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Critiques sur Terre brûlée (8)
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jamiK
  03 juillet 2017
Terrifiant !
Une famine s'abat sur le monde, ça commence en Chine, puis s'étend sur le reste du monde : un virus attaque les plantation de riz, mais ne va pas s'arrêter là malgré tous les efforts des scientifiques.
La première partie du roman raconte en parallèle la vie de la famille Custance et l'évolution de la crise. La seconde partie, les trois quarts du roman, se consacre à l'exode de la famille de John avec quelques amis, à partir de Londres, pour rejoindre la ferme de son frère dans le Westmorland. Tout au long de l'histoire la tension monte, c'est carrément flippant, c'est une ascension dans l'horreur, la violence, la barbarie. La grande réussite de cette histoire vient de la manière dont est montrée l'évolutions des personnages, qui d'une certaine bonté au départ vont évoluer vers une dureté, un cynisme, plonger dans la cruauté. L'action est toujours présente, on retient son souffle, ça se lit en apnée totale, il y a l'esprit western hollywoodien, le final est d'un cruel réalisme, on ne tombe jamais pour autant dans le caricatural. le rythme du scénario est cinématographique, beaucoup de dialogues, jamais la moindre incohérence, et un réalisme qui donne froid dans le dos, qui nous laisse sur une boule au fond de la gorge à la fin de la lecture. Un roman glaçant !
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gill
  07 décembre 2012
John et David Custance n'ont pas connu leur grand-père, riche propriétaire terrien de la vallée du Westmorland.
A la mort de celui-ci, Ils se rendent, adolescents, en compagnie de leur mère, à "Cyclops Valley" pour y découvrir un véritable paradis à l'écart des chemins et protégé dans sa solitude par une rivière quasi-infranchissable et des pans de rocher qui le surplombe.
Les dernières volontés du patriarche seront exaucées, David héritera du domaine, tandis que John deviendra ingénieur à Londres.
Un quart de siècle plus tard, une étrange épidémie ravage le riz en Orient et semble se propager dans le monde. D'abord spectateur de la tragédie, l'Occident devient à son tour une victime du virus qui, ayant muté, détruit à présent toutes les cultures, à commencer par les céréales.
John, marié à Ann dont il a eu deux enfants, accompagné de Roger et de sa famille puis de Pirrie, un drôle de marchand d'armes, tente d'échapper à ce monde devenu apocalyptique, en rejoignant la vallée où son frère lui a promis asile.
Mais le chemin est long et le dernier vernis de civilisation craque sous l'effet d'une tragique famine. Leur route sera semée d'embûches, de violence et de doutes...jusqu'à que cette petite troupe puisse, peut-être, tout recommencer.
Ce livre, adapté en 1970 au cinéma avec "no blade off grass" un film interdit au moins de 16 ans, est un excellent ouvrage d'anticipation qui peut se lire à tout âge.
C'est une sorte de "road-movie", très classique et pourtant moderne dans son traitement. Les personnages,sont transformés par les événements et par leurs interrogations.
Les tensions entre eux, leurs réactions et les dangers de cette route devenue "chemin de l'enfer", si bien décrits par l'auteur, font de ce livre un remarquable ouvrage du genre.
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Siabelle
  28 mai 2016


C'est un coup de coeur, littéralement.

Je découvre pour la première fois, cet auteur, dans ce livre grandiose. John Christopher est un auteur britannique. Il est né dans les années 1922, son prénom c'est Sam Youn. Lorsqu'il est devenu un écrivain, il est publié sous le nom de John Christopher et plusieurs autres.
John Christopher est surtout spécialisé dans la science-fiction. Il est aussi connu pour son livre «Terre Brûlée» écrit en 1956. Il est destiné au public adulte. Il écrit aussi une trilogie par la suite «Les tripodes», publiée en 1967-1968. C'est surtout pour les adolescents. J'apprends également que cette trilogie est adaptée par la télévision sur BBC.
En lisant sa biographie, il fait son service militaire, et ensuite il va à l'armée. À la sortie, il se met à l'écriture, récompensé par une mention. Il gagne alors le prix pour son livre «The Gardian Award», le prix d'Allemagne pour la littérature jeunesse.



Bouleversant, Saisissant, Déconcertant

Quand on regarde la 4e couverture, je trouve qu'elle est repré-sentative pour le livre. Elle est simple, très claire et on découvre plus tard pourquoi le maïs est en premier plan. Je possède l'édition «Le livre de poche», de l'année 1956. Il contient aussi 318 pages, c'est un bon pavé. Quand on regarde le roman, les pages du contour sont imprégnés de la couleur rouge. Au regard, c'est spécial et au toucher, ça sent l'encre !

L'histoire :
Le récit se déroule à Londres où nos héros habitent avec leurs familles mais le virus se propage un peu partout dans le monde. Ils apprennent par le gouvernement que le virus attaque la végétation ainsi que la nourriture. Ils n'en resteront donc plus pour tout le monde et des mesures extrêmes vont être prises. Ils savent que le gouvernement ne dit pas tout et depuis cette annonce, personne ne quitte la ville le lendemain. Pour leur survie, ils vont partir la veille pour aller chez le frère de John. Est-ce qu'ils vont réussir leur excursion dans ce nouveau monde qui n'est plus le leur ?



À travers sa plume, il conquit mon coeur. C'est plus un coup de coeur, mais un coup de foudre. Cette rencontre incroyable avec cet écrivain m'a surprise. Il m'a complètement charmée. Écrit d'une autre époque, il décrit tellement bien, avec tact, avec psychologie, avec véridique. On se sent concerné et tellement impuissant. Quand il choisit ses mots, on le ressent au fond de ses triples, c'est encore vrai, à la fois logique et trop réel. Ayant fait lui-même l'armée, je me demande si on ne retrouve pas un peu de lui en John, qui est le chef du groupe.

Au fil des pages, on découvre l'ambiance malsaine, on ressent vraiment une tension fragile, les annonces du gouvernement mettent les nerfs des gens à vif. L'armée débarque peu à peu dans chaque ville, la panique et la peur commencent à monter. C'est alors qu'on fait la connaissance de nos héros et on se laisse happée à un tel point qu'on ne veut plus lâcher le livre. On veut les suivre dans leur expédition. Je vous présente les personnages principaux :
- John et Ann, avec leurs enfants (John le chef, désigné, il a fait l'armée, ami de Roger)
- Roger et Olivia, avec leurs enfants (Roger, travaille au gouvernement, ami de John)
- Pierrie et Milicient (Pierrie, magasinier d'armes, se joint à eux)
- David, (Sa ferme, célibataire, frère de John)

On découvre alors une écriture puissante, qui te tient en haleine, dans leur périple. Chaque personnage est en survie et chacun développe leur propre défense. L'auteur John Christopher sait créer des héros au caractère vigoureux, dont le coeur est partagé, entre le bien et le mal. On change qu'on le veuille ou non dans ces conditions de lutte. Les autres personnages sont à la fois attachants, complexes et imprévisibles. On les aime, on souffre avec eux, on se bat avec eux, on espère pour eux.



La conclusion, quelle claque !

C'est un auteur, ayant fait l'armée lui-même, qui possède une vision précise de la guerre et du gouvernement. Quand tu vois les événements qui se déchaînent, les moyens que le groupe prend pour assurer la survie de chacun, c'est indispensable. On se sent présent avec eux, on s'imprègne de l'atmosphère et on les voit changer, au fil de leur parcours. À la fin, John, le chef du groupe, doit prendre une décision cruciale.... Encore une fois, l'auteur m'ébranle avec ses principes moraux.
Au cours du roman, on peut éprouver de la haine parfois envers certains personnages mais on se rend compte que plus tard, derrière leurs gestes, il faut avoir la tête froide pour prendre des décisions. Et qu'au final, ils protégeaient ainsi le groupe. Je souligne aussi le personnage qui mérite tout mon respect : c'est Pierrie. Il sait épauler John, le chef du groupe, même si les autres l'avaient un peu en aversion, il savait s'imposer et exposer ses idées envers et contre tous.

Je veux dire un merci spécial à Masa, il m'a dit tant d'éloges sur cette pépite, maintenant je comprends son émerveillement. C'est un livre que je recommande et que je vais sans doute relire. C'est un petit bijou, tu dégustes chaque ligne, tu te laisses transporter dans un autre univers qui est proche de notre réalité… Il sait te fasciner, il sait te faire réfléchir et il sait te questionner sur tes valeurs… c'est un roman encore de l'actualité et c'est ça qui fait peur…



Et ici, c'est encore la loi du plus fort sur le plus faible, c'est encore la loi de celui qui est le plus stratégique et c'est encore la loi du pouvoir… Il y a trois questions que je me pose : Est-ce qu'on aurait réagi exactement comme eux ? Est-ce qu'on doit se manger entre nous s'il n'a plus rien à manger pour survivre ? Est-ce que chaque famille devrait détenir des armes pour se protéger ?

Une lecture qui m'a conquis, littéralement, à découvrir et à lire sans hésitation.
Un coup de coeur, un coup de foudre, en 2016 !

P.S : Vous pouvez aller voir la critique de Masa et les autres sur le site.

Isabelle
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moravia
  02 avril 2013
Si vous croisez la route de ce livre ne détournez pas votre regard, car vous avez devant vous un formidable livre qui est l'égal des meilleurs ouvrages catastrophes de J.G.Ballard.
En attaquant la lecture de cet opéra je ne connaissais rien de cet auteur.
Seul le nom du traducteur, Alain Dorémieux, était un espoir de qualité.
Un virus a détruit toutes les céréales, la famine guette, et un groupe d'hommes dans un chaos hallucinant vont tenter de rejoindre un El Dorado lointain, bravant tous les dangers et en premier lieu ces bandes armées citoyennes qui tuent, rapines et sont sans état d'âme.
Le lecteur est emporté dans un toboggan immense et l'on sort de ce livre le souffle court et les jambes en coton.
Du grand art d'écriture !!!

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juten-doji
  27 août 2017
Lu en VO dans le cadre de “Pioche dans ma PAL juillet 2017”

J'avais rajouté ce roman dans ma liste de livres a lire après l'avoir vu sur Babelio, dans les listes des classiques de la science-fiction. Il m'a d'autant plus attiré qu'il s'agit de SF post-apocalyptique, un sous-genre que j'apprécie depuis longtemps et dans lequel je me suis replongée ces derniers mois. Et puis, comme souvent quand on cumule ses envies dans une PAL longue comme un train (un bras est bien trop court), je l'ai oublié. Cette pioche est donc bien tombée, j'ai découvert un nouvel auteur et un classique pour un genre dans lequel j'avais remis mon nez.
Ce qui me plait dans le genre post-apocalyptique, c'est qu'il part souvent d'une observation crue et cynique de notre société et du monde dans lequel on vit, en imaginant de quelle façon on a fini par compromettre ce qui faisait de nous des humains, tout en nous faisant réfléchir sur les causes et les conséquences de cette situation tout au long de la lecture. J'imagine que le monde actuel me pousse a aimer ce type de lectures.

Les grandes lignes de cette histoire ont déjà été décrites dans les critiques précédentes, je ne reviens donc pas dessus. Ce roman ne déroge pas aux “règles” que j'ai précédemment citées: une mise en situation dans une société très semblable a la notre, dans laquelle un simple virus ne touchant ni aux humains ni aux animaux va mettre en danger la planète entière à cause de notre fonctionnement alimentaire de "surproduction" en masse. La facilité avec laquelle les pays se rassurent tant que ça ne les touche pas, pareil pour la population, l'hypocrisie des gouvernements, la recherche des solutions faciles et immédiates malgré la succession d'échecs, aucune vision sur le long terme et aucun travail d'entraide ou commun, vont forcément mener tout droit a la catastrophe.

Ce roman se lit bien, l'écriture est agréable et on suit les personnages principaux dans leur lutte pour survivre. le rythme est soutenu, on se demande sans cesse ce qu'il va se passer. J'ai beaucoup apprécié ce livre, qu'il s'agisse de l'histoire ou de l'écriture, mais deux points m'ont empêché de lui mettre 5 étoiles:
* Tout d'abord la durée “réelle” à partir du moment où les personnages principaux quittent la ville. Leur parcours va durer 3 ou 4 jours. Malgré mon opinion sur l'espèce humaine, j'ai quand même du mal a croire qu'en 24h, la loi du plus fort ait pris le dessus au point que tout le monde soit (déjà) prêt a tuer, y compris ceux qui viennent de sortir de leur confort. le pays est a feu et a sang, et comporte déjà des micro-sociétés organisées au bout de … 3 jours. Je trouve que ça casse un peu une évolution psychologique plus naturelle. C'est peu crédible.
* le second point et non des moindres, même si j'ai tenté d'en faire abstraction (ce livre a été écrit dans les années 50 il ne faut pas l'oublier): le rôle des femmes! Je sais que je les lis avec mes yeux d'aujourd'hui, mais ça m'a un peu tapé sur le système. Apparemment elles ne sont bonnes qu'a s'occuper des vivres et des gosses, ne prennent aucune décision. S'il y a viol, ça n'a pas l'air de traumatiser grand monde, y compris les intéressées. Bref, je ne veux rien spoiler donc je n'en dirai pas plus, mais je crois que vous avez saisi l'idée.

Malgré ces 2 points négatifs, c'est un roman que je conseillerai sans problème, que l'on aime ou non la SF, car l'histoire tient parfaitement la route et rentre dans une certaine logique. J'ai passé un très bon moment de lecture, et une fois commencé je ne l'ai plus lâché (en général c'est bon signe).
Je remercie jamik pour cette première pioche, qui m'a donne envie de réitérer l'expérience.

Pioche dans ma pal juillet 2017
Challenge "Autour du monde" (Royaume-Uni/Angleterre)
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ClarenceM
  01 septembre 2017
Une fois de plus la famine et l'incapacité de l'homme à préserver des espaces naturels seront à la base de son extinction. Dans un récit prenant jusqu'à l'obsession, John Christopher tente de comprendre les mécanismes qui peuvent transformer un groupe d'hommes banal en une bande paramilitaire sanguinaire et sans scrupule.
L'action prend la forme d'un road-trip ténébreux qui mène les protagonistes de Londres jusqu'à une vallée reculé dans le Nord de l'Angleterre. Durant ce voyage, les rebondissements seront nombreux jusqu'à la résolution finale qui dévoile le destin tragique de deux frères pris dans la tourmente. Pour ma part la lecture de l'été.
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gilles777
  06 septembre 2019
Un des meilleurs romans ayant comme thème l'écologie. La prémisse est simple, un nouveau virus s'attaque aux graminées (riz, blé, etc.). or comme ce sont les principales sources de nourriture, il s'ensuit une famine. C'est toute la civilisation humaine, qui s'avère touchée.
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Nomic
  25 mai 2019
Le titre anglais de ce roman est plus parlant : The death of grass. En effet, un virus se met à détruire toutes les graminées du monde, c'est à dire toute l'herbe et toutes les céréales. Heureusement, il reste les pommes de terre, mais on devine que l'humanité n'est pas prête pour tel changement. La chute commence en Asie, et les européens regardent de haut ces pays déjà barbares s'écrouler. Puis la glorieuse Angleterre est frappée.

Le roman commence de façon un peu bavarde en présentant ses personnages avec une masse de dialogues pas toujours très intéressants. Mais quand ça commence, ça commence vraiment. Terre brulée est d'une rare brutalité. Un petit groupe se forme, et les voilà fuyant Londres pour aller se réfugier dans une ferme isolée par des montagnes infranchissables à l'autre bout de l'Angleterre. Les personnages principaux comprennent avec une rapidité troublante que pour survivre dans la nouvelle réalité qui se présente à eux, il faut tuer ou être tuer. le gouvernement aussi l'a compris : il tente d'atomiser les principales villes du pays pour avoir moins de bouches inutiles à nourrir. A travers ce qui se présente comme un road novel, John Christopher démolit avec brio le vernis civilisationnel. Pour défendre leur tribu, des citoyens comme les autres se transforment en tueurs de sang-froid, non pas du jour au lendemain, mais d'une heure à la suivante. Il faut tuer par prévention. Tuer pour avoir un endroit où passer la nuit. Tuer pour un peu à manger. Abandonner les faibles à leur sort. Tolérer voire récompenser les forts malgré leur éthique discutable parce qu'ils sont un atout crucial pour la tribu. Et cette descente vers la brutalité pragmatique culmine dans un final qui achève de briser les anciens codes.

Ce qui marque dans le roman de John Chistopher, c'est qu'il n'hésite pas à pousser ses personnages à agir en tueurs. Dans d'autres romans du genre, ce pourrait être les autres qui agiraient ainsi, les antagonistes, qui tueraient de sang-froid, pendant les héros lutteraient contre cette violence. Mais ici, ceux qui se laissent aller à la pitié se font impitoyablement écraser. Alors les survivants sont ceux qui laissent l'ancienne morale derrière eux. Avec comme espoir à long terme, comme excuse à leurs agissements, de pouvoir reconstruire un havre de paix. Un classique à placer à côté de The day of the Triffids, dont il n'a pas l'élégance mais qu'il surpasse en férocité.

« En un sens, j'ai le sentiment que ce serait plus juste que le virus gagne. Depuis des années maintenant, nous traitons la terre comme si elle était une gigantesque tirelire à dévaliser jusqu'au dernier sou. Alors que la terre, après tout, est la vie elle-même. »
Lien : http://lespagesdenomic.blogs..
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