AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Perrin

Les Éditions Perrin, maison d`édition française, ont été fondées en 1843, et sont spécialisées dans l`histoire. Les publications sont diverses et regroupent des biographies de référence, des ouvrages novateurs par le thème, ou encore la collection Tempus, au format poche.

Livres les plus populaires voir plus


Collections de Perrin



Dernières parutions chez Perrin


Dernières critiques
Blok
  25 mai 2022
Les Mythes de la Seconde Guerre mondiale (2) de Jean Lopez
Livre intéressant et instructif. Il le serait plus s'il ne souffrait pas du parti pris à la mode consistant à prendre systématiquement le contre-pied des thèses vérités généralement admises. Si le résultat est souvent bien venu, les auteurs en arrivent à soutenir des thèses aberrantes, en minimisant jusqu'à le nier pratiquement le rôle de De gaulle dans la France libre, dont le cœur ne se serait pas trouvé à Londres, en contestant le rôle des batailles de Stalingrad et de Koursk comme pivot de la Seconde Guerre Mondiale, en minimisant la puissance de l'Allemagne, ou encore en surestimant largement (mais c'est à la mode) l'importance du rôle des troupes indigènes
Commenter  J’apprécie          00
Tatachloro
  24 mai 2022
Histoire du libertinage : Des goliards au marquis de Sade de Didier Foucault
Un essai très docte. Pas forcément facile d'accès mais qui reste lisible en dépit de la foule de citations. L'ouvrage fait le tour de la question de manière complète. Et on peut encore creuser davantage grâce aux références établies de manière rigoureuses.
Commenter  J’apprécie          10
chriselis
  24 mai 2022
Proust de Ghislain de Diesbach
Comment se délecter en 775 pages.



La vie de Marcel Proust en 775 pages. Proust sa vie, son œuvre, ses amis, ses manies, ses exigences, sa santé… tout absolument tout est exposé, décortiqué non sans humour, finesse et subtilité. L’élégance de la langue, le style aérien et vivant font de cette biographie de près de 800 pages, tout autre chose qu’un « gros pavé ».

Tout dans ce livre trouve la juste place qui lui revient, rien n’est en trop.



Après une préface de 12 pages où l’auteur explique les choix qu’il a opérés afin de garder la fraîcheur du propos, et éviter les « poncifs » (2) le livre se décline en 23 périodes datées et chronologiques.

Outre son entourage familial et domestique, on y fait la connaissance de personnages bien réels : Jacques-Emile Blanche le peintre, les Daudet, Anna de Noailles, Daniel Halévy, Reynaldo Hahn, Cocteau, Robert de Montesquiou (figure haute en couleurs s’il en est !) et bien d’autres que Proust fréquentait assidûment dont certains vont servir de modèles aux divers personnages qui évoluent dans « À La Recherche du temps perdu ».

Pas de complaisance dans ce texte qui approche au plus près la réalité de la vie de Proust. De sa première et très violente crise d’asthme à l’âge de 9 ans alors qu’il rentre de promenade, cet asthme qui va conditionner tout le reste de sa vie, et qui sera « en même temps qu’un maître redouté un serviteur fidèle » car oui Proust se servira de cette maladie (1) pour « manipuler » en quelque sorte son entourage, jusqu’à sa mort. Entre temps il aura passé des milliers d’heures d’insomnies à écrire, écrire et encore écrire.

Ses recherches artistiques, sa correspondance, son argent, ses voyages, ses villégiatures à Cabourg, ses débuts littéraires, ses premiers émois, le lycée Condorcet, ses rapports avec son éditeur, son chauffeur, sa servante Céleste…

J’ai lu ce livre du début à la fin sans en perdre une seule miette avec la hâte vrillée dans le cerveau de le retrouver après chaque pause. C’est pour moi un incontournable si l’on veut connaître cet auteur, sa psychologie, son œuvre et son temps.

Je ne connaissais pas ce biographe ; j’ai beaucoup apprécié sa rigueur de style tout en fluidité et finesse et nul doute que je me tournerai vers d’autres de ses biographies.



(1) « Ce travailleur acharné a sciemment exagéré le nombre et la durée de ses crises d’un asthme qu’il entretenait plus qu’il ne le soignait ». « Il est malade par profession comme son père est médecin, c’est-à-dire avec un statut privilégié qui le place au-dessus des simples mortels, au-dessus des règles et lui permet (…) d’arriver partout avec deux heures de retard, d’exiger une certaine température, une certaine disposition des lieux et surtout d’infinis égards ».

(2) La petite phrase de la sonate de Vinteuil, la madeleine trempée dans le thé, l’adieu aux chères aubépines…

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          34