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PatateQuiLit
  08 mars 2020
Super beau roman, écrit d'une plume extrêmement piquante, mâtinée de traits d'humour. le portrait d'un amour envolé, d'une fille devenue idéale parce qu'elle est partie.
Du grand JJ Beineix, qui nous avait déjà habitués à ses films léchés, et prouve dans cet exercice d'écriture qu'il peut nous embarquer où il veut, quand il veut.
J'ai adoré ce livre, d'une rare élégance pour traiter un sujet aussi dévastateur que l'amour déçu.
Super !
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mimichri
  12 août 2020
une légère déception pour ce roman pourtant bien écrit et dont la quatrième de couverture me tentait bien.
Après sa rupture à laquelle s'ajoute des soucis de santé, le personnage principal nous offre un retour sur son amour perdu, une réflexion sur le sens de la vie.
Sauf que cette réflexion est surtout développée à la fin du livre et que la grosse majorité retrace les moments vécus avec une certaine Solène surnommée Cunégonde que j'ai, pour ma part, trouvée franchement énervante. Et lui aussi, par la même occasion, est parfois limite...
Je pense que le fait de ne pas m'être attachée du tout aux personnages (hormis peut être le chien...) a fait que je n'ai pas su apprécier ce récit à sa juste valeur, si j'en crois les critiques.
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livrement_ka
  04 mars 2020
On débute ce livre avec quelques a priori.....Tiens un réalisateur de film qui se lance dans un roman. Que va t'on y trouver...Va t'on apprécier sa lecture ?

Et bien figurez-vous que malgré cela, et surtout me trouvant hors de ma zone de confort, je me suis laissée embarquer dans l'histoire de cet homme, narrateur, qui va retracer sa vie passée.

Dans un style assez lent, et élégant, vous allez découvrir la vie d'un homme sur le tard qui se souvient des belles années avec une femme qui l'a bouleversé. Cet homme qui ne pensait pas ressentir de telles émotions.

Le lecteur arrive alors que le narrateur  reçoit comme un choc la rupture avec la femme qu'il pensait être la bonne . Une différence d'âge gommée par les attraits communs, et par la découverte de nouvelles choses, aura finalement raison de leur passion.

Je note également dans le récit un humour assez grinçant et beaucoup de dérision par le narrateur sur sa propre personne.






Les descriptions sont très imagées et pleines de réalisme, ce qui est en partie dû je pense aux premiers amours de l'auteur pour la réalisation de films.

Ce réalisme permet au lecteur de se sentir proche du narrateur, à la limite du confident à qui ce dernier va confier toutes ses émotions tous ses ressentis et surtout sa vision des choses assez particulières. 

J'ai vraiment apprécié l'élégance de l'écriture même dans les scènes un peu osées qui ont néanmoins toute leur place dans le récit.

Je regrette par contre la longueur des chapitres qui apportent un peu de lourdeur à l'histoire.

A contrario le sujet sur la décision de mourir d'Ingrid, la date, le lieu, tout cela apporte un plus à ce roman; car cette question d'Euthanasie est vraiment d'actualité en France et je trouve que l'on devrait plus en parler. (à l'image d'Anne Bert qui a été jusqu'au bout de son idée mais dans un autre pays).



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Mon ressenti : en dehors de confort, j'ai néanmoins trouvé l'écriture et le style élégant pour une histoire qui se laisse lire de manière agréable.

Le petit plus : encore une fois, je suis sous le charme de la couverture

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ramettes
  08 septembre 2020
Je connais un peu Jean-Jacques Beineix mais n'étant pas cinéphile j'ai lu ce premier roman sans associer le réalisateur, l'auteur et le personnage. Est-ce de l'auto-fiction ? Je ne saurai vous dire…

J'ai trouvé dans cette narration une recherche visuelle dans certaines scènes, cela correspond au personnage. le regard, l'importance de la vue, la mise en place des éléments, les décors, les personnages, les photos. Il y a une certaine cherche esthétique avant les pensées et les réflexions ou les dialogues. le lecteur à vraiment l'impression de voir une scène, sans aller jusqu'à dire figée mais une image de l'instant. Les silences et les non-dits viennent accentuer cet effet. Il y a beaucoup de références à la photographie.

Toboggan, lorsque j'ai vu le titre et la couverture en noir et blanc, j'ai pensé à l'enfance mais aussi à l'idée de glissade. Je me suis demandé si on n'allait pas assister à une longue descente…

Il a été réalisateur, il a été amant, il est un homme nu face à a vie.

Ce roman traite beaucoup du corps. le personnage principal avec son corps qui le lâche depuis quelques mois, vertiges et anémies. Corps moins « esthétique » effets du vieillissement pas toujours bien vécu. Mais aussi corps nu et soins par le yoga. Cela forme des effets miroirs. Nous avons d'autres part le corps de l'ex-amante qui s'exhibe sur la toile. Il découvre une facette d'elle qu'il ne connaissait pas qu'il n'a pas su révéler par respect. On a d'une part la sexualité à travers les souvenirs et l'absence.

Nous avons ensuite tout ce qui touche à la mémoire avec les souvenirs et les rêveries. On navigue entre la nostalgie et la « dépression ».

Ces deux thématiques sont aussi développées autour des femmes de sa vie, dans cette introspection on va jusqu'à la mort de la mère, la grande absente. Son propre corps semble vouloir le faire glisser vers la mort.

La santé tiens une place importante. Il a décidé de se reprendre en main. Il va passer les examen médicaux, il va faire du yoga, il va changer d'air… Là encore les femmes l'accompagne sa fille et son amie de toujours (qui est psychiatre)…

J'ai bien aimé son écriture. Les dialogues viennent compléter l'histoire. Par eux on va apprendre des choses sur le passé et le présent, sur la vie des personnages. C'est un roman qui se lit vite car on veut savoir comment le protagoniste va faire son deuil de cette histoire d'amour, de sa jeunesse perdue... La typographie joue aussi un rôle, les caractères assez gros donnent visuellement un texte aéré.

J'ai beaucoup aimé la présence des couleurs, des images et tout cet aspect visuel dont je parlait plus haut.
Lien : http://ramettes.canalblog.co..
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LydieJourno
  25 janvier 2021
Un roman puissant et cru bouleversant qu'on a du mal à lâcher. Une vraie belle découverte d'écriture par un réalisateur mythique qui m'avait déjà séduite par une patte inimitable qui nous manque terriblement....J'attends avec impatience un autre roman....
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mijadi
  06 janvier 2021
Le roman ne nous entraîne pas dans le tourbillon de la vie mais dans la subtile verticalité du tobogan, qui nous plonge vers la chute finale, commune à tout être : la mort. L'intrigue amoureuse, celle d'un amour déçu qui se transforme en amour déchu, rend la pente plus glissante mais est le prétexte - ou la clef - d'une réflexion sur le déclin, l'art, le sens de la vie et celui des émotions qui la peignent. le narrateur ne compte plus le temps mais se met plutôt à le décompter comme un compte à rebours cruel.
Les romans publiés par les "gens de cinéma" sont souvent décevants, si tant est qu'on puisse en attendre quelque chose. Ici, il n'en est rien, Jean-Jacques Beineix n'est pas que le réalisateur que l'on connaît bien mais aussi un écrivain et signe ici une oeuvre au pessimisme charnel, à la fois sombre et joyeuse, comme la vie. On se plaît à lire celui qui apparaît au fil du récit comme un misanthrope que les mots viennent sauver. La plume est raffinée, esthétique mais aussi incisive et railleuse. On le lit vite pour connaître le sort des personnage et celui du narrateur. C'est un livre dont je conseille la lecture car il épouse à la fois très bien notre époque et ses désillusions mais fait écho aux sentiments et réflexions universels.
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DOMS
  04 juin 2020
Alors qu'il file depuis sept ans le parfait amour avec Solène, trente ans à peine, le narrateur se fait larguer par sa belle. Elle a rencontré un bellâtre marchand de voitures et photographe à ses heures, à New-York où elle était partie quelques mois. Elle le quitte sans plus d'explications pour cet homme bien plus jeune.

Si pendant des années de bonheur et de passion, leur différence d'âge était importante, elle ne semblait pas être un obstacle, aujourd'hui elle semble rédhibitoire. L'ancien cinéaste repasse en boucle le film des années de bonheur avec celle qui avait tout pour être La femme de sa vie. Car depuis elle, finies les conquêtes d'une nuit ou de quelques jours, Solène lui a révélé l'amour avec un grand A. Solène et leur rencontre improbable, leurs grandes discussions interminables, leur passion commune pour la musique et le piano, et la fusion des corps, incandescente et flamboyante.

Il écrit dans des carnets, et de souvenirs heureux en idées noires, le soixantenaire éconduit refait le parcours de cet amour dont il sait déjà qu'il sera le dernier. A cette rupture vient s'ajouter la découverte d'une maladie. Comme pour confirmer que le temps passe inexorablement, son corps l'abandonne, malgré ses efforts, malgré le yoga, les traitements, la volonté de guérir. Mais si l'on peut guérir un coeur brisé par une rupture, il n'est pas aussi facile de guérir un corps usé. Les questionnements du narrateur interrogent notre capacité à décider de notre fin de vie avec réalisme et une grande humanité. Un sujet aussi sensible et difficile qu'actuel.

Jean-Jacques Beineix signe un premier roman sur le temps qui passe et la peur de vieillir. L'écriture très descriptive permet au lecteur de s'emparer facilement des situations, des paysages.

Lire ma chronique complète sur le blog Domi C Lire https://domiclire.wordpress.com/2020/05/13/toboggan-jean-jacques-beineix/
Lien : https://domiclire.wordpress...
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