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sur 871 notes
Marie est une femme de la France d'en bas. Elle est issue d'une famille ouvrière. Elle vit dans un pavillon modeste avec son mari et ses enfants. Elle est au chômage. Les fins de mois sont difficiles. Sa vie est morne, monotone, médiocre, mais non dépourvue de tendresse. La famille est unie.

Comme dans la plupart des romans d'Olivier Adam, l'histoire est celle de gens ordinaires, ceux qui vivent dans les zones périphériques. Ceux à qui la société de consommation fait la nique.

Une autre constante de la littérature adamienne, la mer, est présente dans le récit que l'on situe aux environs de Calais. La plage est un lieu de détente, de décompression, mais ici, surtout de drame et de violence.

À l'abri de rien s'inscrit dans l'univers de l'auteur, avec sa morosité, sa déprime. Mais plus que dans ses autres romans, une grande violence est contenue. Olivier Adam renvoie ici l'image d'une société impitoyable et complètement déshumanisée, au mieux indifférente au malheur d'une population de migrants qui ont tout perdu, au pire maltraitante et violente. Au lieu de secourir, on exclue, on chasse. Et tout est orchestré par une administration et un état insensibles.

Publié en 2007, le roman est aujourd'hui d'une actualité brûlante.

À l'abri de rien dérange, et déprime. La protagoniste, Marie, bascule dans la folie. Sa fragilité ne résiste pas aux évènements. Sa raison vacille. Olivier Adam offre le spectacle insoutenable de sa dérive, avec en toile de fond, celui des migrants abandonnés et refoulés de toute part. On partage sa révolte. C'est une lecture éprouvante, d'autant plus que le récit s'inspire d'une réalité.

La famille, lieu de sécurité, de réconfort, se trouve déchirée. Tout semble ébranlé, même si la fin du roman laisse entrevoir un avenir où la résilience est possible.
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L'héroïne, Marie, est à un tournant de sa vie de femme et familiale. Elle a un mari, deux enfants mais tout ne tourne pas rond. C'est en croisant la route de réfugiés qu'elle prend conscience de leurs douleurs et de leurs fragilités. C'est en décidant de les aider qu'elle met sa propre vie en danger...
très belle histoire, très émouvante.
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C est un court roman, 200 pages, tout en émotions que nous offre Oliver Adam.

Marie, la narratrice est mère de deux enfants, elle vit avec son mari dans le Nord de la France. Elle nous livre le récit de sa vie et tout de suite, on ressent que quelque chose ne va pas, il y a une certaine tristesse derrière les mots.

J ai beaucoup aimé ce livre qui nous fait réfléchir à des questions sociales et humaines. On y fait la rencontre de nombreux personnages attachants, aux destins tragiques. Marie va faire la rencontre de réfugiés venus chercher de quoi manger mais aussi de bénévoles au grand coeur.

À ne pas lire si n avez pas le moral, sinon foncez.
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Portrait de femme perdue, perdant ses repères, solitaire bien qu'entourée est très fort !

La désespérance est très bien rendue dans les propos d'Olivier Adam ... mais on n'y lit pas clairement les raisons de la plongée dans l'oubli de soi et des siens.
Lien : http://les.lectures.de.bill...
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Une nouvelle fois, Olivier Adam nous dépeint cruellement notre société déshumanisée et nous livre un roman engagé. Sous sa plume, on se glisse dans la peau de Marie. Marie sombre dans son quotidien, avec son mari qu'elle n'aime plus, ses enfants qu'elle aime tant mais pas comme elle devrait, son quotidien qui l'étouffe... Alors Marie s'engage, un peu par hasard, pour une noble cause : les migrants et la violence que notre société leur fait subir. Il y a un peu de Marie en chacun de nous. Mais, elle, n'a plus de limites et s'enfonce peu à peu dans la dépression sans qu'aucune bouée ne réussisse à la maintenir à la surface.
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Marie n'a plus gout à la vie. Un jour elle tombe en panne, un homme lui vient en aide. Elle s'aperçoit qu'il s'agissait d'un réfugié. Sans qu'elle ne sache trop comment, elle se retrouve à faire la distribution des repas, le tri des dons des vêtements… elle va s'impliquer ,se mettre en danger et sombrer

Livre publié en 2007 mais pourtant le sujet évoqué ici est toujours d'actualité, les réfugiés, les conditions de vie, le regard de la société sur eux, l'aide apporté par certaines personnes qui semblent une goute d'eau. Pour moi, l'auteur est resté trop en surface, trop cliché
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Ca change tout le temps par chez nous, d'une minute à l'autre.

Papa disait toujours que j'étais un ciel de mer du Nord. Versatile. Imprévisible.

Capable de passer en un clin d'oeil du rire aux larmes, du gris au charbon au bleu azur.

Après la perte de sa soeur Clara, Marie va mal.

Marie qui perd son sang froid perd aussi son emploi. Se retrouvant la maison elle glisse dans une dépression, passant ses jours sans envie, malgrè un mari aimant et deux enfants. Elle flâne après avoir déposer ses enfants à l' école.

Devant une tente ou des réfugiés attendent un peu de réconfort, elle reconnaît celui qui l' a aidé à changer sa roue, l' aure soir. Elle ne l' avait pas remercié.

Une seule chose l' obsède, aider ses réfugiés, comme elle le pourra, à bout de souffle, elle va sombrer dans une dépendance, donner ce qu' elle ne sait donner à sa famille, elle va le donner sans compter à des étrangers.

Une descente aux enfers pour sa famille, comme un sursaut de vie pour elle…..

S'accrocher à quoi, sauver qui, ……

Un roman de compassion, des images remplacées par des mots qui font froids dans le dos, un périple ci près de notre monde, une histoire comme en font les actualités avec une pointe de tendresse.
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J'avais acheté ce livre pour deux raisons. La première parce que je trouvais la couverture très jolie et qu'elle donnait envie de s'évader. La deuxième parce que ce livre parlait des réfugiés, un sujet qui m'a toujours passionné puisque ma maman a travaillé durant 10 ans dans un centre de demandeurs d'asile et ceux-ci étaient très bien intégrés dans notre petite village.

Marie a la vie dont bon nombre de personnes rêverait. Elle est mariée et à deux enfants, Lise et Lucas, elle est mère au foyer et pourtant, elle n'est pas heureuse, il lui manque quelque chose. Sa vie bascule le jour où sa voiture crève au milieu de la route et qu'un « Kosovar » lui vient en aide, il s'appelle Jallal. le lendemain, Marie ne peut s'empêcher de passer devant une grande tente blanche, là où les repas sont donnés aux réfugiés, où l'on soigne leurs blessures, etc. Petit à petit, elle y reviendra tous les jours aider ces personnes mais elle délaisse ses enfants et son mari qui sont morts d'inquiétude pour elle. Elle ira même jusqu'à aider une dame qui héberge, en toute illégalité, des réfugiés dans sa petite maison. Puis c'est la descende aux enfers, arrivée de la police, fermeture du centre, emprisonnement, rapatriement, rien ne se passe comme prévu et Marie devient de plus en plus dépressive. Heureusement, sa famille est là pour elle, pour l'aider à surmonter tout ça.

Après avoir refermé ce livre, j'ai juste envie de dire : waw. Ce livre prend aux tripes, il nous fait passer d'un petit sourire aux larmes. C'est une histoire poignante et tellement réaliste. de nombreux réfugiés vivent ce genre de calvaire. Ils arrivent d'un pays pauvre dans l'espoir de trouver du travail afin de pouvoir envoyer de l'argent dans leur famille bien souvent restée au pays. Et pourtant, ils se retrouvent à la rue, sans papier, sans argent, sans rien et c'est la débrouille jour après jour. Certains essayent de s'échapper, de rejoindre leur famille. Ils payent des passeurs et n'arrivent parfois jamais à destination dû aux contrôles de police, aux conditions difficiles de voyage, etc. J'en garderais un bon souvenir car c'est un bon moment de lecture. le livre se lit très rapidement car on est directement plongés dans la vie de Marie, son combat pour venir en aide à ces gens. J'ai été touchée par le personnage de Marie, je la trouve très courageuse et touchante. Elle a le coeur sur la main.

« Avec ce roman, Olivier Adam nous rappelle que la violence qui frappe les plus faibles est l'affaire de chacun. »

Ce qui est sûr c'est que je ne compte pas m'arrêter là et que je lirais d'autres livres d'Olivier Adam !
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Emprisonnée dans le souvenir de sa défunte soeur, Marie s'enfonce peu à peu dans la dépression. Elle ne supporte plus le quotidien malgré l'amour qu'elle porte à ses enfants. Une nuit, son destin va changer. Alors que sa voiture tombe en panne, c'est un "Kosovar" qui lui vient en aide. Quelques jours plus tard, Marie s'engage comme bénévole auprès des réfugiés. Jour après jour, elle tente de donner ce qu'elle a (ou n'a pas) à ceux qui n'ont rien et délaisse de plus en plus sa famille. A tout donner pour ces hommes "invisibles", Marie joue avec les limites de la légalité.
Un sujet qui traite d'une réalité qui dérange mais un roman dont chaque page nous bouleverse un peu plus.
Un roman également adapté en film.
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Un livre coup de poing sur fond de sujet de société : les réfugiés de Sangatte. Un portrait de femme bouleversant, une lente et inexorable chute. Un livre majeur.
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