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4,04

sur 1109 notes

Critiques filtrées sur 5 étoiles  
Quel livre, quand même...Quand on retombe dessus, par hasard, la nostalgie vous prend et on en relit vite fait quelque pages, comme çà, juste pour le plaisir. Mais ça ne loupe jamais et on finit par se goinfrer tout le bouquin sans débander, c'est ainsi. Un pur bonheur d'émotions, de rires, d'odeurs, d'accents transalpins et de terre nivernaise ( vous savez, celle qui ruine le dos parce que plus basse que nulle part ailleurs...)...
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Bien avant la mode des romans "feel-good", j'avais trouvé le mien.... Les mémoires d'enfance de Cavanna sont un long moment de plaisir, d'humour mais aussi la tendre évocation d'une époque révolue.L'amour et la tendresse qu'éprouve François Cavanna pour son père réchauffe les âmes et les coeurs. Son amour pour la lecture et la vie aussi.J'ai découvert ce roman à sa sortie en poche, au siècle dernier (1978!) et depuis je le relis régulièrement. Son style d'écriture enthousiaste et anti-académique (il a toujours été rebelle) me fait rire et pleurer... Un vrai concentré de bonheur, à lire absolument!
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François Cavanna - Les Ritals - 1978 : Les mémoires d'enfance sont souvent ennuyeuses et factices. Une fois qu'un individu a vendu deux livres, qu'il est passé une fois à la télévision ou qu'il a gagné une médaille dans une compétition quelconque, il pense du coup que sa vie devient intéressante au point d'en faire connaitre à tous sa genèse. Mais non mesdames et messieurs les peoples, les pseudos stars et starlettes, les vendeurs de vide on s'en fou de votre vie. Nous les lecteurs nous voulons du réel, de l'émotion et de l'histoire aussi. Avec Cavanna on avait tout ça et plus encore avec cette écriture vacharde et cinglante qui correspondait bien au monde de l'enfance et de l'adolescence. L'homme ne faisait pas de ses souvenirs une suite de situations idéalisées qui voulaient montrer à quel point il avait eu de la chance de naitre, ni un chapelet de malheurs totalement exagéré pour faire pleurer dans les chaumières. Entre un père manoeuvre respecté pour son insondable gentillesse et une mère aigrie par une vie qui lui avait sans doute enlevé tous ces rêves, François Cavanna vivait une jeunesse heureuse à Nogent sur Marne. Au milieu des immigrés italiens, cohorte bouillonnante de maçons et de femmes de ménage volubiles le jeune garçon faisait ses premières gammes, ses premières bêtises, sa première fugue aussi et anticipait dans des jeux pas toujours innocents ses relations futures avec les femmes. le ton de ces écrits transpirait une grande tendresse pour cette communauté valeureuse et pour ce père démuni matériellement mais tellement riche en humanité. Car c'était sa figure qui dominait le récit, c'était lui qui la plupart du temps était au centre des anecdotes du petit François Cavanna (avec deux «N» il y tient), lui qui à travers ces souvenirs recevait le plus bel hommage qu'un fils puisse faire à son père. L'anarchie qui régnait dans la construction de ce roman en éloignait toute monotonie. En effet Cavanna qui fut dès sa plus tendre enfance passionné de lecture, ne cherchait pas à classer les évènements par ordre chronologique mais au fur et à mesure qu'ils revenaient dans sa mémoire. Il n'est pas sûr que dans notre monde de plus en plus moraliste ce livre aurait eu le même accueil bienveillant qu'à sa sortie. Cavanna écrivait à l'époque dans Charlie Hebdo et son récit était loin de verser dans le politiquement correct. On n'en dira pas plus de peur que les associations féministes, antiracistes ou autres ne s'emparent de ces écrits pour en faire un autodafé en le sacrifiant sur l'hôtel des réseaux sociaux. Rien évidemment n'était à prendre au premier degré ici (ben oui, je suis Charlie), si ce n'est la bêtise de ceux qui entretiennent cette véritable fosse à purin virtuelle (je parle des réseaux sociaux, vous suivez ?). «Les ritals» était donc un model d'autobiographie rédigé par un écrivain qui ne s'embarrassait pas de pudeur de gazelle pour relater les sentiments partagés en général dans la société du temps de sa jeunesse. Et cette spontanéité équivalait à un véritable bol d'air pur pour les lecteurs… indispensable
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Un livre déjà lu à sa sortie et qui m'a de nouveau enchanté et ému. Avec son style gouailleur et malicieux qui me rappelle les grands moments de « Hara-Kiri, journal bête et méchant » , il conte ses souvenirs d'enfant immigré et pauvre – c'est souvent synonyme – mais tant heureux de vivre, de lire et d'aimer. Sa sincérité totale – peu de gens se mettrait à nu de la sorte, dans sa plus profonde intimité, tant physique qu'émotionnelle – et sa confiance naïve sont tout simplement émouvantes, bouleversantes parfois. C'est si vrai que moi-même, petit garçon bon élève mais turbulent, 25 ans plus tard, j'y retrouve tous mes souvenirs au point de croire qu'il parle de moi. C'est une impression extraordinaire qui m'attache à ce livre comme à un journal personnel mais combien plus beau, plus spontané, plus juste !
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Une décantation longue m'a été nécessaire pour partager au sujet de cette 1ère lecture de François Cavanna.

Un 1er tome de son autobiographie, son enfance dans le quartier de la rue Sainte Anne à Nogent-sur-Marne pendant l'entre-deux-guerres.

Des mots frais et vifs déroulant un vécu brut de décoffrage. Une transcription de la langue parlée essence du charme exercé, très drôle.

Avant cette lecture, je ne connaissais pas la personne de François Cavanna, cofondateur de Hara-Kiri et de Charlie Hebdo, mais connaissait les dessins de Sépia, alias sous lequel il publiait.

Une découverte d'un genre écrit tout neuf et unique pour moi.
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Excellent ! L'histoire me parle de mon enfance alors que je suis d'origine "franco-auvergnate", objectivement loin des ritals mais tellement soeur : ces petits "ritals" , comme les enfants d'harkis mais aussi comme les enfants de réfugiés espagnols ont été mes copains et copines d'enfance : qu'est-ce qu'on se marrait bien ! C'est cette espèce de nostalgie qui baigne le roman de Cavanna.
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Il y a de cela une quarantaine d'années, ce livre est arrivé dans mes mains sur les conseils d'une collègue et amie qui, tout en surveillant la récré, m'a dit simplement : « Les ritals, c'est bien. »
Je connaissais bien sûr déjà Cavanna et j'étais plutôt en phase avec son humour mais je ne m'attendais pas à ce que ce bouquin me marque à ce point et pose un jalon important dans ma vie de lectrice.
Dès les premières pages, je suis sous le charme absolu. Je découvre une nouvelle façon d'assembler les mots, un style très personnel, vivant, drôle, à forte puissance évocatrice : un grand écrivain.
Cavanna a su faire ressurgir son enfance avec une justesse sidérante. La retranscription de l'accent italien est absolument jubilatoire... et attendrissante. Oui, beaucoup de tendresse aussi dans ce retour à l'enfance et surtout un hymne d'amour à son père dont il reparlera encore et toujours.
À travers cette autobiographie qui respire l'authenticité, j'ai découvert une personnalité à la tournure d'esprit qui me convient bien et j'ose même dire que je suis tombée raide dingue du bonhomme. La lecture ultérieure de ses ouvrages a confirmé cette première impression : voilà un homme dont je partage les valeurs, que j'admire et que je regrette.
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Le Cavanna je l'aimais bien à travers Hara Kiri et ses coups de gueule et puis j'ai lu "Les Ritals" et je l'ai aimé encore plus parce que j'ai découvert sa tendresse et la qualité de son écriture . Dans son bouquin il y a sa vie , là d'où il vient et qu'il n'a pas renié et il y a un magnifique portrait de son père et de ces migrants italiens dont certains des descendants ont visiblement oublié leur passé . Il y a aussi l'image d'une France qui n'est plus ...
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C'est un auteur que je relis. Pour le plaisir de ne jamais être déçue.
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Quand Cavanna raconte son enfance, son quartier, son père...C'est magique et çà se "mange sans faim".
Cavanna a le don d'un conteur à nul autre pareil: C' est un amoureux des mots, mais des mots à faire partager.
Cavanna a la voix qui porte (il n'a pas de sang italien pour rien) mais sa voix est douce, forte et puissante toute à la fois.
Cavanna nous emmène dans un monde révolu, disparu, mais qu' il nous rend si familier que l'on s'y promènerait les yeux fermés.
Alors, où sont toutes ces étoiles qui manquent?
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