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3.5/5 (sur 158 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Los Angeles , le 12/01/1952
Biographie :

Walter Mosley est un écrivain américain, connu pour ses romans policiers. Son travail le plus populaire est la série introduisant le détective privé Easy Rawlins.

Walter Mosley a écrit une vingtaine d’ouvrages d’une grande variété de genres, incluant des essais, de la science-fiction ou des polars traduits en 21 langues. Deux de ses ouvrages sont devenus des films de cinéma ou de télévision. Sa célébrité aux USA s’est accrue à partir de 1992 quand Bill Clinton, amateur de romans policiers, a désigné Mosley comme étant un de ses auteurs favoris.

Le héros récurrent de l’œuvre de Walter Mosley est un détective privé noir, vétéran de la Seconde Guerre mondiale vivant dans le quartier noir de Watts à Los Angeles dans les années 1950, Ezechiel (Easy) Rawlins. Cette série est le portrait de l'Amérique ségrégationniste des années 1950 et 1960. Mosley y propose une reconstitution élaborée et sans manichéisme de l’atmosphère de l’époque. Il fait de son héros un personnage attachant détective malgré lui subissant souvent les évènements mais jamais dupe du monde qui l’entoure.

Walter Mosley a aussi écrit autre chose que des romans policiers. Son chef d’œuvre est consacré à l’exploration du blues : La Musique du diable rend hommage au bluesman Robert Johnson : Soupspoon Wise, vieux bluesman rongé par le cancer est recueilli par sa voisine, une blanche alcoolique qui va se démener pour le soigner, allant jusqu'à en perdre son travail, et presque, la vie. Grâce à elle, le vieux bluesman hanté par ses souvenirs, se remet à jouer et à chanter le blues. C’est un ouvrage chargé d’émotion et de poésie.
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Le principal avec la malchance, c’est qu’il t’arrive des choses désagréables et ça te rend triste. Si tu mourais, ce serait les autres qui seraient tristes, ce serait eux qui n’auraient pas de chance
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Walter Mosley
Les cordes du cœur d'une femme sont directement reliées aux cordes d'une guitare.
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Mais dans la vie nocturne et tapageuse du blues, rien ne durait très longtemps. Il fallait avoir belle allure et mourir jeune : telle était la règle du jeu, parce qu'un vieux bluesman valait autant qu'un vieux clebs.
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Elle avait d’abord remarqué ses jambes solides, puis la précision nonchalante avec laquelle il renvoyait la balle. Là où Drew avait une attitude agressive, hargneuse, Eric n’était ni content ni mécontent. Il bougeait librement, sans s’inquiéter s’il perdait un point ou même un set. Il rejetait ses cheveux blonds en arrière avec naturel, sans poser ni paraître conscient de sa beauté. Il devenait seulement sérieux quand il voyait une faille dans les défenses de Drew. Alors il fondait sur la balle comme un félin prédateur qui resserre ses mâchoires sur la gorge d’un faon.
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[...] Que savait-elle de notre façon de parler ?
Je l'entendais toujours corriger les enfants : « On ne dit pas : "Ja vu ", déclarait-elle. Il faut dire : "J'ai vu ". »
Et elle avait raison, bien sûr. La seule chose, c'est qu'en entendant parler cette Blanche comme il faut les petits Noirs ne pourraient jamais reconnaître leur propre cadence dans ses mots à elle. Et ils en arriveraient à croire que pour faire partie du monde éduqué auquel elle appartenait, il leur faudrait abandonner leur propre façon de parler et leurs histoires. Il leur faudrait renoncer à Fats Waller au profit de Mozart et à l'oncle Remus au profit de Puck le lutin. Il leur faudrait entrer dans un monde où seuls les Blancs avaient la parole. Et peu importe l'éloquence de Dickens et de Voltaire, ces enfants ne pourraient pas avoir accès à leurs propres
exemples dans la maison du savoir : la bibliothèque.
J'avais déjà discuté de ces questions avec Stella. Elle était loin d'y être insensible, mais quand on lui expliquait qu'un type qui racontait des histoires paillardes à un coin de rue était l'équivalent d'un Chaucer, elle fronçait le nez et secouait la tête. Elle ne manquait jamais de respect, cependant. Ils choisissent souvent les Blancs les plus gentils pour coloniser la communauté noire. Mais en dépit de toute sa gentillesse, Mrs Keaton reflétait un point de vue qui était étranger aux gens de notre communauté.
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Lui aussi était seul, incapable d’aimer. Il avait le cœur aussi déconnecté que le sien. Du moins pouvaient-ils se comprendre. Et peut-être plus tard y aurait-il davantage.
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DeWitt me faisait un peu peur. C'était un grand gaillard, et qui avait l'air costaud. Rien qu'à voir la façon dont il roulait les épaules, on devinait que c'était un violent. Mais moi aussi j'étais un grand gaillard. Et comme la plupart des hommes jeunes, je n'aimais pas admettre que je pouvais être dissuadé par la frousse.
Qu'il s'en doute ou pas, DeWitt me tenait par mon propre orgueil. Plus je le craignais, plus j'étais certain d'accepter son offre.
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La vie et la mort régnaient partout sur la galerie du fond. Papillons de nuits et mouches mortes ou mourantes étaient piégées dans des toiles d’araignée. Des moucherons volaient, des araignées couraient. De l’autre côté de la moustiquaire il y avait un essaim de frelons. Les tueurs jaunes et noirs planaient lentement dans la brise en fredonnant leur chanson grave.
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J'vois pas de raison d'aller regarder des animaux en cage. Ils peuvent rien pour moi et moi je peux rien pour eux non plus.
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Il travaillait pour un personnage qui s’était apparemment promu Attaché spécial de la Ville de New York. Apparemment, car si Alphonse Rinaldo avait effectivement ses entrées à City Hall, personne n’avait la moindre idée des fonctions qu’il y exerçait ou de l’étendue de son pouvoir.
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