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Critiques de Valentina Veqet (13)
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Peaux de phoque
  17 mars 2020
Peaux de phoque de Valentina Veqet


“Peaux de phoque” c’est le surnom donné en Alaska aux plus démunis, à ceux qui n’ont pas les moyens de dormir sous une peau de renne.



C’est l’histoire familiale de Tynenne (élevé comme un garçon par son père pour qu’elle puisse se débrouiller dans la vie), de son époux et de leurs trois garçons que nous raconte Valentina Veqet..



Ce qui frappe c’est l’extrême pauvreté dans laquelle grandissent les trois enfants, connaissant la faim et le froid et la pugnacité de leur mère qui n’a de cesse de se démener et de les rendre fort en les incitant à porter de lourdes pierres, courir ou sauter. C’est aussi le contraste entre l’immensité du Grand Nord et l’espace très réduit dans lequel ils vivent.



Le dépaysement n’est pas que dans le décor mais aussi dans le quotidien. Alors que les parents occidentaux se sont transformés en gentils organisateurs remplissant au maximum l’emploi du temps de leurs enfants où l’ennui n’a aucune place, ici la seule distraction est le tambour et le chant du père lorsqu’il rentre à la maison.



Les jours sont organisés autour de la chasse qui sert à se nourrir mais aussi à fabriquer des outils, à recouvrir le toit des tentes (côté récup et anti-gaspi, on peut dire qu’ils sont en avance sur leur temps !).



Au delà d’une routine qui ressemble à de leur survie, il est aussi question dans Peaux de phoque de l’éducation à donner aux enfants, de la place de la femme de cette société très traditionnelle, du regard porté sur la pauvreté.



On aime la description de cette vie quotidienne très loin de la nôtre et qui montre que la notion de confort est très relative.



C’est rude, atypique et formidablement écrit par Valentina Veqet, la première écrivaine d’origine tchouckche publiée (et tout aussi formidablement traduit par Charles Weinstein).
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Peaux de phoque
  08 juin 2020
Peaux de phoque de Valentina Veqet
Avez-vous lu du tchouktche ?

Les tchouktches vivent près du détroit de Bering, de presque rien, dans une communion intense avec une nature pourtant tellement hostile...à priori.

Les gens du Nord non je ne vais pas vous faire du Enrico Macias, c'est tellement fort ce livre.

Un peu conte, un peu légende, c'est l'histoire des peaux de phoque, des gens si pauvres qu'ils doivent partager les mêmes vêtements , chacun leur tour (et par moins quarante). Et ça fait rire les voisins.

Trois garçons, un père handicapé et une mère courage. Beaucoup d'amour .

Hymne à la vie, à la nature, à la paix.

Un livre qui nous emmène si loin de notre ego-quotidien qu'on n'en revient pas totalement.Un vrai ravissement.

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Peaux de phoque
  13 octobre 2020
Peaux de phoque de Valentina Veqet
Livre intéressant d'un point de vue culturel et anthropologique mais littérairement assez pauvre.
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Peaux de phoque
  23 juin 2021
Peaux de phoque de Valentina Veqet
Un tout petit livre, mais le nombre de pages n'est pas synonyme de qualité : la preuve avec ce livre de Valentina Veqet (Валентина Кагъевна Вэкэт), une écrivaine Tchouktche ( née dans un village sur de détroit de Béring), et qui écrit dans la langue de son pays. Elle fabrique aussi des objets artisanaux (avec des peaux ou des fourrures de mammifères marins).



C'est son livre « Peaux de phoque » ( Tanoïgaïkotlat) que je voudrais évoquer en quelques lignes. Livre paru aux « Éditions Autrement Littérature » - « Les Grands Romans », un département de Flammarion, en 2020 pour la traduction française.



Charles Weinstein en a assuré la traduction et la postface : du beau travail.

*****

Nous allons donc faire un beau voyage dans ce Grand Nord et on rencontre Tyrenne, une mère volontaire, qui a bien du mal à élever ses trois garçons (Ooï – Atioké - Aarong) . Mais c'est une battante et prête à tout pour eux. Ils vivent dans une tente spécifique dans leur pays : elle est composée d'une première tente extérieure, une jaran'e et ensuite, d'une petite tente intérieure : le joron'e où la famille Alaloïnyn y est déjà bien à l'étroit mais les visiteurs y sont bien accueillis.

« Les éleveurs nomadisent continuellement et leur tente intérieure n'est pas très grande : ainsi on peut la transporter plus aisément sur les traîneaux de charge. » Ils se déplacent souvent car ce sont des chasseurs de rennes et les suivent à la trace.



Quant aux chiens de Tyrenne, ils sont aussi affamés qu'elle, son mari handicapé et leurs enfants. Elle les nourrit de bouillon quand, par chance, on peut attraper un phoque (ou un morse et parfois, plus rarement, un ours), utilisés comme nourriture mais aussi pour la graisse qui permet également de donner un peu de lumière. Et puis dans de telles régions au froid extrême, la « graisse » est très recherchée. On suit les différents personnages au fil des saisons – on voit grandir les fils qui s'occupent comme ils peuvent puisqu'ils n'ont pas assez de vêtements pour affronter le froid. Ils s'entraînent aussi avec « la pierre d'exercice » pour augmenter leur force. D'ailleurs, Valentina se souvient avoir vu son père le faire lui aussi.



Valentina Veqet nous décrit cette lutte pour la survie dans ce milieu hostile. C'est un beau témoignage avec de la sociologie et un grand nombre d'aventures humaines -

C'est un hommage à ce peuple Tchouktche que l'on ne connaît pas. Elle nous démontre, ainsi, combien l'homme est petit face à l'immensité du monde.



Dépaysement sûr et certain et même garanti donc avec Valentina Veqet et son livre « Peaux de phoque. » Mais également récit initiatique avec un de ces « peuples du Nord » de la Russie qui a sa propre culture et sa propre langue, comme, par exemple, ses voisins, des Evènes et des Esquimaux.

Pas d'hésitation pour le lire d'autant plus que ce livre est tout petit : seulement 184 pages avec la Postface.
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Peaux de phoque
  10 février 2021
Peaux de phoque de Valentina Veqet
C'est à l'occasion du dernier festival Vo-VF (à Gif-sur-Yvette) que j'ai, lors d'une rencontre avec Charles Weinstein et sa femme, elle-même tchouktche, entendu parler de ce livre, à la fois mince et magnifique, qu'il a traduit.

MERCI à ce passeur de nous faire découvrir le talent de Valentina VEQET, l'auteure qui narre le quotidien d'une famille très pauvre de son peuple. Le récit nous place au cœur de la cellule familiale, dans la tente intérieure, auprès d'une mère qui se bat au quotidien pour la survie de ses enfants. C'est une vie tellement loin de la notre, tellement dure, qu'elle nous fascine.

Le titre se réfère aux vêtements peu protecteurs dont la famille est équipée, ne pouvant s'offrir des peaux de rennes ou d'ours.

Mais aucun misérabilisme, juste des efforts quotidiens de la mère pour grappiller quelque nourriture, du mari infirme qui part quémander dans les camps voisins, des enfants qui participent comme ils peuvent, soucieux en grandissant d'apporter leur aide.

La faim est omniprésente, ainsi que le froid ; la survie n'existe que par le sens de la communauté, que l'on ressentait déjà très fort dans le beau livre De pierre et d'os de Bérengère Cournut.

Je suis sortie de cette lecture pleine d'admiration pour la ténacité de ces personnes... et renvoyée à un peu plus d'humilité devant mes "problèmes"!!!!
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Peaux de phoque
  08 juin 2020
Peaux de phoque de Valentina Veqet
Valentina Veqet est une auteure tchouktche, un peuple habitant les rives du Détroit de Béring.

Dans son roman Peaux de phoques, elle raconte l'histoire d'une famille misérable, le père est handicapé, les enfants sont en bas âge mais la mère se bat de toutes ses forces pour nourrir et élever ses enfants dans un environnement hostile, des températures moyennes de -30°.

Malgré les peaux de phoques dont ils sont vêtus, signe de misère contrairement aux peaux de rennes, les enfants vont grandir et apprendre grâce à leur mère à devenir fort et remercier leurs parents.

Une figure de mère forte dans un beau roman initiatique.
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Peaux de phoque
  04 février 2021
Peaux de phoque de Valentina Veqet
Ce livre ne se lit pas pour son style, très basique, pas pour son histoire, somme toute assez simple, mais pour la découverte du mode de vie de ces peuplades du nord est de la Russie. Et on se plait à découvrir cette vie si différente au travers des efforts surhumains de cette famille pour survivre.
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Peaux de phoque
  11 mai 2020
Peaux de phoque de Valentina Veqet
Quelques mots pour commencer sur l'auteur de ce petit récit : Valentina Veqet écrit en tchouktche, cette langue du peuple homonyme dont près de 15 000 représentants vivent encore à l'extrême-Orient de la Russie, aux environs du Kamtchatka et près des rivages arctiques.



Traduit par Charles Weinstein, Peaux de phoque met en scène une femme tchouktche et ses trois enfants. La temporalité du récit m'a surprise au début : on passe presque d'une génération à une autre en quelques pages, avant que l'histoire ne reprennent un rythme propre à celui de l'Arctique, calqué sur la chasse au veau marin et sur les humeurs du vent...Tynenne, son mari infirme et ses trois enfants en bas âge tentent de lutter contre le froid, la faim et le dénuement ; la dureté de leur vie tranche avec leur acceptation de leur sort, où la survie tient à si peu : quelques peaux pour se couvrir et aller chasser, la connaissance des trous d'eau où poser ses filets, et de la force pour tracter les prises une fois ces derniers relevés.



On y suit une difficile initiation à la vie du Grand Nord, faite de solidarité et de moqueries, de croyances et de respect pour la nature et pour la mer toute puissante. Une fois la chasse terminée, on s'immisce dans le quotidien dans le jaran'e, où l'isolement est parfois rompu par l'hospitalité accordée à un voyageur, et où les rassemblements entre nomades et sédentaires, ou du village même, sont toutes minutieusement ritualisées.



Loin de notre cacophonie de débats et de sujets complexes, Veqet nous entrouvre la porte d'un univers où les problèmes sont plus concrets, plus dangereux ; les personnages, loin de tomber dans une naïveté béate face à la nature, affichent au contraire une grande humilité faite de travail quotidien.



Une jolie histoire, dont on ressort le nez rougi par le froid !
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Peaux de phoque
  09 mai 2016
Peaux de phoque de Valentina Veqet
Un livre dont je vais avoir du mal à parler.







Ce petit ouvrage a été écrit par une tchouktche, une population minoritaire de Sibérie. L’écriture est particulière et je ne sais pas trop comment le juger. Elle est simple, parfois donne l’impression d’être naïve, mais elle ne l’a pas. Je pense que plus d’un lecteur sera perturbé par ce style d’écriture que je trouve souvent très franc et direct, sans fioriture, sans figure de style alambiquer, etc.







Pour ce qui est de l’histoire, j’ai beaucoup aimé, car on découvre un récit en forme de récit initiatique, mais avec un aspect presque ethnologique. On découvre la vie dure d’une femme, de son mari difforme, et de l’éducation qu’elle donne à ses trois fils.



Cette histoire rappelle vraiment les récits d’apprentissage de jeunes hommes et des prouesses qu’ils accompliront une fois à l’âge adulte alors qu’ils sont moqués de tous, car pauvres : « peaux de phoque ».







J’avoue que je n’en sais pas quoi dire de plus. L’ouvrage est court et je pense que chacun devrait le lire pour se faire un avis. Personnellement, j’ai apprécié cette lecture.
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Peaux de phoque
  11 février 2011
Peaux de phoque de Valentina Veqet
Cette histoire nous plonge en pleine sibérie chez le peuple Tchouktche. Nous allons suivre une famille désesperement pauvre qui se bat pour survivre.



Tyrenne est la mère de 3 garçons. Son mari est hélas handicapé depuis une chute dans l'eau gelée qui a tordu ses membres et l'empêche désormais de chasser pour sa famille. Le père n'a d'autre solution que d'aller quémander de la nourriture dans les campements voisins. Ses absences sont nombreuses et laissent Tyrenne seule pour élever les enfants. Cette dernière se bat pour les nourrir, elle propose ses services dès qu'elle peut en espérant quelque cadeau de nourriture en remerciement.

La famille est tellement pauvre qu'elle s'habille de peaux de phoques au lieu des chaudes peaux de rennes ou d'ours. Les enfants sont même condamnés à rester enfermés sous la tente pendant plusieurs années, faute de vêtement extérieur assez chaud. La vie est rude, très rude et parfois plusieurs jours se suivent sans manger. Pourtant les enfants vont grandir et peu à peu libérer la famille de son dénuement, au grand mépris des envieux qui continuent de les traiter de "peaux de phoques".

Cependant un évènement dramatique se profile. Les Peaux de phoques sauront-ils prouver leur force et leur valeur ?



C'est un récit extrêmement poignant dont il est question ici. Ecrit par une femme tchouktche d'une soixante d'années qui se bat pour la préservation de sa culture, le roman est de forte inspiration autobiographique.



Nous découvrons tout d'abord le mode de vie de ce peuple, obligé de s'adapter aux conditions difficiles. La chasse et les animaux sont leurs seuls moyens de subsistance. Selon le lieu, certains élèvent des rennes, d'autres chassent les animaux marins. Les échanges entre communautés permettent de faire du troc et d'obtenir les denrées manquantes. Les chiens et le traineau, seul moyen de locomotion, sont le bien le plus précieux de la famille, lui permettant ainsi de naviguer d'un campement à l'autre. La vie familiale se fait dans la Yaranga, tente composée de perches dressées et recouvertes de peaux et chauffée par un poele.



Ce texte est aussi le roman de la survie et de la revanche. Ces trois fils qui sont le bien le plus précieux de leurs parents, qui supportent sans rien dire la faim, le froid, les quolibets des autres villageois vont faire preuve d'une bonté et d'une générosité infinies. Elevés à la dure par leur mère, ils ne leur en sont que plus reconnaissant. C'est un monde difficile où exprimer ses émotions n'est pas primordial. On pourra regretter parfois la dureté ou la froideur du propos. Mais l'âpreté du quotidien ne laisse place à aucune faiblesse.



Un roman sobre à prendre comme une grande leçon de vie !

Découvrez donc ce peuple méconnu qui est aujourd'hui menacé de disparition !
Lien : http://legrenierdechoco.over..
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Peaux de phoque
  09 juillet 2021
Peaux de phoque de Valentina Veqet
"Peaux de phoque", c’est ainsi que l’on surnomme ceux qui n’ont rien, les plus miséreux de la Tchoukotka. Et c’est là, au cœur de ce désert de glace où la température avoisine les - 30°C, que Tynenne tente d’élever ses trois fils, tandis qu’Alaloïnyn, son mari estropié, fait le tour du voisinage en quête d’un peu de nourriture. Car survivre est tout ce qui importe pour cette famille démunie face à la faim et au froid du Grand Nord.



"Peaux de phoque" est un roman passionnant, car il relate le quotidien d’une famille tchouktche dans toute sa réalité. La beauté de cette lutte contre la nature est exacerbée par la simplicité du style et par ce soupçon de magie, qui se dégage de ces petits instants de bonheur, aussi fugaces que précieux.



Je conseille ce petit roman aux curieux et aux curieuses, à celles et ceux qui aiment voyager ou découvrir de nouvelles cultures, une autre façon de voir le monde et de vivre.

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Peaux de phoque
  18 novembre 2020
Peaux de phoque de Valentina Veqet
Dépaysant, touchant, "rafraichissant", un rien naïf, une jolie découverte
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Peaux de phoque
  01 juin 2020
Peaux de phoque de Valentina Veqet
Bonjour, J'avais été attiré par la couverture, un appel au voyage. Ce roman est a mi chemin entre un conte que j' écouterais au coin du feu ( d ailleurs la transmission orale est prédominante dans la culture tchouktche) et un récit intitiatique. Nous suivons l histoire d'une famille a travers la vie, ses épreuves, sa survie. Les personnages sont touchants, la vie, l' éducation , la place de la femme sont abordés avec authenticité. L auteur, nous permet de découvrir ce peuple et sa vie. Merci.
Lien : https://www.lmbouquiner.fr
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