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Marabout

Marabout est une maison d`édition belge, fondée en 1949 à Vervier par André Gérard. Elle est leader sur le marché du livre pratique, et compte de nombreuses collections et sous-collections, parmi lesquelles Marabout Roman, Marabout Service, Marabout Junior, Marabout Mademoiselle, Marabout Université, Marabout Scope, Marabout Fantastique, Marabout Science-Fiction, Marabout Flash… Plus de 30 nouveautés sortent chaque mois, et environ 5 millions de volumes sont vendus chaque année.

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Collections de Marabout



Dernières parutions chez Marabout


Dernières critiques
mylena
  09 mai 2021
Les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos
Ce roman, plusieurs fois relu, a cela d’extraordinaire qu’il reste lisible, malgré toutes les différences entre l’époque de son écriture et la nôtre. Son écriture n’a pas trop pris de rides, elle est simple, c’est la structure qui est complexe, avec la forme épistolaire qui permet de transformer le jeu entre la marquise de Merteuil et le vicomte de Valmont en une partie d’échec où chaque coup, est mûrement réfléchi. L’intrigue avance de lettre en lettre, avec une précision millimétrique. La forme épistolaire permet aussi des ellipses et des surprises avec beaucoup de naturel. Au passage le lecteur est contraint de se sentir un peu voyeur, comme s’il lisait cette correspondance à la dérobée, ou un peu complice, selon les moments. Il est maintenu en haleine par ces jeux cruels. C’est plus machiavélique que libertin, tant l’essentiel est le jeu des dominations entre les personnages.

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Writer
  09 mai 2021
Un bébé zéro déchet: 9 mois de transition écologique de Mathilde Golla
Je viens de finir cet ouvrage et je dois avouer que j'ai été quelque peu déçue. Certes, des informations peuvent être utiles aux futurs parents pour une entrée en parentalité plus verte mais je trouve qu'il n'y a aucune réflexion à côté. Des lites de marques, de sites, ok, mais ne pouvions-nous pas réfléchir de manière un peu plus poussée à la parentalité verte...



Un ouvrage qui intéressera ceux et celles qui veulent un listing de "bonnes pratiques" vertes mais rien d'autre...
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AlbertYakou
  09 mai 2021
La peau de chagrin de Honoré de Balzac
Par un hasard étonnant, je n'avais jamais lu La Peau de Chagrin. A mon âge (que vous ne connaissez pas) n'est-ce pas une honte ? Bref, j'ai voulu remédier à cette lacune quand j'ai exhumé de ma bibliothèque une vieille édition de 1936.



Je ne crois pas que l'édition y soit pour quelque chose, car il est douteux que l'on change la pagination d'un auteur, mais j'ai été surpris par la longueur des paragraphes (plusieurs pages parfois) qui donne l'impression de lire un texte sous apnée. Nul moment, ou très rarement, pour reprendre sa respiration et souffler avant de repartir. Il faut avancer comme dans une dense forêt, se frayer un chemin à la machette et la tenir bien en main sous peine d'abandonner. La structure du roman est du reste à l'avenant : 3 chapitres pour 254 pages (pour cette édition).



Même chose pour les dialogues, en particulier dans le second chapitre qui n'est qu'un long monologue du héros, à peine interrompu ici et là par de courtes interventions de ceux qui l'écoutent raconter sa vie, parfois sur cinq ou six pages en continue. Seul le troisième et dernier chapitre est plus aéré.



Et je dois l'avouer, moi qui aime l'aération, l'épure et la simplicité (raison pour laquelle je n'ai jamais vraiment accroché avec les auteurs russes), ce fut dur au début. J'ai même cru (oserais-je l'avouer ?) que j'allais abandonner. Mais il y a un fil que l'on tient malgré tout, et que l'on ne veut pas lâcher. L'art du romancier y est certainement pour beaucoup.

Le style est étonnant, certes. Foisonnant à l'extrême, exubérant, grandiloquent, bourré de références littéraires, mythologiques, sociales et politiques, avec des phrases parfois interminables structurées en multiples niveaux, il dégage une vitalité et une ardeur peu commune. Un peu trop pour moi (pour être très franc). Mais impressionnant.



Comme j'avais relu il y a peu madame Bovary et très impressionné par le style de Flaubert, je lui avoue une préférence pour sa plus grande délicatesse, sa plus grande discrétion et sa plus grande subtilité. Mais ce Balzac, nom d'un chien, emporte tout sur son passage comme un ouragan, c'est sa force.



Et de quoi s'agit-il donc dans cette peau de Chagrin ? Une aventure bien étrange à la frontière du fantastique, plutôt une sorte de conte philosophique qu'un roman, où sont brassés pêle-mêle des thèmes universels, dont celui du désir qui brûle l'âme et la dévore jusqu'à la mort. Vaut-il mieux vivre rétréci, sans affect, dans un calme plat ennuyeux, ou se vautrer dans la société jusqu'à l'avilissement pour arracher des parcelles de vie, de plaisir et de richesse ?

Feodora répond à la question à sa manière. Elle est froide, dure, implacable, impénétrable, manipulatrice, insensible, mais surtout finalement horriblement superficielle, toute en façade, seulement préoccupée par sa seule image. Elle est un reflet cruel de la société qui l'entoure où tout est factice. Elle ne désire rien ni personne, seule sa place l'intéresse.

Pauline est pure, vraie et sincère, et son désir lui paraît si inaccessible qu'elle ne le revendique même pas. Elle vit sans Peau de chagrin, dans une attente modeste et discrète. Son bonheur lui revient trop tard quand Raphael aura été diaboliquement perverti par la recherche de ses chimères. Car sa quête perpétuelle de l'inaccessible, son âpreté dans le désir le détruit peu à peu, et son échec puis finalement sa chute vient d'une réussite imméritée, où ni le travail ni le mérite ni la sincérité n'a eu de part.

Il ne mérite pas ce qu'il désire et aperçoit trop tard celle qui lui était destinée (Pauline), le véritable amour, si proche et si simple en vérité, mais dédaignée au moment où tout était en encore possible. le temps ne se rattrape pas, il rétrécit comme une Peau de chagrin et nous entraine vers notre propre disparition.

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