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Marabout

Marabout est une maison d'édition belge, fondée en 1949 à Vervier par André Gérard. Elle est leader sur le marché du livre pratique, et compte de nombreuses collections et sous-collections, parmi lesquelles Marabout Roman, Marabout Service, Marabout Junior, Marabout Mademoiselle, Marabout Université, Marabout Scope, Marabout Fantastique, Marabout Science-Fiction, Marabout Flash… Plus de 30 nouveautés sortent chaque mois, et environ 5 millions de volumes sont vendus chaque année.

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Dernières critiques
RazKiss
  21 octobre 2017
Le Père Goriot de Honore de Balzac
Je continue avec les classiques découverts à l'école, il y a presque 10 ans, grâce à des extraits. Ce n'est pas une mauvaise chose que je prenne tant de temps avant de me lancer dans leur lecture. Je me rappelle que les extraits me donnaient envie, mais là, en commençant "Le père Goriot", j'ai eu un peu peur... Je me suis retrouvée face à une description sans fin de la pension de Mme Vauquer, cet endroit miteux dans lequel réside entre autres le père Goriot et le jeune Rastignac. Je craignais que tout le roman soit bourré de longues descriptions du même genre. Heureusement, ce n'est pas le cas.



Autre surprise : je ne sais pas pourquoi j'avais cette idée en tête mais il me semblait que le roman était principalement centré sur l'agonie du père Goriot. Je pensais que sa grave maladie s'étalerait sur des pages et des pages. J'ai dû trop rêvasser en cours, car il n'en est rien. Cela ne survient que dans les cinquante dernières pages du livre.



On suit surtout le parcours d'Eugène Rastignac, un jeune homme nouvellement arrivé à Paris pour y étudier le droit. A travers ses yeux, on découvre les secrets de la capitale. Eugène est un garçon très ambitieux et plutôt malin, il accède assez vite aux salons des dames les plus riches de la ville. Ce n'est pourtant pas gagné pour un jeune sans le sou, obligé de loger dans un taudis ! Au départ, j'avais du mépris pour Rastignac, qui cherche à s'élever mais ne parvient pas à se faire tout seul. Il gémit auprès de sa famille, quémandant de l'argent. Mon opinion sur lui a changé lorsqu'il a fait plus ample connaissance avec le père Goriot. La sollicitude et le dévouement dont il a fait preuve à l'égard du vieillard m'ont convaincue que Rastignac n'était pas un mauvais bougre.



On ne peut pas dire la même chose des filles du père Goriot. Elles ont mangé toute sa fortune, comme des moustiques lui pompant le sang. Et quand elles se sont rendu compte que leur père détonnait parmi le beau monde de Paris, elles ont eu honte de lui et l'ont quasiment renié. C'est là le drame de ce roman, le lecteur est choqué par le contraste entre l'amour sans limites de ce bon père Goriot et le rejet que lui témoignent ses deux filles.



L'histoire est vraiment parlante. Elle reflète une facette de la société de l'époque, mais aussi de celle d'aujourd'hui : le règne de l'argent, l'importance des apparences, la solitude,... Je comprends pourquoi ce roman est devenu un classique, mais je n'ai malheureusement pas assez accroché au style de Balzac pour que ce soit un coup de cœur. C'est très, très bien écrit, mais ça ne me touche pas spécialement. Ceci dit, j'ai adoré les discours de Vautrin ou du père Goriot, s'étalant parfois sur plusieurs pages ! Il y a parfois un côté si théâtral que j'avais l'impression de lire une pièce.



Je suis heureuse d'avoir enfin lu ce grand roman, mais je ne suis pas certaine de vouloir découvrir d'autres pans de "La comédie humaine".
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titiedu16
  20 octobre 2017
Graff coeur de Fanny André
L'histoire est sympa et originale grâce au monde du graff mais du coup je m'attendais a plus....

Malgré tout une lecture sympa et qui se lit bien, idéal pour les vacances sur son transat ou à la plage
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mfitsmile
  20 octobre 2017
Jane Eyre de Charlotte Brontë
En pleine époque georgienne, le personnage de Jane Eyre est une nouvelle Cendrillon. Orpheline malmenée puis modeste institutrice pétrie par la moralité chrétienne et l'étique sociale, un destin merveilleux se présente à elle. La promesse d'une très belle histoire d'amour romanesque et sincère. Mais sonné minuit, le carrosse fabuleux qui l'a amené au pied de l'autel redevient citrouille. En somme, le conte de fée devient cauchemar, la brume épaisse du rêve se dissipe pour révéler une réalité sordide. Cependant, comme dans tout conte de fée, si les épreuves tourmentent l'âme elles laissent aussi place à un dénouement heureux.



L'empreinte moralisatrice et pieuse du roman est indéniable, d'autant plus lorsque l'on sait que le père des Brontë était un pasteur glacial. Le personnage de Jane Eyre a de quoi décontenancer et agacer les lecteurs d'aujourd'hui. Bien que sa moralité soit admirable car sans failles, elle s'éloigne de celle des femmes d'aujourd'hui qui se seraient jeter à corps perdu dans une passion sincère. Toutefois, à l'inverse par exemple d'une Mme Bovary, Jane est un exemple de femme telle que la considérait la société britannique : un corps simple et sans artifice, loin de la coquetterie, renfermant une âme pure.

Jane Eyre, souvent comparée à un ange dans le récit, semble être l'instrument de la Providence, destinée à ramener Mr. Rochester, son maître et l'homme dont elle s'est éprise, dans la lumière. Car cet homme de quarante an est le martyr et le pêcheur du récit. Eprouvé par un destin funeste que son père et son frère lui ont cupidement imposé, il s'est laissé allé au badinage pour ne pas dire à la débauche. Loin de réprimer ses passions, désespéré il a cherché à les nourrir, jusqu'à avoir une sorte de révélation. Mais l'amour qu'il éprouve pour Jane, dont il s'est assuré la réciprocité par quelques stratagèmes étranges (diseur de bonne aventure sous le déguisement d'une vieille bohémienne, diffusion de fausses rumeurs en vue d'un mariage avec une jeune femme de la haute société etc.), va une fois de plus le mener a des actions répréhensibles. Enchaîné injustement à un passé douloureux qui l'accable, sa délivrance se fera dans la souffrance, comme si l'expiation passait par la douleur physique. Néanmoins, une fois lavé de tout péché (on peut voir dans l'incendie du manoir un feu qui le consume et l'éprouve) son bonheur est possible. Jane l'a remis sur un droit chemin.

Un détail est frappant tout au long du récit. Il s'agit de la corrélation entre la description de la nature et les sentiments des personnages. A noter tout particulièrement cet orage qui s'abat sur le domaine après les aveux amoureux réciproques de Jane et Rochester, et qui fend l'arbre qui les abritait en deux. Ce passage se trouve juste avant la séparation des deux personnages, après la découverte du secret d'Edward.



Seul petit bémol, en plus des sermons chrétiens à demi dissimulés, est la recrudescence de coïncidences trop heureuses qui ponctuent le récit (lors de son exil volontaire, ses hôtes se révèlent être ses cousins).

A noter également que la première femme de monsieur Rochester, la « folle », est un personnage dont les origines se trouvent aux antilles, dans les colonies anglaises. Il faut savoir qu'à l'époque, époque de la première exposition universelle, les peuples originelles des colonies étaient déconsidérés. La pureté de leur âme et leur intelligence était remis en cause. Il n'est donc pas anodin que Charlotte Brontë ait choisi une créole pour représenter un être aliéné, qui se rapproche d'avantage de l'animal que de l'humain.

Toutefois, Jane Eyre n'en reste pas moins une incroyable histoire d'amour qui, comme les contes de fée pour les enfants, fera rêver les plus grands.

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