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EAN : 9782226150943
352 pages
Éditeur : Albin Michel (03/03/2004)

Note moyenne : 3/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Célébrée par la presse et par ses pairs, l'œuvre de Rick DeManiris, l'un des grands écrivains américains d'aujourd'hui, dresse un portrait sombre, poignant et souvent drôle d'une société prise dans l'abîme de la confusion des valeurs.
Reconnu comme un maître de la nouvelle, et souvent comparé à Flannery O'Connor, Rick DeMarinis porte un regard lucide et fin sur le monde contemporain qu'il évoque de manière originale, avec un réalisme et un humour implacables.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
andreas50
  07 octobre 2019
Sommes nous aussi bizarres que nos voisins ? Non, car nous sommes des gens normaux. Enfin, nous le supposons. Si nous sommes pareils à eux, que va devenir le monde ?
Les gens bizarrement normaux peuplent le recueil de Rick DeMarinis : prisonniers de mariages sans amour ; confrontés à l'absurdité de la vie ; ivres lors de soirées, avons nous tenté de séduire notre hôtesse ou notre hôte ? Notre patron a-t-il mis en doute nos capacités professionnelles ?
Oui, tout cela est arrivé, cela fait partie de la vie et nous avons continué à vivre.
Les nouvelles de Rick DeMarinis sont des instantanés d'existence, avec les émotions qui les accompagnent : désir, illumination, embarras, sagesse, le terrible sens de l'absurde qui nous laisse démunis, nus, vulnérables, dans un équilibre précaire.
Mais les personnages résistent à l'apitoiement sur leur sort ou au désespoir absolu. En réalité, il y a comme de l'humour malgré un certain malaise devant les malheurs qui les accablent.
Nous rions peut-être de nous-mêmes, nous avons l'impression de nous voir au travers de ces épaves de la vie. Si il y a de l'humour dans ces textes, c'est surtout un sentiment d'humanité qui les habite.
Si l'auteur décrit le monde des perdants, il traite aussi avec talent de tous les aspects de la société ; depuis les camionneurs jusqu'aux nantis qui vivent dans des résidences gardées ; depuis les génies scientifiques jusqu'aux représentants de commerce ; depuis les adultes jusqu'aux enfants, aux adolescents.
Devant les adultes déstabilisés ou déstabilisants, les jeunes paraissent plus mûrs, plus observateurs du monde qui les entoure.
Coeurs d'emprunt, c'est une vingtaine de nouvelles dans la tradition des grands auteurs anglo-saxons, nouvelles qui plairont certainement aux amateurs du genre.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
andreas50andreas50   06 octobre 2019
Je lui explique ce qui se passera ici. On s'assoit au tableau de commande. Je lui montre où seront les boutons permettant de lancer les missiles et pourquoi il faudra deux personnes pour déclencher une attaque, installées sur des sièges distants de près de cinq mètres, et qui devront appuyer chacune dessus durant plusieurs secondes avant que le feu d'artifice commence, précautions prises au cas où un type deviendrait cinglé et déciderait d'anéantir la planète parce que sa bonne femme le trompe ou juste pour le plaisir, étant donné la nature humaine.
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andreas50andreas50   26 octobre 2019
J'avais traversé la frontière dans ma Cherokee et roulé jusqu'à Casas Grandes pour me procurer deux litres d'Indio Juh Sotol, un alcool sucré mais très fort, une espèce de crème de tequila dans laquelle on fait mariner des serpents à sonnettes. On n'en trouve pas à El Paso ni même à Juárez. On le laisse vieillir dans des jarres de cinquante litres où l'on distingue les serpents en saumure lovés au fond. Je suis persuadé que le venin passe dans le sotol, parce qu'on est bien plus soûl quand on en boit. La brigade des stupéfiants ou les autres autorités le classeraient comme drogue dure si elles apprenaient son existence. J'aime beaucoup ça, mais le lendemain, je pisse du sang.
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andreas50andreas50   09 octobre 2019
La rancune le tenaille. La rancune : pilule amère qui gâche les faibles chances de l'amour. Elle endurcit le cœur tendre des abrutis aussi bien que celui des hommes d'État. La rancune : dieu corrompu au regard maléfique qui pervertit sans merci le monde.
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andreas50andreas50   16 octobre 2019
« Les crises ne forgent pas le caractère, elles le démasquent.»
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andreas50andreas50   08 octobre 2019
Le plus sûr moyen de perdre est de ne pas jouer.
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