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Dernières critiques
betweenthebooks
  20 juillet 2018
Sulak de Philippe Jaenada
Bruno Sulak est un jeune homme plein de talents. Mais dans la vie, on ne suit pas toujours la droite route. Après un passage dans la légion, Sulak commence à braquer des supérettes pour se faire un peu d’argent. Il entraîne quelques uns de ses amis dans l’aventure. Et puis, il y a Thalie, la Grande, l’amour. Bruno Sulak devient rapidement un voyou-star qui joue avec la police.



Soyons honnête, j’ai bien cru que j’allais abandonner le livre aux premiers chapitres. Non à cause de l’histoire mais à cause de l’écriture très particulière de Philippe Jaenada. Tout en digressions et en parenthèses, les premières pages du roman dessine un contexte historique et social précis, une sorte de petit instantané de la France de la fin des années 70. Dans ce tableau, l’auteur n’hésite pas à inclure des fragments de sa propre vie.



Mais bien vite, le lecteur s’attache à Bruno Sulak et le rythme s’accélère. De supérettes en bijouteries, le cambrioleur gentleman se fait plus ingénieux et téméraire. Mais comme une tragédie, on sait déjà comment tout cela va finir. Mais on attend, on espère et l’on tremble pour lui.



Pour tous les amateurs de héros rebelle, de parcours flamboyant et de prose énergique, ce roman est fait pour vous.
Lien : https://betweenthebooksentou..
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sulak183
  20 juillet 2018
Les lois de la gravité de Jean Teulé
A

propos

du film

«

Arrêtez

moi

»

de

Jean

Paul

Lilienfeld
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Asterios
  20 juillet 2018
Si c'est un homme de Primo Levi
Peut-on imaginer la souffrance qu'à pu ressentir Primo Levi à l'écriture de son témoignage? A revenir sur ces évènements d'autant plus prégnants qu'ils étaient si récents. Certainement pas.



Nous avons tous une idée de la vie dans les camps d'extermination tant on en a entendu parlé, ou vu dans des films. Je me souviens de celui qui passait régulièrement quand j'étais ado, les évadés de Sobibor je crois. Il y avait l'horreur mais il y avait l'espoir de la fuite.



Primo Levi expose à la vue de tous un monde duquel tout espoir a été extrait, en totalité. L'homme est dépossédé d'abord de sa famille, de ses proches (dont il apprendra plus tard le funeste sort) puis de tout bien matériel, de tout moyen permettant de conserver la moindre estime de soi (habillement, hygiène), de son identité et de toute capacité à se projeter dans un ailleurs.



Les frontières du monde s'arrêtent aux barbelés du camp, les paysages, la vie derrière ont disparu. L'unique manière de sortir "c'est par la cheminée" comme il est coutume de dire entre prisonniers. Par une décision aléatoire des bourreaux chacun sait qu'il peut disparaitre d'un instant à l'autre sans que quelque raison soit invoquée. Aucun avenir n'est possible tant finir le jour présent compte et tant la faim occupe les esprits. Car se nourrir est le sujet de préoccupation principal au camps. le pain est la monnaie universelle qui permet les échanges et l'amélioration si infime soit-elle du quotidien.



Et il est cruel ce quotidien, rythmé par l'organisation du camp. Levé aux aurores, attentes interminables dans le froid glacial, le travail harassant, la ration de pain qu'on savoure et qui n'apaise jamais la faim ou qu'on met de côté pour échanger contre un objet, le comptage, le coucher, les corvées, interminablement.



Comment rester un homme quand on est réduit à numéro, quand il ne reste plus en nous que l'étincelle de volonté de la survie? C'est ce que tente d'expliquer Primo Levi, en citant quelques compagnons qui vont apporter leur aide sans contrepartie, par humanité. Ces personnes par des gestes simples vont apporter la ressource pour continuer à croire qu'il existe une raison de lutter.



Un ouvrage cauchemardesque (au sens propre), qui nous accompagne jour et nuit longtemps après sa lecture et certainement plus longtemps encore. Un témoignage poignant pour ne pas oublier de quoi sont capables les hommes contre les hommes mais aussi grâce à ce récit ce que les hommes sont capables de faire pour les hommes.
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