AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
Critiques sur Les Ritals (41)
Classer par :   Date   Les plus appréciées  



Ajouter une critique
grasshopers
  30 décembre 2014
Je rejoins complètement mes amis babéliotes sur cet ouvrage... c'est un petit bijou de tendresse que nous a livré monsieur Cavanna ; tous ces souvenirs d'enfance qu'il revit pour nous, cette gouaille...
C'est un auteur que je connaissais peu, si ce n'est son par son talent de dessinateur, et dont j'ai maintenant envie de découvrir l'oeuvre plus en avant... un très bon moment de lecture !
Commenter  J’apprécie          454
euphemie
  07 février 2014
A LIRE ou A RELIRE un pur moment de tendresse, la vision d'un enfant, pré ado, sur un passé "dur" diront certain, ceux qui on le temps de se plaindre, des petites frustrations du quotidien,dirait François, parce que lui, il avalait la vie, plutôt que de se laisser avaler par elle.
Cavanna, ne l'a pas oublié, ce gamin, il est resté comme lui, rebelle, indépendant, attachant, terriblement "vivant", l'enfant François, c'est l'enfant qui tout au long de sa vie, l'a nourri .
Il nous "parle" cet enfant, nous rappelle celui "tapi" au fond de nous, que l'on a oublié, et pourtant cet enfant que nous avons été...c'est "vraiment" nous.
Il nous rappelle aussi, que " l'étrangé " il change souvent de nationalité, "l'étrangé" d'hier regarde" l'étrangé" d'aujourd'hui et lui trouve une sale gueule...
Un livre d'amour....pour ses proches et pour les hommes qui veulent le rester
Commenter  J’apprécie          432
andreepierrette
  07 février 2014
Nogent-sur-Marne, 1930 - 1940 environ. François, fils d'un maçon italien, arrivé en France dans les années 1920 et d'une mère Morvandelle, grandit dans un milieu d'émigrés italiens. Pas toujours bien vus par les Français dits "d'origine", à la recherche de travail, n'importe lequel, vidangeurs, ouvrier maçon, tout est à prendre pour quelques sous. Fier de son savoir-faire le père de François, garde sa dignité... "Tu vois, fiston, tout ce qui est beau en Italie, ou ailleurs dans le monde, ce sont les Italiens , des artistes qui ont bâti ces églises, ces monuments,, depuis des siècles. le travail ici, on a besoin, c'est dur, tu sais par tous les temps, il pleut, il gèle; pas toujours payé à cause du temps. Aussi, fiston, l'école, tu vois, il faut travailler pour arriver à travailler à l'abri, dans les bureaux, . François est super doué, à l'école, affamé de lecture, sa mère, qui fait la lessive chez les bourgeois, pense que ce n(est pas bon pour la tête. François se marre, il est contents au milieu des copains,à faire les 400 coups, comme des gamins plein de vie , dans la chaleur des familles turbulentes, il est heureux.
Les Ritals, c'est toute sa jeunesse racontée d'une façon truculente, dans une langue verte, imagée, mais jamais vulgaire. Un plaisir absolu de lecture. Cavanna, on l'aime, ce gosse, et son père encore plus, tellement courageux, sensible, J'ai lu ce livre il y a au moins 20 ans, et je m'en souviens comme un bonheur, d'ailleurs il est là, comme un copain d'enfance, suivi des russkoffs, que je vais relire, c'est sûr. Des livres comme ça, il n'y en a pas tellement souvent. Ne les ratez pas, c'est drôle, chaleureux, on sourit tout le temps, ciaio, le Rital, tu reste dans notre coeur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          373
HORUSFONCK
  13 octobre 2016
Quand Cavanna raconte son enfance, son quartier, son père...C'est magique et çà se "mange sans faim".
Cavanna a le don d'un conteur à nul autre pareil: C' est un amoureux des mots, mais des mots à faire partager.
Cavanna a la voix qui porte (il n'a pas de sang italien pour rien) mais sa voix est douce, forte et puissante toute à la fois.
Cavanna nous emmène dans un monde révolu, disparu, mais qu' il nous rend si familier que l'on s'y promènerait les yeux fermés.
Alors, où sont toutes ces étoiles qui manquent?
Commenter  J’apprécie          292
Lison50
  14 août 2019
Il y a de cela une quarantaine d'années, ce livre est arrivé dans mes mains sur les conseils d'une collègue et amie qui, tout en surveillant la récré, m'a dit simplement : « Les ritals, c'est bien. »
Je connaissais bien sûr déjà Cavanna et j'étais plutôt en phase avec son humour mais je ne m'attendais pas à ce que ce bouquin me marque à ce point et pose un jalon important dans ma vie de lectrice.
Dès les premières pages, je suis sous le charme absolu. Je découvre une nouvelle façon d'assembler les mots, un style très personnel, vivant, drôle, à forte puissance évocatrice : un grand écrivain.
Cavanna a su faire ressurgir son enfance avec une justesse sidérante. La retranscription de l'accent italien est absolument jubilatoire... et attendrissante. Oui, beaucoup de tendresse aussi dans ce retour à l'enfance et surtout un hymne d'amour à son père dont il reparlera encore et toujours.
À travers cette autobiographie qui respire l'authenticité, j'ai découvert une personnalité à la tournure d'esprit qui me convient bien et j'ose même dire que je suis tombée raide dingue du bonhomme. La lecture ultérieure de ses ouvrages a confirmé cette première impression : voilà un homme dont je partage les valeurs, que j'admire et que je regrette.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          279
Rodin_Marcel
  02 février 2015
Cavanna - Les Ritals - 1978
C'est très simple : si vous n'avez pas encore lu ce livre, arrêtez tout, et jetez-vous dessus, car vous allez passer l'un des meilleurs moments de lecture de votre vie (que vous soyez ou non un adepte de Hara-Kiri ou Charlie-Hebdo n'a aucune importance ici). Précision : j'ai lu ce livre dès sa sortie, en 1978 (eh oui…), et depuis il appartient à ce fonds de récits que je relis à intervalle régulier et dont je recommande chaudement la lecture.
Il y a d'abord la langue, ou plutôt les deux langues mobilisées dans ce récit : d'abord la langue française, truculente, verte, généreuse d'un galopiot de l'authentique populo de «l'entre deux guerres», qui vous restitue l'école, la rue, les plaies et bosses, les jeux, tels qu'on les connaissait encore dans les années cinquante, du temps où les enfants pouvaient vivre leur enfance.
Puis il y a l'autre langue, celle que Cavanna a restituée avec une maestria et une délicatesse hors du commun, ce mélange de français et de dialetto italien parlé par le père. Et justement, il y a ce personnage du père, l'un des plus beaux de la littérature mondiale (je n'exagère nullement), ce père fabuleux, qui «lance à pleines mâchoires son rire au ciel», qui plante des noyaux un peu partout, ce maçon qui trimballe son fourbi, répare tout de ses mains et donne à voir à son fils ce monde «des ritals». le portrait que François Cavanna brosse de son père est prodigieux de tendresse, bouleversant de drôlerie.
Enfin, quel adepte de «Babelio» resterait insensible à l'amour de la lecture, du livre, de la langue, dans lequel le petit François tombe dès son plus jeune âge ?

PS : Vous ne resterez pas sur votre faim, puisque vous apprendrez la suite dans «Les Russkofs».

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          252
volubilae
  29 décembre 2019
Une décantation longue m'a été nécessaire pour partager au sujet de cette 1ère lecture de François Cavanna.

Un 1er tome de son autobiographie, son enfance dans le quartier de la rue Sainte Anne à Nogent-sur-Marne pendant l'entre-deux-guerres.

Des mots frais et vifs déroulant un vécu brut de décoffrage. Une transcription de la langue parlée essence du charme exercé, très drôle.

Avant cette lecture, je ne connaissais pas la personne de François Cavanna, cofondateur de Hara-Kiri et de Charlie Hebdo, mais connaissait les dessins de Sépia, alias sous lequel il publiait.

Une découverte d'un genre écrit tout neuf et unique pour moi.
Commenter  J’apprécie          242
olivberne
  29 septembre 2012
Cavanna a été longtemps un habitué des plateaux télé, pour sa gouaille, ses bons mots et son humour. Il est aussi un écrivain de qualité, pour une littérature populaire et généreuse. Dans Les Ritals, il raconte son enfance d'immigré italien, les bêtises et les souffrances des colibets. C'est toute une époque qui est valorisée, une famille au grand coeur et une vie difficile mais heureuse, avec beaucoup d'humour. Un livre à lire pour ceux qui aiment le personnage, même si cette autobiographie, comme tant d'autres, a un peu vielli.
Commenter  J’apprécie          220
JCLDLGR
  26 octobre 2018
J'allais au lycée à Nogent quelques années après que Cavanna ait écrit ce livre, mais l'ambiance du quartier (non encore démoli) était encore présente.
Ce livre nous plonge dans une ambiance, un livre en noir et blanc, avec des mômes un rebelles, en culotte courte, dans une culture familiale encore italienne mais socialement intégrés dans le social nogentais (j'avais a peu près 1/4 d'italiens dans ma classe).
Le livre est drôle, plein de gouaille, on entend les cris et les engueulades, ça sent la sauce tomate et il y a du linge aux fenêtres !
Commenter  J’apprécie          185
tolbiac
  12 avril 2013


Parole de Mon Vieux:

Dans son vieux pardessus râpé
Il s'en allait l'hiver, l'été
Dans le petit matin frileux
Mon vieux.

Y avait qu'un dimanche par semaine
Les autres jours, c'était la graine
Qu'il allait gagner comme on peut
Mon vieux.

L'été, on allait voir la mer
Tu vois c'était pas la misère
C'était pas non plus l'paradis
Hé oui tant pis.

Dans son vieux pardessus râpé
Il a pris pendant des années
L'même autobus de banlieue
Mon vieux.

L'soir en rentrant du boulot
Il s'asseyait sans dire un mot
Il était du genre silencieux
Mon vieux.

Les dimanches étaient monotones
On n'recevait jamais personne
Ça n'le rendait pas malheureux
Je crois, mon vieux.

Dans son vieux pardessus râpé
Les jours de paye quand il rentrait
On l'entendait gueuler un peu
Mon vieux.

Nous, on connaissait la chanson
Tout y passait, bourgeois, patrons,
La gauche, la droite, même le bon Dieu
Avec mon vieux.

Chez nous y avait pas la télé
C'est dehors que j'allais chercher
Pendant quelques heures l'évasion
Tu sais, c'est con!

Dire que j'ai passé des années
A côté de lui sans le r'garder
On a à peine ouvert les yeux
Nous deux.

J'aurais pu c'était pas malin
Faire avec lui un bout d'chemin
Ça l'aurait p't'-êt' rendu heureux
Mon vieux.

Mais quand on a juste quinze ans
On n'a pas le cœur assez grand
Pour y loger tout's ces chos's-là
Tu vois.

Maintenant qu'il est loin d'ici
En pensant à tout ça, j'me dis
"J'aim'rais bien qu'il soit près de moi"
PAPA...
tout est dit, non?
Non!
Parce qu'il y a plus de joie là dedans, il y a les 400 d'un gosse, la tendresse d'un regard, la beauté des gestes.
Les ritals, l'histoire attachante d'un fils d'Italien.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180


Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Hommage à François Cavanna

Né à Paris en ...

1913
1923
1933
1943

12 questions
67 lecteurs ont répondu
Thème : François CavannaCréer un quiz sur ce livre
.. ..