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ISBN : 2253024635
Éditeur : Le Livre de Poche (24/04/1980)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 766 notes)
Résumé :
Même que sa boîte noire - pour ce qui est de ses souvenirs de gosse entre six et seize ans - est pleine de choses drôles, émouvantes, débordantes d'affection et de joie. Y a-t-il un livre sur l'enfance qui sonne plus vrai que celui-ci? - (Bernard Pivot, Lire)
Enfin, il y a, tout au long de ces pages, le ton Cavanna. Les lecteurs de Charlie Hebdo le reconnaîtront, bien sûr, mais ils seront peut-être surpris d'y découvrir tant de tendresse. Avec le contrepoint... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
euphemie
  07 février 2014
A LIRE ou A RELIRE un pur moment de tendresse, la vision d'un enfant, pré ado, sur un passé "dur" diront certain, ceux qui on le temps de se plaindre, des petites frustrations du quotidien,dirait François, parce que lui, il avalait la vie, plutôt que de se laisser avaler par elle.
Cavanna, ne l'a pas oublié, ce gamin, il est resté comme lui, rebelle, indépendant, attachant, terriblement "vivant", l'enfant François, c'est l'enfant qui tout au long de sa vie, l'a nourri .
Il nous "parle" cet enfant, nous rappelle celui "tapi" au fond de nous, que l'on a oublié, et pourtant cet enfant que nous avons été...c'est "vraiment" nous.
Il nous rappelle aussi, que " l'étrangé " il change souvent de nationalité, "l'étrangé" d'hier regarde" l'étrangé" d'aujourd'hui et lui trouve une sale gueule...
Un livre d'amour....pour ses proches et pour les hommes qui veulent le rester
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andreepierrette
  07 février 2014
Nogent-sur-Marne, 1930 - 1940 environ. François, fils d'un maçon italien, arrivé en France dans les années 1920 et d'une mère Morvandelle, grandit dans un milieu d'émigrés italiens. Pas toujours bien vus par les Français dits "d'origine", à la recherche de travail, n'importe lequel, vidangeurs, ouvrier maçon, tout est à prendre pour quelques sous. Fier de son savoir-faire le père de François, garde sa dignité... "Tu vois, fiston, tout ce qui est beau en Italie, ou ailleurs dans le monde, ce sont les Italiens , des artistes qui ont bâti ces églises, ces monuments,, depuis des siècles. le travail ici, on a besoin, c'est dur, tu sais par tous les temps, il pleut, il gèle; pas toujours payé à cause du temps. Aussi, fiston, l'école, tu vois, il faut travailler pour arriver à travailler à l'abri, dans les bureaux, . François est super doué, à l'école, affamé de lecture, sa mère, qui fait la lessive chez les bourgeois, pense que ce n(est pas bon pour la tête. François se marre, il est contents au milieu des copains,à faire les 400 coups, comme des gamins plein de vie , dans la chaleur des familles turbulentes, il est heureux.
Les Ritals, c'est toute sa jeunesse racontée d'une façon truculente, dans une langue verte, imagée, mais jamais vulgaire. Un plaisir absolu de lecture. Cavanna, on l'aime, ce gosse, et son père encore plus, tellement courageux, sensible, J'ai lu ce livre il y a au moins 20 ans, et je m'en souviens comme un bonheur, d'ailleurs il est là, comme un copain d'enfance, suivi des russkoffs, que je vais relire, c'est sûr. Des livres comme ça, il n'y en a pas tellement souvent. Ne les ratez pas, c'est drôle, chaleureux, on sourit tout le temps, ciaio, le Rital, tu reste dans notre coeur.
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grasshopers
  30 décembre 2014
Je rejoins complètement mes amis babéliotes sur cet ouvrage... c'est un petit bijou de tendresse que nous a livré monsieur Cavanna ; tous ces souvenirs d'enfance qu'il revit pour nous, cette gouaille...
C'est un auteur que je connaissais peu, si ce n'est son par son talent de dessinateur, et dont j'ai maintenant envie de découvrir l'oeuvre plus en avant... un très bon moment de lecture !
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Lison50
  14 août 2019
Il y a de cela une quarantaine d'années, ce livre est arrivé dans mes mains sur les conseils d'une collègue et amie qui, tout en surveillant la récré, m'a dit simplement : « Les ritals, c'est bien. »
Je connaissais bien sûr déjà Cavanna et j'étais plutôt en phase avec son humour mais je ne m'attendais pas à ce que ce bouquin me marque à ce point et pose un jalon important dans ma vie de lectrice.
Dès les premières pages, je suis sous le charme absolu. Je découvre une nouvelle façon d'assembler les mots, un style très personnel, vivant, drôle, à forte puissance évocatrice : un grand écrivain.
Cavanna a su faire ressurgir son enfance avec une justesse sidérante. La retranscription de l'accent italien est absolument jubilatoire... et attendrissante. Oui, beaucoup de tendresse aussi dans ce retour à l'enfance et surtout un hymne d'amour à son père dont il reparlera encore et toujours.
À travers cette autobiographie qui respire l'authenticité, j'ai découvert une personnalité à la tournure d'esprit qui me convient bien et j'ose même dire que je suis tombée raide dingue du bonhomme. La lecture ultérieure de ses ouvrages a confirmé cette première impression : voilà un homme dont je partage les valeurs, que j'admire et que je regrette.
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Rodin_Marcel
  02 février 2015
Cavanna - Les Ritals - 1978
C'est très simple : si vous n'avez pas encore lu ce livre, arrêtez tout, et jetez-vous dessus, car vous allez passer l'un des meilleurs moments de lecture de votre vie (que vous soyez ou non un adepte de Hara-Kiri ou Charlie-Hebdo n'a aucune importance ici). Précision : j'ai lu ce livre dès sa sortie, en 1978 (eh oui…), et depuis il appartient à ce fonds de récits que je relis à intervalle régulier et dont je recommande chaudement la lecture.
Il y a d'abord la langue, ou plutôt les deux langues mobilisées dans ce récit : d'abord la langue française, truculente, verte, généreuse d'un galopiot de l'authentique populo de «l'entre deux guerres», qui vous restitue l'école, la rue, les plaies et bosses, les jeux, tels qu'on les connaissait encore dans les années cinquante, du temps où les enfants pouvaient vivre leur enfance.
Puis il y a l'autre langue, celle que Cavanna a restituée avec une maestria et une délicatesse hors du commun, ce mélange de français et de dialetto italien parlé par le père. Et justement, il y a ce personnage du père, l'un des plus beaux de la littérature mondiale (je n'exagère nullement), ce père fabuleux, qui «lance à pleines mâchoires son rire au ciel», qui plante des noyaux un peu partout, ce maçon qui trimballe son fourbi, répare tout de ses mains et donne à voir à son fils ce monde «des ritals». le portrait que François Cavanna brosse de son père est prodigieux de tendresse, bouleversant de drôlerie.
Enfin, quel adepte de «Babelio» resterait insensible à l'amour de la lecture, du livre, de la langue, dans lequel le petit François tombe dès son plus jeune âge ?
PS : Vous ne resterez pas sur votre faim, puisque vous apprendrez la suite dans «Les Russkofs».
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
carrecarre   26 septembre 2012
Tous les jeudis matin, jour sans classe, j'allais avec un cabas à la bibliothèque municipale...
On avait droit à deux livres à emporter par personne inscrite, alors j'avais inscrit papa et maman, ça me faisait, comptez avec moi, six bouquins à dévorer par semaine.
On choisissait sur catalogue, mais les titres qui vous faisaient envie étaient toujours en main, il fallait faire une liste par ordre de préférence, la barbe, j'aimais mieux fouiner dans les rayons et me laisser séduire par la bizarrerie d'un titre ou les effilochures d'une très vieille reliure. J'aimais les livres énorme .

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carrecarre   03 juillet 2012
"Papa, pourquoi ils se suivent pas, les numéros ?"
Papa m'a regardé, il a craché un long jus de chique par la fenêtre, du coin de la bouche –pour ça aussi, je l'admire beaucoup – et il a dit :
"Ma, qué nouméros ?
- Les numéros sur le mètre. Là il y a 60, et juste après il y a 25, et juste après 145
- Ma qu'est-ce qué t'as bisoin les nouméros ? Tou régardes combien qu'il y a les branches, et basta, va bene. Quatre branches, ça veut dire quatre-vingt. Ecco. Pour les pétites centimètres toutes pétites qui sont en plus, tout comptes avec le doigt, à peut près, quoi, voyons, faut pas perdre le temps à des conneries, qué le plâtre, lui tout sais, le plâtre, il attend pas, lui?"

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andreepierretteandreepierrette   07 février 2014
Les Ritals et la politique, ça couche pas ensemble. D'abord, quand on est immigré, on a intérêt à se faire tout petit, surtout avec le chômage qui rôde. Pris dans une manif. ou un meeting, c'est la carte de travailleur qui saute, la carte bleue. Tu te retrouves avec la carte verte, pas le droit de mettre le pied dans un chantier, juste celui de faire du tourisme. Ou même carrément expulsé, reconduit à la frontière avec au cul un dossier de dangereux agitateur que la police française se fera un plaisir de communiquer aux sbires de Mussolini. Alors les jours de grève, quand des types excités traînent en bandes dans les rues avec des manches de pioche, tu restes à la maison.

A douze ans, j'étais le seul être vivant à oser changer un plomb sauté. On venait me chercher, comme le docteur ou le curé, on me regardait officier, à bonne distance. Les mères retenaient leur marmaille curieuse "Bouze pas ! Qué si Françva i se prende la lettrichité dans le corps, ça fara une flamme tanta grande qu'alle te broulera tout vivant, tva oussi!
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grasshopersgrasshopers   30 décembre 2014
"La vie, c'est un grand plat de merde qu'il faut manger à la petite cuillère."
Prononcer "marde" et même plutôt "marrd'", bien molle bien noire, en roulant férocement l'r sur le bout de la langue.
Ça, c'est un proverbe à maman. Elle parle beaucoup par proverbes, maman. Des proverbes noirs, méchants, désespérés. Des proverbes de Morvandiaux ronge-raves, croquants fourbus, battus, cocus au long des siècles, bêtes à chagrin, sacs à misères, tannés recuits comme charbon de bois, tout en os et tendons, moustaches tombantes, sourcils froncés, croquants de la Nièvre où la terre est plus basse que partout ailleurs.
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carrecarre   03 juillet 2012
Avant de passer à table, je me cherchais de la lecture. Le bouquin en cours, un livre de classe n'importe quoi.
A part ça, j'étais un enfant joyeux bavard, turbulent, plutôt teigne et châtaigneux, rien du sombre renfermé qu’on pourrait croire ; je voulais tous les plaisirs, tous, et celui-là était le plus fort de tous.

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Videos de François Cavanna (25) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de François Cavanna
Les Ritals de François Cavanna. Adapté et joué par Bruno Putzulu. Grégory Daltin à l’accordéon. Mis en scène par Mario Putzulu.
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