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Dernières critiques
Annicklecture
  21 mai 2019
Qu'attendent les singes de Yasmina Khadra
Touchée, coulée par ce roman noir qui dénoncent certains faits réels de cette Algérie bouillonnante. Non seulement l'écriture nous emporte dès les premières pages mais l'histoire ne peut que toucher notre sensibilité face à un pouvoir destructeur.

Nora commissaire à Alger se bat pour son poste, pour sa condition de femme et pour cette jeune fille retrouvée morte dans les bois de Baïnem, près d'Alger. En parallèle l'histoire de ce journaliste pris dans les filets de la corruption, et autour, toute les manipulations de ceux qui ont le pouvoir dans ce pays. J'ai été voir un peu la bio atypique de cet auteur qui m'a intriguée, tout n'est pas très clair là non plus, cet auteur a reçu des prix pour certains de ses romans et a été accusé de plagiat pour d'autres. Je pense, mais ce n'est que mon point de vue, que certains ont voulu l'évincer, il en disait peut être un peu trop… Quatre de ces œuvres ont été portées au cinéma (dixit Wikipédia). Je remercie Émilie qui m'a offert ce roman, j'ai toujours été très sensible à ce qu'il se passait en Afrique du Nord, c'est dans mon âme… Je vais suivre cet auteur de près et si certains l'ont lu et apprécié que me conseillez-vous?
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Tempuslegendae
  21 mai 2019
De là, on voit la mer de Philippe Besson
« Voilà, c'est ainsi : il y a des moments dans une existence où on demande la vérité alors qu'on présume qu'elle va nous heurter. Des situations dans lesquelles on renonce au confort de l'ignorance, aux vapeurs anesthésiantes de l'incertitude et où on prend le risque du réel, de la dureté du réel. »



L’écriture de Philippe BESSON est vraiment belle. Quel raffinement ! Rien ou presque n’est dans les dialogues, tout passe dans l’émotion, les regards, mais aussi dans la façon de dire implicitement les choses, ce langage non verbal que l’écrivain manie avec talent et subtilité. Sur les thèmes du sentiment et du renouveau, il est assurément très fort. Il y a aussi cette solitude, ni douloureuse, ni oppressante qu’il sait décrire à merveille.

Ses personnages sont les meilleurs porte-paroles de ses propres pensées ; il s’exprime avec aisance et sans retenue, notamment lorsqu’il parle de ce retrait qu’il compare à un affranchissement, une libération au sens où celui-ci implique souvent à faire des choix profonds, des sacrifices qui, au final, n’en seront pas vraiment.

Tenir le gouvernail de son existence sans faire fi des préjugés et des regards d’autrui, des courants contraires, tel est la devise à défendre …

Le romancier aurait pu être thérapeute, spécialiste dans l’auscultation des souffrances et des fêlures, parfois des non-dits. Lorsque la machine s’emballe ou se grippe, il a recours au passé. Il aurait pu être photographe aussi, en raison de son œil vif et exercé, son sens à capturer l’infime détail, ou encore cette réalité toujours liée aux personnages qu’il choisit.

Comme tout romancier, il invente, ment beaucoup parfois, mais que voulez-vous, on ne peut que lui pardonner …

« De là on voit la mer », sans sortir de chez vous.

Philippe BESSON serait-il cet ami providentiel qui ose nous faire goûter l’air du large à moindre coût ?

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MademoiselleMaeve
  20 mai 2019
La serpe de Jaenada Philippe
C’est à la fin d’une soirée avec les amis de N’écoute pas les idoles, notre émission sur Radio Béton, que Ségolène m’a conseillé de lire La Serpe de Philippe Jaenada. Comme Mélanie en avait fait une chronique élogieuse et que j’arrivais juste à la fin de mon livre audio, j’y ai vu un signe et ni une ni deux, j’ai téléchargé ce livre sur Audible. C’est super pratique. Nettement plus que les CD – je suis en train d’écouter un Mary Higgins Clark en CD, et je ne peux l’écouter que dans la voiture, ce qui limite drôlement les possibilités (et je ne vous parle pas du moment où il faut changer de disque). Bref, revenons-en à La Serpe. Je m’en voudrais de faire trop de digressions, surtout pour parler d’un roman écrit par LE ROI de la digression, de la parenthèse dans la parenthèse.



Donc, bref, La Serpe. J’aime les true-crime stories, les faits divers réels, donc j’étais plutôt emballée par le thème et pas effrayée par les dix-huit heures d’écoute (après les trente-cinq heures d’Outlander, franchement, plus rien ne me fait peur). Je me suis donc plongée dans cette enquête des plus minutieuse, racontée par Hervé Carrasco. Il m’a fallu quelques minutes pour me faire à sa voix, mais dès que je me suis habituée, je me suis laissée porter.



Pour être honnête, je ne suis pas certaine que la version audio soit la plus adaptée pour ce livre. J’ai parfois perdu le fil et eu du mal à le retrouver. D’autant que l’enquête porte sur un homme qui finit par prendre un pseudo et qu’il m’a fallu un moment pour me rendre compte que Henri Girard et Georges Arnaud étaient la même personne – la honte.



Philippe Jaenada a commencé son enquête car il est l’ami du petit-fils d’Henri Girard / Georges Arnaud. Et son ami lui a dit que selon lui son grand-père était innocent du meurtre de son père, de sa tante et de la bonne, tous trois massacrés à la serpe en octobre 1941. Et son ami lui a dit que si l’enquête prouvait le contraire, il pourrait l’écrire, après tout, il s’agirait de son livre. Henri Girard a été acquitté, mais tout le monde est resté persuadé qu’il était coupable.



Philippe Jaenada se plonge dans les rapports, revient sur les lieux du crime, interroge du monde, se plonge dans l’œuvre de Georges Arnaud, auteur du Salaire de la peur. Tout est précis, tellement précis que dans la version audio, j’ai vraiment souvent été perdue.



Mais j’ai aussi souvent été captivée et j’ai même plusieurs fois éclaté de rire, car LE ROI de la digression est très drôle. Il raconte et se raconte, se met en scène, parle de sa femme et de son fils – le pauvre, je ne suis pas sûre que j’aimerais que mon père raconte quelques anecdotes honteuses sur moi comme Jaenada le fait, même si c’est avec une grande tendresse. Ses références fréquentes à Columbo ont fini de me séduire (j’adore Columbo). On se dit que Jaenada est un mec sympa et passionnant. J’adorerais le rencontrer et même l’avoir à dîner à la table – je prévoirais le whisky, car il semble être un grand amateur. J’en profiterais pour inviter aussi Hervé Carrasco, parce que je me suis habituée à sa voix et je ne serai pas contre l’entendre à nouveau. Alors même si je ne suis pas certaine que la version audio soit idéale pour La Serpe – à moins d’être ultra concentrée, ce qui n’a pas toujours été mon cas – j’ai vraiment apprécié cette lecture. Alors merci Ségolène, tu avais vraiment raison !
Lien : https://mademoisellemaeve.wo..
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