n'étais ni son allié ni rien d'autre dans ce genre. Dans la pièce voisine, elle continuait de pleurer. Mais moi, je restais froid et distant. Eh oui !
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le_Bison   26 janvier 2019
La vie en gris et rose de Takeshi Kitano
C'est ce jour-là, j'en suis à peu près certain, que j'ai vu mon premier étranger. A l'époque, après la fin de la guerre, dès qu'on en croisait un, pour nous, ça ne pouvait être qu'un occupant américain. Il allait aussi à Tôkyô.

Nous, on était debout, le paternel et moi, quand cet homme, eh bien, il m'a offert sa place assise. Aussitôt, je ne sais pourquoi, mon père s'est prosterné devant lui pour s'excuser. Je restais les yeux fixé sur cet inconnu qui m'apparaissait comme un dieu, uniquement parce qu'il était étranger. Donc, j'ai trouvé normal que mon paternel se confonde en excuses vis-à-vis d'un personnage de cette importance. Mais je me suis senti quand même tout bizarre.

Puis l'homme m'a donné des biscuits. Une boite entière. Et super bons en plus. Alors, je me suis dit : "Pas de doute, c'est un dieu." Et pourtant, c'était encore l'époque où les enfants demandaient 'give me gum' aux soldats américains.
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Shan_Ze   18 janvier 2016
Boy de Takeshi Kitano
Cette nuit-là, papa nous a expliqué à quelle distance les étoiles sont de la Terre et quelle taille elles ont. Il y avait des étoiles situées à des milliers d'années-lumière dont chacune correspond à la distance parcourue par la lumière en une année. J'avais pensé à ce mot que je venais d'apprendre : "infini". Mais ce n'était pas l'infini comme dans "ce serait bien d'avoir une quantité infinie de chips". C'était un infini qui, quand j'y réfléchissais, me donnait mal à la tête. Un infini qui faisait peur. Je m'étais agrippé au cou de papa.

C'était ma première rencontre avec une étoile.
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le_Bison   27 janvier 2019
La vie en gris et rose de Takeshi Kitano
J'aime bien les libellules, les grandes surtout. En vol, elles ont l'air distant et arrogant. A mes yeux, elles symbolisent tous les genres d'insectes aux ailes transparentes qui vivent à proximité de l'eau.

A l'époque, elles me semblaient immenses. De la taille d'un avion. Je les trouvais impressionnantes, effrayantes même, tiens ! comme les B29 qui larguaient des bombes sur le pays pendant la guerre. Les copains qui osaient les tenir dans la main, pour moi, c'étaient des héros. Et ces libellules, de très précieux trésors.
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le_Bison   11 février 2019
La vie en gris et rose de Takeshi Kitano
Quand on est arrivé à la maison, le paternel était en train de frapper notre mère. Une banale habitude dans leurs disputes conjugales.

Pitoyable. Vraiment affligeant, ce genre de scène.

Comme c'était dimanche et qu'il pleuvait, mon père n'avait pas pu aller travailler, et ma mère l'avait sans doute engueulé parce qu'il ne fichait rien. Pour toute réponse, il l'avait bourrée de coups de pied tout en buvant près de deux litres de saké. Et mon frère qui chialait, déçu de ne pas avoir pu acheter le gant. Je me suis senti obligé de pleurer, moi aussi. Quelle misère, je te dis pas !
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santaappolonia   24 juin 2012
Kitano par Kitano de Takeshi Kitano
Dans ce monde bizarre dans lequel nous vivons, j'ignore si je suis en enfer ou au paradis.
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bilodoh   16 décembre 2013
La vie en gris et rose de Takeshi Kitano
Je voudrais préserver indéfiniment ma sensibilité d’enfant. Aussi mature, aussi riche que je devienne, je veux rester intègre, fidèle à moi-même, à ma vérité. (p.127)
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bilodoh   17 décembre 2013
La vie en gris et rose de Takeshi Kitano
Quand on est arrivés à la maison, le paternel était en train de frapper notre mère. Une banale habitude dans leurs disputes conjugales. Pitoyable, vraiment affligeant ce genre de scène. (p.73)
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nounours36   17 mars 2014
La vie en gris et rose de Takeshi Kitano
La piscine : On mettait la tête sous l’eau, on nageait, on faisait la brasse papillon. Un jour, au milieu de toute cette agitation, il y en a un qui a fait caca.



-C’est dégoûtant ! a crié un habitué. Hé ! Quelqu’un a fait caca !

Le surveillant est arrivé avec une sorte de seau, mais il n’a récupéré que ce qui flottait à la surface. "Voilà c’st propre. Ca va maintenant", et il a remué l’eau.



Tout le monde a fait comme si de rien n’était. Les clients sont retournés dans le bain, l’air fataliste: "Bah c’est pas si grave."

Un vieux bonhomme a rincé son dentier. Beurk, les bains publics vraiment dégueulasses.
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ZiziMuleATresse   25 septembre 2010
La vie en gris et rose de Takeshi Kitano
Au début je n’avais aucune idée de ce qu’ils allaient faire. Donc, une fois, je les ai suivis. J’ai vu mon frère, accroupi sous un lampadaire, qui lisait un livre. Et elle, derrière lui, qui dirigeait sur les pages le faisceau de sa fameuse lampe. De temps à autre, il avalait une bouchée de riz. En découvrant la scène, je suis resté sur le cul ! Imagine ma mère à l’éclairer comme ça. Quand j’y repense, je trouve que c’était une famille vraiment démente. Donc, sans bien savoir pourquoi, je me suis dit que moi aussi, je devais me mettre aux études. Je suis rentrée à la maison et j’ai pris un manga au hasard. Et j’ai commencé à lire, comme mon frère.
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