AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2879296463
Éditeur : Editions de l'Olivier (08/01/2009)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 969 notes)
Résumé :
Depuis que sa femme a disparu sans jamais faire signe, Paul Andersen vit seul avec ses deux jeunes enfants. Mais une année s'est écoulée, une année où chaque jour était à réinventer, et Paul est épuisé. Il espère faire peau neuve par la grâce d'un retour aux sources et s'installe alors à Saint-Malo, la ville de son enfance. Mais qui est donc Paul Andersen? Un père qui, pour sauver le monde aux yeux de ses enfants, doit lutter sans cesse avec sa propre inquiétude et ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (156) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  06 mai 2013
Paul Anderen décide de quitter Paris et sa grisaille pour fuir vers Saint-Malo en compagnie de ses deux enfants, Clément et Manon, ne supportant plus l'absence, le vide dû au départ furtif et incompréhensible de sa femme. du jour au lendemain, Sarah a disparu, sans crier gare, sans un au-revoir. Un véritable déchirement pour cette famille qui n'a rien vu venir. En a-t-elle eu assez de cette vie aux côtés de Paul et des enfants? A-t-elle rencontré un autre homme? Combien de temps compte-t-elle ainsi rester sans donner de nouvelles? Autant de questions qui fusent dans l'esprit de ces trois êtres démunis auxquelles ils ne trouvent aucune explication.
Il est parti avec l'espoir d'une vie meilleure ou plus simplement d'un semblant de vie car tout part à vau-l'eau depuis que sa femme se fait ressentir un peu plus chaque jour par son insoutenable absence.
Il est parti pour tenter de redonner des sourires sur le visage des enfants et des rêves pleins la tête.
Il est parti retrouver les odeurs iodées de son enfance, le vent glaçant et piquant, son frère Alex avec qui il va travailler dans l'auto-école.
Mais peut-on réellement partir en croyant tout laisser derrière soi?

Au plus près des émotions, des descriptions magnifiées par une plume poétique, Des vents contraires est malgré la noirceur du propos un roman lumineux empli d'espoir, de tendresse et d'amour intense. On compatit pour ces trois êtres cabossés que l'absence de Sarah a mis à mal. Olivier Adam révèle bien ici l'âme bretonne, ses vagues, ses embruns, ses vents, ses remparts malouins...
Des personnages secondaires tous plus ou moins ballottés par la vie renforcent cette idée de combat que chacun livre au quotidien.
Ce roman sent bon la mer, l'envie de fugue, l'espoir, les incompréhensions, les rêves et l'amour...
Ce roman très fort est à la fois sombre, dur et déchirant.
Des vents contraires... qui m'ont emportée...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          580
sandrine57
  09 octobre 2012
Un an que Sarah a disparu, un an que Paul n'en peut plus, de chercher des explications, de voir souffrir ses enfants, d'errer dans cette maison si pleine de son absence. Alors il décide de tout plaquer et de recommencer à zéro ailleurs. Et cet ailleurs, c'est Saint-Malo, la ville de son enfance où son frère lui offre un emploi dans son auto-école, parce qu'avec le chagrin, la plume de Paul s'est tarie et ses finances commencent à s'en ressentir. C'est donc parti pour une nouvelle vie dans cette Bretagne battue par les vents où Paul espère se reconstruire et faire renaître la joie de vivre dans le coeur de ses enfants.

Ce n'est pas exactement avec ce roman qu'Olivier ADAM sera couronné Roi du rire! C'est beau, émouvant, bouleversant mais à déconseiller au lecteur sujet à la déprime. Personnages à la dérive, Saint-Malo sous le vent et la pluie, larmes et désespoir...heureusement qu'il y a des éclaircies, des moments de grâce où Paul et ses enfants forment une bulle de tendresse et d'amour face à l'adversité.
Tout en délicatesse, l'histoire d'un homme qui se bat contre ses propres démons, pour le bonheur de ses enfants, une histoire simple sublimée par les mots d'un auteur qui sait à chaque fois toucher au coeur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          460
milamirage
  26 janvier 2012
Mon avis : Il est de ces romans qui vous font voyager aussi bien par les histoires qu'ils racontent que par les lieux dans lesquels elles se déroulent. "Des vents contraires" est de ceux-là. Il y a déjà pas mal de temps que je m'y suis plongée, que j'ai accompagné les pas de ce père de famille qui essaie de se sauver et de préserver ses deux enfants alors qu'il est sans nouvelle de son épouse Sarah depuis un an et que les recherches demeurent infructueuses. Paul est un homme brisé, à l'intérieur de lui doutes et sentiment de culpabilité se font la part belle. A bout de force, c'est l'énergie du désespoir qui va le pousser à regagner sa ville natale, celle où il a grandi, celle où il pense pouvoir se reconstruire un tant soit peu pour pouvoir aider ses enfants à grandir aussi : Saint Malo. Et c'est là qu'on se téléporte, complètement. On voit les paysages, on entend le bruit des vagues, on sent sur sa peau les embruns, l'air marin emplit nos poumons et on se sent tout petit face à la beauté de cette nature bretonne sauvage, vue sous un ciel d'hiver. Les réponses concernant Sarah ne viennent qu'à la fin, comme pour un bon suspens. le livre nous offre aussi une belle réflexion sur le rôle de père, la difficulté de l'assumer quand un homme est en souffrance dès qu'il doit montrer ses sentiments, chose qu'il prend pour une marque de faiblesse. Inutile de le préciser, j'ai passé un très bon moment d'évasion, voir même d'immersion grâce à Olivier Adam... un peu comme un substitut aux vacances dont je rêve depuis quelques années.
Nota Bene : Ce livre a fait l'objet d'une version cinématographique sortie en salles le 14 décembre 2011.
Public : roman pour les adultes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          411
LUKE59
  16 décembre 2012
C' est ma première rencontre avec cet auteur pourtant inscrit depuis un bon moment sur mon pense-bête. J' ai accroché à ce récit en dépit de sa noirceur un brin excessive : on y trouve , en effet , une concentration anormalement élevée de personnages malmenés par la vie ....L' écriture d' Olivier Adam , dans un style qui rappelle un peu Philippe Djian, dégage beaucoup d' émotion et traduit parfaitement aussi bien les états d' âmes tourmentés du narrateur que la rudesse , la beauté et la désolation des paysages de la côte bretonne pendant l' arrière-saison. Un auteur que je compte suivre!
Commenter  J’apprécie          380
kathy
  18 novembre 2012
Brisé comme les vagues sur la jetée malouine, Paul doit trouver la force de relever la tête suite à la disparition de Sarah. Il s'accroche égoïstement à ses enfants comme à d'improbables bouées de sauvetage. Les gamins, acceptant tacitement cette relation, rongés par le chagrin et peu pressés d'en découdre avec le monde des adultes...
Un roman émouvant et bouleversant dans lequel Olivier Adam nous propose une histoire d'amour entre un père et ses enfants. Un rayon de lumière sous un ciel d'orage.
Commenter  J’apprécie          330
Citations et extraits (87) Voir plus Ajouter une citation
tulisquoitulisquoi   28 mars 2010
J'imagine qu'il en est ainsi partout, qu'on grandit côte à côte sans jamais se croiser vraiment, méconnus et indéchiffrables. Le concret nous cimente, le quotidien nous lie, l'espace nous colle les uns aux autres, et on s'aime d'un amour étrange, inconditionnel, d'une tendresse injustifiable et profonde, qui ne prend pourtant sa source qu'aux lisières. Quand j'ai commencé à me soucier d'eux il était trop tard, le bloc de silence était trop dur, la pudeur trop ancrée, les liens trop fortement noués pour qu'on les questionne.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          520
lola2lalunelola2lalune   18 avril 2009
Ma mère était souvent à la maison , toujours à préparer le café les biscuits pour les voisins qui passaient, qu'elle sorte si peu m'était un mystère, elle s'ennuyait dans cet appartement et la mer était à portée de main.Au fond je n'ai jamais su qui elle était véritablement ,qui se cachait derrière ses robes à fleurs et le soin qu'elle prenait de nous.Je ne le lui savais ni passions ni véritables amis, je l'avais toujours connu d'humeur égale, ni triste ni joyeuse, discrète et monochrome.Dans l'esprit des gens je crois qu'elle se confondait avec nous , qu'elle se fondait dans la famille, une pièce de puzzle.Quant à mon père il prposit ce mélange classique et trompeur de silence autoritaire , de froideur, d'attentions réprimées, d'approches maladroites, de virilité bourrue et d'élans contrariés, et je m'en suis toujours tenu là.J'imagine qu'il en est ainsi partout ,qu'on grandit côte à côte sans jamais se croiser vraiment , méconnus et indéchiffrables. Le concret nous cimente, le quotidien nous lie, l'espace nous colle les uns aux autres, et on s'aime d'un amour étrange, inconditionnel, d'une tendresse injustifiable et profonde , qui ne prend sa source qu'ux lisières .Quand j'ai commencé à me soucier d'eux il était trop tard, le bloc de silence était trop dur , la pudeur trop ancrée, les liens trop fortement noués pour qu'on les questionne.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
Sophie_BazarSophie_Bazar   29 mai 2010
La sourde angoisse des dimanches soirs est retombée sur tout ça comme un voile. Ca ne m'a pas alarmé. Le lendemain l'école reprenait et ce serait mon premier jour, c'était même rassurant d'être pris à la gorge par un sentiment si familier, identifiable et dont on connaissait la source. Une sensation qui vous remontait de l'enfance, en pyjama les cheveux mouillés on dinait devant la télévision, après les frites du samedi midi les hot-dogs du soir et le rôti du dimanche, le repas lui-même avait quelque chose d'austère et indiquait qu'on reprenait le cours des choses, devant notre assiette tout nous paraissait soudain rétréci, nos poumons la dimension des pièces, le temps lui-même. Une tristesse diffuse nous collait aux pattes jusqu'au coucher et des années plus tard, alors même que je n'aurais plus à me rendre nulle part, ni dans aucun bureau ni dans aucune classe, alors que rien de précis ne me permettrait de différencier le lundi du dimanche, le même sentiment me viendrait, d'air raréfié et de ventre noué."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
MaxScoMaxSco   17 novembre 2012
Le salon s'ouvrait sur le ciel, surplombait la mer immense, elle y avait installé son lit dans un coin et à l'étage, quatre chambres n'attendaient plus personne, délaissées les unes après les autres par le départ des enfants, devenus grands sans qu'on s'en aperçoive, disparus avant même qu'on n'ait réalisé qu'ils poussaient et s'éloignaient irrémédiablement.
(...) je l'ai prise sur mes genoux, ses cheveux me caressaient le visage j'ai embrassé son cou, et de la voix la plus tendre possible, j'ai murmuré à son oreille.
- Tu sais, après les vacances, tu vas aller dans une autre école.
- Encore ?
- Oui. Encore. Mais une école encore mieux. Avec des tas de jeux dans la cour, des jouets tout neufs dans la classe et surtout une maîtresse très gentille qui ne crie jamais.
(...)
- C'est parce qu'ils ne veulent plus de moi ?
J'ai sursauté. Au bout de ma main Manon me tendait son visage minuscule et inquiet, cette gamine on ne pouvait rien lui cacher, elle avait toujours un temps d'avance et même quand elle paraissait s'absenter, ses oreilles et ses yeux captaient tout.
- De quoi tu parles mon ange ?
- C'est parce qu'ils ne veulent plus de moi que je dois changer d'école ?
- Mais non ma chérie. ça n'a rien à voir. C'est ma faute. Je me suis disputé avec ta maîtresse parce je n'aime pas la manière qu'elle a de parler aux enfants, et encore moins de les traîner par le bras ou de leur tirer les cheveux.
(...)
- Mais elle avait raison, tu sais. J'ai fait une grosse bêtise quand j'ai mangé la peinture.
Je me suis accroupi à sa hauteur, j'ai replacé son écharpe dans le col de son manteau, écarté une mèche de son front, essuyé le sucre au coin de sa bouche à l'aide d'un mouchoir. Dans mon dos, ça s'est mis à hurler, quand je me suis retourné la barque avait rejoint le sol et Clément ouvrait des grands yeux terrorisé. Je crois que s'il avait pu il serait ressorti aussitôt mais c'était trop tard, déjà l'engin remontait vers le ciel.
- C'est vrai que c'était une grosse bêtise mais personne n'a le droit de te pincer ou de te tirer les cheveux, tu comprends ?
- Même pas toi ?
- Même pas moi. De toute façon jamais je ne pourrais faire un truc pareil. Même si tu m'énervais au plus haut point, même si tu étais la pire des petites filles.
Mes explications ont eu l'air de la satisfaire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
LencreuseLencreuse   21 juillet 2010
Quand j’ai rouvert les yeux nous étions gelés tous les trois, le bruit de la mer était devenu le monde entier, nous contenait, nous digérait et c’était doux d’être ainsi dévorés, ensevelis, noyés, oubliés pour de bon. La nuit nous protégeait et à ce moment précis, j’avoue avoir pensé que les choses allaient devenir possibles, ici j’allais pouvoir recoller les morceaux et reprendre pied, nous arracher les enfants et moi à cette douleur poisseuse qui nous clouait au sol depuis des mois, à la fin la maison, les traces et les souvenirs qu’elle gardait de nous quatre, c’était devenu invivable, je ne sortais presque plus et les enfants se fanaient sous mes yeux, j’avais l’impression que la lumière rechignait à entrer et que tout ça finirait tôt ou tard par nous engloutir. Les herbes du jardin, le lierre et la vigne, le tamaris, tout semblait se refermer sur nous, nous recouvrir et nous enterrer vivants. Tout devenait jungle, et je nous croyais perdus dans le cœur noir des forêts. Il nous fallait fuir, je ne voyais plus d’autre issue, j’avais mis la maison en vente et nous étions là, c’était ici que nous allions tenter de vivre, dans cette ville au bord de la mer, j’y avais passé mon enfance et sans même en avoir pris la peine d’y réfléchir, c’était à elle que je nous confiais désormais.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
Videos de Olivier Adam (55) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Olivier Adam
Chronique animée en Stop Motion du roman jeunesse "On ira voir la mer" d'Olivier Adam.
autres livres classés : saint-maloVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Olivier ADAM : cinéma

Quel acteur tient le rôle principal (Paul) dans l'adaptation cinéma "Des vents contraires", qui sortira à la fin de l'année 2011 ?

Romain Duris
Benoît Magimel
Olivier Sitruk
Edouard Baer

8 questions
124 lecteurs ont répondu
Thème : Olivier AdamCréer un quiz sur ce livre
. .