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ISBN : 275780068X
Éditeur : Points (24/08/2006)

Note moyenne : 3.51/5 (sur 486 notes)
Résumé :
Étretat. Sur le balcon d'une chambre d'hôtel, un homme veille. Au bout de son regard: les falaises éclairées d'où s'est jetée sa mère vingt ans plus tôt. Le temps d'une nuit, le narrateur déroule le film de sa vie, cherche dans sa mémoire rétive les traces de sa mère disparue. Une question s'immisce peu à peu dans son esprit, lancinante: comment suis-je encore en vie ?

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Critiques, Analyses et Avis (74) Voir plus Ajouter une critique
rabanne
  13 novembre 2016
Troisième roman de Olivier Adam que je lis.
Je discerne mieux le "pourquoi" de sa plume introspective, mélancolique, qui semble imprégner tous ses écrits, ce dont il ne se défend pas par ailleurs.
Un jeune garçon de 11 ans, une vie qui se fracasse contre des rochers, un passé qui se dérobe et un avenir à jamais bancale. Comment se construire sur un manque incommensurable ?! La lente renaissance viendra par l'amour, par le jaillissement de la vie...
Un récit exutoire et salvateur, touchant d'authenticité, d'un difficile combat contre la mort et ses fantômes, leurs démoniaques tentations.
Un témoignage sensible et juste sur la tragédie du traumatisme, comme une longue traversée de tunnel, dans lequel la lumière finit tout de même par pénétrer, même au travers de toutes les fissures !...
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le_Bison
  21 mars 2017
Direction Étretat.
Nouveau roman d'Olivier Adam où j'ai adoré me promener sur le bord de ces falaises, du temps où elles ne devaient pas être éclairées de nuit. Un écart et la vie bascule. La mienne, la sienne. Celle de ce garçon qui voit trop tôt glisser sa mère vers une autre lumière.
Terrible, terrifiant, même.
Comment se reconstruire ?
Alors à l'âge adulte, que lui reste-t-il entre un père qu'il méprise et un frère qui a fui cette vie ? le whisky, seul remède à ces maux. Et l'écriture. Ecrire des mots pour panser ses maux. L'amour Claire, sa fille Chloé. Si compréhensives toutes les deux qui acceptent son mal-être, ses silences.
Une fois de plus, avec Olivier Adam, je n'en ressors pas indemne. Ces falaises, et un écart qui peut faire basculer. J'adore, j'en pleure. Tristesse d'une putain de vie.
« La maison sentait le détergent, la lumière y entrait froide et crue, et le silence y faisait un bruit menaçant. »
Le froid. Je me retrouve dans cette histoire. Par moment, j'ai envie de sortir dans la nuit, respirer les embruns, mais je suis loin de la côte iodée. Me retrouver seul avec mes souvenirs pour ne pas oublier l'absence. Regarder la lune bleue illuminer cette partie de ma vie, blue moon pour ne pas oublier. La lune, les étoiles, les embruns et cette bouteille de whisky vide. Étonnant de voir le nombre de bouteilles de whisky vides quand je finis chaque roman d'Olivier Adam. Des personnages humains attachants, mais qui restent en marge de la société. Des êtres solitaires, pas par choix, mais que la vie a séparé du reste du monde. Alors, survivre. Au milieu de ces embruns, de ce froid que seule une bouteille de whisky réchauffe, le corps, le coeur, l'âme. Un disque sur la platine, finir mon verre, tourner la dernière page, et poursuivre mon chemin sans franchir le pas de ces falaises.
« Je suis une nuit noire, une bordure de falaise, une vie noyée, avec vue sur le vide et sans vertige. »
Lien : http://memoiresdebison.blogs..
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Malaura
  08 octobre 2013
Du balcon de sa chambre d'hôtel, un homme regarde les falaises éclairées d'Etretat.
Il y a vingt ans jour pour jour, sa mère se jetait du haut de ces parois blanches, le laissant seul avec son frère Antoine et leur père, à jamais anéantis, brisés, inconsolables.
Alors, pendant toute une nuit et tandis que Claire, sa femme, et Chloé sa petite fille, dorment paisiblement, lui invoque les fantômes d'un passé tragique, un travail de mémoire qui débute le jour du suicide maternel, il a alors onze ans.
Avant cela, il n'y a rien qu'un flot d'images brumeuses, un no man's land irréel et insaisissable que le traumatisme du suicide à partiellement effacé.
Durant cette longue nuit sans sommeil, Olivier laisse affleurer les souvenirs de son enfance saccagée : son père devenu odieux ; son frère tentant l'oubli dans la fuite ; ses amis, tout aussi abandonnés et sans repère…Des êtres malmenés par la vie qui tentent de se raccrocher fébrilement les uns aux autres sans trouver la force de s'affranchir du malheur.
Récit fragmenté, morceaux de puzzle agencés par vagues successives au gré de la mémoire, le narrateur "déroule le film de sa vie" jusqu'à la découverte d'un "abri ou le vent siffle moins fort", une éclaircie incarnée dans les visages lumineux De Claire et de Chloé.
La fille et la compagne du narrateur, leur amour inconditionnel, attentif, dévoué, représentent autant de respirations, de bouffées d'air frais au sein d'une existence encerclée d'un gris âpre et poisseux.
Le gris de la banlieue et de la rue ; le gris de la perte et de la souffrance, le gris de la fragilité des choses, de leur inexorabilité ; le gris des sentiments, celui de la désolation.
Et aussi le gris du vide. Car en se jetant du haut des falaises, c'est toute une famille que la mère d'Olivier a précipité dans le néant, et c'est tout ce qui subsistait d'unité familiale qui a sombré avec elle dans les flots. Comme un grand naufrage duquel émerge un flux continu d'interrogations amères.
La mort de celle qui vous a donné la vie, de celle qui vous a bercé et choyé, est déjà une épreuve insupportable, mais comment peut-on interpréter le geste d'une mère qui met fin à ses jours ? Comment se construire, se reconstruire, trouver sa place et son identité après une telle tragédie ?
Entre ressentiment, culpabilité, incompréhension et douleur, la vie d'Olivier s'effiloche, part en lambeaux. Ses amis, ses amours, paumés, inadaptés, ne font que l'entraîner un peu plus sur les pentes abruptes du désir d'en finir. Lui-aussi.
Crénelé comme la découpe escarpée des falaises que le narrateur regarde de la baie vitrée de sa chambre d'hôtel, ourlé d'écume comme les vagues s'abîmant violemment sur les rochers, empli du tumulte du vent et du fracas des lames, le roman d'Olivier Adam s'échoue sur la grève d'un coeur meurtri, sur les rives de l'enfance brisée et de la solitude, du deuil, de la disparition d'un être cher.
L'auteur évoque le vide existentiel et explore les replis secrets de la mémoire au gré d'une écriture fluide et forte, un style à la fois contenu et cru, bouleversant de détresse à fleur de peau.
Le récit, mélange de sombre et de lumineux, s'auréole ici et là de belles fulgurances de lumière, bienvenus éclats de couleurs dans cet environnement blafard et délavé, inondé d'une tristesse contagieuse.
C'est beau, c'est poignant. Pourtant, paradoxalement, la dernière page lue, l'on se sent soulagé de quitter Olivier, ce « sombre héros de l'amer » qui nous a ballotté dans les déferlantes d'une existence tempétueuse.
Parce que nous aussi avons été saisis de vertige en regardant la mer mugir au bas des parois crayeuses d'Etretat, nous voilà délestés du poids trop lourd des mots, heureux de toucher la terre ferme après cette escapade sur les mascarets de la mémoire.
« J'ai trente-et-un ans et peu importe. Je sais le poids des morts. Et je sais le mauvais sort. Je sais la perte et le saccage, le goût du sang, les années perdues et celles qui coulent entre les doigts. Je connais la profondeur des sables, j'en ai éprouvé la résistance, la matière meuble, équivoque. Je sais que rien n'est fiable, que tout se défait, se fissure et se brise, que tout fane et que tout meurt. La vie abîme les vivants et personne, jamais, ne recolle les morceaux, ni ne les ramasse. »
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marina53
  14 juin 2013
Olivier, sa femme Claire et leur fille Chloé sont venus passer quelques jours à Etretat. Non pas vraiment pour des vacances mais plutôt comme une sorte de pèlerinage. Car, il y a 20 ans, jour pour jour, la maman d'Olivier s'est suicidée en se jetant de ces falaises, laissant derrière deux petits garçons et un mari. C'est durant une nuit qu'Olivier se rappelle son enfance avec une maman malade, un père bourru, brutal et qui ne montre aucun geste d'affection pour ses enfants, un frère qui étouffe dans cette famille qu'il fuira dès qu'il en aura l'occasion. Il se souvient de ses moments d'amour avec sa maman, son odeur, ses baisers mais aussi de l'incompréhension découlant de ce geste fatal. Il se souvient des rares moments où il reverra son frère qui lui manque tant. Il se souvient du caractère insupportable de son papa et de tous les interdits qu'il imposera dans la maison. Il se souvient de ses moments de perdition, de l'alcool, des hôpitaux et de la drogue. Mais, derrière tout ça, il y l'espoir, la vie, l'amour, sa fille qui lui redonnera un semblant de renaissance...
Encore une fois, Olivier Adam sait nous surprendre et nous émouvoir. le temps d'une nuit, le narrateur déroule le fil de sa vie, depuis ce fameux jour où sa maman s'est suicidée. Et quelle vie! Une vie de débauche, de débâcle, de perdition où lui-même se demande comment il a réussi à sortir la tête de l'eau. D'une écriture simple, poétique et tout en finesse, Olivier Adam sait charmer le lecteur avec cette histoire à la fois dramatique et pleine d'espoir et de tendresse. Sans s'apitoyer sur son sort, l'auteur nous livre ses moments de souffrances, ses regrets, son envie d'avancer et d'y croire encore.
Falaises... vertigineux!
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Ziliz
  22 mars 2017
La mère du narrateur s'est jetée d'une falaise lorsqu'il avait onze ans. Elle était dépressive. Vingt ans plus tard, toujours meurtri, l'homme retourne à Etretat avec sa compagne et leur petite fille de deux ans.
Il se souvient.
La maman souvent distante ou au contraire étouffante :
• "(...) ses gestes d'amour, qu'elle avait encombrants, démesurés, et toujours à contretemps (à contretemps aussi, comme subitement revenant au monde, les gifles, les cris, les sermons, la fatigue que nous lui causions, mais qu'avait-elle fait au bon Dieu pour avoir des enfants pareils ?, les effondrements, et encore : les rires, les rares étreintes, puis les regards comme pris en faute d'avoir été tendres)."
Puis la grande détresse à l'adolescence avec son frère Antoine, aîné de deux ans, et leur bande de copains également en souffrance, entre alcool, drogue, sexe désespéré, suicide et anorexie. Des pères absents ou sombres brutes, ou tout simplement coupés du monde par leur propre désespoir...
La blessure jamais refermée à l'âge adulte, et l'alcool - beaucoup d'alcool - pour tenter de colmater les brèches...
Et enfin l'espoir, grâce à l'amour d'une femme, la naissance d'un enfant :
• "Nos vies sont les mêmes. Nos vies se débattent, crient dans la nuit, hurlent et tremblent de peur. Infiniment nous cherchons un abri. Un lieu où le vent siffle moins fort. Un endroit où aller. Et cet abri est un visage, et ce visage nous suffit."
L'écriture d'Olivier Adam est puissante, évocatrice ; les ambiances, les émotions, les odeurs, les bruits nous immergent totalement dans le récit. Son univers est toujours très sombre, 'Falaises' est pour moi l'un de ses ouvrages les plus désespérés. Là encore, des personnages sur le fil du rasoir ou au fond du gouffre, beaucoup de détresse donc, d'alcool pour la noyer, de sexe à la fois cru et tendre pour se perdre/se retrouver... et les enfants comme espoir, renouveau, ancrage à la vie...
PS : billet rédigé sur mon blog en avril 2010 - cet auteur me séduit aujourd'hui beaucoup moins, ses ouvrages surfent toujours sur la même vague (bretonne ou nippone)...
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critiques presse (1)
Lecturejeune   01 mars 2006
Lecture jeune, n°117 - C’est à Etretat que revient le narrateur avec sa femme et sa fille : il a trente et un ans et vingt ans séparent cette nuit en quête de sa mémoire émiettée de celle où sa mère s’est suicidée du haut des falaises. Il passe ces heures d’insomnie dans le même hôtel proche des falaises qu’il y a vingt ans, aspiré dans une sorte de spirale des souvenirs, discontinue, avec des retours en arrière, tout au long d’une nuit en trois temps, comme trois grandes vagues de remémorations : la mort de la mère suivie de la sidération du frère tombé dans le coma, puis la dérive des deux frères vers les paradis artificiels pour fuir le silence total imposé par le père et enfin, le départ de Paris et la nouvelle vie sobre avec Claire, sa compagne, son abri. Au coeur du roman se télescopent une souffrance inextinguible, l’écho de la présence fantomatique de la mère, le silence et l’ennui. Au coeur du roman, il y a le manque criant d’amour et de confiance. Le narrateur brosse sans complaisant pathos de très beaux portraits de «paumés», à qui il porte une attention très touchante. Au bord du gouffre comme la mère, ils y basculent presque tous. En cette nuit de veille, le narrateur ramène à la conscience une multitude de sensations (couleurs, parfums, souvenirs tactiles, etc.) et d’images qui rendent le récit visuel, voire cinématographique. Le héros ne se révolte pas mais sauve son récit d’un total désespoir par l’évocation de la présence chaleureuse de sa petite fille et de sa femme, avec lesquelles «la vie commence» et grâce auxquelles il échappe à la malédiction familiale. Ce texte inspiré, bouleversant et tendre est une sorte d’épure où se fondent les thèmes du deuil, de la maladie, de la séparation, déjà présents dans les romans d’Adam pour la jeunesse comme La Messe anniversaire, Comme les doigts de la main, On ira voir la mer. Il fait écho à celui d’Arnaud Cathrine, Sweet Home, dont le point de départ, le suicide de la mère, est identique, même si le traitement romanesque est très différent (voir notice 39). Marie-Françoise Brihaye
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations et extraits (77) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   11 juin 2013
Je sais le poids des morts. Et je sais le mauvais sort. Je sais la perte et le saccage, le goût du sang, les années perdues et celles qui coulent entre les doigts. Je connais la profondeur des sables, j'en ai éprouvé la résistance, la matière meuble, équivoque. Je sais que rien n'est fiable, que tout se défait, se fissure et se brise, que tout fane et que tout meurt. La vie abîme les vivants et personne, jamais, ne recolle les morceaux, ni ne les ramasse.
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le_Bisonle_Bison   03 octobre 2016
une fille ne m'a pas quitté des yeux, elle dansait et je voyais bien que c'était pour moi, son cul haut perché se balançait sous mon nez, elle m'a tendu les mains et j'ai fait comme j'ai pu, il n'y avait pas grand chose à faire, elle était grande et parfumée, sa peau était sombre et luisante, elle frottait ses fesses contre mon sexe et elle riait quand elle s'apercevait de mon érection. Nous sommes sortis de la pièce, elle se tournait vers moi dans le couloir aux ampoules grésillantes, me lançait des oeillades de louve ou de biche, des clins d'oeil, des gestes obscènes. Dans ma chambre elle s'est déshabillée sans cesser de danser. Puis elle s'est approchée de moi, a touché mon visage du bout de ses doigts en disant : "Toi tu as de beaux yeux, toi tu as de belles lèvres." Elle a oté mon tee-shirt et ses baisers étaient très tendres ou bien elle me mordait. Elle a pris mon sexe dans sa bouche et nous avons baisé debout, mon ventre touchait parfois son dos, mes mains s'accrochaient à ses seins, ses mais posées bien à plat sur le mur. Puis nous avons dormi et je crois que, toutes ces heures, elle n'a pas lâché ma queue, elle la tenait dans ses mains comme un oiseau, parfois la pressait un peu et me réveillait. A peine je touchais son cul je bandais, et alors c'était une valse moite et sa voix était rauque, on aurait juré qu'en jouissant elle chantait.
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le_Bisonle_Bison   06 janvier 2017
On a passé tellement d’heures, de nuits, de jours entiers dans l’obscurité du sous-sol. On descendait des bières par packs entiers, on fumait du matin jusqu’au soir, nos yeux brillaient et nos cerveaux s’embrumaient, anesthésiés et oublieux. Luis amenait sa guitare, Alex sa basse, et avec Nicolas comme batteur, ils massacraient Smells like teen spirit, Come as you are ou Hey Joe. Lorette et Laetitia nous rejoignaient, on se planquait dans les coins sombres, on baisait à deux pas des autres et on faisait mine de ne pas s’en rendre compte. Lorette me suçait dans la poussière et je la prenais contre le ciment, ses cheveux mélangés aux toiles d’araignées. Le temps passait ainsi, on le tuait en le noyant d’alcool, en le saoulant de musique et de lumières, en le couvrant de sperme et de baisers.
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ChezLoChezLo   27 novembre 2010
Nos vies sont les mêmes. Nos vies se débattent, crient dans la nuit, hurlent et tremblent de peur. Infiniment nous cherchons un abri. Un lieu où le vent siffle moins fort. Un endroit où aller. Et cet abri est un visage, et ce visage nous suffit.
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le_Bisonle_Bison   20 mars 2017
Elle plante sa langue entre mes dents et je promène mes doigts sur son cul, mes mains sont froides et elle frissonne. Je lui propose une gorgée de whisky, elle jette un regard à la bouteille à moitié vide. Elle ne dit rien. Il y a si longtemps qu’elle se tient à mes côtés, des années entières et jamais, jamais elle n’a prononcé le moindre mot au sujet des quantités d’alcool que j’ingurgite et qui me tiennent debout je le sais, me colmatent et me hissent à niveau, me protègent et m’anesthésient. Jamais non plus elle ne s’étonne de mes sorties nocturnes. Pas même quand, au petit jour, je me déshabille et colle mon corps congelé à sa peau tiède. Alors elle approche sa bouche de mes lèvres, elle respire mon odeur de tabac, de fougères, de sel et de vodka, elle m’entraîne en elle et nous tanguons dans l’aube naissante.
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