AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Belfond

Pierre Belfond crée la maison d`édition éponyme en 1963 avec sa femme Franca avec la collection de livre de poche "Poche Club" associant souvent un grand nom de la littérature à un auteur méconnu. En 1993, Belfond fusionne avec les Presses de la Renaissance...

Livres les plus populaires voir plus


Collections de Belfond



Dernières parutions chez Belfond


Dernières critiques
kathel
  18 décembre 2018
Sous les branches de l'udala de Chinelo Okparanta
En 1968, en pleine guerre entre le Nigeria et le Biafra, le père de la jeune Ijeoma est victime d’un raid aérien. Restée seule, avec des ressources qui vont s’amenuisant, sa mère ne voit d’autre solution que de placer l’adolescente chez le professeur et sa femme, des amis de la famille. Là, Ijeoma fait la connaissance d’une fille de son âge, et se rend compte qu’elle est attirée par elle. Quand cette relation scandaleuse est découverte et la jeune fille renvoyée auprès de sa mère, celle-ci entreprend de longues leçons autour de la Bible pour la remettre dans le droit chemin. Car le poids de la religion est énorme. Plus tard, en pension, Ijeoma et Amina se retrouvent…

Le roman retrace la parcours de la jeune fille, puis jeune femme, de 1968 à 1980. Portée par une belle écriture, l’histoire d’Ijeoma, dont elle-même est la narratrice de longues années plus tard, ne manque pas de force ni d’une grande tension, car sa vie, lorsqu’elle fréquente d’autres jeunes femmes, est constamment menacée. Tout doit rester parfaitement secret, les lapidations sont monnaie courante et considérées comme « normales » pour punir ces « abominations ». L’auteure tente de donner les clefs pour comprendre la psychologie des personnages, et y réussit fort bien avec Ijeoma et avec les jeunes gens, des deux sexes, de sa génération, peut-être un peu moins avec les personnes plus âgées, quoique le portrait de la mère d’Ijeoma aille en s’affinant au fil des pages.

Si l’évolution des mentalités est lente, très lente, elle commence justement par l’amour maternel ou l’amour filial, qui sont les premiers à faire preuve d’une certaine compréhension. Publié en 2015, il est précisé en note du roman que la loi, au Nigéria, punit d’emprisonnement les relations entre personnes du même sexe, et que la lapidation est toujours prévue dans les états du Nord.

Plus que nécessaire, un très beau roman, très prenant, qui rappelle que ce qui peut sembler acquis dans les pays occidentaux, et encore, si peu, reste totalement occulté, car hors-la-loi, dans d’autres contrées.
Lien : https://lettresexpres.wordpr..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Malivriotheque
  18 décembre 2018
Ainsi résonne l'écho infini des montagnes de Khaled Hosseini
En Afghanistan dans les années 50, Abdullah et sa petite soeur Pari sont séparés très jeunes. Leurs vies vont alors prendre des chemins radicalement différents, mais le destin va se charger de leur rappeler que l'autre existe...



Comment fait-il donc, Khaled Hosseini ? Comment fait-il pour nous livrer des histoires toujours poignantes, pleines de personnages attachants aux parcours difficiles mais si vrais ? Comment fait-il pour que la magie opère à chaque fois ?

Mais... Je dois nuancer quelque peu cet enthousiasme à m'attaquer pour la troisème fois à un roman de Khaled Hosseini. La structure en flashbacks, qui explore au-travers du temps les destinées de ceux qui se croisent de loin ou de près, confère à cet ouvrage un aspect unique dans la bibliographie de l'auteur, même si c'est loin d'être la première fois qu'on croise autant d'acteurs. Certains destins, toutefois, sont plus touchants et plus percutants que d'autres. Celui que j'ai trouvé le moins intéressant, même si c'est très bien fait, lumineux sur la fin et profond à quelques occasions, c'est celui du docteur grec. Sûrement parce que c'est celui qui a le moins de racines en Afghanistan et qui sert plus de messager pour la narration globale qu'autre chose.

Hosseini, concentré sur le devenir de ses personnages qui se retrouvent à travers l'Afghanistan, nous propose un récit moins cruel et plus poétique que dans ses précédents romans. Le fait d'ailleurs de s'attarder sur l'avant et l'après période des Talibans donne un charme indéniable à un pays dont la triste renommée mondiale lui colle à la peau. Les simples descriptions des paysages campagnards et montagneux sur place nous rappellent l'âme du coin, elle-même entretenue par des habitants au coeur souriant, à qui souvent la vie n'a pas fait de cadeau. L'auteur s'attache à nous montrer les bons côtés du coin, les esprits qui la font vivre, mais aussi les tristes aléas de la vie sur place, sans tomber sur la sombre cruauté qui règne dans les autres livres. C'est carrément moins choc que Mille soleils splendides ou Les Cerfs-volants de Kaboul, mais ça a quand même un intérêt indéniable.

Petite parenthèse : je tiens à donner un mauvais point à la traductrice ou aux relecteurs, qui semblent avoir un sérieux problème avec l'accord de l'adverbe "tout", entre autres énormes fautes qui jalonnent le récit...

Passée cette digression grammaticale, il est intéressant de retrouver dans cet opus de nombreux éléments de la vie de Hosseini, qui vit actuellement dans la Silicon Valley (où j'habite aussi) et qui a passé plusieurs années en France en banlieue parisienne (j'ai grandi très près de la ville de Guyancourt mentionnée !). Au final, ses repères (à l'exception des lieux grecs et afghans) étaient les miens et ceux-ci ont rendu ma lecture plus inclusive, presque personnalisée à force de me faire sourire à reconnaître parfaitement les endroits cités pour y déambuler quotidiennement ou y avoir déambulé tous les jours pendant mon enfance.

Voilà, Hosseini écrit des ouvrages beaux. On sent qu'il ne peut en aucun cas se dissocier de l'Afghanistan, que l'essence du pays coulera dans ses veines à jamais et que ses récits continueront de lier ses personnages au lieu, de près ou de loin. Comme un hommage, comme un héritage, comme un devoir à la fois de mémoire et de réhabilitation.
Lien : http://livriotheque.free.fr/..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Carmendb
  18 décembre 2018
Berill ou la passion en héritage de Françoise Bourdin
Tomas, brillant financier, doit combattre une leucémie. Et le diagnostic tombe, sans appel : il n'a plus que six mois à vivre. Il décide de retourner en Irlande pour y vivre ses derniers instants en compagnie de son épouse, Bérill.

Chacun de leurs enfants doit alors mener son combat dans des chemins bien différents, la banque pour Maureen, le parc animalier pour son frère Hugh. Alliance du cirque et de la finance. Pari impossible ? Chemin semé d'embûches !

Quand j'ouvre un roman de Françoise Bourdon, je sais que je vais passer quelques heures de plaisir. Une famille. De l'amour, des jalousies, des rivalités, voire de la haine. Des rencontres. Des espoirs, des déceptions. Je ne m'y suis pas ennuyée une seule seconde!



Commenter  J’apprécie          00