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Editions Julliard


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Dernières critiques
poupy
  19 septembre 2021
Des femmes remarquables de Barbara Pym
Un peti plongeon réjouissant dans les années Cinquante à Londres. Une paroisse avec son jeune pasteur célibataire convoité par de nombreuses paroissiennes qui se racontent leur vie autour d’une tasse de thé. On vit avec bonheur cette existence si loin de la nôtre et le ton humoristique de Barbara Pym est très plaisant. Un bon moment de lecture même si j’ai trouvé parfois quelques longueurs.
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Sharon
  19 septembre 2021
L'arbre ou la maison de Azouz Begag
Je n’avais jamais lu de romans d’Azouz Beggag jusqu’à maintenant, non, jamais, pas même pendant mon parcours scolaire. C’est désormais chose faite.

Il s’agit non pas d’un retour au pays natal, Azouz et son frère Samy sont nés à Lyon, mais d’un retour au pays natal de ses parents. Comment définir ce pays, d’abord ? L’Algérie, oui, l’Algérie, qui fut colonie française pendant des années, Algérie où la mère de l’auteur n’a pas pu être scolarisée, parce que les écoles n’étaient pas pour elle, mais pour les enfants de colons. L’école en France ? Si Azouz y a excellé, ce ne fut pas le cas de son frère qui a été très vite rejeté, ostracisé. Trouver leur place est difficile, que ce soit en France, où ils sont des « bicots » ou en Algérie, où ils sont des « bi ». Ce qui m’a frappé aussi, sauf erreur de ma part, c’est que ni l’un ni l’autre n’ont d’enfants, qu’Azouz est amoureux de Ryme, et pourtant, elle reste en Algérie, et lui en France. Pourquoi ? Ryme est à elle toute seule l’image, le souvenir, le regret, la douleur des années sombres de l’Algérie, ces années 90 où la mort était trop souvent au rendez-vous, il suffisait d’être coupable de vivre. Ryme est celle qui parvient à se révolter, encore, à agir, aussi, à écrire, sûrement.

L’arbre ou la maison, c’est le fait de se retrouver avec son frère, grand angoissé, toujours, de parler avec lui, de confronter les souvenirs. Il est question de chercher ce qui est important, ce à quoi on tient vraiment, et ce qu’il reste, après, quand on est reparti. Un livre simple et sobre.
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MELANYA
  19 septembre 2021
La Cerisaie de Anton Pavlovitch Tchekhov
C'est rare de ma part, mais aujourd'hui je vais un peu évoquer le théâtre, le théâtre russe, avec une pièce devenue classique : « La Cerisaie » de Anton Pavlovitch Tchekhov (en russe : Антон Павлович Чехов) mais je vais simplement le nommer Tchekov (pour plus de simplicité).

Cette pièce en quatre actes a été créée en 1904 et a connu un grand succès, d'autant plus qu'elle a été écrite majoritairement dans « La Datcha Blanche » (белая дача), une maison que Tchekov avait faite construire à Yalta (Crimée) et où il se retirait pour écrire de grands oeuvres. de nos jours, cette Datcha est devenue un musée littéraire.



Bon, à présent, l'histoire : pas facile à cause des dialogues, mais je vais essayer d'en « tirer » quelque chose.

Peut-être commencer par citer les personnages principaux : Gaev – Yacha – Epikhodov – Charlotta – Douniacha - Pitchtnik – Trofimov – Lioubov – Ania – Varia – Firs – Lopakhine – finalement cela en fait pas mal.



Sans faire une grande chronique et sans grand discours, ce que l'on peut dire du thème de « La Cerisaie », est que chacun des actes représente « une dernière fois ». Explication : C'est le dernier retour de Lioubov Andreïevna avec les siens – la dernière partie de campagne – le dernier bal – et un départ définitif avec la vente de la propriété qui sera détruite et les cerisiers seront abattus.

Quand j'évoque des cerisiers, cela m'évoque toujours les cerisiers en fleurs au Pays du Soleil Levant (c'est tellement connu et à voir).

Cette vente ne va pas se passer sans mal car les personnages ont des opinions différentes, ce que l'on retrouve dans leurs dialogues (je ne vais pas les retranscrire ou alors je recopie la pièce, et dans le fond, ce serait plus facile…).



Concernant les dialogues, il a plusieurs réflexions comme (au hasard des actes) :

« Ania : Qu'avez-vous fait de moi, Petia, pourquoi la cerisaie m'est-elle moins chère qu'avant ? Je l'aimais fort, il me semblait qu'il n'y avait pas au monde d'endroit plus beau que notre cerisaie. »

Pour Trofimov : « Toute la Russie est notre cerisaie. La terre est vaste et belle, il y a beaucoup d'endroits splendides. (…) Nous sommes en retard d'au moins deux siècles.»

Mais pour Ania, « La maison dans laquelle nous vivons, n'est plus notre maison, et je partirai, je vous en donne ma parole. »



Des réflexions sur la société, l'aristocratie et la bourgeoisie ainsi que sur les « âmes vivantes » (des anciens esclaves russes : des serfs), et bien d'autres considérations.



En fait, une pièce de théâtre qui m'a faite penser à « Les Possédés » de Dostoïevski. Ayant déjà chroniqué « Oncle Vania » de Tchevov, il me reste encore d'autres chroniques en attente, comme « La Mouette » et d'autres.



Sur ce, « скоро » (bientôt) j'espère.


Lien : https://www.babelio.com/monp..
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