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Belfond

Pierre Belfond crée la maison d'édition éponyme en 1963 avec sa femme Franca avec la collection de livre de poche "Poche Club" associant souvent un grand nom de la littérature à un auteur méconnu. En 1993, Belfond fusionne avec les Presses de la Renaissance...

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Dernières critiques
Trollibi
  21 juin 2018
L'invitation de Elizabeth Day
"C'est comme buter sur une pierre et se casser la jambe. Parfois, le cours d'une vie peut changer en une seconde, parce que cette seconde n'existe pas isolée des autres : elle est reliée à la chaine infinie de minutes, de jours, de semaines, de mois et d'années qui se sont écoulées auparavant. Mais cette seconde d'inattention vous met par terre. Comme une maille ratée ruine l'écharpe qu'on tricote." (p.228)



Mais quelle est cette seconde qui fait d'un coup basculer les vies de Ben, Martin, Lucy et Serena ? Comment Ben Fitzmaurice, le nanti à qui tout réussi, et Martin Gilmour, son meilleur ami, sa "petite ombre", issu d'un milieu moins favorisé, en sont-ils arrivés au point de rupture ?



Tout le suspense de ce roman d'Elizabeth Day est là : découvrir le moment où la vie des personnages bascule. Pour ce faire, l'auteur nous propose un récit qui n'est pas linéaire, qui joue sur la temporalité par un constant va-et-vient entre le passé et le présent, entre les événements qui ont rythmé la vie de Martin et cette fameuse réception à laquelle sa femme Lucy et lui ont été invités, entre la rencontre avec Ben et la prise de conscience... Les événements, vus à travers le prisme de Martin, tissent pas à pas la trame du récit, comme les pièces d'un puzzle qu'on assemble. Et "Quelle est la meilleure méthode pour compléter un puzzle, déjà ? Commencer par les coins." (p.305) le tout, c'est de les trouver... ce n'est pas forcément évident dans ce récit et, même si le thème du roman n'est pas neuf, les relations amicales toxiques entre gens qui ne sont pas du même monde, l'auteur parvient à tenir le lecteur en haleine.



Le narrateur principal, Martin, apporte également beaucoup d'intérêt au roman car il a une personnalité ambigüe, qu'il faut reconstruire en même temps que le récit. C'est au travers de son regard que nous apprenons à le connaitre. Mais il ne nous dit pas tout et sa vision des événements est tronquée. Son récit est interrompu par celui de Lucy, sa femme, plus bref mais qui apporte un éclairage nouveau, pour trouver les morceaux manquants du puzzle. Et, une fois les pièces assemblées, on découvre une personnalité troublée et troublante, un anti-héros qui inspire tantôt la pitié, tantôt le dégoût, que l'on a envie de plaindre tout en ayant envie de le gifler par moment pour lui dire d'ouvrir les yeux. Et lorsqu'il finit par voir la réalité en face, tout s'écroule, y compris ce qu'il croyait être...



Merci à Babelio et aux éditions Belfond de m'avoir fait découvrir la plume d'Elizabeth Day grâce à "L'invitation". Conseil aux futurs lecteurs : si vous lisez la quatrième de couverture, ménagez-vous le suspense en ne lisant pas le dernière paragraphe du résumé...

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Ladybooksss
  21 juin 2018
L'invitation de Elizabeth Day
« L’invitation » de Elizabeth Day est paru le 3 mai dernier aux éditions Belfond. Il s’agit du deuxième roman de l’auteure publié en France après « Paradise City ».



Tout commence par un interrogatoire. Nous sommes le 23 mai 2015, il est 10h20. Martin Gilmour est interrogé par deux inspecteurs : Nicky Bridge surnommée « Blondasse » par Martin en raison de sa couleur de cheveux ( mi-blonde, mi-brune), et Kevin McPherson surnommé « Costard Gris ».



Pourquoi Martin est-il interrogé? Nous ne le savons pas. Comment s’est-il retrouvé là ? Aucune idée. Nous sommes dans le flou. Seule certitude : sa présence a un lien avec le quarantième anniversaire de son meilleur ami, Ben Fitzmaurice, qui a eu lieu trois semaines auparavant…



Dès lors, grâce à cet interrogatoire, nous allons retourner dans le passé et découvrir un pan de l’enfance de Martin, sa relation glaciale avec sa mère, son entrée au lycée de Burtonbury (où il a fait la connaissance de Ben) et ses premières années à l’université de Cambridge. Ce retour dans le passé et l’interrogatoire s’entremêlent non seulement avec le récit de Lucy, la femme de Martin, internée, -qui, sur les conseils de son psychanalyse Keith, dresse tous ses souvenirs, de sa rencontre avec Martin à celle avec Ben- mais également avec cette fameuse soirée d’anniversaire au très chic prieuré de Tipworth.



Ben et Serena, Martin et Lucy. Quatre personnages, deux couples. Une équation simple. Pourtant, en y regardant de plus près, l’ambiguïté prime. Ben et Martin sont indissociables. Surnommé « PO » par Séréna, Martin est en effet la « Petite Ombre » de Ben. Mêmes costumes, mêmes chaussures, mêmes expressions. Martin est une pâle copie de son meilleur ami. Pourquoi Martin cherche-il toujours à être comme Ben? Est-ce seulement de l’admiration? Cette amitié fusionnelle cache-t-elle autre chose?



Devenu critique d’art puis auteur d’un best-seller sur l’art, Martin n’était pas vraiment destiné à côtoyer les plus aisés. Orphelin de père (ce dernier est mort lorsque sa mère était enceinte), il a vécu seul avec cette dernière. Rabaissé, mal-aimé, Martin devient un enfant étrange. Lorsqu’il entre à Burtonbury, il ne ressemble en rien aux autres garçons tous issus de milieux cossus. Dès sa rencontre avec Ben au lycée, Martin ne pourra plus être dissocié de Ben, il n’imaginera pas sa vie sans lui, se rendant indispensable et faisant surtout en sorte de lui être indispensable.



Ce roman est une formidable critique acerbe de la haute société anglaise. La soirée d’anniversaire de Ben est l’exemple parfait d’une société basée sur des faux-semblants. Il y a les politiciens, l’épouse parfaite et excellente maîtresse de maison, les anciens camarades de promo et puis il y a Martin et Lucy, les outsiders, les intrus. Beaucoup de politesses, des piques bien senties, et surtout des non-dits. Cette soirée est une véritable comédie et finira en apothéose. Tout n’est que manipulation. Qui manipule le plus? Qui est le plus manipulé? Difficile de le savoir tant la frontière entre comédie et honnêteté est infime. Ben, Martin, Serena et Lucy jouent tous un rôle. Mais qui gagnera à ce petit jeu? L’argent et le pouvoir rendent invincibles. Mais certaines vérités ne peuvent pas s’acheter…



Je conseille ?



Ce drame psychologique est addictif. Tout au long de ma lecture, je ne cessai de me questionner. Que s’est-il passé à cette soirée d’anniversaire pour que Martin soit interrogé ? Qu’il y-a-t-il entre Martin et Ben ? Que cachent-ils ?



Elizabeth Day sait à la perfection tenir son lecteur en haleine en distillant çà et là de petits détails mais sans pour autant nous dévoiler quelque chose. J’ai tout aimé dans ce roman ; la tension psychologique et narrative, la mise en avant du pouvoir de l’argent et la manipulation. Une petite pépite à découvrir !


Lien : https://ladybookss.wordpress..
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Fufute
  21 juin 2018
Je t'aime de Abel Barbara
Encore du grand Abel !!! Jamais déçue par cette auteure !! Une histoire de famille recomposée comme il en existe beaucoup...oui MAIS qui reste fragile et qui peut exploser en une seconde !!! Les personnages sont tous mis en avant, ils ont tous leur importance et ça j'aime beaucoup. Si vous ne l'avez pas lu je conseille +++
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