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ISBN : 287929746X
Éditeur : Editions de l'Olivier (19/08/2010)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.59/5 (sur 725 notes)
Résumé :


" Vu de loin on ne voit rien ", disait souvent Nathan.Depuis la mort de ce frère tant aimé, Sarah se sent de plus en plus étrangère à sa vie, jusque-là si parfaite.

Le cœur en cavale, elle s'enfuit au Japon, dans un petit village au pied des falaises. Nathan prétendait avoir trouvé la paix là-bas, auprès d'un certain Natsume.

En revisitant les lieux d'élection de ce frère disparu, Sarah a l'espoir de se rapprocher, un... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (133) Voir plus Ajouter une critique
Eric75
  15 novembre 2013
Après la mort de son frère (suicide ? accident ?... de toute façon on s'en fout un peu), une bourge totalement insupportable que l'on peut assez rapidement et dès les premières pages qualifier de « tête à claque » est au bord de la crise de nerf. Elle décide pour se refaire une santé de se payer un petit voyage au Japon, pays de la zénitude absolue.
Se lamentant crescendo, fumant clopes sur clopes, accusant les autres de façon assez pathétique d'être responsables de son mal-être, elle parvient à pourrir la vie de sa famille proche, de ses amis, de ses rencontres, et même du lecteur, bref, elle fait ch** tout le monde, et nous sommes donc soulagés lorsque ce livre, heureusement assez court, peut être refermé.
Son mari, un banquier, nage tellement dans le pognon qu'il ne se rend compte de rien lorsqu'elle ne touche plus son salaire, car elle se fait virer comme une malpropre de son job, ce qu'elle lui cache. Elle est virée car, bien sûr, elle emm*** également ses collègues, des extraterrestres évoluant dans un monde du travail caricatural. de toute façon, elle a épousé un con (il n'aime ni la musique, ni les livres, et elle déteste la déco de leur pavillon), ses enfants sont des abrutis (ils ont grandi et n'ont pas voulu rester des bébés), et son frère chéri (aussi barjo qu'elle, on l'apprendra plus tard), a tiré sa révérence sans daigner donner la moindre explication ; il est grand temps pour elle de partir.
Arrivée au Japon, elle est assez désoeuvrée, mais elle parvient quand même à trouver de quoi s'occuper en assouvissant ses besoins sexuels (arrivé là dans l'histoire, je me suis demandé si je n'étais pas victime d'hallucinations, et je me suis pincé) : elle se tape sans état d'âme une gamine dans la piscine de son hôtel, puis un vieux monsieur vendeur de boissons gazeuses sur la plage. Va-t-elle aussi se taper le jeune bonze du monastère ?
Pour intéresser le lecteur à son histoire, Olivier Adam n'hésite pas un seul instant à utiliser un style emphatique et prétentieux, tout aussi insupportable que son héroïne.
Bref, un scénario invraisemblable, des situations peu crédibles, des personnages improbables, une histoire qui ne décolle jamais, une émotion qui reste superficielle, un livre à mettre au pilon, et, en ce qui me concerne, un auteur désormais à éviter. Vous l'aurez compris je pense, je n'ai que moyennement apprécié le coeur régulier.
Mon challenge ABC, lettre A comme Adam, démarre mal, d'une part avec beaucoup de retard, et d'autre part avec ce rendez-vous manqué.
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le_Bison
  11 décembre 2018
Se promener le soir à la fraîcheur de la lune.
Regarder le rivage à la lueur des étoiles.
Reconnaître ce chemin sous les cieux,
Sente aux mille senteurs nocturnes.
Se souvenir de ces âmes errantes, et…
Plonger du haut de cette falaise.
Entendre le coeur battre, un peu,
Puis s'effacer discrètement, ou fracassement, face à cette putain de vie,
Vie sans envie, voix sans sourire
Harmoniques du désespoir,
J'erre seul sur cette voie dans le noir,
Sombres comme mes pensées.
Se retrouver au Japon, forêts de cryptomérias,
Des moines bouddhistes récitant leurs sutras.
Voyeur, je regarde cette toison brune gémir de plaisir,
L'esprit geisha qui m'habite. Elle me prend la main.
Envieux, j'imagine ces promeneurs se tenir la main…
Avant de plonger dans le vide.
Prendre une bouteille de whisky
Se servir un verre, les pieds flottant dans le vide
La solitude des derniers instants.
Les reflets de la lune flottant sur cet océan apaisé et apaisant
D'une lueur aussi bleue profonde que celle de la profondeur de l'âme de la lune
Ouvrir les yeux et sentir le vent s'engouffrer dedans.
Cela fait quelques temps que j'ai pris ce roman,
Fidèle dans les histoires d'Olivier Adam,
Je plonge immédiatement dans la mélancolie sombre de ces vies
Je plonge dans les bouteilles de whisky aux sombres héros de la mer
Une mer qui m'emporte ou me déchiquette.
Vie amère. Amen sans rédemption.
« Falaises » bis, le coeur aimanté par cette fascination du vide
Se dire que la vie ne vaut qu'un pas,
Un pas de danse sous la lune lumineuse qu'un nuage pervers cache
Pour te masquer l'étendue vide de ta vie.
Sarah, Nathan et Natsume des souvenirs qui ne s'oublient,
Des êtres qui ont une histoire, qui sont marqués par une histoire.
J'y repense souvent à ce roman, j'y pense souvent à ces falaises.
Est-ce que j'ai été voir s'il y avait au bout du chemin des falaises ?
Trop tentant, comme de plonger dans ce roman sombre.
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michemuche
  15 août 2018
Qu'est ce qu'un coeur régulier médicalement parlant ?
Le mien a particulièrement souffert pendant la lecture de " le coeur régulier" d'Olivier Adam.
J'ai eu les mêmes désagréments avec " les heures souterraines" de Delphine de Vigan, comme quoi les livres ne vous font pas que du bien.
" le coeur régulier" est l'histoire de Sarah la narratrice, c'est une écorcée vive, sa vie est plutôt calme, mariée à Alain " son mari si parfait" , elle habite une maison sans âmes" sans livres ni musiques", elle a deux enfants Romain et Anaïs tous deux adolescents.
Sarah est partie au japon sur les traces de Nathan son frère ainé.
Dans cette station balnéaire nippone où le taux de suicide est élevé.
Sarah cherche à comprendre ce que fût la vie de son frère avant sa mort.
Un roman noir, lugubre, un récit sur la dépression, le deuil, la complexité des rapports familiaux. Je crois que mon malaise vient des sujets abordés et la peur qu'elle engendre.
J'ai détesté Sarah, j'ai adoré Nathan et Natsume. Si vous me demandez comment j'ai trouvé ce roman je vous répondrais difficile.
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marina53
  18 avril 2013
Sarah, jeune femme dynamique avait tout pour être heureuse, du moins le pensait-elle: un mari si parfait, deux adolescents adorables, une belle situation professionnelle, une agréable maison, des tas d'amis... Mais voilà, sa vie va totalement basculer le jour où elle apprend la mort de son frère, Nathan. Accident de voiture ou suicide, le doute plane sur les conditions de sa mort. Certaine qu'il s'agit d'un acte prémédité, cette dernière décide de retourner sur les pas de son frère, c'est à dire au Japon, là où il a séjourné plusieurs mois auparavant. Ayant déjà tenté de se suicider en sautant de la falaise, il a été secouru par Natsume. de ce séjour, il en gardera des traces indélébiles et ne sera plus le même. Sarah va chercher à comprendre ce qu'il a pu trouver dans ce pays, veut rencontrer son bienfaiteur mais surtout le comprendre, tout simplement. Ce frère, écorché vif, mal dans sa peau, alcoolique, écrivain à ses heures perdues, sensible, fuyait devant sa vie et ses responsabilités. Leurs chemins se sont séparés au fil des ans, elle ne l'a pas vu souffrir, s'éloigner et regrette aujourd'hui toutes ces années perdues. Trouvera-t-elle des réponses à cette quête sur Nathan et sur elle-même ?
Olivier Adam est un poète, jouant subtilement avec les mots, les phrases et les ponctuations. Il a une manière bien à lui pour décrire la perte de l'être cher, le vide qu'il laisse derrière lui, les sensations éprouvées et l'égarement dans lequel se trouvent ceux qui restent. C'est un véritable voyage initiatique dans lequel il nous plonge et une quête vers une meilleure compréhension de l'autre et de soi-même. Utilisant à merveille des mots vifs et des phrases envolées, on suit le parcours de Sarah dans ce Japon décrit dans toute sa finesse. Avec une écriture enrobée et étoffée, ce roman met en contraste tous les sentiments tels que la peur, l'espoir, l'amour, l'incompréhension, le respect, la quiétude... Olivier Adam a réussi, ici, à nous emporter avec lui intelligemment et avec une puissance étonnante au bord de ses falaises japonaises. D'une grande sensibilité, ce roman est porteur d'espoir et de renaissance.
Le coeur régulier... le mien a palpité...
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carre
  14 juillet 2012
Une nouvelle fois, il est question de falaises, de suicide, de mal être, d'impossibilité à trouver sa place. Et je dois avouer que cela commence à me lasser. Cette fois-ci c 'est au tour de Sarah de sombrer après le suicide de son frère Nathan. Elle part sur ces pas au Japon, laissant mari et enfants dans l'incompréhension. Beaucoup de mal à rentrer dans son dernier roman, le sentiment de tourner en rond, aucune empathie pour Sarah, du malheur sur du malheur lors du séjour nippon qui à mon avis me parait vain et alourdit le récit, des descriptions et des digressions à n'en plus finir et alors que la raison reprend ces droits et que Sarah rentre en France, Adam balance cela en quelques pages alors qu'enfin l'histoire prenait de l'intérêt (notamment avec sa fille adolescente). Je sais que la vie est un combat quotidien mais là trop c'est trop. Peut être pas lu au bon moment.
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Citations et extraits (106) Voir plus Ajouter une citation
LencreuseLencreuse   12 août 2010
(Mais) il y a, paradoxalement, chez certaines femmes moins attentive à leur apparence que dans le milieu où j'avais évolué toutes ces années, une façon de s'habiller, de ne se maquiller qu'à peine, de n'avoir jamais recours aux UV aux pommades vendues à prix d'or à la chirurgie, de boire de l'alcool, de fumer comme bon leur semble, de manger ce qu'il leur plaît de manger et de ne jamais faire de sport, de sortir le soir, de lire des livres, de penser, d'aimer la musique, le cinéma, la danse ou le théâtre, qui les garde éternellement jeunes et irradiant d'une beauté autre, parfois usée mais sans artifice.
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le_Bisonle_Bison   05 janvier 2018
Elle tire une dernière bouffée de cigarette et me souhaite bonne nuit. "Ou ce qu'il en reste", précise-t-elle. L'escalier grince sous ses pas. Elle grimpe chaque marche avec une distinction lointaine, un abandon sophistiqué, Katharine Hepburn Charlotte Rampling, ce genre de femmes m'a toujours fascinée, comme si elles appartenaient à une autre espèce que la mienne, à leur côtés je me sens si pataude, empruntée, malhabile. Je jette un dernier coup d’œil au bain. Une ombre s'y étire et se brise sur le corps blême, efface la rondeur parfaite des seins. Puis s'avance jusqu'à recouvrir la tache brune du sexe, les cuisses, les mollets, les chevilles. L'homme entre dans l'eau à son tour, se colle à elle, l'embrasse, de sa main parcourt chaque millimètre de peau.
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LencreuseLencreuse   12 août 2010
Romain et Anaïs étaient devenus de longs adolescents dégingandés et mutiques, fuyant mes baisers et se soustrayant à mes étreintes comme à mes questions, s’enfermant dans leurs chambres dès que je rentrais du travail, je les regardais interdite, me demandant où avaient bien pu passer mes enfants et leurs yeux dévorants, suspendus au moindre de mes gestes à la moindre de mes paroles, me couvrant de leurs lèvres me répétant qu’ils m’aimaient à longueur de journée. J’avais beau les regarder et tenter d’établir une continuité entre mes tout-petits lovés contre moi sur la plage, dans le lit ou le canapé et ces étrangers qui vivaient dans ma maison et n’attendaient plus de moi que des repas chaud, du linge propre, de l’argent de poche et des autorisations de sortie les plus larges possibles je n’y parvenais pas, c’était une chose déchirante et secrète, un sentiment d’une perte impossible à partager, un deuil sans objet qui laissait en moi une nostalgie glacée, un froid polaire, un désert.
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le_Bisonle_Bison   05 octobre 2018
L'écriture de l'alcool, l'exaltation et l'abattement, le doute, la solitude et l'absence total de soutien. Il traînait dans des bars fréquentés par des artistes branchés, de jeunes écrivains dont on parlait dans les journaux, des aspirants prenant la pose, pestait contre leur inculture, l'imposture de leur vie. « Tu comprends, me disait-il, ce sont des fils de bourges qui jouent au rebelle de la famille et se prennent pour des écrivains parce qu'ils ont lu trois Fante et deux Bukowski : ils se bourrent la gueule, passent plus de temps en soirée qu'à leur bureau, écrivent comme ils pissent, se relisent à peine, se trouvent du génie et pensent que ça suffit.
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LencreuseLencreuse   12 août 2010
Si j'ai appris quelque chose dans le monde de l'entreprise, et du travail en général, c'est qu'on y tolère mal les faibles, que toute faille doit y être camouflée, toute fragilité niée, toute fatigue combattue et oubliée, qu'une part non négligeable de nous-même doit être laissée au vestiaire, comme un costume qu'on renfilerait le soir venu.
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