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EAN : 9782266168526
160 pages
Éditeur : Pocket (07/09/2006)
  Existe en édition audio
3.61/5   1771 notes
Résumé :
Que peut-on attendre d'un frère aimé et admiré, disparu brutalement à la suite d'une querelle avec le père, sinon quelques nouvelles ?

Un simple mot, comme "Je vais bien, ne t'en fais pas". Ce serait à peu près suffisant pour rassurer Claire, l'héroïne du premier roman d'Olivier Adam.

En attendant un hypothétique retour, la jeune femme a quitté la banlieue pour être caissière dans un supermarché de Paris. Un travail sans importance po... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (224) Voir plus Ajouter une critique
3,61

sur 1771 notes

marina53
  25 avril 2013
À 20 ans, Claire n'est pas des plus heureuses. Caissière au Shopi du coin, elle a du mal à gérer sa vie au quotidien. de plus, elle a été très marquée le jour où son frère Loïc a disparu, il y a de cela deux ans. Un amour sincère unissait ces deux jeunes gens et Claire vouait un véritable culte à son frère. Seule heureuse nouvelle est que celui-ci lui envoie de simples cartes postales, régulièrement, des différents endroits où il se trouve. Des cartes postales laconiques où il lui répète "je vais bien, ne t'en fais pas". Mais voilà, Claire s'inquiète beaucoup pour son frère et il lui manque énormément.
Leurs parents habitent un petit village près de Paris et celle-ci s'y rend de temps en temps, même si pour Irène, cela est trop peu.
Un jour, ces brèves nouvelles ne lui suffisent plus et elle décide de partir à sa recherche et fera d'étranges découvertes...
Adapté au cinéma par Lioret, ce court roman sans prétention d'Olivier Adam est une très belle révélation. L'enchainement des situations est une grande réussite et le personnage de Claire est vraiment attachant, tout comme ses parents, Irène et Paul. Nous-mêmes nous posons nous la question de savoir où a bien pu passé Loïc, ce n'est qu'aux toutes dernières pages qu'Olivier Adam nous révèle le fin mot de l'histoire. Et ceci rend ce roman d'autant plus passionnant et intrigant.
Des chapitres très courts, une écriture réellement intéressante et haletante, sans fioritures, ce roman est un petit bijou de littérature.
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Ladybirdy
  08 mars 2020
Premier roman d'Olivier Adam que je lis en entier et quelle déception.
Claire est caissière, un peu paumée, un peu seule, elle panse l'absence de son frère Loïc qu'elle n'a plus vu depuis deux ans dans des bras sans tendresse. Entre Loïc et elle, c'était une belle histoire de frère et soeur fusionnelle. Suite à une dispute avec leur père, Loïc claque la porte et disparaît. Seules quelques cartes arrivent pour Claire annoté au dos : Je vais bien ne t'en fais pas.
Je ne peux évidemment rester objective devant ce livre ayant vu et adoré le film avec Mélanie Laurent et Kad Merad. le livre m'a semblé ici à cent lieues du film. Des chapitres très courts, des passages longs à la caisse du supermarché, des scènes de sexe crues, un langage de jeunes peu reluisant. le roman est auto centré sur Claire. Les parents sont très peu mis en avant, l'état émotionnel De Claire est aussi assez anarchique et désordonné. Peu d'empathie en somme.
Bref je n'ai pas aimé ce livre. Je m'attendais à ressentir à nouveau le flot d'émotions que j'avais ressenties en visionnant le film. Et non, comme quoi, il arrive qu'un réalisateur travaille un texte à la perfection en poussant à son paroxysme les émotions en stand bye dans le livre. du moins pour moi ici c'est à nouveau un carton plein pour le film et un sentiment contraire pour le roman.
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Lune
  02 juin 2008
Aucune fioritures, des phrases courtes, directes, une mélancolie continue, un livre "social" qu'on n'oubliera pas. Sur fond de tristesse quotidienne, de banalité du travail jusqu'à l'écoeurement, de banalité des lieux jusqu'à l'épuisement, d'un monde de non-dits qui détruisent sans le vouloir, de rencontres charnelles sans lendemain, de vacances médiocres où tout est pareil, d'artistes "ratés ou en devenir", d'intellectuels snobinards et méprisants, de paroles d'amour difficilement prononçables, d'absence dont on meurt, Claire, l'héroïne, se meut dans cet univers en s'accrochant à ce frère disparu qui la protégeait et l'aidait à vivre. Nous l'accompagnons émus dans sa quête, nous la soutenons lorsqu'elle tente de se purifier dans la mer/mère, nous frémissons lors de sa destruction dans ces aventures sans avenir, nous palpitons lorsque Julien apparaît, pur et aimant, nous sommes effrayés par sa découverte et nous ne comprenons pas pourquoi ce silence perdure. Julien, amant, père, frère et lisant les ultimes paroles nous imaginons que rien n'est solutionné, que tout continue. On peut aussi faire mal par amour. le silence est d'or, dit-on, il faudrait me le prouver.
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isabelleisapure
  05 septembre 2015
Claire est caissière dans une supérette parisienne.
Loïc, son frère est parti depuis deux ans. Sans explication.
Un jour, elle reçoit une lettre de lui. Alors, elle va fuir aussi, quitter son emploi qui suinte l'ennui et le mépris pour partir à sa recherche.
Jusqu'à ce qu'elle le retrouve et qu'elle creuse son enfance – c'est-à-dire leurs secrets – sur fond d'incommunicabilité familiale…
Sobrement porté par une écriture minimaliste, Olivier Adam décrit avec justesse et pudeur les choses simples et dures de la vie.
Je viens de relire ce livre et j'en ai retiré le même plaisir et la même émotion que lors de sa sortie en 2000.
Ce premier roman laissait présager du talent de l'auteur, confirmé dans chacun de ses ouvrages.
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jeunejane
  24 janvier 2018
Claire rentre chez elle après ses vacances.
Son frère Loïc est parti à la suite d'une dispute avec ses parents.
La jeune fille attend son retour et surtout de ses nouvelles.
Elle quitte la banlieue pour s'installer à Paris comme caissière, dans un quartier que son frère appréciait, en espérant le rencontrer.
Elle reçoit de ses nouvelles sur une carte postale de Portbail, avec quelques mots griffonnés : "Je vais bien, ne t'en fais pas".
Claire partira là-bas et finira par découvrir la vérité.
C'est un magnifique court roman, le premier d'Olivier Adam que j'ai lu au début des années 2000.
Entre les parents et la jeune fille, s'installe un silence pesant, de lourds secrets : la vérité ne sort pas...
J'ai vu le film après la lecture et les deux sont bien en accord.
C'est le roman d'Oliver Adam qui m'a le plus touché jusqu'à présent mais je ne les ai pas tous lus.
Je suis parfois dérangée par sa construction de phrases, surtout dans ses derniers romans. Son style se rapproche un peu trop du langage oral.
J'ai l'intention de parcourir sa bibliographie pour lire un de ses nombreux livres en fonction d'un thème qui me plaît, car, l'air de rien, il en a déjà écrit des livres depuis son début de romancier.
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Citations et extraits (80) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   07 mars 2014
Ce que préfère Claire, dans ces séjours passés auprès de sa grand-mère, entre filles, ce sont les histoires, les souvenirs. A quoi ressemblait son grand-père, qu'elle n'a pas connu. Comment était son père quand il était petit, ou adolescent. Grand-mère lui raconte aussi ce qu'elle n'a jamais osé demander à ses parents. Leur rencontre, sa naissance à elle, celle de Loïc. Claire fouille dans les cartons, regarde les photos. Celles de son père surtout. Toujours très sérieux, la bouche fermée, un peu emprunté. Toujours fourré dans ses livres, s'amuse grand-mère. Il aurait voulu être instituteur, mais il n'était pas fait pour ça. Il parlait si peu.
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ChrysChrys   16 septembre 2010
P67: "Claire ne prend pas ses cachets. Sa peau est blanche, presque violette. Ses pommettes sont pointures. Elle parle de moins en moins. Elle est allongée. C'est le matin. elle pense à mourir. Elle entend la voiture, se lève, voit le facteur. Elle tend l'oreille, comme tous les matins. Sa mère est sortie, a ouvert la boîte. La porte claque. La voix d'Irène s'élève. Il y a une lettre pour toi, Claire. Claire dévale les escaliers. Elle ouvre. Elle éclate. On ne sait pas exactement de quoi. Elle rit, elle pleure en même temps. C'est Loïc, elle crie, c'est Loïc. Il va bien. Il est en Bretagne. Il va bien. Il pense à moi. Il va bien."
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LadouceLadouce   30 décembre 2012
.....C'est gagné, ils ne t'adresseront plus la parole pendant le reste de la soirée, continueront à formuler des phrases bien enchaînées, à développer des points de vue, recadrer des débats, restituer des problématiques. Plusieurs conversations s’emmêlent. Politique, sociologique, cinématographique. Près de toi, une fille s'est laissé avoir, elle a perdu le fil au mauvais moment, juste le temps d'aller aux toilettes. La voilà exclue des tirs croisés. Elle finit par t'adresser la parole. Et toi, t'as fait quoi comme cursus? Mais putain , qu'est-ce qu'ils ont tous avec cette question? C'est toujours ça. Tu fais quoi comme métier, tu gagnes combien, tu as lu ce bouquin. Sup de caisse, tu réponds. La fille a l'air vexée.
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Antoin47Antoin47   30 mai 2016
Claire marche doucement sur le parquet vernis, un verre à la main, tend l’oreille aux conversations des jeunes gens. Ici, on prononce le mot « banlieue » avec un air de compassion, « gens de couleur » avec une affectation toute catholique. Ailleurs on prend moins de gants, ailleurs encore, un phraseur littéraire embobine une très jolie jeune fille avec des seins trop découverts. Dans un coin, un jeune homme qui se dit de gauche est l’attraction locale. Il tente de défendre ses positions avec maladresse. Partout, on devine dans les poches des téléphones mobiles prêts à sonner, on affiche l’école d’où on sort, ou l’en entre, comme un passeport ou un signe de reconnaissance, on évoque le passé chez les louveteaux...
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le_Bisonle_Bison   27 février 2012
Elle regagne la chambre de Loïc. Elle se glisse sous sa couette. Elle se sent mieux, comme protégée. Elle pense que demain, peut-être, elle l’apercevra. Elle a un peu peur. Elle n’a rien dit à ses parents. Tu pars où alors ? Dans la Creuse, a dit Claire, j’ai des amis qui sont en vacances là-bas. C’est faux, évidemment. De toute façon, Claire n’a pas d’amis à proprement parler. Ses amis, c’étaient ceux de Loïc. Elle ne les voit plus depuis qu’il est parti. Ils ne se sont jamais beaucoup intéressés à elle, ou seulement lorsque, complètement bourrés, ils se glissaient dans son lit.
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